Deux heures moins le quart avant Jésus-ChristLa Femme de mon pote

Saga Coluche au Cinéma

Banzaï (1983)


1. BANZAÏ

classe 4

Résumé :

Un homme travaillant dans une société assurant une assistance aux touristes en détresse s’est fiancé à une hôtesse de l’air. Celle-ci promet de quitter son travail pour éviter d’être trop longtemps séparés. Mais, elle doit encore faire quelques derniers longs voyages, qu’elle va camoufler à son fiancé, pendant que lui même se trouve obligé de partir en mission. Évidemment, quiproquos et mensonges pèsent de plus en plus lourds pour le couple.

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Critique :

Banzaï est un film pour les enfants. Claude Zidi fait partie de ces réalisateurs pour lequel j'éprouve les pires difficultés à forger une véritable estime. Rares sont ses films (et pourtant, j'en ai bouffé étant môme) qui m'ont marqué favorablement. Je les ai souvent trouvé mal écrits, passablement mis en scène et presque toujours laids. Ce Banzaï en est une bonne illustration.

Suite de sketchs plus ou moins drôles où Coluche comble les vides par sa faconde et son comique physique naturels, le scénario est bâti sur le parcours parallèle d'un jeune couple (Coluche / Valérie Mairesse) à travers le monde, prétexte à diverses cartes postales exoticomiques. Les deux amoureux doivent se cacher leurs activités "touristiques" respectives. Forger l'essentiel du rire sur ce simple canevas est un pari risqué et qui me semble plutôt raté.

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Cela plaira néanmoins aux lardons, parce que Coluche trimbale sa joviale face de clown avec bonhomie et qu'il émane de sa personne un souffle comique en même temps qu'une luminosité très accessible, très communicatrice, une chaleur humaine réconfortante, quelque chose de primaire (dans le bon sens du terme : essentiel et naturel).

Le film est festif, se veut rigolo, très léger. Et Coluche est parfois drôle, la répartie facile, très à l'aise, dans un rôle qui n'a rien de composé. Le film ne fait pas de mal.

Valérie Mairesse n'est pas toujours très bonne. C'est une comédienne qui ne m'a jamais trop inspiré. Elle est pourtant assez présente dans les comédies françaises des années 80.

On peut toujours s'amuser à reconnaître quelques trognes sympathiques, mais ça fait un peu juste, hein? Un film modeste qui ne doit pas être pris pour autre chose qu'un petit film pour faire rire les marmots. On n'est pas dans la comédie française de qualité. Il suffit d'être au courant dès le départ et puis voilà, en roule ma poule pour la risette enfantine!

Quelque fois, ça m'a fait penser à ces navets de Philippe Clair, avec Aldo Maccione. C'est dire... Misère!

Anecdotes :

  • Tournage éprouvant pour Coluche dans la mesure où le comédien vivait une période difficile dans sa vie. Entre son divorce et le suicide d’un ami cher, l’acteur Patrick Dewaere, cette époque était en effet des plus compliquées. Trouver l’énergie de faire le comique a été une tâche qu’il a eu peine à accomplir.

  • Dans la scène de l'avion à la fin du film, on entend une musique dramatique, de suspense. C’est la même qui est utilisée pour deux autres films de Claude Zidi : lors de l’attaque du faux requin dans Les sous-doués en vacances (1982), ainsi que dans Astérix et la surprise de César (1985), quand Idéfix vient demander de l’aide à Obélix pour sauver Astérix de la noyade. Bien entendu, cette musique composée par le même auteur est donc une sorte de clin d’oeil à Vladimir Cosma..

  • La chanteuse Karen Cheryl pressentie un temps pour le rôle d'Isabelle (Valérie Mairesse) a finalement décliné l’offre.

  • Banzaï est la 3e collaboration entre Coluche et Claude Zidi après L’aile ou la cuisse (1976) et Inspecteur la Bavure (1980). A la rigueur, on pourrait ajouter à cette liste Le grand bazar (1973), mais le rôle de Coluche y est mineur à la différence des autres.

  • Banzaï a été l'un des plus grands succès publics dans la filmographie de  Coluche avec presque 4 millions d'entrées.

  • On croit généralement que l’expression "banzaï" signifie "à l'attaque" en japonais, mais en réalité, cela veut dire "dix mille ans". D’ailleurs, pour être plus exact, l'expression dans son intégralité est "tenno heika banzai" qui se traduit par "puisse l'empereur vivre dix mille ans!", ou plus simplement "Vive l'empereur". A noter que l'expression est toujours utilisée de nos jours, au parlement japonais par exemple pour saluer une décision de l'empereur.

Séquences cultes :

Et toi, t'es toujours arabe ?

Ça va ? Nan, je déconne !

C'est Marcel qui fait le con !

Pourquoi tu dis qu'ils sont bêtes les arabes ?

Négociation

Monsieur Rex

Le train, c'était pas pour moi.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Help !

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