saison 1 saison 3

Stargate: SG1 (1997-2007)

Saison 8

 


 

PRÉSENTATION DE LA SAISON 8

Alors que le lancement de la série dérivée Stargate Atlantis connaît parallèlement un grand succès, la huitième saison de Stargate SG-1 enregistre de profond s changements. Le duo de show runners présent depuis le début du projet se sépare, Brad Wright se consacrant désormais à Atlantis, laissant Robert Cooper seul aux commandes. Don S. Davis, à la santé fragile et désirant se consacrer davantage à sa famille, se retire, marquant le départ de l’emblématique Général Hammond, très apprécié du public. Les auteurs vont astucieusement promouvoir O’Neill au grade de général, ce poste de commandement  concordant avec la présence toujours plus réduite de Richard Dean Anderson, tout en maintenant de précieux liens avec les membres de SG-1.

Les différentes histoires au long cours vont également  s’achever, dont le conflit contre les Goa’ulds, à la considérable exception de Ba’al, mais aussi les arcs narratifs des Tok’ra, Asgards et Réplicateurs. Ce monde nouveau présentera de notables répercussions personnelles pour Daniel, Sam et Teal’c. Les auteurs bouclent ainsi soigneusement les différents dossiers, conduisant à ce qui apparaissait alors comme un très probable conclusion pour une série au long cours, désormais relayée par son spin-off la surpassant parfois en audience. Mais le diffuseur Syfy devait in extremis commander une neuvième saison. 

Retour à l'index


1-2. MÉSALLIANCE
(NEW ORDER)


- The System Lords can't be trusted, either as a group or individuals. They're posturing egomaniacs driven by an insatiable lust for power - each one capable of unimaginable evil.

- See, why should I be nervous ? Sounds like an average day at the United Nations.

Weir et Daniel mènent des négociations infructueuses avec des Grands Maîtres craignant la puissance de Ba’al, qui a récupéré la majeure partie des possessions d’Anubis. Sam et Teal’c se rendent auprès de Thor, pour lui demander de réanimer Jack, toujours en stase. Mais le Réplicateur Numéro 5 parvient à échapper à la garde de Thor et attaque la planète des Asgards. Il enlève également Sam, pour qui il éprouve à la fois haine et amour. Il tente en vain de la séduire, tandis que Thor réanime Jack, Ce dernier, grâce à sa connaissance momentanée de la science des Anciens, fabrique une arme anti Réplicateurs qui assure la défaite de ces derniers. Le Numéro 5 s’enfuit, après avoir libéré Sam et conçu un Réplicateur humanoïde à l’effigie de celle-ci. Jack est nommé Général et commandant du SGC, tandis que le Dr. Weir va superviser le projet Atlantis

La première partie de ce double épisode d’ouverture souffre de son récit scinde en deux parties distinctes et d’intérêt inégal. On passe sans cesse trop rapidement de l’une à l’autre, ce qui finit par devenir fatigant et empêché  une tension dramatique de vraiment s’installer. Le versant négociations apparaît moins abouti que les exercices de style similaires l’ayant précédé, du fait de contorsions trop capillotractées et à la gratuité de certains événements (toute une bataille spatiale expédiée en trois phrases de description).De plus les Grands Maîtres apparaissent plus pathétiques qu’autre chose, ce qui n,’est jamais bon pour des méchants de série d‘aventure. La fieffée garce d’Amaterasu tire malgré tout son épingle du jeu, d’autant que Kita Clavell sait ne pas faire dans le demi-mesure.

Le passage présente tout de même le grand intérêt de nous présenter une Torri Higginson d’emblée admirable en Liz Weir, à qui elle apporte une indéniable présence. Main de fer dans un gant de velours, elle sait allier féminité, charme et une vraie aptitude au commandement, une parfaite entrée en lice pour Stargate Atlantis. Ses scènes avec Daniel se montrent fort plaisante, d’autant que celui-ci a toujours sa manière bien à lui d’user les nerfs de ses interlocuteurs.  Tout en demeurant finalement très classique, la partie Space Opéra séduit décantage par son rythme soutenu, ainsi que par des décors et des effets spéciaux tout à fait réussis.

La seconde partie de l’épisode a l’excellente idée de lui donner une priorité sur les autres événements. L’ensemble n’apporte rien de nouveau  à l’univers Stargate, mais brasse efficacement plusieurs de ses nombreux acteurs. La composition à la fois émouvante et inquiétante de Patrick Currie en Numéro 5 apporte une précieuse sensibilité  au récit. En définitive, tant du point de vue d’un SGC désormais dirigé par O’Neill que des adversaires, ce pilote remplit effacement sa mission de mise en place du décor de la saison, tout en ouvrant des perspectives prometteuses.  Néanmoins l’idée qu’il aurait pu avantageusement se limiter au format d’un épisode simple/.

  • Jack, toujours en stase, ne participe pas à la première partie de l'épisode.
  • Kita Clavell (Amateratsu) fut un temps envisagée pour interpréter Keyla dans Stargate: Atlantis.
  • Don S. Davis n'apparaît plus au générique de la série. Ses ennuis de santé et sa vie de famille  l'obligeant à prendre du champ, le Général Hammond n'est désormais plus un personnage régulier. Nommé au Pentagone, il supervisera l'ensemble des dispositifs participant à la défense de la Terre (SGC, Zone 51, site de l'Antarctique...), regroupés dans le service intitulé Homeworld Security.
  • Samantha Carter est promue lieutenant colonel, Jack O’Neill, général de brigade, alors qu'il prend les commandes du SGC
  • Les deux parties du double épisode furent diffusées le même soir, à l'occasion d'une soirée évènement, comportant également un documentaire présentant le lancement de la série dérivée Stargate Atlantis, présent dans les suppléments du coffret DVD.
  • Torri Higginson tient désormais le rôle d'Elizabeth Weir, qu'elle conservera au long de Stargate Atlantis.
  • Dans le Shinto, la religion nationale du Japon, Amaterasu est la déesse du Soleil et la grande protectrice de l'Archipel.  La famille impériale du Japon descend de son petit-fils, Ninigi. Les filles non mariées apparentées à l’Empereur devenaient les grandes prêtresses de la Déesse, en son sanctuaire d'Ise.
  • Camulus, ou Cumhal, était un important dieu guerrier du panthéon celtique. Les Romains l'associèrent au dieu Mars.
  • Le Colonel Prendergast est désormais le commandant du Promotheus, poste qu'il conservera jusqu'à la destruction du vaisseau (Ethon, 9-15).
  • Jack a été mis en stase les yeux ouverts, alors qu'il apparaît ici avec les yeux fermés, ce qui est impossible.
  • Outre Daniel, Michael Shanks joue trois autres personnages, car il assure les voix de Thor, Aegir et  Penegal
  • Teal'c n'a plus la tête rasée, sa chevelure ira désormais croissant au fil de la série. Il n’est pas donné de véritable explication à cette évolution cruciale.

Retour à l'index


3. QUARANTAINE
(LOCKDOWN)


Oy, one crisis after another. This morning the mess got a shipment of Yukon Gold potatoes instead of the usual Russets. Oh yes. The Golds don’t make for a good mash. The consistency’s all wrong.

Le colonel Vaselov est affecté au SGC. Or, suite à une mission russe à bord de la station spatiale internationale, il est possédé par l’esprit d’Anubis, qui errait dans l’espace après sa défaite. Il est capable de sauter de corps en corps, tout en perturbant gravement le corps de son hôte. Ayant été possédé trop longtemps, le colonel est désormais mourant, tandis qu’Anubis tente de franchir la Porte. Le Général O’Neill décrète la quarantaine du SGC, tandis que débute un jeu du chat et de la souris. Finalement Vaselov se sacrifie pour héberger derechef Anubis, que Sam dupe en programmant subrepticement la Porte vers un monde au froid mortel.

En définitive assez similaire au Space de la première saison des X-Files, on pourra reprocher à l’épisode de tenter de faire du neuf avec du vieux. Les thèmes du SGC infiltré par une entité extra-terrestre ou d’un alien tentant de forcer le passage de la Porte (déjà Hathor, en son temps…) ont déjà été maintes et maintes fois exploités par le passé. On reconnaîtra toutefois qu’il est malaisé de susciter du réellement original à l’orée d’une huitième saison. De plus l’aura d’Anubis apporte indéniablement une dramatisation supplémentaire, même si les péripéties apparaissent très classiques une fois la surprise initiale passée. La mise en scène vient d’ailleurs au secours d’une intrigue manquant quelque de souffle, avec une très belle représentation de l’essence d’Anubis, en inquiétante version enténébrée de celle des Anciens désincarnés. Les auteurs ne jouent que bien tardivement du doute sur l’identité de l’hôte d’Anubis, tandis que l’infiltration menée par celui-ci empêche les comédiens de renouveler leur jeu, à l’occasion des possessions (à l’heureuse exception d’Amanda Tapping). Mais ils assènent une conclusion remarquable par la brutalité de sa chute soudaine.  Au total la tentaive de ré-exploitation de filons usés ne fonctionne que bien partiellement, d’autant que l’on se dit que l’opus passe à côté d’un joli sujet, tant les affres du Général O’Neill aux prises avec la paperasserie du SGC se montrent amusantes.

