PrésentationPrésentation

Opération danger

Saison 1


1. ALIAS SMITH AND JONES
INÉDIT EN FRANCE

Scénario : Glen A. Larson. Adaptation : Glen A. Larson et Matthew Howard. Réalisation : Gene Levitt.

Résumé :

Deux braqueurs de banque, Hannibal Heyes et Jed Kid Curry, apprennent un jour qu’une mesure du gouverneur pourrait leur apporter l’amnistie. Sous l’identité de Joshua Smith et Thaddeus Jones, ils décident de se refaire une virginité tandis que le shérif Lom va plaider leur cause auprès du gouverneur.

Critique :

D’emblée, on peut dire qu’il ne s’agit pas d’une série western traditionnelle mais d’une comédie, très bien jouée par Pete Duel et Ben Murphy, moins bon que Roger Moore et Tony Curtis dans « Amicalement vôtre » mais meilleur que Paul Michael Glaser et David Soul dans le surestimé « Starsky et Hutch ».

La série fonctionne essentiellement sur l’alchimie du duo vedette. C’est léger mais jamais saugrenu, le scénario est bien écrit, on ne se prend pas la tête et passe un agréable moment (1h11 minutes sans ennui).

James Drury, moustachu, méconnaissable, ne fait que passer, on le voit en shérif Lom au début et à la fin. Le reste du temps, Susan Saint James et Forrest Tucker sont les partenaires des héros dans ce pilote. On ne s’ennuie pas une seconde, la fin est bien entendu ce qui va donner le postulat de future série : « Smith et Jones » vont devoir se tenir tranquille pendant un an, au terme de laquelle ils bénéficieront de l’amnistie.

Pete Duel dégage un magnétisme évident, on regrette qu’il nous ait quittés si jeune. Ben Murphy, un cran au dessous au niveau acteur, lui donne la réplique avec justesse.

La série évite le gros écueil du burlesque et du loufoque, c’est drôle mais subtil, jamais stupide. Il ne faut pas chercher de message dans cette série, de pure distraction, légère dans le bon sens du terme. Ce pilote, jamais diffusé en France, et que nous découvrons en VO, est pourtant nécessaire pour comprendre le principe de la série.

Personne ne se prend au sérieux, à part peut être un peu Susan Saint James en fille du patron de la banque, directrice par intérim en son absence. Forrest Tucker joue l’adjoint du shérif, son interprétation d’un homme assez bourru permet de renvoyer la balle au duo dynamique des héros. James Drury moustachu nous déconcerte, il nous a trop habitué à son rôle du Virginien, et a du mal à exister, la brièveté de ses scènes ne lui permettant pas de s’imposer.

La parenté avec le script de « Butch Cassidy et le kid » est évidente, on peut même dire que « Opération danger » en est la déclinaison télévisée. C’est exactement le même scénario.

Sans préjuger des futurs épisodes, que la plupart des français ont oublié concernant la sélection de treize diffusés en 1976, ce pilote est de bonne augure. Série transgenre, qui aurait fonctionné dans le genre policier ou aventure, « Opération danger » est une bouffée d’air frais. Ce n’est pas un chef d’œuvre à découvrir de toute urgence car d’autres séries le méritent davantage, mais celui qui la regarde est certain de passer un bon moment sans se prendre la tête.

Anecdotes :

  • Pete Duel (1940-1971) a joué dans « Le fugitif », « Sur la piste du crime », « L’homme de fer », « Le Virginien ». Dépressif, il a mis fin à ses jours au pied de son arbre de Noël le 31 décembre 1971.

  • Ben Murphy (1942-) fut le héros de « Gemini Man, le nouvel homme invisible » et « Loterie ».

  • Notons la participation dans ce pilote de James Drury, alias « Le Virginien ».

  • Susan Saint-James (1946-) est essentiellement connue pour « Opération vol », « Les règles du jeu » et « Mac Millan and wife ».

  • Forrest Tucker (1919-1986) est surtout connu pour ses rôles au cinéma dans « Le redoutable homme des neiges », « Iwo Jima », « Ma tante » et « Chisum ».

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2. QUITTE OU DOUBLE
(THE MCCREEDY BUST)

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Sy Salkowitz. Réalisation : Gene Levitt.

Résumé :

Un collectionneur, McCreedy, engage Heyes et Curry pour lui ramener un objet précieux, un buste de César. Il leur propose 20 000 dollars pour cela qu’il compte regagner au poker en trichant.

Critique :

Après un pilote très orienté vers la comédie, ce deuxième épisode est plus sérieux, à mi-chemin entre le western traditionnel et l’aventure. L’impression se confirme que Pete Duel est bien meilleur comédien que son partenaire, beau gosse mais piètre acteur. Si le début dans le bar est un duel typique du genre western, la suite part dans des terres plus hybrides. La partie de poker est l’élément central de l’opus. Il faut donc bien en connaître les règles pour comprendre.

En banquier véreux Peterson, on retrouve un visage familier, Edward Andrews, tandis que Burl Ives est McCreedy. On se perd un peu dans les méandres du conflit terrien entre mexicains et américains, entre McCreedy et Armendariz (Cesar Romero). Si le scénario est amusant, mais pas inoubliable, on regrette le tournage en studio. L’épée de Damoclès d’une année de probation avant l’amnistie devient le gimmick de la série.

