saison 1 saison 3

Stargate: SG1 (1997-2007)

Saison 5

12. Wormhole X-Treme (Wormhole X-Treme!)

13. L’Épreuve du feu (Proving Ground)

14. 48 heures (48 Hours)

15-16. Sans issue  (Summit / Last Stand)

17. Impact (Fail Safe)

18. Le Guerrier (The Warrior)

19. Menace (Menace)

20. La Sentinelle (The Sentinel)

21. Zénith (Meridian)

22. Révélations (Revelations)

Top 5 Saison 5


PRÉSENTATION DE LA SAISON 5

 

Initié en saison 4, le mouvement conduisant Stargate SG-1 à s’éloigner de la vision mythologique issue du film originel, pour se rapprocher d’un space-opera plus classique, va se poursuivre  dans la présente. A cette fin, les connaissances concernant  des Réplicateurs, d’essence purement technologique, vont s’approfondir, jusqu’à dévoiler le secret de leur origine. La saison 5 apparaît également comme celle de la maturité. Evitant une inutile surchauffe, L’univers Stargate ne développe plus de nouveaux axes majeurs, mais là aussi approfondit ceux existant déjà : coexistence avec le projet russe, développement d’alliances passées et d’arcs personnels (Cassandra).  Les membres de SG-1 suscitent également des dialogues autour de thème davantage profonds.

Le cap du centième épisode est franchi, un moment toujours pivot, marquant l’entrée dans le club des séries au long cours (et ce n’est pas fini). L’avènement se voit d’ailleurs fêté comme il se doit, avec le mémorable Wormhole X-treme, opus éminemment décalé et volontiers autocritique, manifestant que l’humour et l’inventivité demeurent malgré tout au cœur de la toujours si distrayante Stargate SG-1. Désormais davantage contrebalancé par d’autres sources d’inspiration, le versant mythologique  n’en disparaît pas pour autant. Il s’entremêle finement aux autres sujets, qu’il continue à irriguer. La montée au pouvoir d’Anubis constitue ainsi un arrière fond porteur pour l’ensemble de la saison. Désormais confrontée à des fronts plus nombreux et variés, SG-1 ne va certes pas connaître une période de repos, mais au contraire de tension.

Cette même tension se retrouve également derrière les caméras. Sous l’effet d’une lassitude face au manque d’évolution de son personnage, mais aussi sans doute face à l’évolution générale de la série, poussant mécaniquement à minorer l’importance de l’égyptologue Daniel Jackson, Michael Shanks annonce son départ. Le coup de tonnerre ébranle non seulement la production, mais aussi les fans, très attachés à l’atmosphère soudée des tournages (Stargate SG-1 est une grande famille). La porte laissée ouverte à des apparitions ponctuelles la saison suivante, via l’astuce de l’Ascension, n’atténue que modérément le choc. Mais les fans n’étaient pas au bout de leurs cruelles souffrances.

L’approche de la fin de saison coïncida également avec un questionnement autour du devenir de Stargate SG-1. Showtime parvint au terme de l’accord initial et, malgré le succès enregistré (y compris en syndication), il se fit progressivement jour que ce diffuseur ne souhaitait pas poursuivre l’expérience. Les raisons en relevaient à la fois de la programmation de Showtime, moins grand public, et de l’ardoise présentée par la MGM, jugée excessive. Les fans traumatisés, voyant le navire Stargate prendre l’eau de toutes parts, lancèrent plusieurs campagnes sur le Net, sur les deux fronts. Apophis allait-il connaître une revanche posthume ? Fort heureusement un accord fut trouvé entre la MGM et un nouveau diffuseur : Sci-Fi (Syfy aujourd’hui). Après avoir négocié le difficile virage de la maturité, Stargate SG-1 allait pouvoir poursuivre son parcours.

Retour à l'index


1. ENNEMIS JURÉS
(ENEMIES)


 

 

- I'm enjoying their style. Shoot first, send flowers later. It works

La confrontation entre SG-1 et Apohis est interrompue par l’arrivée d’un vaisseau des Réplicateurs. SG-1 parvient à prendre du champ, mais découvre à son retour que les Jaffas du Serpent ont été massacrés par les Réplicateurs. Un message de Teal’c arrive : il a survécu et demande de l’aide. Il a en fait été conditionné et sert de  cheval de Troie à Apophis qui s’empare du Ha’tak de nos héros. Mais des Réplicateurs se sont infiltrés à bord du mini vaisseau d’Apophis.  Un combat aux multiples péripéties  débute alors entre les trois parties, au terme duquel SG-1 parvient à s’échapper à bord du cargo embarqué, avec un Teal’c toujours sous influence. Les Réplicateurs et Apophis s’écrasent sur la capitale de ce dernier : le Serpent est mort.

Grâce à cet épisode des plus prenants, la nouvelle saison débute par un indéniable coup d’éclat. On se situe désormais de plein pied dans le Space-opera le plus flamboyant. Tout le catalogue en est exploité : batailles spatiales, armes lasers, planètes gazeuses, robots invasifs, final explosif, etc. Mais la vivacité extrême de la narration apporte un souffle créatif à ce qui demeure loin de se limiter à un simple empilement de figures obligées. Péripéties et twists ne  cessent en effet  de s’enchainer, jusqu’au bout du suspense. Les toujours inventifs auteurs exploitent en effet pleinement les options offertes par un combat à trois, démultipliant les combinaisons envisageables lors d’un choc frontal. Martin Wood se montre toujours aussi à l’aise dans l’action et l’exploitation de superbes décors. Les effets spéciaux tiennent parfaitement la route et souffrent relativement peu de l’usure du temps, comme souvent en ce qui concerne les batailles spatiales de l’univers Stargate ou les terrifiantes vagues de Réplicateurs. Malgré ses rebonds incessants le scénario demeure tout à fait solide et cohérent, un joli exploit. Tout juste regrettera-t-on que le champ de force d’Apophis, destiné aux armes énergétiques, soit capable d’arrêter aussi les Réplicateurs, mais il a peut être été amélioré entre temps.

Les auteurs se montrent également suffisamment fins pour ne pas limiter leur histoire aux seuls affrontements et retournements de situations, aussi percutants et prenants soient-ils. La psychologie des personnages n’est ainsi pas négligée, tant s’en faut. Si Sam et Daniel apparaissent relativement en retrait, on savoure tout au long du récit les savoureuses prises du bec entre Jack et Jacob, parfois plus raisin que figue. Le spectacle s’avère d’autant plus gouteux que , pour une fois, O’Neill tombe sur un remarquable adversaire en matière de bagout  et de mauvaise foi, capable de lui rabaisser son caquet de temps à autres. Inutile de préciser. que Sam se régale également. Richard Dean Anderson et Carmen Argenziano s’entendent comme larrons en foire durant ce fil rouge permettant idéalement au spectateur de reprendre son souffle afin de profiter pleinement du rebondissement suivant, sans saturer. L’intrigue laisse également entrevoir ce qu’a pu être Teal’c  par le passé, ce qui s’avère assez effrayant. Surtout Enemies accordent une judicieuse épitaphe à un Apophis se révélant toujours aussi enivré de sa force cruelle, incapable d’apprendre de ses erreurs et par conséquent condamné.

  • L'emplacement du trou dans le vêtement de Teal'c n'est pas celui de l'impact observé dans l'épisode précédent.

  • L'épisode introduit de nouveaux modèles de Réplicateurs, plus variés que les arachnides originels. On découvre également pour la première fois un vaisseau spatial des Réplicateurs, le premier d'une succession de différents modèles.

  • Enemies voit la mort, cette fois-ci définitive, d'Apophis, le premier grand adversaire de SG-1, présent depuis le début de la série. Le Serpent réapparaîtra néanmoins, grâce à des flashbacks, des hallucinations ou encore des trames temporelles alternatives. Comme l’avait prédit la Tok’ra, l'absence d'un pouvoir dominant va entraîner une longue période de chaos chez les Seigneurs du Système goa'uld, jusqu'à la progressive émergence du jovial Anubis.

 

Retour à l'index


2. LE SEUIL
(THRESHOLD)




 

 

- Apophis? You mean that scum-sucking, overdressed, boom box-voiced, snake in the head, latest on our long list of dead bad guys ?

Afin de permettre à Teal’c d’échapper à l’emprise post mortem d’Apophis, Maître Bra’tac le prive de son symbiote. En effet, malgré l’opposition de Janet, il entreprend un rituel jaffa consistant à emmener Te’alc au seuil de sa mort, afin qu’il revive sa vie en pensée. Durant ce voyage immobile, les membres de SG-1 se succèdent auprès de leur ami, qui se remémore en songe les grandes étapes de sa progressive opposition au Faux Dieu,  jusqu’à la libération.

Le premier intérêt de l’épisode consiste à nous permettre d’enfin retrouver l’irremplaçable Bra’tac. Tony Amendola se montre toujours savoureux et le récit permet de mettre en valeur le double visage du vieux maître, entre pittoresque viril et sagesse de la voie du guerrier. Après les préambules, on craint un instant que Threshold ne tourne au clip show, tant le sujet s’y prête. Fort heureusement, Brad Wright opte plutôt pour nous faire découvrir le chainon manquant du parcours de Teal’c, préalable  à la rencontre fatidique de Children of the Gods. Sans révélation majeure (on percevait plus ou moins clairement que l’évolution du Jaffa s’effectuerait de la sorte), les diverses scénettes présentées apparaissent révélatrices et le plus souvent dignes d’intérêt. La révélation de la non divinité du Serpent s’effectue avec une grande justesse de ton. Il était peut-être trop tôt pour que le « retour » d’Apophis suscite un effet, mais l’essentiel ne réside pas là. Stargate SG-1 qui n’a jamais été une série militariste, n’hésite pas à monter le hideux visage de la guerre et de l’endoctrinement.

La narration se montre riche concernant Teal’c et son rapport avec Bra’tac, qui n’est pas sans évoquer la relation entre Skywalker et Yoda. On apprécie que l’auteur ne craigne pas de parfois représenter t’ancien Teal’c sous un jour particulièrement sombre, ce qui évite d’édulcorer le récit. L’épisode ne devient, brièvement, un clip show que lorsque l’on retrouve les évènements clef du pilote, mais cela s’insère parfaitement dans le déroulement de l’histoire. A contrario les diverses interventions des membres de SG-1 paraissent assez soulignées et superfétatoires, il aurait sans doute mieux valu se center quasi exclusivement sur le passé du Jaffa.  De même, le suspense médicalisé final résulte prévisible et éminemment classique, mais cela permet de mettre en avant Janet, ce qui représente toujours une bonne idée, et n’entrave l’émotion vraie des retrouvailles finales. Un prolongement astucieux au pilote de saison, porté par un excellent Christopher Judge et  rendant un bel hommage à ce personnage bien moins marmoréen qu’il n’y paraît que sera toujours le puissant Te’alc.

  • Quand la larve est retirée du corps de Teal'c, elle est similaire à un Goa'uld adulte. On la revoit ultérieurement dans un aquarium, cette fois avec ses traits habituels.

  • Bra'tac a 137 ans et son symbiote va arriver à maturité dans deux années. Une nouvelle larve ne pourra pas être implantée,  car elle rejettera un hôte trop vieux. C'est ainsi que périssent les vieux Jaffas. En fait son symbiote sera tué auparavant, tout comme celui de Teal'c  Le problème de la maturation des symbiotes et de leur nécessaire remplacement chez les Jaffas sera heureusement résolu grâce à l'introduction de la trétonine.

  • On n’avait plus vu Maître Bra’tac depuis Maternal Instinct (3.20), dont la diffusion remonte alors à près d’un an et demi. Un clin d’œil à cette trop longue absence est réalisé lors des salutations entre lui et Teal’c.

  • Le clip show autour de l'histoire de Teal'c comprend des extraits des épisodes suivants : Family, Singularity, Bane, Holiday, Crossroads, 1969, Children of the Gods, Bloodlines, The Gamekeeper et The Serpent's Lair.

  • Pater Deluise, friand de l'exercice, réalise ici un subtil caméo. Durant la discussion entre Hammond et O'Neill dans la salle de surveillance de Teal'c, la réflexion des bougies sur la vitre fait apparaître les lettres P et D, soient les initiales du réalisateur.

  • La série suit l'évolution technique : les ordinateurs du SGC sont désormais munis d'écrans plats. 

Retour à l'index


3. ASCENSION
(ASCENSION)


 

 

- You've never seen Star Wars?

- Well, you know, me and sci-fi.

Alors qu’elle inspecte un artefact découvert sur une planète déserte, Sam est contactée par une entité extra-terrestre, ce qui lui fait perdre conscience. De retour sur Terre, l’être se présente à elle comme étant Orlin, un Ancien ayant réalisé l’Ascension. Les autres membres du SGC ne croient pas Sam, car elle est la seule à le voir. Sam et Orlin sympathisent, ce dernier avouant être tombé immédiatement amoureux de notre héroïne. Il lui explique qu’il a été banni pour avoir offert l’artefact aux habitants de la planète, en fait une arme destinée à les protéger des Goa’ulds. Mais ils sont devenus des conquérants, ce qui a obligé les Anciens à les anéantir. Orlin est découvert par Simmons mais lui et Sam parviennent à se rendre sur le monde détruit pour empêcher qu’un test catastrophique de l’arme ne se déroule. Pardonné par les siens, Orlin doit repartir.