  • Le Dr. Brightman, remplaçante de Janet à la tête de la section médicale du SGC, ne réapparaîtra plus de toute la série, mais participera occasionnellement à Stargate Universe. Il faudra attendre la saison 9 pour qu’un personnage régulier occupe de nouveau les fonctions de médecin en chef du SGC, en la personne du Dr. Carolyn Lam.
  • Malgré avoir été capturé dans le monde gelé, Anubis réapparaîtra par la suite, mais son mode d'évasion ne sera jamais explicité. Diffusé la même semaine l'épisode de Stargate Atlantis Hide and Seek  raconte pareillement comment une entité non corporelle est piégée sur un monde hostile.
  • Teal'c déclare que la base d'Anubis se situe à des millions d'années lumière de la Terre. C'est impossible, la Voie lactée n'étant pas plus étendue que 120 000 années lumière de diamètre.

Retour à l'index


4. HEURE H
(ZERO HOUR)


- Dear General Hammond. Wish you were here, and that I was... not.

Alors qu’approche à grands pas la visite du Président, qui doit le confirmer dans ses fonctions, le Général O’Neill doit faire face aux mille et un soucis inhérents à ses nouvelles fonctions. Ennuyeuses, secondaires ou cruciales, ces  différentes tâches font de sa vie un chemin de croix. Choix de la couleur des banderoles, paperasserie, invasion du SGC par la prolifération d’une plante, complots de Ba’al et de Camulus visant à faire exploser la planète, disparition de SG-1 en mission… Le valeureux général saura vaincre toutes ces difficultés en faisant feu de tout bois, mais aussi en s’appuyant sur le valeureux personnel du SGC, dont l’irremplaçable Walter.

Alors qu’après un aussi long parcours le renouvellement des scénarios devient un défi crucial pour la poursuite de Stargate SG-1, Robert C. Cooper réussit un coup de maître en inversant la perspective de narration. Conter les évènements du point de vue du désormais général s’avère d’un grand potentiel, d’autant que l’auteur n’opte pas pour la demi-mesure en faisant disparaitre purement et simplement SG-1. On saisit parfaitement toute la frustration qu’Hammond  a du ressentir durant toutes ces années en demeurant à l’arrière et en ne disposant que d’informations partielles, tout en se démenant pour faire fonctionnant les rouages de cette immense machinerie qu’est le SGC. La présence d’un  Richard Dean Anderson en pleine forme apporte bien entendu une hilarant exaspération supplémentaire, tout en se montrant émouvant lorsqu’il confie ses à son ancien supérieur, dans le secret de leur correspondance.

La narration sait parfaitement entremêler de multiples intrigues de diverse dangerosité pour donner l’impression d’un maelstrom menaçant d’emporter Jack et variant agréablement les effets, entre humour et suspense dramatique. On goute particulièrement le mécanisme désormais bien rodé mais jamais émoussé des confrontations entre Ba’al et O’Neill. Le récit se garde de tomber dans le culte facile du Héros, en optant pour un précieux (relatif) réalisme montrant Jack à la peine avant de trouver la clef grâce à son astuce et  à son expérience. Surtout il n’est pas le seul à sauver la situation, Cooper ne laissant pas passer l’occasion de rendre un bel hommage aux équipes SG et au personnel du SGC, soudés dans l’appui à leur leader. Il est appréciable que Jack ne soit pas infaillible et laissant le champ libre aux scientifiques quand nécessaire. Walter s’avère un précieux assistant une fois libéré de ses claviers, astucieux et connaissant comme sa poche cette si vaste maison. La complicité entre Richard Dean Anderson et Gary Jones fait plaisir à voir.

  • Le nom de Walter est désormais clairement établi comme « Harriman ».
  • En tout 14 équipes SG sur 21 sont en mission à travers la galaxie.
  • Le ZPM (ou Module Point Zéro) est l'artefact découvert par O'Neill au cours de Last City. Puisant son énergie dans les fluctuations du Vide, il est le seul générateur suffisamment puissant pour actionner la Porte conduisant à la Galaxie de Pégase et à la Cité perdue d’Atlantis.

Retour à l'index


5. LE FEU AUX POUDRES
(ICON)


- Sorry about scaring the tourists. We've made contact with a lot of planets but this is the first time we've found ourselves coming out of a museum piece.

- One of our artifacts suddenly coming to life was a little surprising but that pales in comparison to its purpose.

L’arrivée de SG-1 sur un monde divisé en deux blocs antagonistes provoque une crise religieuse dégénérant en guerre totale. Malgré les efforts de Daniel retourné sur place pour empêcher l’explosion du conflit, la civilisation locale est quasiment anéantie. Un leader religieux opportuniste, Soren, instaure une dictature parmi les survivants. Blessé, Daniel sympathise avec Kane, un officier demeuré loyaliste, ainsi qu’avec son épouse, qui l’a soigné. Ensemble, avec l’aide des forces du SGC, ils parviennent à renverser le tyran.

L’intrigue se contente de recycler sans génie une situation maintes fois rabattue au cours de la série, puisque SG-1 a déjà rencontré à plusieurs reprises des mondes divisés en blocs hostiles (Kelowna ou autres), évidentes paraboles du notre. Cette énième variation sur un même thème n’apporte rien de neuf sur le fond, sans convaincre sur la forme. Le récit abuse massivement de la technique du ouï-dire, tout le conflit en cours se voyant uniquement relaté en dialogues et évocations, sans que quasiment rien n’en soit montré à l’écran. D’où une impression d’artificialité, l’action demeurant enchâssée dans deux uniques décors.

Tout l’épisode se résume à des vas-et-viens entre un bunker quelconque et une superbe demeure typique de la Colombie britannique, dont le charmant environnement bucolique achève d’ôter tout réalité à ce qui est censé être une quasi apocalypse. On peine aussi à croire que Soren installât son quartier général à proximité immédiate de la Porte, avec aussi peu de protection. Le combat final demeure bien trop facilement expédié, dépourvu de toute mise en scène ambitieuse. Seule la prestation de Michael Shanks, certes en terrain bien connu, attire l’attention, de même que le numéro plaisamment haïssable de James Kidnie en Soren. Un épisode très faible, soulignant l’usure et la difficulté de renouvellement que connaît fatalement toute série au long cours.

  • Curieusement, les militaires locaux sont armés de répliques d'armes terrestres de la seconde guerre mondiale, tels le M-1 Garands américain  ou le PPSh41 soviétique. Leur environnement scientifique apparaît pourtant plus évolué.
  • La demeure de Kane est en fait une superbe résidence privée située à Langley, dans le Grand Vancouver.
  • Dans l’opérateur du bunker on reconnaît Preston Cook, connu pour le rôle de James, assistant de Bette Porter tout au long de The L Word. Quelque soit la série, il semble abonné aux rôles d’annonciateur de mauvaises nouvelles !

Retour à l'index


6. AVATAR
(AVATAR)


- We have won.

- That's what we do.

Utilisant le dispositif du Gardien, le Dr. Bill Lee  a mis au point un programme de réalité virtuelle destiné à la formation des troupes. La simulation de l’invasion du SGC par des super soldats d’Anubis est testée par Teal’c. Mais l’intelligence artificielle fonctionne trop bien et l’esprit de Teal’c se retrouve enfermé dans l’univers virtuel, jusqu’à ce qu’il ait trouvé une solution définitive à une crise devenant toujours plus périlleuse. Ses morts successives lui font recommencer la partie, mais son corps véritable commence à s’épuiser. Il est heureusement sauvé par Daniel, entré à son tour dans le jeu.

Certes, Avatar manifeste derechef une tendance très présente en ce début de saison : le recyclage. En effet, là encore SG-1 s’est maintes fois retrouvé confronté à des univers cyber (et encore dans le récent New Order, avec Sam et Numéro 5), tandis que ces multiples redémarrages de partie en guise de résurrections virtuelles s’assimilent vite au thème du verrou temporel et du jour sans fin, brillamment exploré dans le mémorable Window of Opportunity. Mais s’il se montre moins inventif et audacieux que ce dernier opus, Avatar trouve une pleine justification dans sa parfaite évocation d’un monde des jeux vidéos First Person Shooter, bien davantage aboutie que lors du Maitreya des X-Files. Damian Kindler réalise une habile fusion entre son scénario et les figures imposées du First Person Shooter.