La série ne se prend pas au sérieux, c’est une production de Glen A. Larson, la première (il fera ensuite « Galactica », « Buck Rogers au 25e siècle », « L’homme qui tombe à pic »). On peut dire que l’on passe un bon moment, mais que c’est sitôt vu, sitôt oublié. Ici, l’insistance de McCreedy de parier sur tout et n’importe quoi tourne un peu à l’obsession.

Armendariz et McCreedy n’arrêtent pas de se voler à tour de rôle le buste de César. Nos héros ne font qu’une intervention dans cette lutte dont la fin laisse deviner qu’elle se continuera sans eux.

Anecdotes :

  • Edward Andrews (1914-1985) était un alien dans l’épisode des « Envahisseurs » : « La mutation ».

  • Burl Ives (1909-1995) a joué dans « La chatte sur un toit brûlant » et « A l’est d’Eden ».

  • Cesar Romero (1907-1994) a joué le rôle du joker dans le « Batman » de 1966.

  • Sur l’avis de recherche que trouve le shérif, Kid Curry est âgé de 27 ans et Hannibal Heyes de 29.

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3. EXIT FROM WICKENBURG
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Robert Hamner. Réalisation : Jeannot Szwarc.

Résumé :

Heyes et Curry mettent à jour deux tricheurs au poker. Ils sont engagés par le propriétaire du saloon, une veuve, Mary Cunnigham. Ils doivent surveiller les jeux.

Critique :

Encore une partie de poker, ce qui ne nous change pas du précédent épisode. On a la surprise de voir en patronne de la salle de jeux Susan Strasberg.

Après la comédie et le mélange western aventures, voici le mystère, on parle même à un moment de l’épisode d’espionnage, ce qui est un peu exagéré. C’est un mystère policier lié au passé de Heyes avec dans la dernière partie (un peu trop tirée par les cheveux) la résurgence d’un Nemesis.

On pense parfois à la série « Les mystères de l’ouest » mais en plus dramatique. Le scénario est savamment travaillé. Peut-être quelques scènes sont-elles trop répétitives ? Les pistes se brouillent. Pernell Roberts est un peu omniprésent alors qu’il n’est qu’un des maillons de la chaîne, Susan Strasberg est émouvante à souhait et le happy end de rigueur.

Une fois de plus, ce script n’a rien de western et aurait convenu à une série policière. Cela semble être une caractéristique de la série, des histoires qui se servent des deux cow boy bandits repentis comme prétexte. Il est dommage que les explications finales occasionnent une baisse du rythme et du suspense. Néanmoins, c’est un très bon épisode, presque parfait.

Anecdotes :

  • Lorsqu’il tourne cet épisode, Pernell Roberts (1928-2010) avait quitté la série « Bonanza » depuis 1966.

  • Susan Strasberg (1938-1999) est la fille du créateur de l’actor’s studio, Lee Strasberg. On l’a vue dans « Les envahisseurs », « 200 dollars plus les frais », « L’homme de Vienne », « Les rues de San Francisco » et au cinéma dans « Kapo ».

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4. ERREUR D'AIGUILLAGE
(WRONG TRAIN TO BRIMSTONE)

Scénario : Stephen Kandel. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé :

Heyes et Curry, ayant peur d’êtres reconnus, se retrouvent dans un train loué par l’agence de détectives Bannerman. Sans le savoir, ils se sont jetés dans la gueule du loup.

Critique :

« Erreur d’aiguillage » dont le thème est le western classique (l’attaque des trains) est assez ennuyeux. J.D. Cannon en Briscoe, l’un des chefs-détectives de l’agence Bannerman, dont le but est de piéger…Heyes et Curry est ridicule d’un bout à l’autre. Bon comédien, il hérite d’un rôle grotesque dans cette intrigue linéaire. A peine moins bon, mais il faut dire que les personnages sont mal écrits, William Windom incarne le ver dans le fruit, Daley, qui s’est joint au groupe pour attirer le chargement d’or dans une attaque qu’il a mise au point, partant du principe que la méfiance des convoyeurs sera endormie une fois la bande de Heyes et Curry mise hors d’état de nuire.

On s’ennuie ferme. Il faut dire que le huis clos, un peu la conséquence obligée du long voyage en train, ne permet pas de développements bien captivants. Avec un mauvais script, sans humour et grotesque, la mayonnaise ne prend pas. Le scénario gruyère n’explique jamais comment Daley et sa complice, la jolie Sara, ont pu s’introduire parmi l’équipe de Briscoe. La seule vue d’un shérif est un prétexte bien mince pour que nos héros se démènent pour prendre place à tout prix dans le train qui quitte la ville. Mal utilisés, les comédiens font ce qu’ils peuvent mais l’entreprise est perdue d’avance.