L’épisode se bâtit sur de louables intentions. Il permet effectivement d’engranger de précieuses informations concernant les Anciens (désormais identifiés comme les bâtisseurs des Portes), l’Ascension et les règles l’accompagnant, ce qui sera ultérieurement mis à profit avec Daniel. Dans la lignée de l’opus précédent pour Teal’c, on perçoit bien que les auteurs désirent approfondir la vie personnelle de Sam et montrer la brillante astrophysicienne côté jardin. La découverte de sa maison, idéalement à son image (et aux nombreuses photographies de jeunesse aux côté de Jacob), s’avère fort plaisante, de même que l’opportunité de découvrir une aventure pleinement centrée sur elle. Les auteurs réussissent quelques jolis coups, comme le twist de la mini Porte des Etoiles bricolée au sous-sol, un clin d’œil aux légendes de l’informatique, ou l’aspect de vaudeville humoristique lors de la visite de Jack et Teal’c.

Malheureusement plusieurs contre-sens viennent entacher l’épisode, jusqu’à altérer sa réussite. L’incrédulité massive à laquelle fait face Sam s’avère ainsi dépourvue de réalisme,  après toutes les aventures et rencontres vécues par SG-1. Il reste invraisemblable que personne n’envisage qu’elle puisse avoir raison. L’évènement majeur que constitue une telle rencontre avec un Ancien aurait mérité un traitement plus travaillé qu’un énième Alien suivant SG-1 à travers la Porte, l’un des clichés de la série. Surtout, avec ses airs d’amoureux transi mâtiné de Forrest Gump, Orlin l’Ancien ne produit pas une grande impression. Quel contraste entre sa personnalité effacée et bonasse et celle d’Oma Desala. Celle-ci a également bénéficié d’un épisode mystique autrement plus porteur et maîtrisé, tandis qu’ici le récit s’éparpille entre bluette, comédie et conspirationnisme, lesté d’une fin trop brusque. Ascension apparaît comme une occasion partiellement manquée, malgré une excellente interprétation et de jolies vues de la superbe banlieue aisée de Vancouver.

  • A l'occasion de l'anniversaire de Sam, Orlin offre à celle-ci une émeraude comme pierre de naissance. Cela confirme la date de naissance de notre héroïne telle que révélée dans Entity, le 17/10/1965, car l'émeraude est la pierre d'âge de 35 à 40 ans (Sam a 35 ans à la date de diffusion de l'épisode, le 13/07/2001). Le système des pierres de naissance a été édicté par la guilde des joailliers américains, en 1912. Il permet d'indiquer l'âge, le mois de naissance, mais aussi le signe du Zodiaque. Si on conserve la date du 17/10/65, la pierre de mois de Sam est l'opale et celle du Zodiaque est la chrysolite (la Balance).

  • Jack indique n'avoir jamais vu Star Wars, il avait néanmoins indiqué Luke Skywalker comme identité d'emprunt dans 1969.

  • Orlin sera de retour lors du double épisode de la saison 9, The Fourth Horseman. Sous l'apparence d'un jeune garçon, il s'alliera à SG-1 lors de la lutte contre les Oris.

  • Apparition du colonel Frank Simmons, qui s'opposera à SG-1 dans cinq épisodes des saisons 5 et 6. Officiellement rattaché au NID, il s'alliera en fait aux Goa'ulds, notamment à Nirrti. Devenu l’hôte de l'un d'entre eux, il sera tué par Jack lors des événements de Prometheus (6-11).

  • Simmons est interprété par l'excellent John de Lancie, figure régulière des séries américaines, notamment fantastiques et de science-fiction. Il est ainsi  très connu des Trekkies pour son rôle de l'omnipotent Q dans Star Trek The Next Generation, Star Trek Deep Space Nine et Star Trek Voyager. Il apparaît également à plusieurs reprises dans Charmed, dans le rôle d'Odin, l'un des principaux Fondateurs. De Lancie fut le partenaire de Richard Dean Anderson sur la série Legend, mêlant Science-fiction et Western (1995).

  • D'une manière assez similaire à celle décrite dans l’épisode, le major John Sheppard développera aussi une relation avec une Ancienne exilée sur une planète pour avoir voulu aider les Humains (Sanctuary, Stargate Atlantis, 1-13).

  • La maison de Samantha Carter est en fait une résidence privée, située sur Grand Boulevard, dans le nord de Vancouver.

  • La mini porte bricolée tel MacGyver par Orlin a été reproduite et est régulièrement exposée durant les conventions chevron, à Londres (merci à Torrigilly pour l’information).

  • Le parc où Sam se promène avec Orlin est Boulevard Park, situé dans les environs, également sur Grand Boulevard. Ancien chemin de trolleys, le site a été ornementé d'arbres représentant l'ensemble des variétés de la Colombie britannique.

  • On remarque que Carter conduit une somptueuse Volvo P1800 grise, soit la même voiture que le célèbre Simon Templar, alias le Saint.

Retour à l'index


4. LE CINQUIÈME HOMME
(THE FIFTH MAN)


 

 

- Well, I wasn't going to let you die, Lieutenant. That's, like, a ton of paperwork.

- Paperwork?

- It's a joke. My way of deflecting attention from my own obvious heroism. You'll get used to it.

Jack et le lieutenant Tyler, membre de SG-1 depuis un mois, doivent rester en arrière suite à une attaque de Jaffas. Revenu au SGC, le reste de l’équipe a la surprise de constater que personne ne connaît Tyler. Simmons en profite pour déclencher une enquête épluchant le passé des membres de SG-1 et à charge contre Hammond. Les secours sont bloqués, jusqu’à ce que Janet parvienne à trouver la clé de l’énigme : Tyler est en fait un Alien, un Reol, qui secrète une substance altérant perceptions et souvenirs. Mais il est amical et lui et Jack sympathisent, avant d’âtre sauvés par le reste de l’équipe. SG-1 s’est fait un nouvel allié.

Hormis le retournement de situation initial effectivement réussi concernant la non existence de Tyler, l'épisode brasse essentiellement de l’air. Le duo Malluzi et Mullie, qui nous a habitué à une toute autre créativité, usent et abusent du vieux truc de scénariste consistant à gagner quelques précieuses minutes en faisant récapituler la situation par les personnages. C’est le cas entre Sam et ses deux acolytes (seul intérêt : on perçoit clairement qui la cheftaine de SG-1 en l’absence de Jack), mais aussi entre Simmons et Hammond, Jack et Tyler, tout au long de « l’action ». Les auteurs accomplissent une remarquable innovation, en inventant le clip show sans images, puisque les entretiens de Simmons (De Lancie toujours formidablement visqueux) se résument pour l’essentiel à un survol rapide des évènements précédents. L’évocation de l’arrière plan conspirationniste demeure inconsistant, se résumant à quelques déclarations particulièrement vagues d’Hammond.

Pendant ce temps Jack crapahute façon Rambo et à lui tout seul ventile façon puzzle un bataillon entier de Jaffas. Des scènes à l’intérêt proportionnel à la quantité d’explosifs utilisée. Encore plus costaud que le Polynectar d’Harry Potter, le pouvoir du Reol est astucieux mais ne connaît aucune application concrète dans les évènements, hormis l’enfumage initial. Son seul impact est de permettre d’assurer des économies à la production, puisque évitant d’utiliser des trucages. L’illusion se maintient d’ailleurs jusqu’au bout, alors qu’elle est devenue inutile, c’est toujours ça de gagné. Le personnage se révèle remarquablement plat et prévisible, avec un interprète n’ayant guère l’occasion de démontrer son talent, à l’inverse de Sean Patrick Flanery dans le rôle précédent d’Orlin. Un épisode mineur, malgré une nouvelle intervention réussie de Janet.

  • Les sécrétions hallucinogènes du Reol, utilisées comme camouflages par la Tok'ra, seront réemployées dans les épisodes Summit (Daniel s'infiltrant dans un conseil de Seigneurs du Système en se faisant passer pour l'un eux) et Company of Thieves (Mitchell pénétrant cette fois l'Alliance luxienne).

  • Les images des Chasseurs de la Mort sont de nouveau récupérées sur les prises de vue du film de 1994.

  • La planète où se déroulent les événements est P7S-441.

  • On apprend que Jack est originaire de Chicago et qu'il a été élevé dans le Minnesota. 

Retour à l'index


5. MISSION SOLEIL ROUGE
(RED SKY)


 

- Sir, I've been thinking...

- I'd be shocked if you ever stopped, Carter.

SG-1 explore K’Tau, planète placée sous la protection de l’Asgard Freyr, pour qui les habitants éprouvent une véritable vénération. Ils y sont reçus chaleureusement, en tant qu’envoyés des Dieux, par le chef de la communauté Elrad, mais suscitent la haine du prêtre Malchus. Le vortex provoque un dérèglement du soleil, virant au rouge et condamnant toute vie à court terme. Tandis que les Asgards refusent d’intervenir, pour ne pas violer le traité signé avec les Goa’ulds, les tentatives menées par SG-1suscitent une crise religieuse. Deux membres de SG-6 sont tués, mais les Terriens continuent d’apporter leur aide, malgré la colère d’O’Neill. Finalement Sam parvient à expédier des éléments stabilisateurs dans le soleil  via la Porte, sans doute avec l’aide cachée des Asgards.

Cet épisode très riche confirme la propension de la saison à développer des épisodes ambitieux, avec ici une évocation remarquablement profonde, dans le cadre d’une série télévisée, du phénomène religieux. Evidemment l’auteur Roy Wikerson prend la précaution de traité du polythéisme nordique, ce qui ne choquera pas grand monde, mais l’on comprend aisément que ses propos s’élargissent à d’autres croyances. Sous une apparence de classique histoire de Planet Opera, le constat s’avère des plus sévères. Il oppose l’ingéniosité et les impératifs moraux ne nécessitant pas d’ordonnancement divin des esprits libres de SG-1 à la rigidité mentale des religieux, suicidaire et bornée. L’auteur se montre d’autant plus implacable dans son réquisitoire qu’il y distingue les obscurantistes violents des croyants dignes et de bonne volonté, mais montre qu’à terme les effets induits restent les mêmes, l’étouffement de la créativité humaine. Par ailleurs Red Sky apparaît comme une vraie réussite visuelle, par la qualité de la reconstitution de la société et par sa photographie.  L’épisode exploite également astucieusement la mythologie scandinave.

On regrettera quelques faiblesses dans la démonstration, comme le caractère tout de même caricatural de Malchus ou l’inexplicable et inexpliquée destruction d’une fusée gardée par des militaires d’élite, occasionnée par des personnes à la technologie retardée. Il n’en  reste pas moins que ce récit ambitieux, où l’action physique demeure secondaire, illustre la variété des thèmes qu’autorise Stargate SG-1. De même que la dimension chorale de celle-ci, chaque membre de SG-1 apportant sa pierre à l’édifice. Par sa colère l’aveuglant, O’Neill évite que le récit devienne par trop manichéen, tandis que  héros gagne en crédibilité par sa faiblesse humaine, qu’il parvient à surmonter. Sam incarne cette largeur d’esprit opiniâtre et féconde que permet la liberté, tandis que Daniel reste l’irremplaçable conscience du groupe. Teal’c réussit come toujours à se montrer à la fois silencieux et parfaitement expressif. L’épisode s’autorise un frappant détour par le Haut Conseil Asgard, tandis que Freyr, suffisant et imbuvable, se monte hilarant. Jack sera ravi de retrouver Thor !

  • Les événements se déroulent sur la planète K'Tau (P39-365). D'origine scandinave, son peuple est sous la protection de l'Asgard Freyr. Freyr, moins complice que Thor vis à vis d'O'Neill, réapparaîtra dans deux autres épisodes,  Fail Safe (5-17)  et Revelations (5-22).

  • Dans la mythologie nordique, Freyr est un important dieu de la fertilité, commandant la pluie comme le soleil. Il règne aux côtés de son ami Thor, sur les marches du Trône d'Odin.. La mort de Freyr, dans un combat contre les géants, sera l'un des principaux signes annonciateurs du Ragnarök, la Fin du Monde. Ces éléments sont repris dans l’épisode. Sous le nom de Froh , Freyr joue un rôle important dans L'Or du Rhin, de Wagner.

  • C'est au tour du réalisateur Martin Wood d'effectuer un caméo, il est l'un des techniciens du SGC travaillant sur la fusée, aux côtés du sergent Siler.

  • Le temple de K'tau est en fait Christ Church (1894), située à Surrey, dans le grand Vancouver. Elle se situe dans la communauté de Cloverdale, où fut tournée la majeure partie de la série Smallville

Retour à l'index


6. RITE INITIATIQUE
(RITE OF PASSAGE)


 

- I thought I wanted a knight and it flew into my hand. Jack calls 'em horses.