Chacun des pouvoirs des super soldats apparait comme une fonctionnalité ludique supplémentaire, de même que la légère précognition introduite par Sam au profit de Daniel pourrait parfaitement constituer une astucieuse fonctionnalité du jeu. De la sorte, l’épisode bénéficie pleinement de l’action tonitruante propre à ce type de partie, mais aussi de la stratégie à la seconde ou au pixel près si souvent présente. De même que les comédiens, la mise en scène joue pleinement le jeu (au combien), d’autant que les couloirs du SGC se prêtent particulièrement au FPS. L’introduction d’images d’un vrai FPS Stargate apporte aussi beaucoup à l’ambiance. Le Dr. Lee apporte également son humour coutumier, on ne se lasse décidément pas de ses idées géniales se muant inévitablement en catastrophe. Au total un exercice de style fort plaisant, qui parlera sans doute plus particulièrement aux amateurs de loisirs vidéo ludiques.

  • Les images de synthèse  aperçues dans l’épisode furent réalisées par la société australienne Perception. Celle-ci travaillait alors sur un jeu vidéo Stargate (Stargate SG-1 : the Alliance), un FPS qui devait sortir en 2005 et dont des images sont récupérées pour l'épisode. Le prometteur projet n'aboutit pas, suite à des difficultés juridiques.
  • Du fait de la violence associée aux jeux vidéo, l'épisode fut visé comme déconseillé aux moins de 14 ans, alors que Stargate SG-1 était habituellement une série tous publics.
  • Au cours du récit, des références sont effectuées à des FPS connus (Doom) ou à des figures du monde vidéo-ludique, comme le joueur professionnel Def Jam Vendetta, mais aussi au film Matrix. 
  • Christopher Judge participa à un jeu vidéo de catch, organisé autour de Def Jam Vendetta (2003), comme acteur de voix. Il incarnait le méchant ultime du jeu, D-Mob.

Retour à l'index


7. MONDE CRUEL
(AFFINITY)


- I'm still getting used to the fact that my girlfriend's a superhero.

- That's an exaggeration.

- The girlfriend part, or the superhero part ?

Teal’c entreprend  de découvrir la vie des Terriens, en s’installant en ville. Mais il devient le justicier de son quartier, ce qui inquiète l’Air Force, soucieuse de ne pas attirer l’attention sur le Projet Stargate. Teal’c se lie particulièrement avec Krista, une jeune femme battue par son compagnon. Elle finit par tuer celui-ci, en légitime défense. Le Trust saisit cette occasion pour placer de fausses preuves incriminant Teal’c et enlever Krista pour contraindre Daniel à traduire un texte Ancien.. Sam arrive à les retrouver grâce à l’aide de Pete, mais l’équipe du Trust parvient à s’enfuir avec le document. Sam accepte la demande en mariage de Pete.

La situation originale de Teal’c allant à la rencontre des Terriens permet à l’épisode de susciter un renouvellement de thème dont la saison a cruellement besoin. Sensibles ou amusantes, ces scènes se montrent réussies, même si elles ne défraient pas toujours  la chronique. Le développement sentimental apparaît comme une deuxième source de nouveauté. Que Teal’c connaisse une romance avec une Terrienne reste absolument inédit. De plus, pour simple qu’il soit, ce drame amoureux n’en demeure pas moins touchante, grâce à la double performance de Christopher Judge et d’une Erica Durance manifestant davantage de sensibilité en jeune femme traquée qu’en la Lois Lane en permanence caricaturale de Smallville.

 L’annonce de prochaines noces entre Pete et Sam provoque évidemment son effet, d’autant que cela nous vaut au passage une scène émotionnellement forte et pudique entre cette dernière et O’Neill, ce qui n’était pas arrivé depuis belle lurette. L’émergence d’un Trust présenté ici comme redoutablement efficace amène un intéressant nouveau joueur dans la partie. Malheureusement, comme souvent dans Stargate SG-1, le volet policier n’est pas  à la hauteur, avec une nouvelle enquête consternante de facilité pour retrouver Daniel. Le scénario a au moins la bonne idée de ne pas se centrer sur cet élément. Comme fréquemment lors des aventures se déroulant dans l’environnement proche du SGC, Vancouver se voit joliment mise en valeur, avec ses espaces verts et ses plans d’eau.

  • La musique entendue en fin d'épisode est Who's The Man, du groupe House of Pain.
  • La mère d'Amanda Tapping effectue ici un caméo, elle apparaît rapidement dans le parc.
  • Le réalisateur Peter DeLuise effectue également un caméo, il est le père de famille devant le marchand de hotdogs.
  • L'action de l'épisode s'étend sur plus de deux semaines, ce qui est inhabituel.
  • Selon les auteurs, l'épisode aurait du succéder au suivant, Covenant, et non le précéder. Covenant met en effet en place le Trust (ou « Confrérie »), qui intervient ici. Ils ‘agit d’agents extrémistes issus, du NID, haïssant sans distinction les aliens et prêts aux pires actes terroristes pour lutter contre eux. pour y parvenir, ils utilisent nombre de technologies rapportées par les unités SG.
  • Erica Durance (Krista) est très connue pour son rôle de Lois Lane dans la série Smallville. Elle est l'épouse de David Palffy, interprète de Sokar et d'Anubis. Erica Durance est aussi apparentée à Christopher Judge, sa sœur étant l'épouse du frère de celui-ci. Depuis 2012, elle partage avec Michael Shanks l'affiche de la série fantastique canadienne Saving Hope, où elle joue sa fiancée.

Retour à l'index


8. AUX YEUX DU MONDE
(COVENANT)


- Ladies and gentlemen, there is life beyond our world. There are Aliens out there and they have a technology far beyond ours and they have been intervening in our existence for quite some time. I have proof.

Le magnat des satellites et de l’aérospatiale Alec Colson, également inventeur de génie, a trouvé des preuves de l’existence de la Bataille de l’Antarctique. Il entreprend de révéler la vérité au monde, en  appuyant ses affirmations par la réalisation d’un clone d’Asgard. Sam entreprend de le décrédibiliser, avec la l’aide de Thor. Elle doit cependant se résoudre à lui révéler l’existence du SGC. Colson reste sur ses positions mais doit accepter de se réfugier sur le site Alpha, quand le Trust entreprend de l’assassiner. Il collaborera désormais au Programme Stargate.

Le grand intérêt de l’épisode consiste à faire jouer à Daniel et davantage encore Sam le rôle imparti à une organisation comme Majestic dans un univers conspirationniste à la X-Files, soit un amusant contre-emploi. La première moitié du scénario se montre ainsi fort astucieuse, voyant Sam n’hésitant pas à bien entendu tout  nier en bloc, mais aussi manipuler les médias pour totalement discréditer un homme honnête et souhaitant seulement la vérité. L’intrigue évite soigneusement l’écueil du ton trop emphatique d’un Daniel éternel chevalier blanc, tandis qu’ils ‘avère divertissant de contempler Sam déployer des trésors d’astuce pour ne pas trop se détourner de ses propres principes moraux. Une fois la surprise passée de découvrir Charles Shaughnessy dans ce rôle clairement inspiré par le meilleur de la légende d'Howard Hughes (d’autant que la version française lui conserve sa voix d’Une nounou d’enfer), l’acteur se montre convaincant et très en phase avec Amanda Tapping.

La seconde partie de l’opus déçoit par contre vivement. La visite de l’envers du décor proposé à Alec vire vite au petit train de Disneyland. Lui faire les honneurs de quasiment tous les éléments imaginables du Programme Stargate (on a sans doute failli trouver un moyen de rallier Atlantis pour l’occasion), avec un air perpétuellement émerveillé sur la figure s’assimile rapidement à du remplissage. L’intervention providentielle du Trust résulte de son côté comme une facilité scénaristique pour escamoter à la fois le conflit moral de nos héros et la révélation de la vérité. Evidemment, alors que SG-1 a toujours triomphé avec facilité du NID et récemment du Trust, ici ces ennemis deviennent d’un coup d’un seul insaisissables et invincibles, c’est très pratique. Si l’on apprécie certains à-côtés, dont les toujours divertissantes scènes et O’Neill, on regrette vivement que l’intrigue préférât botter en touche plutôt que d’aller jusqu’au bout de son concept.

  • L'épisode prend place 5 mois après la Bataille de l'Antarctique.
  • Le logo de Carlson Industries s’inspire de celui du diffuseur de la série, Sci-Fi, mis à l'envers.
  • Alec Colson devait d'abord se nommer Andrew Colson, comme le  patron de MacGyver.
  • Alec Colson est interprété par Charles Shaughnessy, le "M. Sheffield" d'Une Nounou d'Enfer. Un clin d'oeil est inséré quand on présente à Colson un Capitaine Sheffield, sur le site Alpha.
  • Du fait de l'inversion de diffusion avec Affinity, des dialogues sur le Trust durent être rajoutés.

Retour à l'index


9. DISCORDES
(SACRIFICES)


- May you love and fight as warriors! Just not with each other.

