Saison 5Saison 1

Code Quantum

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Posted by Le Monde des Avengers on Monday, April 13, 2015

Lorsqu’il décide de mettre en chantier « Code Quantum », le producteur Donald P. Bellisario, pourtant connu comme auteur à succès avec « Les têtes brûlées », « Supercopter » et « Magnum » ne rencontre pas l’enthousiasme de la chaîne NBC. C’est une série sur le voyage dans le temps, et le gros précédent « Au cœur du temps », d’Irwin Allen s’est révélé une entreprise coûteuse. La série n’a duré qu’une saison, condamnée à la surenchère d’effets spéciaux.

Bellisario a une autre idée en tête : faire une série où la science-fiction ne soit qu’un prétexte, et qui permette de constituer une anthologie sur l’Amérique des décennies 50 à 90. Il choisit pour le rôle principal un parfait inconnu : Scott Bakula. Ce dernier incarnera un brillant savant, une sorte d’Einstein, le docteur Sam Beckett. Le héros travaillera pour le compte … de Dieu. On trouve d’ailleurs dans la série nombre de nonnes, prêtres et représentants de l’église.

Conscient que l’atout de la série sera ses scénarii, Bellisario les peaufine jusqu’à tout superviser et s’impliquer personnellement.

Après avoir engagé Bakula, il faut lui trouver un partenaire qui incarnera l’amiral Al Calavicci, et le créateur songe à Dean Stockwell , enfant prodige (« Le garçon aux cheveux verts ») revenu en force au cinéma avec « Paris Texas », mais dont la carrière connaît des hauts et des bas.

Le principe de la série est celui de la théorie de la ficelle. Sam Beckett ne peut faire des sauts dans le temps que durant sa propre existence (de 1953 à 1999). Une seule exception sera faite dans la saison 5 avec l’épisode « Les tuniques bleues » qui se déroule en 1862, grâce à une astuce scénaristique. Mais le but initial était de ne pas confronter Sam Beckett tant aux dinosaures qu’aux engins spatiaux d’un futur imaginaire.

Très vite, Scott Bakula trouve ses marques dans ce personnage qui incarne, au fil des histoires, des personnages dont il modifie le destin : il va jouer un noir, une femme enceinte, un chimpanzé astronaute, un vieil indien. Il est très à l’aise dans le rôle. A chaque bond dans le passé (saut quantique), les gens voient la personne qu’il interprète, tandis que « l’original » se retrouve à l’époque moderne, soit de 1995 à 1999 dans un caisson temporel du fameux laboratoire où Beckett a mis au point son invention. Al pour sa part intervient comme un hologramme que seul Sam (ainsi que les jeunes enfants et les animaux) peuvent voir. Il est aidé par un ordinateur miniature, Ziggy, qui lui livre des informations permettant à Sam de s’en sortir.

Si, sur le papier, ce synopsis peut paraître peu attractif, tout est différent à l’écran, grâce au dynamisme et à l’humanité du tandem Scott Bakula-Dean Stockwell qui vont nous faire rire (« Le cheval d’Eon » où Sam est une secrétaire victime de harcèlement sexuel par son patron) mais bien souvent pleurer (« La famille avant tout », qui parle de la mort de Tom, le frère de Sam, au Vietnam en 1970).

La série développe les bons sentiments, et se détache totalement d’une série lambda de science-fiction. Il s’agit ici de sauver des gens, de modifier des destins, toujours dans le sens positif.

« Code Quantum » n’a jamais atteint des sommets d’audience aux Etats-Unis, où sa meilleure place, en audience, fut 42e. En France, arrivée sur M6 pour une diffusion de l’intégrale des cinq saisons à l’automne 1993, elle a marqué son époque. Elle a fait une star de Scott Bakula que l’on adore ou déteste mais qui ne laisse pas indifférent. Après la série, le comédien va tenter sa chance au cinéma (« Le maître des illusions ») mais c’est à la télévision qu’il continuera une brillante carrière, devenant le héros du cinquième spin off de « Star Trek », « Star Trek Enterprise » (quatre saisons de 2001 à 2005) puis de « NCIS Nouvelle Orléans » à partir de 2014. Entre temps, on l’a vu dans beaucoup de séries comme « Chuck », « Men of a certain age », « Looking », ainsi que de téléfilms (Citons « Netforce » ainsi qu’une tentative ratée de suite des « Envahisseurs »).

« Code Quantum », série fondée sur les bons sentiments, ajoute au public réceptif à ce type de programmes (« La petite maison dans la prairie ») des téléspectateurs de tous horizons, en raison de l’audace des sujets abordés (le viol, le racisme, l’expérimentation animale, la guerre), du talent des comédiens. Pour des raisons de recherche d’audience et budgétaires, la cinquième saison, alors que le cahier des charges de la série était d’évoquer le destin de gens anonymes, évoquera Marilyn Monroe, Elvis Presley, Lee Harvey Oswald et Jackie Kennedy.

 

C’est une série qui a marqué les années 90, restant dans les mémoires comme un programme ambitieux et de qualité.

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