- Yeah, well, that's Colonel O'Neill for you.

- He always pretends he's not as smart as he really is.

Du fait d’un rétrovirus jadis installé par Nirrti,  Cassandra tombe gravement malade, tout en générant un champ électromagnétique. Il s’agit d’une séquelle du plan initié par la Goa’uld, visant à se doter de d’hôtes surpuissants. SG-1 mène l’enquête sur le monde originel de Cassandra et découvre le laboratoire secret de Nirrti. Mais celle-ci est présente, toujours invisible, étant parvenue à s’échapper après le mort de Chronos. Elle passe la Porte avec SG-1 et espionne les recherches de Janet sur Cassandra. Elle est néanmoins capturée par Jack et accepte de guérir Cassandra en échange de sa libération.

L’intrigue souffre d’une trop grande impression de facilité. SG-1 découvre le laboratoire en quelques minutes, Nirrti est aisément capturée, sans avoir causé aucun dol au SGC, puis elle cède sur la plupart de ses exigences, etc. Tout ceci reste très linéaire et manque d’évènement réellement saillant pour développe rune vraie tension dramatique. Le récit joue plutôt sur l’émotionnel, avec un certain pathos autour du destin tragique de Cassandra et de son angoisse à l’approche probable de la mort. Par moments, on  se croirait davantage dans une série hospitalière (tendance  Grey’s Anatomy plus que Scrubs, hélas), plutôt que dans Stargate SG-1. Le rapprochement entre les transformations de l’adolescence et celles subies par Cassie est assez pesant. De plus le mélodrame se voit en partie déjoué par le jeu démonstratif de la jeune Colleen Rennison. 

Fort heureusement Rite of Passage demeure malgré tout un épisode d’actrices, car Amanda Tapping et Terryl Rothery excellent dans le domaine de l’émotion. Cette dernière démontre qu’elle a les épaules pour pouvoir soutenir le rôle principal d’un opus. Le tableau de Janet en Mère courage prête à toutes les extrémités pour sauver sa fille s’avère, lui, réellement émouvant. On apprécie également la nouvelle jolie prestation de Jacqueline Samuda, incarnant une Nirrti venimeuse et glaciale à souhait, préférant agir davantage dans l’ombre qu’Hathor ou Osiris. Une ennemie intéressante et originale au sein des Goa’ulds, que l’on se réjouit de pouvoir retrouver par la suite. Le décor de son laboratoire se montre d’ailleurs judicieusement froid et sans ostentation mégalomane. 

  • Cassandra n'est plus interprétée par Katie Suart, mais par Colleen Rennison.

  • Le réalisateur Peter Deluise effectue un nouveau caméo, il est le militaire recevant le rapport de Daniel durant la réunion.

  • Durant la scène d'ouverture les bougies du gâteau d'anniversaire apparaissent soudain éteintes, sans raison apparente. 

Retour à l'index


7. MAÎTRES ET SERVITEURS
(BEAST OF BURDEN)


 

- Interesting weapon. Tell me how to work it again.

- Give it to me. I'll show ya.

De méchants marchands d’esclaves asservissent des Unas, afin de les utiliser comme bêtes de somme. Mais ils commettent l’erreur de s’en prendre à Chaka, l’Una ami de Daniel. Le vaillant archéologue humaniste rameute ses camarades de SG-1. Après une confrontation avec Burrock, le chef des esclavagistes, ils sauveront Chaka et contribueront à  initier une révolte des Unas.

Beast of Burden représente la preuve par l’exemple que les bons sentiments ne suscitent pas forcément de bons épisodes. Passé à l’écriture, Peter Deluise écrit une sincère et juste dénonciation de l’esclavage, mais recoure pour cela à une accumulation d’images d’Epinal toutes plus naïves et démonstratives que les unes que les autres. Les tableaux vivants s’amoncellent, avec forces hurlements des Unas et déferlement de sadisme chez leurs bourreaux. Malheureusement il en oublie du coup d’écrire un véritable scénario, l’intrigue se résumant à quelques vas et viens élémentaires, jusqu’à un prévisible dénouement.

Seule la scène de conclusion présente une vraie force, avec le  courroux de Daniel le poussant peu ou prou à accepter l’usage de la violence. On apprécie également la prestation de Larry Drake, toujours aussi à l’aise dans les rôles d’antagonistes, ainsi que celle des interprètes des Unas.. Mais énoncer une évidence, l’esclavage c’est mal, avec forces renforts d’effets théâtraux n’a jamais suffit à animer un véritable récit.. A cette époque de la série, tant de fils narratifs passionnants ont été lancés par ailleurs qu’il s’avère dommageable de gâcher ainsi un épisode.

  • Le titre original (bête de somme) reprend celui d'un grand succès des Rolling Stones (1978, album Some Girls)

  • On retrouve Chaka, l'Una avec lequel Daniel s'est lié d'amitié dans The First Ones (4-08)

  • Un dessin représentant Chaka apparaîtra dans l'épisode Edward de Sanctuary.

  • Les vues  de la planète de Burrock sont en fait filmés à « Bordertown ». Ce vaste décor de Western à ciel ouvert  figurait déjà Edora dans l'épisode A Hundred Days (3-17). il fut construit pour la série Bordertown (1989-1991) et se situe à Maple bridge, dans le grand Vancouver. 

Retour à l'index


8. LA TOMBE
(THE TOMB)


  

- You know, I'm a big fan of the Russians, and international relations are a bit of a hobby of mine, however, I do believe that SG-1 should handle this one... Alone.

SG-1 et son équivalent russe font équipe pour secourir une autre équipe venue du froid. Celle-ci ne donne plus de nouvelles, alors qu’elle explorait une gigantesque ziggourat.Le courant passe mal entre Jack et son homologue, tous deux méfiants. Le commandant russe tente en outre de récupérer en secret l’Œil de Tiamat, un puissant artefact présent sur les lieux. Un éboulement bloque les sauveteurs à l’intérieur du temple. Ils découvrent alors qu’ils partagent les lieux avec le Goa’uld Mardouk,, le symbiote s’étant emparé d’un monstre tentaculaire ayant massacré la première équipe. SG-1 et une seule survivante russe parviennent à  s’échapper  après avoir tué Mardouk, mais l’Œil de Tiamat est perdu. Le principe d’une collaboration avec les Russes reste néanmoins acté.

La mise en place d’une situation finalement relativement complexe s’avère un modèle d’efficacité, dans la meilleure tradition anglo-saxonne. Cela permet d’entrer rapidement dans le vif de sujet, le récit nous plongeant au cœur de l’action Nous découvrons ainsi la véritable vedette de l’épisode : le superbe  décor du labyrinthe mortel de la ziggourat. Les corridors  de style savamment babylonien apportent une nouveauté bienvenue au sein d’une série encore dominée par le style égyptien. Outre son aspect pure esthétique, le plateau s’avère étonnamment anxiogène, non seulement parce qu’il induit un huis clos enténébré absolument claustrophobique, mais aussi parce qu’il donne physiquement l’impression  de pouvoir s’effondrer à tout moment sur nos héros. Ce piège sépulcral devient un parfait écrin pour l’horreur tentaculaire traquant les humains, elle aussi rendue particulièrement abominable par les artistes de la série. Filmé avec talent par un Peter DeLuise au sommet de son art, The Tomb devient ainsi un pur cauchemar, sans doute l’un des épisodes les plus éprouvants de Stargate SG-1, n’ayant rien à envier aux classiques du même ordre au cinéma.

Le duo Mallozi & Mullie est bien trop fin pour seulement se cantonner au purement horrifique. Il joue également pleinement  la carte du  relationnel, avec un Jack O’Neill rendu nerveux par la présence de l’autre ennemi héréditaire. Jusqu’à monter une irritabilité que Richard Dean Anderson rend absolument irrésistible. D’abord élément de pure comédie, ce facteur introduit ensuite judicieusement un tension supplémentaire entre SG-1 et les Russes, mais aussi au sein de l’équipe elle même. De quoi encore exacerber plaisamment l’ambiance. Les auteurs ne peuvent éviter de rendre les Russes plus retords que les Américains, mais cela se contrebalance par la mort héroïque de leur leader, se sacrifiant pour sauver Jack. On pourra certes tiquer devant les pertes tusses et l’invulnérabilité de SG-1, mais c’est là un privilège inhérent aux héros d’une série ! Les auteurs poussent la malice jusqu’à développer une insidieuse running joke au fil du récit, multipliant les parallèles avec la Moria : Daniel éprouvant les pires difficultés à décrypter le message d’ouverture, tel Gandalf, tunnels dévastés d’une antique civilisation, trésor légendaire, monstre éveille pour avoir trop cherché, journal des disparus…  Un régal. Cet approfondissement particulièrement convaincant du fil scénaristique russe augure du meilleur pour la suite.

  • Au début de l'épisode le major Vallarine prononce une phrase en russe. Elle signifie Le pays le plus puissant du monde et ils sont incapables de faire un café correct.

  • Il s'avère que Teal'c peut détecter la présence d'un symbiote chez un individu, cela n'avait pas été le cas jusqu'ici.

  • L'épisode remporta le Leo Award du meilleur design des décors. 

  • La dépouille du soldat russe est illuminée par la lumière du soleil, alors que l'on se trouve dans une pièce sans fenêtres.

  • Nouveau caméo du réalisateur Peter Deluise : il figure parmi les photographies des soldats russes disparus.

  • L'uniforme d'un soldat russe arbore un logo chiffré 3B1, correspondant dans l'alphabet cyrillique à ZV-1, soit la traduction de « La Porte des Etoiles 1 »,  Zvyozdnye Vorota Odeen. L'équipe russe se nomme aussi SG-1.

  • L'antique ziggourat se trouve sur la planète P2X-338.

  • Elle est dédiée à Marduk, figure importante de la mythologie babylonienne. Dieu suprême du panthéon mésopotamien, il triompha des dieux primordiaux du chaos (parmi lesquels Tiamat), afin d'assurer l'ordre de l'univers. Il est également le dieu de la fertilité apportée par les fleuves Tigre et Euphrate. A Babylone, son sanctuaire, l'Esagil, était associé à la formidable ziggourat mitoyenne, Etermenanki, demeurée dans la tradition populaire comme étant la Tour de Babel. Ce bâtiment, présent sur près de 2000 ans mais aujourd'hui disparu, atteignait sept étages et 90 mètres de hauteur, ce qui était colossal pour l'époque.

  • Le Goa'uld Marduk était déjà cité dans l'épisode Thor's Hammer, comme celui ayant enlevé Jenna.

  • Son nom n'est pas encore cité, mais l'épisode marque l'apparition du colonel Chekov, l'équivalent de Jack O'Neill dans le programme russe de la Porte des Étoiles. Tout au long de la série, il s’avérera un allié de SG-1 parfois rude, mais néanmoins loyal. Il sera tué lors de la destruction de son vaisseau par les Oris (Flesh and Blood, 10-01). Le nom de Chekov fut choisi en hommage au pilote russe de l'Enterprise, Pavel Chekov (Star Trek Classic). Apparaissant dans 10 épisodes, Chekov est incarné par Gary Chalk, apparu dans de nombreux films et séries fantastiques et important voxographe canadien.

Retour à l'index


9. TRAQUENARD
(BETWEEN TWO FIRES)


 

- Narim, would you get your head out of your ass ?

La chancelière de Tollana propose à SG-1 d’ouvrir des négociations, se déclarant désormais prête à échanger des canons ioniques contre du minerai. Narim demeure méfiant trouvant inexplicable cette volte face et il met en garde SG-1.L‘équipe mène l’enquête sur Tollana et découvre qu’un nouveau Grand Maître, au nom inconnu, a mis au point des vaisseaux capables de résister au canon ionique des Tollans. Ceux-ci préfèrent désormais collaborer pour éviter la destruction et préparent de terrifiantes bombes grâce au minerai livré. Aidé par SG-1, Narim préfère détruire les bombes et condamner son peuple, plutôt que de laisse faire. Il reste en arrière, pour partager le sort fatal des Tollans.

Evidemment le but premier de Between Two Fires est d’amorcer la progressive révélation d’Anubis et de l’élévation de sa puissance, qui va désormais occuper l’arrière fond de la saison. Astucieusement, et un rien cyniquement, les auteurs décident de sacrifier les Tollans, afin de marquer un coup d’éclat titillant l’imagination du spectateur à propos de l’ampleur de la nouvelle menace. Détruire l’un des piliers de l’univers  Stargate tel qu’édifié durant les premières saisons illustre éloquemment  qu’une nouvelle ère débute. Si le cahier des charges de l’épisode apparaît transparent, la manière d’y parvenir demeure convaincante. L’intrigue politico-militaire décrite  se développe de manière suffisamment complexe pour maintenir l’intérêt, d’autant que les différents twists effectués sont percutants. Comme souvent cette saison, SG-1 se voit placée devant un choix moral malaisé, quoique rapidement tranché ici !  