Traquées par Moloch, les forces d’Ishta se replient au SGC, en attendant qu’une planète refuge leur soit trouvée. Rya’c désire convoler avec Kar’yn, à la grande colère de Teal’c, qui estime cela contraire aux vœux de guerrier de son fils. Les jeunes gens se querellent, tandis que Teal’c et Ishta s’opposent quant la conduite à tenir face à Moloch. Malgré une traitrise, les efforts combinés des Jaffas et du SGC permettent d’abattre le tyran. Ceci scelle une réconciliation et le mariage a lieu.

Il est dommage que l’épisode perde du temps avec l’historiette entre Rya’c et Kar’yn toute en clichés autour des figures imposées du dépit amoureux, de l’opposition parentale et d’un féminisme pétri de bons sentiments. Les jeunes acteurs s’en tirent plutôt bien, mais tout cela reste bien trop prévisible pour capter réellement l’attention. La survenue d’Ishta et de son armée à la Xéna provoque toutefois un choc amusant entre ce quasi univers de Fantasy et celui du SGC, relevant de la pure Science-fiction. Le tout au grand effarement d’O’Neill, tandis que Richard Dean Anderson saisit l’occasion de multiplier d’irrésistibles facéties. Pour le reste, l’infiltration puis la bataille ouverte menée par Ishta et Teal’c développent un récit d’aventures efficace, riche en scènes  d’action.

 Le tout relève de la plus pure tradition de Stargate Sg-1 (y compris pour le Goa’uld archétypal qu’est Moloch), avec une certaine redite mais aussi un effet de madeleine proustienne fort plaisant au moment où cette période débute son crépuscule. Mis en perspective avec les commencements de la série, la péripétie permet de mesurer le chemin parcouru par les Terriens en matière d’armement et à quel point les Goa’ulds, figés dans leur orgueil,  peuvent désormais se voir surpassés. La superbe et talentueuse Jolene Blalock compose toujours une imposante reine amazone, on ne peut que regretter qu’il s’agisse de son ultime participation à la série. Teal’c se voit décidément mis à l’honneur avec un troisième épisode centré sur lui quasiment d’affilée, après Affinity et Avatar. Tant mieux !

  • Le titre de travail de l'épisode était My Big Fat Jaffa Wedding, un clin d'oeil à la comédie à succès de 2002 My Big Fat Greek Wedding.
  • Il s'agit du dernier des quatre épisodes écrits par Christopher Judge pour la série.
  • Le jaffa Aron est interprété par le frère de Judge, Jeff.
  • Ba'al  s'est emparé des super Soldats d'Anubis et récupère maintenant les domaines de Moloch.
  • Ishta, Rya’c et Kar’yn ne réapparaitront plus dans la série. 

Retour à l'index


10. SANS PITIÉ
(ENDGAME)


- I'd hate to be the guy who explains this to the President.

Grâce aux technologies Tok’ra, Asgards et Goa’ulds qu’il a collecté, le Trust parvient à téléporter la Porte des Etoiles du SGC dans l’ancien vaisseau d’Osiris. Elle s’en sert pour expédier le gaz mortel anti symbiote dans les mondes Goa’ulds, massacrant indifféremment Jaffas loyaux ou rebelles ; Sam et Daniel remonte le fil de la machination de puis la Terre, tandis que Teal’c empêché une crise majeure avec la Tok’ra. Les membres de SG-1 se retrouvent à bord du vaisseau du trust et parviennent à récupérer la Porte ainsi que la majeure partie du gaz.

Après une hilarante introduction (pauvre Walter), l’intrigue rend un bel hommage aux auteurs de Stargate SG-1, maîtrisent parfaitement un vaste univers et capables de lier plusieurs fils narratifs afin de rendre le plus crédible possible le cauchemar ici décrit. La succession des évènements conduisant au déferlement destructeur de la paranoïa du Trust résulte complexe, mais tient parfaitement la route. Grâce à plusieurs images chocs révélant l’amplitude des massacres, l’épisode constitue par ailleurs une efficace dénonciation de l’horreur des armes de destruction massive, chimiques ou bactériologiques. Pour un fois l’enquête menée sur Terre ne résulte pas trop simpliste et se montre efficacement menée. Son écho avec les évènements connus par Teal’c à travers al galaxie insufflent du liant et de l’intensité au récit, jusqu’à la stimulante confrontation finale.

La présence Brandy Ledford vaut un joli guesting à la série, l’actrice donnant beaucoup de chien et d’allure à son personnage de Tok’ra infiltrée entant qu’officier de Ba’al. L’ensemble de la distribution se montre d’ailleurs à la hauteur. L’épisode appelle néanmoins une réserve périphérique  : une fois de plus Sam n’apparaît que nominalement chef de SG-1. Elle agit en binôme avec Daniel tandis que Teal’c  intervient indépendamment. La forte présence toujours tenue par O’Neill, tant sur le registre de l’humour que du commandement effectif, participe à cet état de fait,  mais pas seulement. Qu’arrivée à mi-saison Carter ne soit toujours pas pleinement investie dans son nouveau rôle dans le cadre de missions hors monde ne peut que correspondre à une réticence des auteurs, passablement injustifiée et qui se confirmera en saison 9 avec l’arrivée de Mitchell.

  • Il s'agit du seul épisode de mi saison de la série à ne pas se constituer en première partie d'un double épisode et s'achevant sur un cliffhanger.
  • Ancien mannequin, Brandy Ledford (Zarin) est se fit connaître dans Alerte à Malibu et décocha de nombreux rôles dans des séries de Science-fiction. Elle est  ainsi  l'androïde Doyle, dans la série Andromeda et l’Agente Monroe dans L’Homme invisible.

Retour à l'index


11. VULNÉRABLE
(GEMINI)


-They’ll be there in 30 minutes, or it’s free.

Le Réplicateur Carter établit le contact avec le SGC, demandant qu’on la détruise avec le disrupteur. Elle est lasse de l’esclavage dans laquelle la maintient  Numéro 5.  De plus celui-ci sera bientôt de retour, désormais immunisé  contre l’arme des Anciens. Ceci conduit Carter à travailler avec son double pour trouver une parade, malgré les réticences d’O’Neill. Il s’avère que tout ceci n’était qu’une ruse de Numéro 5, destinée à percer le mystère du disrupteur. Mais le Réplicateur Carter la reprend à son compte et abat son créateur. Elle est alors sur le point d’envahir la galaxie, à la tête de Réplicateurs à nouveau invincibles.

L’intrigue  tranche agréablement avec les scénarios coutumiers de DeLuise, certes habile  dans le domaine des comédies mais cédant trop souvent aux bons sentiments démonstratifs (notamment autour des Unas). Le Réplicarter constitue une excellente surprise, portée par l’excellent jeu d’Amanda Tapping incarnant avec conviction le double maléfique de son personnage coutumier. L’intrigue apporte toute sa dimension à ce nouvel antagoniste de premier plan, autrement plus inquiétant que les Goa’ulds en début de déliquescence. Cela s’explique par ses vastes pouvoirs, oscillant entre Matrix et Terminator version T-1000, mas surtout, judicieusement, par sa vive intelligence, reflet de celle de Sam mais distordue par sa personnalité monstrueuse. De son côté découvrir Sam percevoir l’existence  de son alter ego maléfique comme la conséquence de ses fautes s’avère émouvant.

La mise en scène  réussit quelques jolis coups, avec des trucages rendant crédible la présence simultanée des deux Carter ou les conversations dans le réseau réplicateurs restituées de manière très esthétique. On regrettera toutefois un ralentissement du rythme en milieu de parcours, entre la révalation du Réplicarter etc elle de sa supercherie, avec des redites de l’action en cours entre Sam et Jack destinées à meubler. Il reste également dommageable que la saison 8, après avoir dénié à Sam le commandement effectif d’une SG-1 perpétuellement dispersée (Daniel étant l’absent du jour, après Teal’c), la rende avec tant d’insistance coupable d’une grave bévue, on se situe aux confins de l’acharnement.

  • Après son apparition dans New Order, l'épisode marque le retour du Réplicateur Carter (souvent surnommé  RépliCarter), qui va occuper une place de premier plan durant le reste de la saison.
  • Daniel est quasi absent, car en route vers Atlantis à bord du Prométhée. L’action de l’épisode se déroule simultanément avec celle du suivant, Prometheus Unbound, où il est fort occupé à faire connaissance avec Vala Mal Doran.

Retour à l'index


12. EN DÉTRESSE
(PROMETHEUS UNBOUND)


  - Did you have fun taking off my clothes?

- It was your idea.

- No, I meant when I was conscious. So I could distract you and kick you in the head.

Sans nouvelles d’Atlantis, le Général Hammond décide d’y conduire une mission de secours, à bord du Promotheus. Il emmené Daniel avec lui, au grand dépit d’O’Neill. Mais l’expédition tombe dans le piège d’une belle flibustière, Vala. Ayant récupéré l’armure et l’armement d’un Super Soldat, elle expédie l’équipage dans son propre vaisseau, un Al’kesh en ruines et s’empare du Promotheus. Resté à Bord Daniel entreprend de l’affronter, entre combats, ruses et jeux de séduction (à sens unique de la part de Vala). Hammond réussit à remettre l’Alkesh en marche, tandis que Daniel finit par récupérer le vaisseau terrien. Mais Vala parvient à s’enfuir.

Du fait de la séparation survenant entre Daniel et le reste de l’équipage, le récit se scinde mécaniquement en deux sections quasi indépendantes, un procédé souvent utilisé au cours de la série, et qui cette fois fonctionne parfaitement bien. En effet l'épisode propose ainsi deux segments aux tonalités agréablement diverses. Les militaires du Promotheus connaissent une aventure archétypale de Space-opera, tout à fait similaire à ce que connaissent leurs homologues de Star Trek. On se situe donc en terrain ultra-balisé et prévisible, mais les péripéties surviennent à un tempo suffisamment élevé pour capter l'attention (malgré l'humour un peu pesant autour d'une crise de hoquet). De plus les auteurs ont l'excellente idée de faire revenir Hammond pour l'occasion, ce qui suscite bien entendu une émotion particulière, d'autant que le général paie de sa personne ! Don S. Davis se montre toujours aussi impeccable. On apprécie vivement que la série libère de plus en plus Walter de ses claviers pour le mêler à l’action

La mémorable entrée en scène de Vala Mal Doran (rarement personnage tardif fut aussi spectaculairement introduit) emporte l'adhésion tant la tonique et sensuelle Claudia Black crépite d’entrée de sa vitalité bien connue des mateurs de Farscape. Elle compose une Vala attrape-coeur en diable, aventurière à la fois amorale et sympathique, dans la grande lignée des rebelles refusant de prendre la vie au sérieux. Tout en autorisant une visite approfondie du décor du Promotheus, son duel avec Daniel séduit par ses rebondissements, son charme et ses dialogues incisifs une variante réussie de la figure des couples antinomiques dont la rencontre produit infailliblement des étincelles. Évidemment l'opus bénéfice de lamie en perspective du rôle ultérieur tenu par Vala, mais, tel quel il demeure délectable. La jonction entre les deux segments résulte également réussi, avec un sketch initial hilarant autour d'O'Neill (Hammond ayant sa manière bien à lui de rappeler qui est le patron) et le final spectaculaire de la bataille spatiale. On accepte pleinement la facilité scénaristique de l'évasion de Vala, car riche en promesses.

  • En même temps qu'il a été nommé à la tête du Homeworld Security, Hammond a été promu au grade de Lieutenant Général (Général de division, en France).
  • Aucune Porte des Étoiles n'apparaît au cours de l'épisode.
  • L'action se déroule simultanément à celle de l'épisode précédent, Gemini, où Daniel ne figurait quasiment pas. Sam est ici absente pour la toute première fois, et Teal'c pour l'unique fois de la série manque aussi à l'appel.
  • Vala Mal Doran effectue ici son entrée en lcie, pour sa seule apparition de la saison. Durant les saisons 9 et 10, l'aventurière délurée va devenir membre associé, puis à part entière,  de SG-1. Elle jouera un rôle important lors de la lutte contre la Croisade des Oris, tout en poursuivant son flirt au long cours avec Daniel. L'actrice Claudia Black y retrouvera Ben Browder, son partenaire de Farscape, qui interprétera le Colonel Mitchell, nouveau leader de l'équipe.
  • Grâce à un nouvel apport Asgard, le Promotheus peut désormais passer en hyper propulsion et atteindre d’autres galaxies, dont celle de Pégase.
  • Une nouvelle mission de secours, cette fois à bord du Daedalus, parviendra à rallier la Cité des Anciens, juste à temps pour apporter une aide cruciale lors de la grande bataille concluant la saison 1 de Stargate Atlantis.

Retour à l'index


13. UNE VIEILLE CONNAISSANCE
(IT’S GOOD TO BE KING)


- Jack. Great to see you. How long has it been?

- Oh, since you got us stranded off-world and tried to kill me.

- That takes me back. I guess congratulations are in order. You made General.

- You made King.

La guerre entre Goa'ulds va atteindre le monde où Maybourne s'est réfugié. SG-1 part l'avertir mais découvre qu'il est devenu roi de la population médiévale locale, grâce à sa découverte e de prophéties laissées sur place par un Ancien. Daniel et Sam découvre un mini vaisseau Ancien, capable de voyager dans le temps. Jack franchit la Porte pour actionner l'artefact, mais les troupes d'Arès surviennent à leur tour. Grâce à une collaboration avec Maybourne, SG-1 vainc les envahisseurs et rapporte le vaisseau au SGC. Maybourne peut poursuivre son règne éclairé et progressiste, aimé de tous ses sujets.

L'épisode se montre plein d'allant et d'humour, la très bonne idée d'un Maybourne devenu roi, sur un mode de clair pastiche du The Man Who Would Be King de Kipling, apportant une vraie saveur au récit. La situation autorise un parfait ultime récital de Tom McBeath, toujours parfait sur le registre de la canaillerie et concluant ici idéalement la longue évolution de son personnage. Entre combat spatial et affrontements au sol, l'opus ravira également les amateurs d'action, dans un ensemble typique du ton Stargate SG-1. Ceux privilégiant la Science-fiction pure apprécieront de trouver dans ce Jumper couplé à une machine temporelle comme une esquisse simplifiée du TARDIS. Évidemment que la série commence à boucler ici les destins individuels de ses personnages réguliers impulse une certaine nostalgie, d'autant que le reste de la saison signifiera une fermeture progressive des différents dossiers; mais, à tout prendre il s'agit d'un vrai professionnalisme d'auteurs désireux de ne rien laisser en suspens.

Malheureusement le succès de l'épisode s'avère incomplet. On regrette quelques facilités scénaristiques (quid des troupes d'Arès établies en dehors du village ?), tandis que le décor bon marché de la bourgade-capitale fait vraiment toc. En dehors de Tom McBeath, les comédiens invités du jour n'ont rien de transcendant, notamment ceux interprétant le Primat d'Arès et la capitaine de la garde de Maybourne. Que le moteur temporel ne soit en définitive jamais activé suscite inévitablement de la frustration. Que l'on sache qu'il interviendra lors du final de saison n'y change pas grand chose. Surtout on désespère décidément de voir les auteurs enfin installer Sam dans son rôle de leader effectif de SG-1. Alors qu'elle avait enfin l'opportunité de diriger une mission hors monde, voici que Jack déboule au bout d'un quart d'heure, alors que se profile la bataille. Notre amie retrouve son sempiternel rôle de scientifique. C'est décidément un réel plafond de verre, aussi infranchissable qu'injustifiée, que la série édifie au-dessus de Carter.

  • Sam comprend le fonctionnement des Time Jumpers, qui participent également à l'épisode de Stargate Atlantis diffusé la même soirée, Before I Sleep.
  • On apprend que les Seigneurs du Système Bastet et Olokun ont péri. Ba'al est en train d'écraser ses ultimes opposants, seuls Yu et Amaterasu résistent encore.
  • L'épisode comporte des clins d’œil à des gags cinématographiques autour de la royauté (Mel Brooks et Monty Python).
  • Arès, fils de Zeus et d'Héra, est le dieu de la guerre du panthéon grec. Il est aussi l'un des plus dangereux adversaires d'Hercule, mais aussi le soupirant obstiné de Xéna, au sein d'une Grèce aussi improbable que divertissante.
  • La Porte de la planète de Maybourne se situe en fait dans le parc Tynehead, dans le grand Vancouver. Sa faune, ainsi que ses montagnes, rivières et forêts le rendent très populaire auprès des excursionnistes. Le parc sert de décors à plusieurs épisodes, c'est ainsi là que fut tournée la réapparition de Daniel, en début de saison 7.
  • Ultime apparition d'Harry Maybourne, ennemi puis allié et ami de Jack O'Neill, qui pourra désormais couler des jours heureux sur son monde d'élection.

Retour à l'index


14. ALERTE MAXIMUM
(FULL ALERT)


- That's why I came to you.

- Yes, you've always struck me as the hero type.

Les dirigeants du Trust sont désormais possédés par des Goa’ulds et incorporent Kinsey au nez et à la barbe de SG-1. Ils s’emploient à créer une crise internationale en jouant sur la paranoïa de gouvernants, afin qu’un conflit destructeur leur ouvre le chemin à l’arme des Anciens. SG-1 parvient à contrer le complot et à détruire l’Al’kesh servant de base aux conspirateurs. La destinée de Kinsey demeure inconnue.