L’apparition de Tanith, toujours campé avec brio par Peter Wingfield, apporte une tension supplémentaire, même si en définitive nous n’aurons pas droit à une confrontation avec Teal’c. SG-1 s’avère en grande forme, mais les auteurs ont surtout l’élégance de ménager une belle porte de sortie pour Narim, héros tragique (excellent Garwin Sanford, toujours en phase avec Amanda Tapping). Décidément tomber amoureux de Sam ne porte pas chance, et, parmi ses soupirants les plus notables, Narim rejoint ici Martouf au champ d’honneur. Notre ami astrophysicienne aurait une réputation de chat noir que cela ne nous étonnerait pas. Pour l’instant seul Orlin s’en est sorti, mais vivre sur un plan supérieur et transcendant de l’existence offre parfois de menus avantages. L’épisode bénéficie également de superbes décors intérieurs, élégants et épurés, tandis que l’Université Simon Fraser propose toujours un panorama convaincant de la désormais défunte Tollana.

  • Quand le canon à ions pilonne l'édifice contenant les bombes, les passants ne semblent pas affectés par l'énorme explosion. Il s'agit à l’évidence d'une incrustation vidéo mal gérée.

  • L’apparition holographique de Narim est un clin d’œil au célèbre équivalent de la Princesse Leia Organa (Au secours Obi-Wan Kenobi, vous êtes mon seul espoir).

  • L'épisode marque l'ultime apparition des Tollans et de Narim. Les évènements indiquent clairement qu'ils sont sur le point d'être anéantis par les forces du maitre inconnu de Tanith, sans aucun doute Anubis. Celui-ci se manifeste d'ailleurs ici pour la première fois.

  • Comme précédemment dans Pretense (3-13), Tollana est représentée par les bâtiments de l'Université Simon Fraser, à Burnaby, dans le Grand Vancouver. Quand SG-1 évacue Tollana durant la bataille, on peut d'ailleurs brièvement distinguer le nom de l'université inscrit sur l'un des édifices.

  • La séquence montrant l'effet d’une des armes explosives des Tollans est la même que celle représentant une bombe atomique enrichie au Naquadah dans Chain reaction (4-15).

Retour à l'index


10. LES FAUX AMIS
(2001)


 

- I swear, O'Neill, there's going to be an investigation into this !

- Well, that'll be fine. O'Neill, two L's!

Malgré les évènements de 2010, SG-1 finit tout de même par rencontrer les Aschens. Le contact a lieu fortuitement, sur une planète tierce, agricole et peu peuplée. Aussitôt la même mécanique se met en place et les Aschens proposent une alliance aux Terriens. La méfiance d’O’Neill se voit confirmée quand Hammond découvre que la planète contre laquelle le Jack du futur alternatif l’avait mis engarde est la capitale de leur confédération. De plus Daniel découvre que les indigènes ont vu leur population s’effondrer et leur société reculer après l’arrivée des Aschens. Mais le Sénateur Kinsey incite à la signature du traite, pour des raisons carriéristes. Aidée par l’Ambassadeur Faxon, Sam finit tout de même par forcer les Aschens à révéler leurs plans.

2001 constitue un parfait prolongement au déjà formidable 2010. Brad Wright joue parfaitement de la perspective temporelle et des opportunités qu’offre le fait que 2001 se situe après 2010 dans la chronologie de la série, mais avant dans celle de nos héros. De la sorte  SG-1 n’a pas seulement à se battre contre le subtil et létal complot des Aschens ou l’avidité obtuse du Sénateur, mais aussi contre le Destin lui même, ce qui ajoute une toute autre tension dramatique encore (un phénomène bien connu des amateurs de l’épatante série qu’est Tru Calling). L’auteur ne se contente pas de capitaliser sur cette opportunité et développent leur récit avec maestria.

Les Aschens demeurent de délectables méchants, reptiliens et perspicaces. La vision de la destinée du monde agricole suscite un véritable effroi glacé. De plus, malgré tout ce que le spectateur connaît, Wright accomplit le tour de force de rendre le pacte diabolique  particulièrement tentant. Comme l’on pourrait le dire dans un autre univers, on a envie d’y croire. Le message fatidique joue pleinement son rôle, mais non sans que le SGC ait dut fournir  un effort, un choix judicieux. Kinsey se montre toujours aussi savoureux, le type d’antagoniste que l’on aime détester. L’épisode loue ironiquement son sens politique puisque signer le traité l’aurait effectivement conduit à présider les Etats Unis.  Il mettrait le feu à ce royaume pourvu qu’il puisse régner sur les cendres, dirait George R. R. Martin.

La visite souterraine de Daniel et Teal’c présente un coté Science-fiction surannée assez plaisant. Evidemment il nous faut accepter que de précieux documents tombent miraculeusement aux mains du seul Terrien capable de les exploiter. Mais il est bon que cela soit l’érudition de Daniel au lieu de la science de Sam, comme c’est plus souvent le cas, on varie les plaisirs. L’amateur de techno Science-fiction pourra se régaler avec cette description astucieuse d’une moissonneuse anti gravité couplée à la Porte, une utilisation logistique originale et bien vue. Utiliser la Porte horizontalement induit toujours un effet visuel fort réussi. 2001 présente également le tragicomique de pointer une nouvelle fois la côté Veuve noire de Samantha Carter, puisqu’un nouveau soupirant se voit promptement expédié ad patres. Le seul moment décevant de l’épisode reste d’ailleurs quand les autres membres de SG-1 se soucient visiblement comme d’une guigne du sacrifice du diplomate. Un opus particulièrement riche et stimulant par ailleurs.

  • Mettant en scène les Aschens, 2001 établit une continuité avec celui de la saison précédente, 2010 (4-16). Sept mois se sont écoulés depuis la réception du message envoyé par la SG-1 du futur.

  • Quand Jack indique au Sénateur Kinsey qu'O'Neill, prend deux « l », il montre trois doigts. Que signifie le troisième doigt tendu ?

  • Carter mentionne cette fois que l'idée de transformer une géante gazeause en soleil provient d''Arthur C. Clarke. Les deux titres du double épisode se réfèrent également aux romans de l'écrivain.

  • Carter semble apprécier l'Ambassadeur Faxon. Celui-ci était devenu son mari durant les évènements de 2010.

  • Le texte alien du journal est obtenu en décalant le texte anglais d'une lettre, un tour de passe-passe bien connu des amateurs des Livres dont vous êtes le Héros. Le titre du journal devient ainsi The Voilan Voice et celui de l'article lu par Daniel : Vaccine from newcomers causes sterility.

  • La série effectue un nouveau clin d'oeil au Magicien d'Oz quand Jack déclare : Just when you think you're not in Kansas any more, it turns out you are

Retour à l'index


11. ULTIME RECOURS
(DESPERATE MEASURES)




- I played a lot of hide and seek as a kid. I could always find anyone, anywhere, but they could never find me.

- Because they didn't want to.

Carter est enlevée par les hommes d’Adria Conrad, un milliardaire acoquiné à Simmons. Conrad est mourant, son sel espoir  de survie demeurant l’implantation d’un symbiote dérobé aux Russes. Sam l’intéresse du fait de son expérience avec Jolinar, car il désire échapper à l’emprise du Goa’uld. Pour retrouver Sam, Jack fait alliance avec Maybourne, avec qui il a sympathisé. Les deux hommes mènent l’assaut sur le repaire de Conrad, mais celui-ci, pressé par le temps, s’est fait implanter le symbiote et est devenu un hôte asservi. Simmons s’échappe avec le Goa’uld, et escompte bien tirer de lui des informations, tandis que Maybourne disparaît, soupçonné d’être l’auteur de cette manipulation. Sam est sauvée juste à temps, avant d’être disséquée.

Les épisodes conspirationnistes  comptent rarement parmi les plus réussis de Stargate SG-1 et celui-ci ne fait pas exception à la règle. On perçoit en effet clairement que l’on se situe ici en dehors du domaine de prédiction des auteurs de la série. On ne passe pas impunément d’un genre à l’autre et les récits d’espionnage connaissent d’autres exigences que de l’épique Science-fiction d’aventure constituant l’ADN de la Stargate SG-1. Il y faut une intrique solide et maîtrisée, sans se laisser emporter par le souffle de l’aventure et de l’exotisme, qui peuvent justifier voire nécessiter des entorses au réalisme et des raccourcis scénaristiques. Or le duo Malluzi et Mullie ne varie absolument pas de style, d’où un différentiel extrêmement dommageable. Les auteures de The L Word, expertes dans la peinture des sentiments, avait pareillement tenté de composer une ultime saison très policière, avec un semblable échec, même si le naufrage s’avère moins absolu ici.  Au total tout ce qui fait le sel d’un récit d’espionnage se voit anéanti par la trop grande facilité, sinon la désinvolture, des péripéties.

Maybourne sait tout, tout le temps, sans que l’on sache comment ; hormis de vagues explications. Il peut accéder n’importe où, briser un code informatique quasi instannément, etc. De son côté, Jack tombe instannément sur le témoin principal de l’enlèvement, Daniel a justement pile dans son dossier les données permettant de situer de situer el QG de Conrad, sans l’avoir particulièrement cherché  etc. Ce n’est pas cela, une enquête. Par ailleurs, tout comme chez les Avengers, autre série d’aventure, proposer un méchant pathétique est rarement une bonne idée. Et dans le cadre d’une série d’espionnage Conrad laisse bien trop d’indices derrière lui pour être pris au sérieux. Desperate Measures reste néanmoins sauvé par le décor convaincant de l’hôpital désaffecte, mais surtout par d’excellents numéros d’acteurs, Amanda Tapping et le pittoresque Tom McBeath en tête .La relation de camaraderie mêlée de méfiance entre Jack et Maybourne résulte également très originale au sein de la série  et résulte des plus savoureuses. L’épisode retrouve un allant en fin de parcours, quand on renoue avec la casse au Goa’uld. La situation finale se montre également prometteuse, appelant à un prochain développement de l’arc Conrad.

  • Jack O'Neill fait référence à la pile de National Geographics en sa possession. Dans la première version du script, il s'agit de numéros de Playboy.

  • Dans les dialogues, des références sont faites aux monstres rivaux du cinéma japonais, Godzilla et Mothra.

  • Sam conduit toujours sa superbe Volvo P1800 grise de 1961.

  • La majeure partie de l'épisode est tournée dans les locaux désaffectés du l'hôpital psychiatrique de Riverview, dans la ville de Coquitlam, à l'est de Vancouver. Une grande partie de cet hôpital construit en 1872 fut en effet progressivement fermée à compter des années 1990. Les cliniques abandonnées ont abrité de nombreux tournages se déroulant à Vancouver. Les cellules de l'épisode Eve des X-Files y sont ainsi situées, de même que les opus In my Time of Dying et Asylum de Supernatural, entre bien d'autres exemples. Trois autres épisodes de Stargate SG-1 s'y dérouleront : Icon, Ethon et Memento Mori

Retour à l'index


12. WORMHOLE X-TREME
(WORMHOLE X-TREME!)


 

- I'm Christian Bocher, portraying the character of Raymond Gunn, who portrays the character of Dr. Levant, which is based on the character Daniel Jackson portrayed by the actor Michael Shanks, originally portrayed by the actor James Spader in the feature film.

Le vaisseau mère qui avait emmené Martin et ses compatriotes est de nouveau en approche de la Terre. Jack recontacte Martin mais celui-ci, de nouveau amnésique participe à la production d’une série télévisée qu’il a imaginé à propos de souvenirs diffus du SG-1 et de la Porte : Wormhole X-Treme. Parallèlement le groupe de Tanner entend récupérer le boitier détenu par Martin, permettant de diriger le vaisseau, afin de quitter la Terre, mais le NID entend bien  lui aussi s’emparer de l’astronef. SG-1 va devoir mener une enquête dans le monde le plus étrange qu’elle n’ait jamais exploré : celui du tournage d’une série de Science-fiction.

Le centième épisode apparaît toujours comme un cap important pour une série télé. Il marque un indéniable succès, rend la production éligible pour la syndication et surtout constitue l’occasion rêvée pour un opus spécial. La plupart des séries concernes ne ratent pas le coche, à des degrés divers. Unusual Suspects apparaît ainsi comme un vaste flash back révélant la mythique  rencontre de Mulder et des Bandits Solitaires, le bouleversant The Gift voit la Tueuse sacrifier sa vie pour sauver le monde, Rod Serling convie l’immense écrivain qu’est Ray Bradbury à pénétrer dans la Quatrième Dimension, Booth et Bones, enfin, le Dr. Brennan, s’embrassent pour la première fois, Phoebe donne le jour à ses triplés, J.D. connaît un inoubliable « jour de repos » placé sous le signe du Magicien d’Oz, etc. Mais peu de séries auront célébré l’évènement avec autant d’éclat, d’humour et d’audace que Stargate SG-1.

Wormhole X-Treme représente en effet l’un des récits à La Nuit Américaine les plus aboutis qui soient, c'est-à-dire mettant en scène un tournage. Les toujours imaginatifs Malluzi et Mullie, idéalement choisis pour cet exercice de style, n’oublient pas de structurer l’ensemble avec une véritable intrigue, d’autant plus intéressante qu’elle boucle élégamment un fil narratif laissé pendant, une pratique toujours appréciée. Mais c’est bien sur le tournage que se focalise l’attention d’autant qu’il instille plusieurs niveaux d’humour pétillant. Le téléspectateur occasionnel se réjouira de nombreux gags et de la personnalité toujours irrésistible de Martin (Willie Garson, toujours aussi savoureux), le fin duo d’auteurs retrouvant judicieusement l’une de ses créations les plus drôles. Au-delà le l’aspect pastiche, les différents « acteurs » présentés sont hilarants par eux mêmes, avec une mention spéciale pour le simili colonel, Michael DeLuise.

Le fan de Stargate SG-1 fera son miel des innombrables private joke, concernant le vécu des personnages ou l’équipe  de production elle même. Sur un mode certes moins féroce que Darin Morgan pour les X-Files ou MillenniuM, Malluzi et Mullie n’hésitent d’ailleurs pas parfois ironiser sur certains travers de la série (oui, tous les aliens de la galaxie parlent un parfait anglais) mais aussi plus génialement sur l’envers du décor de la télévision : les egos, les décideurs incompétents, l’argent… L’amateur de Science-fiction reconnaîtra avec plaisir plusieurs références dans ce script décidément incroyablement riche et tonique, de Star Trek Classic à l’épatant Galaxy Quest, qui a visiblement beaucoup inspiré les auteurs. On rit aux larmes devant cette exécrable Science-fiction présentée, à laquelle résument souvent le genre ceux n’y connaissant rien.

On regrettera simplement l’absence des fans au sein de ce joyeux et vivace portrait de famille, alors que Galaxy Quest avait su les intégrer, via le décapant portrait d’une convention de Science-fiction, mais il dst vrai que cette série de haut vol qu’est Wormhole X-Treme n’a pas encore été diffusée. Un épisode audacieux et virtuose, parfois iconoclaste, en attendant l’autre immense réussite que suscitera 200. Allez, c’est reparti pour une nouvelle centaine d’épisodes.

  • Il s'agit du centième épisode de la série. Stargate SG-1 parviendra également à fanchir le cap des 200 épisodes, un privilège réservé à bien peu d’élues.

  • L'épisode 200 (200ème épisode de Stargate SG-1) établira que Wormhole X-Treme ! a été annulée au bout de trois épisodes diffusés. Cependant les ventes de DVD ont bien fonctionné, ce qui autorise le tournage d'un film !

  • Le metteur en scène de la série fictive est bien entendu interprété par Peter DeLuise, réalisateur de l'épisode et grand amateur de tels caméos. La plupart des auteurs et des membres de l'équipe technique effectuent de semblables apparitions sur le tournage. Les évènements filmés sont des références à des équivalents survenus au cours d'épisodes précédents, agrémentés de très nombreuses private jokes.

  • Le « Colonel Danning » est interprété par Michael DeLuise, frère de Peter.

  • Lors de sa conversation avec Martin, le réalisateur déclare que le troisième coup, désintégrant, du Zat est la pire idée qu'il ait entendu de sa vie. Il s'agit d'une plaisanterie insérée par l'auteur Johnathan Glasser. Son compère Brad Cooper n'en a en effet jamais été partisan de cette idée.

  • Marin déclare : Research says that shows with "X" in the name get higher ratings. Il s'agit évidement d'un clin d'oeil aux X-Files.

  • Martin estime que The real money's in syndication. Il s'agit d'une référence à la pratique répandue selon laquelle une série atteignant cent épisodes (comme ici Stargate SG-1) peut désormais fonctionner en syndication, sans tourner de nouveaux épisodes. Seules les productions connaissant un succès particulièrement notable peuvent se développer au-delà.

  • O'Neill affirme effectuer un contrôle de sécurité car un général va particper à la production. Il s'agit d'un clin d'oeil à l'apparition du général Michael E. Ryan à l'épisode Prodigy, la saison précédente.

  • La vigile lit un livre intitulé Dust Off Your Scripts and Sell Them for Money, de Robert Cooper, clin d'oeil à cet auteur de la série.

  • L'épisode marque la première apparition de l'Agent Malcom Barrett. Il va assurer la liaison entre le SGC et le NID, dont il relève. Agent loyal et fidèle allié de SG-1, il aidera cette dernière lors de ses affrontements contre les Hommes en noir mal intentionnés, notamment ceux issus du Trust. Interprété par Peter Flemming, il apparaît dans six épisodes de Stargate SG-1 et deux d'Atlantis. En forme de clin d'oeil, Fleming inarnera un agent du FBI dans l'épisode de Sanctuary, Bank Job.

  • L'effet spécial de téléportation de Tanner est identique à celui de  Star Trek Classic.

  • Les studios où est tourné Wormhole X-Treme ! sont les véritables de Stargate SG-1 : The Bridge Studios, à Burnaby, dans le Grand Vancouver.

Retour à l'index


13. L’ÉPREUVE DU FEU
(PROVING GROUND)


 

- Grogan. He'll make a fine addition to an SG team one day.

- He'll make a fine target.

SG-1 supervise la dernière étape de la formation de quatre jeunes cadets de l’US Force, désireux d’intégrer le Programme Stargate (dont Jennifer Haley). Les candidats sont organisés en équipe SG, commandée par le Lieutenant Eliott et doivent sortir victorieux de diverses simulations. Soudain un artefact Goa’uld s’active s’emparant de l’esprit de nombreux gardes du SGC ainsi que de Daniel et Teal’c. Jack est blessé et les cadets sont les seuls à pouvoir rétablir la situation. Ils y parviennent, triomphant ainsi de ce qui n’était qu’un ultime test. Eliott achève de convaincre Jack en refusant d’obéir aux ordres, afin de sauver Haley, qu’il croyait en danger.

Proving Ground permet à Stargate SG-1 de redresser le cap après l’échec de Rules of Engagement, en saison 3, autre épisode s’intéressant à la formation de jeunes recrues, cette fois chez les Jaffas. A la place d’un scénario dépourvu de substance autre qu’un moralisme pesant, on se retrouve ici face à un récit des plus ludiques. Ron Wilkerson a l’excellente idée de ne pas tenter de faire croire à la véracité de l’alerte, un pari perdu d’avance. Au contraire, jeter rapidement le masque permet au spectateur de se rendre au jeu et accroit l’identification avec les cadets. En effet, outre leur sympathie parfois un peu pataude, ils partagent en définitive exactement le même rêve que tout fan de Stargate SG-1, franchir la Porte des Etoiles et partir à l’aventure en explorant le vaste Univers. On se prend ainsi totalement au jeu, souhaitant jusqu’au bout voir leurs efforts être récompensés.

Chacun des quatre impétrants se voit joliment croqué, avec l’accent logiquement mis sur l’officier en charge, porteur d’une responsabilité particulière (habilement se met ainsi déjà en place le prochain double épisode où Eliott sera appelé à jouer un rôle déterminant). Un parallèle est également habilement dressé entre les novices et SG-1, membre par membre mais aussi dans la résolution de l’alerte. Certains à-côtés pimentent encore le récit, comme SG-1 et Hammond essayant très fort de dissimuler qu’il s’amusent comme des fous durant cette pause entre deux missions et finement très paternalistes envers les cadets, Jack totalement en roue libre dans son rôle de maître de guerre vachard ou se plaisant à  inciter les jeunes à attaquer Daniel, un épisode particulièrement hilarant de cette rivalité amicale apportant un sel particulier à la série. Cet épisode tout à fait divertissant apporte un élément précieux à l’univers Stargate, étayant les relations unissant le Projet Stargate au reste de l’US Air Force.

  • A l'issue du tournage, la production s'aperçut que l'épisode était légèrement trop court. La scène où Jack et Sam discutent des cadets au mess fut alors tournée pour l'occasion.

  • On retrouve ici le cadet Jennifer Haley, découverte dans Prodigy, la saison passée. Il s'agit de son ultime apparition dans la série.

  • Le cadet Carl Grogan intégrera SG-9. Il réapparaitra dans l'épisode The Sentinel, cette même saison, où il aidera SG-1 à lutter contre les Jaffas du Goa'uld Svarog.

  • Le cadet Kevin Elliott intégrera SG-17. Il reparaitra dans le double épisode Summit/Last Stand, cette même saison, où il se sacrifiera pour sauver SG-1.

  • Le cadet Satterfield, l’érudite éprise de Daniel, ne réapparaitra plus dans la série. Elle est interprétée par Grace Park, connue pour le Cylon Numéro 8 de Battlestar Galactica et la Kono Kalakawa d’Hawaii 5-0.

  • Les cadets utilisent des Intars, armes d'entrainement goa'ulds découvertes dans Rules of Engagement (3-09).

Retour à l'index


14. 48 HEURES
(48 HOURS)


 

- God, you're a jerk !

- I wish I didn't find you so attractive. I always had a real weakness for dumb blondes.

- Go suck a lemon !

- Very sexy. Very, very sexy.

Teal'c parvient au terme de sa vendetta, en exécutant Tanith, le fourbe assassin de la belle Sha'nauc. Mais le vaisseau Goa’uld s’écrase sur la Porte que Teal’c vient de franchir, empêchant  la rematérialisation de ce dernier. Le Jaffa est conservé en mémoire par la Porte du SGC. Chaque membre du SGC va tenter de le sauver, Jack en refaisant alliance avec Maybourne contre Simmons, qui tente d’exploiter la situation, Daniel en négociant une assistance matérielle des Russes et Sam en faisant équipe avec un génie autoproclamé nommé Rodney McKay. SG-1 parvient à récupérer le Gao’uld détenu par Simmons et à arrêter celui-ci, tandis que Teal’c est sauvé.

L’épisode débute par une scène particulièrement spectaculaire et pyrotechnique, sans doute pour compenser le relatif manque d’action des opus récent. Ls explosions s’avérant particulièrement énormes, on ne peut d’ailleurs s’empêcher de songer aux exigences en la matière de DeLuise dans Wormhole X-Treme. Seul bémol, la confrontation tant attendue entre Tanith et Teal’c se résume à du presse bouton expéditif, alors que la péripétie aurait mérité un épisode entier. C’est dommage d’autant que cela nous prive d’un nouveau réjouissant numéro de Peter Wingfield. La suite du récit confirme la propension de cette saison à jouer la carte des arcs scénaristiques individuels, avec une intrigue liant habilement plusieurs d’entre eux, tout en assurant leur progression (Simmons, le Goa’uld, les Russes, Tanith, Maybourne) .

Le scénario donne ainsi joliment l’impression d’un carrefour en mi-saison, avec une vraie valeur ajoutée. Les auteurs placent habilement des liens entre les trois histoires, afin d’éviter de donner l’impression d’une segmentation artificielle et l’ensemble se rejoint en conclusion, avec fluidité. Malgré cette habileté globale, 48 Heures ne peut éviter le travers coutumier des films à sketchs : l’inégalité particulièrement voyante de l’intérêt des divers segments. Le plus faible des trois demeure certainement le volet espionnage, amplifiant les différents défauts observés dans Desperate Measures. Maybourne résout absolument tout en 30 secondes sur le Net, lui et Jack pénètrent dans le repaire du NID comme dans du beurre, Simmons commet une erreur magistrale, etc. Tout cela vire à la désinvolture pure et simple, hormis le toujours réjouissant Maybourne. L’histoire diplomatique résulte nettement plus relevée avec différentes confrontations dialoguées avec finesse et souci d’éviter le manichéisme. Les auteurs vont jusqu’à interpeller le spectateur sur les responsabilités des parties en présence.

Le meilleur réside cependant chez nos amis scientifiques, car l’épisode s’autorise le luxe de lancer un nouvel arc narratif, et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du début du chemin conduisant Rodney McKay jusqu’à Atlantis. David Hewlett crève l’écran, possédant d’emblée le succulent personnage, avec une étonnante maîtrise (il est vrai qu’il insuffle beaucoup de lui même dans cette épatante création). Meredith est déjà en grande forme et ses prises de becs avec une Sam montant elle aussi voire en puissance comptent parmi les instant les plus hilarants de l’ensemble de la série. Le binôme formé avec Amanda Tapping fonctionne du  tonnerre. On pourrait regretter que seul le côté irritant de Rodney soit montré, puisqu’il n’apporte rien et se cantonne à un pessimisme stérile ne ressemblant en rien à ce qu’il sera sur Atlantis. Mais il n’est ici qu’début de son voyage, on peut comprendre que les scénaristes lui laissent une marge de progression.

  • Peter Wingfield est représenté par une incrustation vidéo, une image extraite de l’épisode Between Two Fires.