Particulièrement décevant, cet épisode accumule les maladresses. Le scénario voyant SG-1 s’opposer victorieusement à la course à l’abyme entre des blocs antagoniste nous a été déjà maintes fois servi par le passé (New Ground, The Other Side, ou encore le très récent Icon). La version du jour résulte particulièrement paresseuse et elliptique, les auteurs se contentant visiblement de capitaliser sur le frisson supplémentaire qu’est censée apporter une localisation cette fois terrestre. Mais il ne suffit pas de décrire des évènements de manière éculée et statique entre deux acteurs confinés dans un même décor pour donner de la consistance à une ambiance. Ponctuer les interventions d’O’Neill de références  à l’échelle DEFCON fait perdre son humour au personnage sans gagner en intensité, tant tout ceci demeura gratuit et abuse de la narration. L’échappée de Daniel en Russie et à rencontre avec la piquante militaire apporte un peu d’air mais demeure anecdotique.

Le scénario glisse aussi beaucoup trop vite sur la transformation du Trust, ce qui résulte passablement artificiel et prive les Goa’ulds d’une véritable incarnation. Il reste étonnant de voire les Goa’ulds commettre des impairs aussi énormes que pratiques. On regrette particulièrement que, pour son ultime apparition, Kinsey se vit purement et simplement escamoté au bout de quelques minutes. Même si Ronny Cox confirme sa maîtrise du rôle, Il aurait été autrement plus digne et porteur de laisser le veux renard mener un ultime combat contre O’Neill. Par ailleurs  conclure par l’interrogative un parcours suivi depuis si longtemps relève de la faute professionnelle. La seule véritable bonne nouvelle de l’opus demeure la confirmation de la présence accrue désormais attribuée à Walter, désormais plus disert et dans l’action qu’il ne l’avait jamais été lors des saisons antérieures.

  • Les agents du Trust se sont choisis des noms de super héros pour pseudonymes : Mr. Parker, Mr. Wayne et Mr. Kent.
  • L'ancien Sénateur puis Vice Président Robert Kinsey, ennemi au long cours de SG-1, effectue ici sa sortie de scène, après avoir été possédé par un Goa'uld
  • La demeure du Trust est la Rosemary Mansion (1915), à Vancouver. Déjà aperçue dans la série (48 Hours, 5.14), elle est caractéristique du style néo-Tudorien du grand architecte canadien Samuel Maclure.

Retour à l'index


15. RIEN À PERDRE
(CITIZEN JOE)


- You're Brigadier General Jack O'Neill, head of Stargate Command at Cheyenne Mountain. You used to lead SG-1 which is now lead by Lt. Colonel Samantha Carter. You once visited a planet called Argos where the nanites in your blood caused you to age artificially. You had the entire repository of the Ancients knowledge downloaded into your brain. Twice. You have a thing for The Simpsons, fishing, Mary Steenburgen, the color peridot and you're a terrible ping-pong player.

- Have we met?

- My name's Joe Spencer. I'm a barber.

Joe, un paisible coiffeur, découvre un jour un pierre lui révélant d’étranges visions : des militaires de l’US Air Force voyageraient à travers une Porte menant vers d’autres planètes et combattraient de terribles aliens. Durant sept années Joe suit les aventures du groupe nommé SG-1, devenant de plus en plus fasciné, jusqu’à détruire sa vie familiale et professionnelle. Comprenant qu’il perçoit la réalité, il décide alors de se confronter au Général O’Neill.

Marquant une respiration avant d’aborder la charnière qu’est Reckoning, l’épisode se veut l’occasion d’un coup d‘œil dans le rétroviseur du Stargate « classique » sur le point de s’achever. L’intension est louable mais l’on ne peut que regretter que l’exercice revête la forme d’un simple clip show, soit un choix passe-partout d’autant plus dommageable que la série y a déjà eu recours à maintes reprises. Comme souvent très inventif, Damian Kindler va toutefois tout tenter pour secouer le carcan de ce type d’opus. Les extraits présentés ne se limitent pas à une sélection de scènes spectaculaires mais brossent effectivement à grands traits l’essentiel du parcours de nos héros.

 Surtout l’auteur permet au récit liant ces divers extraits d’être autre chose qu’un passe-plat. La narration en flash back énigmatique, alternativement humoristique ou émouvante et capitalisant sur le naturel de Dan Castellanata, maintient le plus souvent son intérêt. Kindler pousse la malice jusqu’à instaurer un méta récit ludique, instaurant un parallèle entre les réactions de Joe et celles des fans de la série, le procédé permettant de revenir sur les moments de la série ayant suscité une polémique. L’opus suscite ainsi quelques moments d’humour (d’autant que l’auteur rend volontairement absurde la résolution de l’énigme), une série comme Supernatural saura consacrer plus d’espace à son similaire Chuck Shurley.

  • Wormhole X-Treme ! a été annulé après un unique épisode, du fait d'une audience catastrophique.
  • Les tenues longues et sombres portées par Sam s'efforcent de dissimuler la grossesse d'Amanda Tapping.
  • De nombreuses références aux Simpson, le dessin-animé préférée de Jack, sont effectuées tout au long de l'épisode. Dan Castellanata (Joe) est  en réalité la voix américaine d'Homer.
  • Il s'agit du dernier clip-show de la série. Les épisodes repris sont : Within the Serpent's Grasp , The Serpent's L air, The Fifth Rac e, 1969 , A Hundred Days , Wormhole X-Treme! , Meridian , Abyss , Fallen , Orpheus , Evolution, " Heroes, Lost City . Plusieurs autres sont simplement évoqués.
  • Le salon de coiffure de Joe en est un véritable, situé à Ladner, dans le Grand Vancouver.

Retour à l'index


16-17. LA DERNIÈRE CHANCE
(RECKONING)


- With your insolence you're dooming not just all of your world, but all of humanity.

- I think big.

Le Réplicateur Carter assassine les derniers Grands Maîtres s’opposant à Ba’al, avant de s’emparer de leur flotte et de se lancer à la conquête de la Voie Lactée.  Prévenu par Jacob, O’Neill mobilise SG-1 et tous ses alliés pour faire face à la menace. La bataille finale se déroule dans le temple sacré des Jaffas, qui contient également l’arme ultime des Anciens. SG-1 veut s’en servir pour détruire les Réplicateurs, tandis qu’Anubis, devenu le maître de Ba’al, désire  annihiler toute vie dans la galaxie. Une bataille d’esprit oppose le Réplicateur Carter à Daniel, se concluant par la mort de l’archéologue. SG-1 remporte la victoire grâce à l’aide d’un Ba’al tenant à la vie. les Réplicateurs sont détruits et la rébellion des Jaffas triomphe enfin des Goa’ulds.

Epique et choral, Reckoning permet à Stargate SG-1 de dignement conclure sa trame historique principale, concluant, pour l’essentiel, le conflit initié dès le film de 1994. Au lieu de poursuivre les conclusions cadencées dossier par dossier (Maybourne puis Kinsey), ce qui aurait fini par devenir mécanique et prévisible, la série a l’excellente idée d’offrir un feu d’artifice global à son public. Combats dans l’espace, au sol, dans la Matrice… L’action se montre trépidante et particulièrement variée. Le scénario sait également alterner ses effets, avec une première partie divisés en plusieurs conflits, ceux s’unifiant dans une conflagration globale et centralisée, rendue du coup particulièrement prenante. Le récit ne s’atomise pas grâce à l’incontournable rôle de chef d’orchestre tenu par un O’Neill au meilleur de sa forme (notamment lors d’une confrontation avec Ba’al particulièrement hilarante), Richard Dean Anderson apporte une nouvelle fois immensément à la série.

Au-delà de superbes effets spéciaux, le double épisode prend également le temps de rendre hommage aux principales figures de la série, également en dehors des combats. Ba’al se voit particulièrement bien traité, Cliff Simon conférant une présence et charme canaille à ce Grand Maître autrement plus madré et réaliste que ses congénères bouffis d’orgueil.  La grande réussite du double opus conduit à considérer avec bienveillance certaines facilités scénaristiques n’altérant pas en profondeur son brio (Anubis revenu de son monde glacé sans que l’on sache comment, triomphe de la rébellion expédié à la va-vite). La nouvelle mort de Daniel poursuit l’une des amusantes plaisanteries récurrentes de la série et annoncel’épisode suivant, qui clouera cet arc majeur.

  • Il s'agit du premier épisode mettant simultanément en scène les trois grands alliés extraterrestres de SG-1 : Maître Bra'tac, Jacob/Selmac et Thor. L’épisode suivant (Threads)  sera le dernier.
  • Mort de Yu, le plus âgé des Maîtres Goa'ulds subsistants et le plus ancien des adversaires de SG-1 encore en lice, présent dès la troisième saison.
  • Ba'al et Anubis subsistent encore, mais l'empire goa'uld est vaincu : la Terre et ses alliés remportent le conflit initié dès le commencement de la série, voire depuis le film initial.
  • La destruction du Réplicateur Carter marque également la fin de cette menace dans la Voie Lactée, même si l'expédition d'Atlantis affrontera de nouveau les machines dans la Galaxie de Pégase.
  • Le Réplicateur Carter tue Daniel, mais celui-ci sera de nouveau sauvé par Oma Desala et l'accès à l'Ascension.
  • Peter DeLuise réalise un nouveau caméo, il est l'un des soldats pointant son arme vers l'hologramme de Ba'al. Martin Wood est également présent, discutant avec Siler.
  • L’épisode fut proposé aux Emmy Awards 2005, pour la qualité de ses effets spéciaux.
  • Comme de nombreuses autres productions, Stargate SG-1 enregistre la participation d'un célèbre chanteur de rap, en la personne d'Isaac Hayes (Tolok). Celui-ci est également la voix de Chef dans South Park.
  • Il n'est pas expliqué comment Anubis a pu s'échapper du piège glacé de Lockdown pour prendre l’ascendant sur Ba’al, ni pourquoi il se contente désormais d'un hôte humain classique, au lieu de reprendre son apparence ténébreuse.