  • L'épisode marque l'entrée en scène du génie universel canadien généralement connu sous le nom de Rodney McKay. Qu'on se rassure, il ne restera pas longtemps exilé en Sibérie, car il participera à six autres épisodes de Stargate SG-1, avant de devenir un irremplaçable pilier de Stargate Atlantis. L'hilarant David Hewlett incarne l'humble prodige, dont la libido sera souvent stimulée par Sam, la réciproque demeurant à prouver.

  • Le titre de l'épisode devait initialement être Teal'c interrupted.

  • La station-service et l'hôtel où se rend O'Neill existe vraiment et se situe à Burnaby, dans le Grand Vancouver. Il s'agit d'un Accent Inn, une chaîne très présente en Colombie britannique.

  • La superbe résidence du NID est Rosemary Mansion, située sur Selkirk Street, à Vancouver. Construit en 1915, cet édifice classé, de style Tudor, fut nommé d'après le prénom de la fille du bâtisseur, un riche homme d'affaires local. Après guerre il fut longtemps une retraite de l'ordre de Notre-Dame du Cénacle.

Retour à l'index


15-16. SANS ISSUE 
(SUMMIT / LAST STAND)


 

Situé dans un station spatiale, un sommet entre les sept principaux grands maîtres (dont un certain Ba’al) doit mettre fin à la guerre civile et permettre de faire face à la nouvelle puissance émergeante. Osiris, s’étant rallié à Anubis, révèle le nom de son maître et somme les Goa’ulds d’accepter son retour, promettant en échange de détruire la Terre, ce qu’ils acceptent. Dissimulé par le fluide des Réols, Daniel est infiltré  par le Tok’ra afin d’assassiner les grands maîtres, grâce à un nouveau pion, Il ne peut s’y résoudre, pour ne pas tuer Sarah, mais découvre la menace et sépare Yu d’Anubis. Zipacna, un autre inféodé à Anubis, attaque la base de Tok’ra, où se trouve aussi SG-1 et SG-17. Grâce au sacrifice de leurs alliés et d’Eliott, SG-1 parvient à s’échapper, en sauvegardant la formule du poison.

Ce double épisode illustre à merveille la maestria avec laquelle la série optimise désormais les arcs personnels de ses poinçonnages principaux ou secondaires. Après l’expansion tous azimuts des premières saisons, l’Univers Stargate arrête sagement de développer de nouveaux concepts, ce qui lui évite de tomber dans le piège de la dilution et du manque de cohérence (à l’inverse de ce qu’ont pu connaître d’autres séries au long cours, telles Smallville ou Charmed). A la progression horizontale succède la verticale, les auteurs optant plutôt pour enrichir l’existant, notamment en désenveloppant des synergies narratives entre peuples et personnages.

Après plusieurs épisodes se centrant sur le théâtre terrien, le tandem Malluzzi & Mullie a judicieusement recours à la Tok’ra et à Daniel pour nous permettre de percevoir plus en détail les secousses vécues par l’empire Goa’uld, jusqu’ici seulement évoquées. L’effet s’avère vertigineux, avec un panorama global et évolutif de la galaxie exposée par une assemblée de psychopathes mégalomanes tout à faits réjouissants, ainsi qu’avec le retour bienvenu de Zipacna et Osiris. Cette dernière entrecroisant finement relationnel et politique, toujours superbement incarnée par Anna-Louise Plowman. Le second versant de l’intrigue apporte un lot particulièrement tonique de rebondissements et de combats, tandis que l’ensemble bénéficie des moyens supérieurs traditionnellement accordés par Stargate SG-1 à ses doubles épisodes.

Toutefois la réussite de Sans issue apparaît incomplète. En effet les intrigues diplomatiques demeurent trop peu développées dans cette station spatiale aux allures de Babylon 5. Une fois les amusantes présentations effectuées par Daniel les différents Grands Maîtres demeurent trop indifférenciés, en périphérie du duel entre Yu et Osiris (même si l’on perçoit que Ba’al manifeste déjà de remarquables capacités d’adaptation). De fait le double épisode aurait du se centrer sur ce seul aspect, au-lieu de décrire en sus des menées militaires certes prenants, mais relativement classiques au sein de la série.

On retrouve ici une erreur assez fréquente de la série  (et ultérieurement réitérée dans Sanctuary), consistant à segmenter le récit en deux parties disjointes, à l’interaction  non dynamique, hormis pour des retrouvailles finales. Le passionnant décor diplomatique ne dispose pas de l’espace nécessaire à sa pleine concrétisation. On peut aussi remarquer, qu’à côté de spectaculaires images de synthèse (bataillons de Jaffas, vaisseaux), les affrontements entre SG-1 et Zipacna se résument à des affrontements de couloirs, un contraste décevant. La narration abuse également du suggestif lors de sa conclusion particulièrement brusque, nous demandant d’accepter que tout se déroule comme évoqué par nos héros. Qui trop embrasse mal étreint : malgré sa dimension de double épisode, Sans issue paraît sans cesse manquer de temps, mais ne reste pas moins un irremplaçable carrefour de la série.

  • Il était initialement prévu que Martouf revienne dans cet épisode, après avoir survécu aux évènements de Divide and Conquer et avoir été placé en stase. Il serait par là suite demeuré un personnage semi récurrent. Mais l'indisponibilité de son interprète provoqua l'abandon du projet. Le lieutenant Kevin Elliot devint le nouvel hôte de Lantash. Martouf et son symbiote réapparaitront cependant dans la réalité alternative décrite dans Ripple Effect (9-13).

  • Anubis est explicitement cité pour la première fois comme étant la mystérieuse puissance émergeant face aux Grands Maîtres.

  • Apparu dans Pretense (3-15), Zipacna apparaît ici pour la dernière fois. Sa disparition ne sera pas expliquée mais on peut supposer qu’Anubis ne fut guère satisfait de l’échec de son vassal !

  • Ba'al réalise ici son apparition dans la série. D'abord devenu principal lieutenant d'Anubis, il deviendra par la suite le leader incontesté des Goa'ulds à leur crépuscule. Bien plus réaliste et inventif que les autres Grands Maîtres, parfois même capable d'humour, le rusé et cynique Ba'al parviendra toujours à représenter une authentique menace pour SG-1 et ses alliés, malgré le déclin de sa puissance et l'avènement de la Croisade Ori. Incarné avec une remarquable présence par le formidable Cliff Simon, Ba'al demeure d'ailleurs l'antagoniste à la présence la plus durable tout au long de Stargate SG-1, jusqu'à l'ultime téléfilm, Stargate Continuum.

  • Baal est un dieu phénicien puis carthaginois. Hannibal signifie ainsi « qui a la faveur de Baal ».Il représente généralement le principe masculin, avec des adaptations locales propres à chaque cité. Le principe féminin lui étant associé est représenté par Ishtar (ou Astarté). L’opposition des cultes de cette divinité générique et du Dieu unique des Hébreux se traduit dans l’Ancien Testament, où il représente le Mal et tout ce qui pourrait détourner le peuple élu du droit chemin.

  • Les nombreux Grands Maîtres et Goa'ulds inférieurs aperçus au cours du double épisode  reviendront tous par la suite au cours de la série, hormis Kali. Cette sombre déesse se manifestera néanmoins dans Sanctuary, mais aussi dans Supernatural !

  • Yu demeurera longtemps le seul Grand Maître à s’opposer à Anubis, d’ailleurs avec succès. Il parviendra finalement  à convaincre les autres de s’opposer à au tyran (Full Circle, 6-22).

  • Une photo de Sha're est toujours présente sur le bureau de Daniel.

Retour à l'index


17. IMPACT
(FAIL SAFE)


 

- I do this every day.

- That's probably because you don't understand what actually happens to your body when you go through this thing. I do.

Un gigantesque astéroïde se rapproche de la Terre, menaçant de détruire toute vie sur la planète Hammond organise les évacuations vers le site Alpha, mais reste au SGC. SG-1 parvient à réparer un cargo Goa’uld abandonné et à installer une bombe atomique sur l’aérolithe. Mais elle découvre alors que son cœur est constitué de Naqquadah. L’explosion anéantirait également la planète, un piège certainement conçu par les Goa’ulds. Sam a alors l’idée d’actionner l’hyperespace du cargo, faisant passer le corps céleste à travers la terre, évitant ainsi la collision. SG-1 est alors récupérée par la Tok’ra.

L’épisode s’inscrit parfaitement vers l’évolution de Stargate SG-1 vers un space-opera davantage classique. Une fois les préliminaires effectués de manière aussi efficace qu’amusante (désopilante équipe de scientifiques), le récit  se résume à un catalogue à peu près exhaustif des malheurs pouvant s’abattre sur un vaisseau spatial en mission : panne de moteurs, pluie de météorites, manque d’énergie, etc. Mais ce classicisme se voit plus que contrebalancé par le rythme soutenu du récit, ainsi qu’une mise en scène des plus pertinentes, sachant tirer le meilleur parti de superbes décors sans pour autant négliger l’émotion et l’excellente interprétation. Le suspense se maintient jusqu’à l’ultime minute, grâce à un parfait minutage des effets.

 Le mieux étant l’ennemi du bien, on note toutefois un certain acharnement avec l’affaire des cinq fils jaunes, pour le coup on se situe plus près de la Septième Compagnie que d’Armageddon ! Le récit ne se limite heureusement pas à l’événementiel,  mais trace également un beau portrait de cette solidarité face au péril entremêlée d’humour, faisant le charme de SG-1, tandis que Sam se voit avec justice mise en avant. Après plusieurs épisodes très denses, où SG-1 œuvre en conjonction avec d’autres races, on apprécie ces retrouvailles centrée sur la seule équipe. Le Général Hammond, à l’héroïsme et au sens du devoir dépourvus de toute ostentation reçoit ici un bel hommage, avec un Don S. Davis remarquablement expressif.

  • Il y a visiblement des espaces ouverts dans les casques des tenues spatiales de Teal'c et O'Neill.

  • On peut entendre leurs pas à l'intérieur du vaisseau, alors qu'il n'y a pas d'atmosphère pour propager le son.

  • Il demeure possible que l'astéroïde ait été envoyé par Anubis (notamment suite à ses promesses de destruction de la Terre proférées lors de l’épisode précédent). Après tout, il en existe de réels aérolithes se nommant Anubis et Apophis. Apophis a ainsi frôlé la Terre le 09 janvier 2013.

  • Jack déclare I've seen this movie... It hits Paris.  Il s'agit d'un clin d'oeil au film Armageddon (1998), au scénario très similaire à celui de l'épisode. Une pluie de météorites s'y abat sur Paris.

  • Le titre original « Fail safe » fait allusion au terme technique désignant le moment ou toute tentative de déviation du corps céleste est devenue impossible.

  • Le chien aperçu dans la séquence initiale est celui du producteur Michael Greenburg, Emeline.

Retour à l'index


18. LE GUERRIER
(THE WARRIOR)


 

- I honor he who would kill his god. And to his brethren of the Tau'ri, slayers of Ra, Hathor, Setekh, Heru'ur, Sokar, Cronos, and Apophis.

- Well, somebody's been keeping score.

Le Jaffa K’Tano a tué son maître Imhotep et est devenu le leader d’une importante rébellion. A la demande de Maître Bra’tac, SG-1 lui apporte armes et provisions. Mais O’Neill n’apprécie pas K’Tano, fanatisant ses troupes à l’extrême (jusqu’à susciter des attentats suicides) et créant un nouveau culte autour de sa personne. Teal’c lui est pourtant favorable, jusqu’à créer une crise au sein de SG-1. Cependant K’Tano envoie Teal’c dans une mission désespérée, dans la forteresse de  Yu. Teal’c est capturé mais Yu lui révèle la vérité : K’tano ,n’est autre qu’Imhotep, qui a eu l’idée de susciter cette révolte afin de gagner en pouvoir contre les Grands Maîtres Libéré, Teal’c défie Imhotep en combat singulier et le tue.

Du fait de son argument  astucieux mais aussi très simple, l’épisode doit supporter une phase d’exposition trop délayée, lestée de trop nombreuses scènes de Capoeira, jusqu’à virer au clip de démonstration. Comme souvent durant les temps morts, SG-1s’active pour distraire le spectateur, O’Neill et ses ineffables talents de diplomate en tête. On retient également une savoureuse démonstration de tir au P-90 de la part de Sam, mais l’impression d’un relatif manque de substance demeure. L’épisode s’anime avec la survenue de la crise entre Teal’c et Jack, suscitée par la progressive révélation de la vraie nature fanatique et impitoyable de « K’tano » (excellent Rick Worthy).

Comme souvent cette saison, nos héros se trouvent confrontés à un choix difficile et celui de Teal’c permet à Christopher Judge de réaliser un superbe numéro d’interprétation. On pourrait regretter de voir le Jaffa (ainsi que Maître Bra’tac en personne !) se faire aussi aisément dupé, mais, dans le contexte, il s’agit d’une option réaliste. On apprécie la finesse de Yu, libérant Teal’c afin de s’assurer du trépas de son rival Imhotep, une indication subtile qu’Anubis n’en a pas fini avec lui. Le duel final se montre prenant, mais pâtît  de ralentis indigestes, une nouvelles fois de Capoeira. Au total un épisode non dépourvu d’intérêt, à l’originale idée initiale, mais inégal dans son développement.

  • Quand K'Tano active le DHD, les glyphes ne s'allument pas.

  • Peter DeLuise accomplit un autre de ses habituels caméros : lors de la harangue de K'Tano, il est le Jaffa s'exclamant An army has weapons ! An army has food !.

  • Le style de combat Jaffa nommé Mustaba est en fait la brésilienne Capoeira.

  • Le scénario est écrit par Deluise et Judge, sur une idée originale de ce dernier.

  • Rick Worthy (K'Tano) est également connu pour diverses apparitions dans Star Trek et pour le rôle du Cylon Simon dans Battlestar Galactica. Il incarne également le Vampire Alpha, ennemi récurrent des frères Winchester dans Supernatural.

  • Durant le duel contre K'Tano, la baton de Teal'c est aperçu brisé, avant que l'évènement ne survienne.

  • K'tano se déclare ancien Primat d'Imhotep. Ce dernier fut un Goa'uld mineur, mais une importante figure de l'histoire égyptienne. Selon la tradition, il fut le premier bâtisseur de pyramide, au cours de la Troisième Dynastie (troisème millénaire avant JC). Il présida ainsi au passage des bâtiments en terre cuite à ceux en pierre. Il joua aussi un grand rôle dans le développement dans la médecine égyptienne. Passé dans la culture populaire, il devient notamment l'antagoniste récurrent de la saga La Momie (1999).

Retour à l'index


19. MENACE
(MENACE)


 

- Colonel, you said to look for anything uncharacteristic of the indigenous civilization.

- I would never say anything like that.

Sur un monde anéanti par les Réplicateurs, SG-1 découvre un androïde féminin désactivé, relevant d’une technologie très avancée. Sam la réactive au SGC, dans l’espoir de découvrir comment elle a pu résister aux terribles machines. L’androïde, nommée Reese, s’avère dotée de la personnalité d’une très jeune fille et elle sympathise avec Daniel. Cependant il apparaît que c’est elle qui a créé les Réplicateurs, par nanotechnologie, comme ses jouets. Ceux-ci ont échappé à son contrôle et anéanti la population, avant de partir. Reese, en fait ultra paranoïaque, suscite d’autres Réplicateurs et tente de franchir la Porte. Daniel tente de la raisonner, quand Jack l’abat. Les Réplicateurs sont désintégrés, mais Daniel pense que c’est Reese qui en a  volontairement décidé ainsi, avant de mourir.

En premier ressort, l’intrigue de Menace résulte très linéaire et prévisible, s’inscrivant dans l’un des grands poncifs de Stargate SG-1 : un péril refranchit la Porte en compagnie de nos héros, qui doivent en suite y faire face, en ultimes défenseurs de la Terre. Et pourtant l’épisode sort tout à fait du lot, grâce à de précieuses qualités. Le récit révèle ainsi de cruciales informations quant à l’origine des Réplicateurs, un complément indispensable et passionnant apporté à ces figures désormais irremplaçables de la saga.

Une révélation savamment progressive. L’ironie voyant ces prédateurs absolus naitre du besoin de compagnie d’une jeune fille produit un remarquable effet. Les péripéties développent un rare suspense, jusqu’à l’ultime récit d’une histoire pimentée par les vues toujours impressionnantes des vagues de Réplicateurs, parmi lesquelles Reese se meut telle une effrayante reine des ténèbres. Ces scènes de guerre ont été déjà vues ailleurs, mais les situer au sein même du SGC accroit encore les enjeux. Incidemment, cela nous vaut aussi le plaisir de découvrir Hammond en treillis et sur la ligne de front, avec un Don S. Davis toujours aussi convainquant.

L’intrigue se centre efficacement sur SG-1, chacun de ses membres voyant ses capacités sollicitées, dans un tout parfaitement coordonné. Surtout, Menace sait développer un double niveau de récit, un affrontement psychologique venant s’ajouter aux scènes de bataille. La passionnante ambivalence de Reese, interprétée avec sensibilité par Danielle Nicolet se situant au cœur des débats. Générant une palpable intensité dramatique, elle interpelle directement le spectateur, avec un paroxysme atteint lors de la bouleversante confrontation finale.

Une crise d’une rare intensité éclate alors entre Daniel et Jack, que le récit laisse astucieusement le soin de trancher au public. L’un des sommets d’une saison durant laquelle les membres de SG-1 auront été confrontés à des choix plus difficiles qu’à l’accoutumée. Michael Shanks se montre bouleversant, Menace s’affirmant en définitive comme un grand épisode Daniel Jackson, une ultime ironie au moment où celui-ci s’apprête à pendre congé. Daniel va décidément bien nous manquer, ainsi que sa captivante et si complexe relation avec Jack O’Neill.

  • Il s'agit de l'épisode n° 107, marquant donc le terme de la première partie de ce parcours de Stargate SG-1 (hormis les téléfilms conclusifs).

  • La scène pré générique fut tournée le 11 septembre 2001. Quand survint la nouvelle de l'attentat, Christopher Judge demanda à être placé en arrière plan, éprouvant une grande difficulté à se concentrer. Sa famille se trouvait alors à New York.

  • Lexa Doig fut un temps considérée pour jouer l'androïde Reese, mais elle refusa, considérant que le rôle aurait doublon avec celui qu'elle tenait alors dans Andromeda. En saisons 8 et 9 elle incarnera cependant le Dr Carolyn Lam, affectée au SGC. En 2003, elle épousa Michael Shanks.

  • Danielle Nicolet (Reese) est notamment connue pour le rôle de Caryn dans Troisième planète après le Soleil.

  • La dépouille de Reese sera remise aux Asgards, qui pourront ainsi développer leur connaissance des Réplicateurs. Ils se serviront notamment d’une commande implantée dans on cerveau, afin de tous les attirer sur une même planète et bloquer celle-ci dans une stase temporelle (Unnatural Selection, 6-12).

  • Hammond apparaît en tenue de combat et participe à l'action, ce qui demeurera toujours très rare au cours de la série (également dans There But for the Grace of God et Into the Fire).

  • Martin Wood réalise un caméo : il est le militaire placé derrière Jack durant la bataille contre les Réplicateurs. 

Retour à l'index


20. LA SENTINELLE
(THE SENTINEL)


 

 - Just out of curiosity, how many years did you promise to take off their sentence if they managed to fix this?

- Actually they'll get a few more years out of this.

- More?

- They were on Death Row.

La planète Latona est depuis toujours protégée par une arme mystérieuse, la Sentinelle. Mais deux agents du NID, en tentant de s’en emparer, l’ont déréglé, avant d’être arrêtés par SG-1, lors des évènements de La Clef de voute. La planète est investie par les troupes du Goa’uld  Svarog. Présente en mission diplomatique, SG-9 est détruite, hormis Grogan. SG-1 fait alliance avec les deux prisonniers, pour réparer la Sentinelle, un résultat finalement obtenu grâce au sacrifice de ces derniers.

Insérer un loner léger entre les épisodes conséquents précédents et les dramatiques évènements à venir constituait une bonne idée. Retrouver nos vertes forêts canadiennes perdues de vue depuis quelques temps, fait également plaisir. Malheureusement, entre une mise en place réussie et un final quelque peu sensationnaliste, The Sentinel se résume à un vaste et ennuyeux surplace.

L’action se résume à des allées et venues répétitives entre les trois points figés que sont les combats statiques (Teal’c’ et Sam  massacrent les jaffas comme à la parade), la Sentinelle, où Daniel et les deux acolytes du NID ne cessent de manipuler un engin faisant bip, jusqu’au ridicule, et la palais où les palabres creuses et sans cachet s’éternisent. L’épisode gâche ainsi la participation, d’abord réjouissante avec Henry Gibson. Encore une fois la série joue avec ses arcs personnels, mais ici sans guère de réussite. Les deux agents du NID ne suscitent pas grand-chose hormis quelques poncifs et un final larmoyant, tandis que Grogan n’accomplit quasiment rien durant tout le récit. Un épisode en creux avant le final de saison.  

  • Les coordonnées SGC de Latona sont P2A-018.

  • Au début de l'épisode, Grogan se présente à Hammond comme sergent, alors qu'il est lieutenant.

  • Henry Gibson (Marul) est une figure régulière des séries américaines depuis les années 60. Récemment il participe ainsi à Boston Justice (le juge Brown).

  • Peter DeLuise accomplit un nouveau caméo : il est la voix de Svarog.

  • Svarog était l’un des Grands Maîtres assistant à la conférence de Sans issue. Son destin demeure peu clair à l’issue de l’épisode, mais il ne réapparaitra pas par la suite.

  •  Svarog est le dieu primordial du panthéon slave, régnant sur le du feu et  la métallurgie, mais aussi le soleil. Souvent représenté par un gigantesque dragon, il est à l’origine de l’ordonnancement de l’univers. 

Retour à l'index


21. ZÉNITH
(MERIDIAN)


 

- I’m ready to move on. It’s what I want. I have to go now. I’m going to miss you, guys. Thank you, for everything.

SG-1 négocie avec les dirigeants de la nation de Kalowna le partage de connaissances Goa’ulds, dont un dérivé du Naqquadah, particulièrement énergétique. Sur le point d’être attaqué par un voisin, Kalowna cherche à fabriquer une bombe surpuissante. Un accident survient dans le laboratoire, irradiant mortellement Daniel. La autorités l’accusent de sabotage mais Jonas, scientifique ayant sympathisé avec l’archéologue, révèle que Daniel s’est en fait sacrifié pour éviter une terrible explosion. En remerciement, il remet le minerai à Jack. Daniel agonise, tandis que ses amis se succèdent à son chevet. Jacob survient et tente de le soigner grâce à une technologie goa’uld. Mais Oma Desala a entrepris de sauver Daniel en le guidant vers l’Ascension et Jack accepte de le laisser partir.

Meridian se montre pleinement à la hauteur de l’évènement majeur que représente le départ de Daniel (certes temporaire, amis avec le recul seulement). Toute la partie Jonas sert manifestement à introduire le remplaçant de l’archéologue. Même si cela n’est pas formellement annoncé, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. mais le récit s’effectue avec suffisament de soin dans les péripéties et les décors pour que cela ne relève pas du simple prétexte, tout en s’inscrivant idéalement dans la trame de fond de l’affrontement contre les Goa’ulds.

Ce segment se montre déjà émouvant par ce qu’il exprime de l’attachement de jack envers Daniel et sa volonté désespérée que sa mémoire ne soit pas entachée. Surtout on découvre avec plaisir un Corin Nemec pétillant de vitalité et d’humour, prouvant d’emblée qu’il peut assumer la lourde charge de la relève. On éprouve déjà l’envie de retrouver le personnage même si l’impression dominante demeure la tristesse face au départ de Daniel. En effet Stargate SG-1 perd ici un irremplaçable pilier, mais l’un des deux seuls protagonistes existant déjà avant sa création !

Le grand mérite de Meridian réside dans son ton parfaitement juste, générant une émotion vraie, sans jamais tomber dans le pathos excessif. Le défilé des membres de SG-1 au chevet de l’agonisant relève certes d’une figure classique, mais la qualité des dialogues et de l’interprétation leur apporte une indéniable force. On appréciera particulièrement la fraternité exprimée entre Daniel et Jack, leurs piques et rivalité  s’effaçant à l’orée de la mort, pour laisser transparaître leur si grande amitié. C’est à la fois simple et très beau. La mise en scène sait pareillement éviter les effets mélodramatiques, tout en permettant aux excellents acteurs de s’exprimer pleinement.

La présence de Mel Harris apporte un dimension nouvelle à Oma Desala, désormais pleinement incarnée. On retrouve avec délectation ses aphorismes zen inimitables (La rivière ne peut mentir, le chant de l’eau est à tous.), savoureux et tombant toujours à pic. Ses échanges avec Daniel évite le piège de l’habituel examen de passage, au contraire c’est astucieusement elle qui doit convaincre Daniel qu’il mérite l’Ascension. Le bilan effectué par ce denier se montre bouleversant, notamment autour de Sha’re et de Sarah. Michael Shanks effectue avec succès un méta dialogue, tant c’est lui qui s’exprime lors des adieux de Daniel.

  • Kelowna se trouve sur la planète P2S-4C3.

  • Cet épisode marque la disparition temporaire de Daniel, du fait de son Ascension. A quelques brèves interventions près, il sera remplacé par Jonas durant toute la saison 6. Michael Shanks souhaitait prendre du recul, estimant avoir fait le tour de son personnage, dont il regrettait le manque d'évolution.

  • Oma Desala est désormais interprétée par Mel Harris, qui conservera le rôle jusqu’à son terme.