Retour à l'index


18. POUR LA VIE
(THREADS)


- I thought I lost him four years ago. Since then, we've been closer than we ever were in my whole life. In a way, Selmak gave me the father I never thought I'd know.

Anubis dupe les Jaffas récemment libérés et est sur le point de s’emparer de l’arme absolue des Anciens, afin de détruire toute vie dans la Galaxie. Daniel est sauvé par Oma Desala, qui le place à mi-chemin de l’Ascension, au sein d’une étrange cafétéria dont les clients sont les Anciens. Daniel tente en vain de les convaincre d’intervenir, le seul se montrant  amical étant en fait Anubis, par ruse. Oma entraine Anubis dans un affrontement sans fin, paralysant son armée. Pendant ce temps Jacob succombe suite au décès de Selmak et Sam rompt avec Pete. 

L’épisode présente le mérite de poursuivre le vaste mouvement d’ensemble initié par Reckoning, tout en variant les effets. Au fracas des grandes batailles galactiques succède une trame plus intimiste, s’attachant au destin individuel des quatre membres de SG-1 et de leurs proches. L’idée s’avère excellente, permettant d’appréhender le chemin parcouru depuis l’origine de la série, tout en ouvrant des perspectives prometteuses pour nos amis à l’issue de leur grande œuvre : Teal’c et l’avenir de la nation jaffa, Daniel tournant définitivement le dos aux frustrantes promesses de l’Ascension, Sam et Jack considérant tacitement leur avenir possiblement commun. Le panorama séduit, d’autant que le récit parachève la conclusion du parcours de Jacob et Anubis.

Malheureusement le scénario va accumuler les contresens atténuant son succès. L’inutile décès de Jacob tombe franchement dans l’ornière d’un pathos hospitalier plus digne de Grey’s Anatomy que de Stargate SG-1. La scène de séparation entre Sam et Pete demeure désespérément morne, à l’image d’une relation n’ayant jamais véritablement trouvé sa place au sein de la série. L’idée très Twilight Zone de la cafétéria sise à mi-chemin des plans d’existence  constitue une jolie audace, mais peine à trouver un second souffle une fois l’effet de surprise dissipé. Oma et Daniel ne font pour l’essentiel que rabâcher une situation connue et l’on devine très vite l’identité d’Anubis (dont on perçoit mal ce qu’il a à gagner à se trouver là). Heureusement la pittoresque interprétation de George Dzundza maintient l’intérêt au cours d’échanges essentiellement gratuits. L’idée du duel infini entre Oma et Anubis résulte très inspirée de Star trek (The Alternative Factor).

  • Sortie de scène d'Anubis, entraîné dans une duel sans fin par Oma Desala : Ba'al demeure le seul Goa'uld encore en lice. Même privé de l’essentiel de ses armées, il parviendra à  exercer une menace au cours des deux dernières saisons et ne sera enfin vaincu que lors de Stargate Continuum.
  • L'épisode existe en deux versions : une de 60 minutes lors de la diffusion originale  et une autre de 45 minutes, en syndication. La première parution en DVD  de la série contenait la version courte, avant que la colère des fans ne conduise la MGM à rapidement rectifier le tir.
  • Jacob apparaît ici pour la dernière fois, il décède suite à la mort de son symbiote et ami, Selmak.
  • Sam indique que Jacob aurait du mourir voici quatre ans, mais Selmak est intervenu lors de l'épisode The Tok'ra, en saison 3, soit à peu près six ans.
  • Jim/Anubis sifflote Amazing Grace,  ce qui s'avère ironique quand sa véritable personnalité est révélée.
  • Peter DeLuise accomplit un nouveau scénario, il est l'officier se trouvant à côté de Sam, quand celle-ci reçoit l'appel de Pete.
  • Le décor du café se situant à mi-chemin de l'Ascension est celui de Der Waffle House, soit le point de ralliement des personnages de l'épatant Dead Like Me (2003), eux mêmes coincés entre deux plans d'existence. Les deux séries sont produites par la MGM. Le clin d’œil est particulièrement ajusté car la banquette où s'assoit Daniel est précisément celle de la bande de George. Daniel commande également la spécialité locale, les waffles (gaufres) et fait allusion à des funérailles. L'une des clientes ressemble aussi beaucoup à Roxy et les discussions sont filmées très à la manière de Dead Like Me.
  • Plusieurs unes très amusantes du journal The Ascended Times sont aperçues dans le café : Astral Diner to be given infinite status, Yoga NOT the path to Enlightenment, Ethereal Awareness Seminar to be held in Talnak Quadrant, Edge of Universe Discovered et Wraith On Way To Atlantis (annonçant la proche conclusion de la première saison de la série dérivée).
  • La performance d’Amanda Tapping lors de cet épisode lui valut un Leo Award (récompense canadienne), tandis que Michael Shanks fit partie des acteurs proposés.

Retour à l'index


19-20. RETOUR VERS LE FUTUR
(MOEBIUS)


- Now, just because my reproductive organs are on the inside instead of the outside... God, that's horrible! Who would ever say that?

Dans l’héritage de Catherine Langford, Daniel découvre que, durant l’Antiquité, Ra possédait un ZPM. Grâce à la machine temporelle des Anciens, SG-1 et O’Neill se rendent à cette époque, en Egypte, afin de récupérer cet artefact permettant de contacter l’expédition d’Atlantis. Mais ils modifient les évènements et Ra quitte la Terre en emportant la Porte des Etoiles. Daniel laisse alors un message expliquant tout l’histoire dans une tombe qui sera découverte à notre époque. Alertés par l’US Air Force, les membres alternatifs d’une SG-1 n’ayant jamais existé vont avoir la lourde tâche de réinstaurer la véritable trame temporelle.

Moebius constitue un superbe coup d’audace de la part d’auteurs sortant idéalement le grand jeu au moment de conclure la première grande époque de la série (sinon Stargate SG-1 elle même, comme il le paraissait alors). Opter pour un épisode totalement décalé au lieu d’une conclusion épique mais traditionnelle représentait un choix risqué, d’autant que l’intrigue n’y va pas avec le dos de la cuillère : après tant de voyages dans l’Espace, relevant du Planet puis du Space Opera, bas culer dans le déplacement temporel reste un joli pie de nez, d’autant que cela va remettre ni plus ni moins que l’ensemble de l’action narrée jusqu’ici. Le pari s’avère gagné haut la main, tant ce récit hors normes va s’avérer prenant, multipliant les moments forts et les saveurs diverses.

Le risque pressenti par Carter d’une modification de la trame temporelle induit une classique mais plaisante problématique, dans le sillage du Un coup de tonnerre du grand Ray Bradbury. Retrouver l’héritage de Catherine Langford, Ra et l’Egypte antique assure un plaisant retour aux sources de l’univers Stargate, un judicieux procédé porté à son paroxysme quand, devant nos yeux éberlués mais ravis, se déroule tout un remake de Children of the Gods, spectaculaire et multipliant les retrouvailles. Entre temps l’opus se sera offert une magistrale variation humoristique sur l’inépuisable thème du What If (à l’instar du Turn Left du Docteur), montrant ce qu’il adviendrait des membres de SG-1 si la Porte n’avait pas été découverte.

Le récit force un tantinet le trait pour que les survivants des deux équipes reforment une SG-1 complète, mais cela nous vaut une ultime aventure emblématique du style de la série, tout en multipliant les clins d’œil (Daniel mourant bien entendu une nouvelle fois sous nos yeux, Sam et Jack finissant enfin par passer à l’acte… dans une réalité alternative !). On regrettera une conclusion trop abrupte, se dispensant de toute résolution des paradoxes en cours afin de retomber miraculeusement sur la situation initiale, ZPM en prime. Mais l’on sait que l’ADN de la série ne se situe pas dans ce domaine et cet épisode, relevant de la meilleure Science-fiction d’aventures, nous aura formidablement diverti tout en rendant le meilleur des hommages au parcours de SG-1, c’est bien là l’essentiel.