  • L'épisode introduit le remplaçant de Daniel, Jonas Quinn, incarné par Corin Nemec (Parker Lewis ne perd jamais). Jonas, scientifique émérite de Kelowna, parviendra à prendre progressivement sa place au sein de l'équipe et à surmonter la défiance de Jack O'Neill... Tout comme celle du public, d'abord très nostalgique de Daniel. Après le retour de Daniel en début de saison 7 (après avoir été déchu suite à sa confrontation avec Anubis), Jonas prendra place parmi les dirigeants de sa planète, apaisée et libérée d'Anubis. 

Retour à l'index


22. RÉVÉLATIONS
(REVELATIONS)


 

 - Please, Teal'c, don't give me that 'way of the warrior' crap. I get enough of that from Colonel O'Neill.

Grâce à sa mystérieuse technologie, Anubis a pu mettre au point des boucliers et un armement permettant à ses vaisseaux de surpasser les Asgards. Il détruit celui de Thor et s’empare de ce dernier, tout en menaçant le laboratoire de l’Asgard Heimdall, vital pour la survie de cette race. Freyr appelle SG-1 à la rescousse, celle-ci s’opposant pour la première fois directement à Anubis, secondé par Osiris. Teal’c et Jack s’infiltrent sur le vaisseau mère du Grand Maître, guidé par Sam depuis le laboratoire. Finalement Thor et Heimdall, ainsi que ses travaux, peuvent être évacués, tandis qu’une flotte complète d’Asgards oblige Anubis à se retirer, alors que Yu l’attaque. L’étude de Reese à permis de marquer des points contre les Réplicateurs et de dégager plusieurs vaisseaux.

Dans la droite ligne de la saison, Revelations exploite parfaitement les différents arcs créés jusqu’ici. Toutes les principales forces en présence se donnent rendez-vous pour ce qui semblait alors représenter l’ultime opus de la série. Cette plaisante impression d’un panorama général se voit encore rehaussée par de nouvelles informations promettant de prometteurs développements. Revelations n’hésite ainsi pas à faire bouger les lignes, relativisant la toute puissance des Asgards et achevant d’instaurer l’aura d’Anubis comme parachèvement de la période, mais aussi promesse de passionnants affrontements futurs. L’univers Stargate reste cependant fidèle à sa ligne de non expansion indéfinie, car l’on saisit déjà d’où vient cette énigmatique technologie, succédant au retour en force précédent des Anciens.

Hormis son aspect de point d’orgue d’une saison bâtie avec talent, Revelations développe de remarquables qualités intrinsèques. Comme sil se doit, la production consacre d’importants moyens à ce final, nous valant une profusion d’effets spéciaux réussis et élégants (notamment autour des batailles spatiales), mais aussi de remarquables décors. Heimdall représente une excellente surprise, composant une (une ?) Asgard plus humanisée et pétulante qu’à l’ordinaire, tandis que le retour de Thor  apporte une vraie émotion. Il en va de même pour les divergentes réactions des membres de SG-1 au départ de Daniel, toutes finement étudiées. L’action ne connaît aucun temps mort et là aussi joue astucieusement des différentes technologies des forces en présence.

A l’issue de cette saison 5, les auteurs de Stargate SG-1 ont décidément atteint une parfaite maîtrise de leur sujet. Rien ne manque à la réussite de Revelations, avec la présence de deux antagonistes particulièrement gouteux : le minéral et impérieux Anubis, dont l’aspect dématérialisé s’avère remarquable, mais aussi une féline et narquoise Osiris. C’est toujours un plaisir que de retrouver Anna-Louise Plowman, ici articulément en verve. Le trouble d’Osiris à l’annonce de la disparition de Daniel constitue un astucieux rappel de la relation particulière unissant le Goa’uld à l’archéologue. Revelations  parvient  à la fois à représenter une acceptable conclusion pour Stargate SG-1, avec ce souffle évoquant la présence immanente de Daniel et de jolis clins d’oeil dans les dialogues finaux, mais aussi la promesse d’excellents lendemains, un superbe performance.

  • Même s'il n'apparaît pas à l'écran, Michael Shanks participe tout de même à l'épisode, en réalisant une nouvelle fois la voix de Thor.

  • La voix d'Heimdall est assurée par Theryl Rothery, l'interprète de Janet.

  • Dans le panthéon nordique, Heimdall est le dieu gardien d'Ásgard, veillant sur Bifrost, le pont séparant la résidence divine des plans inférieurs. Il tient un rôle important dans le film Thor (2011).

  • On apprend ici que les Asgards se reproduisent uniquement par clonage et qu'il s'agit d'une race mourante.

  • Martin Wood effectue ici un caméo, apparaissant en train de discuter avec Siler, près de l'ascenseur.

  • Après avoir été maintes fois évoqué en cours de saison, Anubis apparaît ici pour la première fois, incarné par David Palffy. Ce terrible grand Maître goa'uld a partiellement accompli l'Ascension en dupant Oma Desala. Devenu immatériel, il peut aussi posséder des hôtes, quoique ceux-ci finissent alors par périr. Sa maîtrise des connaissances des Anciens et ses pouvoirs vont faire de lui un adversaire particulièrement redoutable pour SG-1, jusqu'en fin de saison 8. Il s'apprête alors  à éliminer toute vie dans la galaxie, quand il est vaincu par Oma Desala, celle-ci l'entrainant dans un duel sans fin (Threads, 8-18). Palffy incarnait déjà Sokar en saison 3.

  • Anubis est le dieu égyptien de la mort, souvent représenté avec une tête de chacal noir.

  • L'épisode fut proposé aux Visual Effects Society Awards, pour l'animation d'Anubis, ainsi qu'à d'autres prix. Il remporta le Gemini Award (Canada) du meilleur effet spécial.

  • Revelations est le dernier épisode diffusé sur Showtime, la série migrant ensuite sur Sci-Fi Channel, future Syfy.

  • Pour une fois la saison ne s'achève pas sur un cliffhanger, la poursuite de Stargate SG-1,  étant alors problématique. L’évènement met fin à la tradition des doubles épisodes établissant un pont entre deux saisons et séparés par un cliffhanger. Un tel procédé ne sera en effet plus appliqué qu’entre les saisons 9 et 10. 

Retour à l'index


TOP 5 SAISON 5

1) ZénithLes adieux particulièrement émouvants (et heureusement temporaires) de Daniel à la série. Les scènes avec ses amis trouvent le ton juste, tandis que les sentences zen de la lumineuse Oma Desala ont conservé toute leur saveur. Jonas bénéfice également d’une parfaite entrée en scène, très prometteuse pour la suite.

2) Wormhole X-TremeLe retour de Martins s’accompagne comme de juste d’un épisode hilarant et totalement décalé, mais aussi audacieux. Les critiques du petit monde des séries télé ne manquent pas de sel, tandis que Stargate SG1 s’auto pastiche avec inventivité. Un centième épisode aux innombrables private jokes qui raviront les amateurs.

3) RévélationsL’épisode parient à apporter une conclusion à la fois spectaculaire et satisfaisante à Stargate SG-1, au moment où le renouvèlement de celle-ci est encore loin d’être assuré. Les auteurs ménagent cependant l’avenir avec talent, tout en nous offrant une palpitante aventure réunissant l’ensemble des figures de la série.

4) La TombeAux lisières du film d’épouvante, cet épisode claustrophobe au possible se montre aussi éprouvant qu’intense. Le décor de la ziggourat babylonienne demeure l’une des grandes réussites de la saison en la matière, parfait écrin pour un Goa’uld particulièrement diabolique.

5) MenaceL’opus nous apporte de précieuses informations concernant l’origine des Réplicateurs, tout en l’accompagnant du portrait joliment ambivalent de leur créatrice. Le récit le paroxysme d’une tendance forte de la saison, voyant nos héros confrontés à des choix plus malaisés qu’à l’accoutumée.

Retour à l'index

 Crédits photo: MGM.



- So it's possible there's an alternate version of myself out there, that actually understands what the Hell you're talking about ?

 

Une Sam et un Kawalsky alternatifs franchissent le Miroir Quantique. Ils proviennent d'un autre univers que celui précédemment visité par Daniel. Les nouveaux venus demandent asile, leur monde étant envahi par Apophis. Sam découvre également que dans cette autre réalité; elle est une civile ayant épousé Jack mais que ce dernier est mort au combat. L'autre Carter et Jack deviennent proches, mais, suite à un dérèglement spatio-temporel, elle tombe malade et doit réintégrer son univers. SG-1, hormis Sam, et les visiteurs partent alors en expédition pour contacter les Asgards alternatifs (encore inconnus) et leur demander de sauver l'autre Terre. L'infiltration du SGA réussit temporairement, car Teal'c tue son double et se fait passer pour le Primat d'Apophis. L'autre Sam parvient à franchir la Porte et à rallier les mondes asgards, grâce aux connaissances de SG-1. Apophis se rend alors compte de la supercherie et s'apprête à exécuter nos héros, quand les Asgards interviennent. Le Faux Dieu est enlevé par le vaisseau de Thor et ses Jaffas doivent s'enfuir. SG-1 regagne son monde, non sans que l'autre Sam n'ait embrassé Jack.

 

Après There But for the Grace of God, Point of View constitue une nouvelle incursion de Stargate SG-1 au sein de l'inépuisable source d'inspiration que représentent les univers parallèles. Le retour du Miroir Quantique constitue une excellente nouvelle, avec une saveur à la Sliders que l'on adore. Le principal regret que laisse le scénario demeure cependant la trop grande proximité entre les deux réalités alternatives visitées : hormis quelques aspects secondaires ou relationnels, leur caractéristique essentielle reste identique : la victoire sans appel des Kromaggs, enfin d'Apophis. Un manque de variété dommageable, même s'il souligne éloquemment la spécificité de celui de la série au sein du Multivers.

 

En pinaillant un tantinet, ou pourra également discerner quelques failles dans le scénario. Il semble assez surprenant que les deux Carter parviennent aussi aisément à retrouver la technologie hyper avancée des Anciens. Et si cela était possible, on se demande pourquoi Sam n'a pas élaboré cette génératrice plus tôt. Les Asgards, y compris en vitesse supraluminique, interviennent trop rapidement, ou alors il nous faut supposer que le vaisseau indétectable de Thor était déjà en orbite et qu'il gardait les bras croisés tandis que la Terre était écrasée.

 

Mais qu'importent ces quelques réserves, l'épique Point of View s'affirme comme un palpitant épisode, aux nombreux retournements de situation et au rythme échevelé, le tout porté par un vibrant suspense. Les possibilités combinées du Miroir et de la Porte se voient optimisées, avec une véritable débauche d'excellentes idées. On retient ainsi un nombre impressionnant de scènes marquantes, aux tonalités des plus diverses : torture de l'héroïque Hammond par Apophis, spectaculaire survenue des Asgards et de leur vaisseau, amusant calibrage du Miroir par Daniel etc. Les dialogues se montrent également excellents, notamment pour Jack.

 

Le récit, à l'évolution parfaitement maîtrisée,  se décompose en deux parties distinctes. Avant le feu d'artifice de l'épopée au sein du SGA se voit ainsi précédée par une partie pouvant sembler davantage statique mais se montrant irrésistible par la part belle qu'elle accorde au relationnel. La rencontre des deux Carter se montre piquante à souhait, tandis que l'on retrouve avec un vif plaisir l'attachant Kawalsky. Mais le plus remarquable reste certainement la romance très émouvante entre Jack et la Carter alternative, sachant trouver un ton juste et non mélodramatique. Jamais la série ne s'était encore montrée aussi explicite sur le sujet et elle le redeviendra rarement par la suite.

 

Épisode étonnamment complet et abouti, s'adressant à tous les publics de Stargate SG-1, shippers, amateurs de Science-fiction pure et dure ou de scènes action, l'enthousiasmante réussite de Point of View vient parfaitement ponctuer le cinquantième opus d'une série ayant encore un prometteur parcours devant elle.

 

  • Selon les cas, le son passe ou non à travers le miroir, sans qu'une explication de cette variation soit donnée.

 

  • Hammond déclare que le Miroir Quantique a été découvert sur P3X-233, or il s'agissait de P3R-233 dans There But for the Grace of God.

 

  • Le réalisateur Peter DeLuise accomplit ici deux de ces caméos dont il est friand. C'est sa voix que l'on entend interviewer Sam sur l'enregistrement et il joue l'un des Jaffas se tenant derrière Apophis.

 

  • Le Teal'c alternatif porte cette fois une barbiche, de même pour Apophis. Ils ressemblent ainsi au Spock négatif de Mirror, Mirror (Star Trek Classic, 2-04), un clin d'œil à cet épisode au thème similaire.

 

  • Comme dans There But for the Grace of God, l'acronyme SGA remplace SGC, sans que la différence soit non plus expliquée ici. S'agit-il de Stargate Alternative ?

 

  • Carter indique que le générateur permettant à la Porte d'atteindre les mondes asgards a été offert par ces derniers. Or il a été construit par Jack, grâce aux connaissances des Anciens (The Fifth Race). 

 

  • La longue chevelure sied merveilleusement à Amanda Tapping, une idée à retenir. Tiens, elle serait également très bien en brune.

 

  • Il s’agit du cinquantième épisode de la série.