  • Sam indique qu'en 3 000 avant JC l'orbite de la Terre était différente, ce qui est faux. De même les Constellations n’ont pu changer d’emplacement à ce point.
  • On apprend que le Dr. Catherine Langford est morte. Amie de Daniel, elle était la fille de l’archéologue découvreur de la Porte et fut à l'origine du film initial, comme de la série elle même.
  • Ra, le grand antagoniste du film initial, apparaît ici pour la première fois dans la série.
  • L’épisode remporta un Leo Award pour ses costumes.
  • De nombreux acteurs emblématiques des différentes époques de Stargate SG-1 reprennent ici leurs rôles, pour ce qui était alors perçu comme l'ultime épisode de la série.
  • Il s'agit du dernier épisode où Richard Dean Anderson apparaît en acteur récurrent.
  • On apprend ici que le prénom de McKay est Rodney (du moins l'un de ses prénoms).
  • SG-1 franchit la Porte en Jumper pour la seule et unique fois, ces vaisseaux miniatures vont toutefois devenir l'un des symboles de Stargate Atlantis.
  • Le ZPM rapporté par SG-1 sera mis en œuvre lors de l'épisode The Siege, de Stargate Atlantis, permettant d’enfin rétablir le contact entre le SGC et l'expédition.
  • Le titre original fait référence au mathématicien et astronome August Ferdinand Möbius (1790-168) ; A côté d'importants travaux théoriques, il créa plusieurs objets mathématiques aux propriétés contradictoires avec l'espace euclidien à trois dimensions. Le fameux ruban portant son nom, bande compacte  ne comportant qu'une seule face et non deux, sert de fondation à d'autres constructions mathématiques, dont les propriétés supposent l'existence d'une quatrième dimension (Bouteille de Klein, Surface de Boy). Le Ruban de Moëbius est aussi souvent utilisé ou référencé en Science-fiction, notamment pour représenter une torsion de l'espace-temps conduisant au déplacement temporel.

Retour à l'index


TOP 5 SAISON 8

1) La dernière chance : Une conclusion épique et au suspense constant pout l’axe narratif principal de la série. La chute commune des Réplicateurs et des Goa’ulds entremêle efficacement tous les acteurs du vaste conflit narré depuis le commencement de Stargate SG-1, avec O’Neill comme indispensable chef d’orchestre.

2) Retour vers le Futur: L’époque classique de Stargate SG-1 s’achève astucieusement par un épisode irrésistiblement décalé. L’introduction du voyage temporel autorise un passionnant retour aux sources de la série ; tout en exploitant joliment les grandes potentialités de ce style d’histoire, ainsi que les clins d’œil humoristiques

3) Heure H: Un  changement d’optique original permet de suivre cette fois l’aventure du point de vue du nouveau responsable du SGC, le Général O’Neill : vie de la base, lubies des scientifiques, disparition de SG-1 en mission … Un malstrom quotidien,  auquel l’humour et le sang froid de notre héros permettront de faire face

4) En détresse: Au tour d’un Space Opera classique mais de qualité, l’épisode permet de retrouver encore une fois le Général Hammond et de présenter la future pétulante associée de SG-1 que deviendra Vala. Le face à face entre elle et le déjà martyr Daniel s’avère aussi rafraichissant que divertissant.

 

5) Avatar:Cet épisode ambitieux développe un habile parallèle entre le cauchemar virtuel vécu par Teal’c et l’événementiel narratif propre à une partie de FPS. L’exercice de style se double d’une approche originale de l’inusable thème du verrou temporel,  ainsi que d’une grande prestation de Christopher Judge. 

Retour à l'index

 Crédits photo: MGM.



- So it's possible there's an alternate version of myself out there, that actually understands what the Hell you're talking about ?

 

Une Sam et un Kawalsky alternatifs franchissent le Miroir Quantique. Ils proviennent d'un autre univers que celui précédemment visité par Daniel. Les nouveaux venus demandent asile, leur monde étant envahi par Apophis. Sam découvre également que dans cette autre réalité; elle est une civile ayant épousé Jack mais que ce dernier est mort au combat. L'autre Carter et Jack deviennent proches, mais, suite à un dérèglement spatio-temporel, elle tombe malade et doit réintégrer son univers. SG-1, hormis Sam, et les visiteurs partent alors en expédition pour contacter les Asgards alternatifs (encore inconnus) et leur demander de sauver l'autre Terre. L'infiltration du SGA réussit temporairement, car Teal'c tue son double et se fait passer pour le Primat d'Apophis. L'autre Sam parvient à franchir la Porte et à rallier les mondes asgards, grâce aux connaissances de SG-1. Apophis se rend alors compte de la supercherie et s'apprête à exécuter nos héros, quand les Asgards interviennent. Le Faux Dieu est enlevé par le vaisseau de Thor et ses Jaffas doivent s'enfuir. SG-1 regagne son monde, non sans que l'autre Sam n'ait embrassé Jack.

 

Après There But for the Grace of God, Point of View constitue une nouvelle incursion de Stargate SG-1 au sein de l'inépuisable source d'inspiration que représentent les univers parallèles. Le retour du Miroir Quantique constitue une excellente nouvelle, avec une saveur à la Sliders que l'on adore. Le principal regret que laisse le scénario demeure cependant la trop grande proximité entre les deux réalités alternatives visitées : hormis quelques aspects secondaires ou relationnels, leur caractéristique essentielle reste identique : la victoire sans appel des Kromaggs, enfin d'Apophis. Un manque de variété dommageable, même s'il souligne éloquemment la spécificité de celui de la série au sein du Multivers.

 

En pinaillant un tantinet, ou pourra également discerner quelques failles dans le scénario. Il semble assez surprenant que les deux Carter parviennent aussi aisément à retrouver la technologie hyper avancée des Anciens. Et si cela était possible, on se demande pourquoi Sam n'a pas élaboré cette génératrice plus tôt. Les Asgards, y compris en vitesse supraluminique, interviennent trop rapidement, ou alors il nous faut supposer que le vaisseau indétectable de Thor était déjà en orbite et qu'il gardait les bras croisés tandis que la Terre était écrasée.

 

Mais qu'importent ces quelques réserves, l'épique Point of View s'affirme comme un palpitant épisode, aux nombreux retournements de situation et au rythme échevelé, le tout porté par un vibrant suspense. Les possibilités combinées du Miroir et de la Porte se voient optimisées, avec une véritable débauche d'excellentes idées. On retient ainsi un nombre impressionnant de scènes marquantes, aux tonalités des plus diverses : torture de l'héroïque Hammond par Apophis, spectaculaire survenue des Asgards et de leur vaisseau, amusant calibrage du Miroir par Daniel etc. Les dialogues se montrent également excellents, notamment pour Jack.

 

Le récit, à l'évolution parfaitement maîtrisée,  se décompose en deux parties distinctes. Avant le feu d'artifice de l'épopée au sein du SGA se voit ainsi précédée par une partie pouvant sembler davantage statique mais se montrant irrésistible par la part belle qu'elle accorde au relationnel. La rencontre des deux Carter se montre piquante à souhait, tandis que l'on retrouve avec un vif plaisir l'attachant Kawalsky. Mais le plus remarquable reste certainement la romance très émouvante entre Jack et la Carter alternative, sachant trouver un ton juste et non mélodramatique. Jamais la série ne s'était encore montrée aussi explicite sur le sujet et elle le redeviendra rarement par la suite.

 

Épisode étonnamment complet et abouti, s'adressant à tous les publics de Stargate SG-1, shippers, amateurs de Science-fiction pure et dure ou de scènes action, l'enthousiasmante réussite de Point of View vient parfaitement ponctuer le cinquantième opus d'une série ayant encore un prometteur parcours devant elle.

 

  • Selon les cas, le son passe ou non à travers le miroir, sans qu'une explication de cette variation soit donnée.

 

  • Hammond déclare que le Miroir Quantique a été découvert sur P3X-233, or il s'agissait de P3R-233 dans There But for the Grace of God.

 

  • Le réalisateur Peter DeLuise accomplit ici deux de ces caméos dont il est friand. C'est sa voix que l'on entend interviewer Sam sur l'enregistrement et il joue l'un des Jaffas se tenant derrière Apophis.

 

  • Le Teal'c alternatif porte cette fois une barbiche, de même pour Apophis. Ils ressemblent ainsi au Spock négatif de Mirror, Mirror (Star Trek Classic, 2-04), un clin d'œil à cet épisode au thème similaire.

 

  • Comme dans There But for the Grace of God, l'acronyme SGA remplace SGC, sans que la différence soit non plus expliquée ici. S'agit-il de Stargate Alternative ?

 

  • Carter indique que le générateur permettant à la Porte d'atteindre les mondes asgards a été offert par ces derniers. Or il a été construit par Jack, grâce aux connaissances des Anciens (The Fifth Race). 

 

  • La longue chevelure sied merveilleusement à Amanda Tapping, une idée à retenir. Tiens, elle serait également très bien en brune.

 

  • Il s’agit du cinquantième épisode de la série.