Les incohérences se multiplient, ainsi pourquoi diable après la première attaque, alors qu’ils ont pu prendre la poudre d’escampette, le duo vedette revient- il une seconde fois se jeter dans les filets de Briscoe. On ne croit pas non plus au couple que forment Sarah et Daley, William Windom étant bien plus âgé que Beth Brickell. La série cette-fois ne remplit pas sa fonction d’être distrayante. Le téléspectateur regarde souvent sa montre et baille d’ennui, de plus l’ensemble a très mal vieilli.

Anecdotes :

  • J.D. Cannon (1922-2005) est connu pour son personnage de Clifford dans la série « Un shérif à New York » avec Dennis Weaver. Il est aussi une guest star incontournable des séries des années 60 comme « Les envahisseurs », « Mission Impossible », « Les mystères de l’ouest ».

  • William Windom (1923-2012) est sans le savoir l’homme que recherche « Le détective » Frank Sinatra dans le film du même nom de Gordon Douglas en 1968. On l’a beaucoup vu dans la série « Arabesque », et comme J.D. Cannon en invité vedette dans les séries des années 60-70.

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5. DANGER
(THE GIRL IN BOXCAR)

Histoire de Gene Roddenberry. Adaptation : Howard Browne. Réalisation : Leslie H. Martinson.

Résumé :

Heyes et Curry doivent convoyer une importante somme d’argent pour Greer, un ami du gouverneur. Ils ignorent que la banque a spolié des clients revanchards qui veulent récupérer leur argent.

Critique :

La particularité de cet épisode que l’on doit au créateur de « Star Trek », Gene Roddenberry, est l’absence presque totale de Pete Duel pour les besoins de l’histoire. Son rôle est confiné à des apparitions en filigrane, et c’est le « couple » Ben Murphy – Heather Menzies (future héroïne de « L’âge de cristal ») qui occupe le devant de la scène.

On constate l’abus de scènes nocturnes, déjà tout le premier quart d’heure, puis à nouveau au milieu de l’épisode.

L’intrigue m’a fortement rappelé « Escapade » (« Run away home »), le 29e épisode de la saison 1 du « Virginien », de part les similitudes : Le héros y faisait la connaissance d’une jeune femme en fugue dans un train de marchandises en passagers clandestins, une fille qui voulait connaître une nouvelle vie loin d’un destin d’épouse de fermier, il était aussi question d’une halte dans une ferme où le couple se faisait voler. A ce stade là, on pourrait parler de plagiat, mais il s’agit en fait d’un remake, avec le même auteur (Roddenberry) et le même adaptateur, Howard Browne. Ils ont donc recyclé leur histoire pour « Alias Smith and Jones ». L’histoire de la banqueroute et du transport de fonds est également un copier-coller.

Avec des comédiens confirmés comme John Larch et Royal Dano, on ne s’ennuie pas, mais « Danger » (quel titre français peu recherché !) sombre vite dans la routine télévisuelle. Ce n’est pas nul, ce n’est pas génial. Beaucoup d’effets sont attendus, et l’opus donne une idée de ce que sera la série sans Pete Duel. Comédien dynamique, aux airs rusés et malins, il manque beaucoup lorsque l’essentiel du jeu est laissé à Ben Murphy, plus gravure de mode que bon acteur. L’épisode relate un thème qui est souvent utilisé dans les séries : attirer l’attention sur un convoi plein de dangers pendant que le vrai se passe sans problèmes, on se souviendra du scénario de « Minuit moins huit kilomètres » dans « Amicalement vôtre » par exemple dans le même genre avec à la place de l’argent un gangster à rapatrier.

Heather Menzies,  qui avait 22 ans, a quasiment l’âge de son personnage d’Annabelle. Elle est jolie, mais cela ne suffit pas à faire un épisode. La fuite d’Annabelle et de Curry rejoint un autre classique du cinéma, cette-fois chez Hitchcock, la promiscuité non voulue d’un couple (« Jeune et innocent », « Les 39 marches »).

Après un pilote qui nous paraissait donner dans la comédie et la bonne humeur, « Opération danger » devient, au fil des épisodes, quelque peu routinier. On se croit parfois dans « Sur la piste des cheyennes » avec Kurt Russell, une série de 1976 diffusée en France un an après « Opération danger » en 1977. Le temps du genre western est passé et l’on trouve l’ensemble assez moyen, peu novateur. L’effet « Butch Cassidy et le kid » se dissipe hélas pour nous proposer une série lambda. On passe cinquante minutes de détente, mais l’on ne retient pas ensuite l’intrigue ni la performance des comédiens.

Anecdotes :

  • Remake de l’épisode 1-29 du « Virginien » : « Run away home ».

  • Heather Menzies (1949-) ne tourne plus depuis 1990. Elle a été la vedette de « L’âge de cristal ». On l’a vue dans « L’homme qui valait trois milliards » et « Vegas ».

  • Royal Dano (1922-1994) est un habitué de la télévision américaine : on se souvient de ses apparitions dans « Cimarron », « Le Virginien », mais il a aussi fait une belle carrière au cinéma : « Mais qui a tué Harry ? », « Josey Wales hors la loi », « L’étoffe des héros », « La foire des ténèbres ».

  • John Larch (1914-2005) a joué au cinéma dans « L’inspecteur Harry », « Un frisson dans la nuit » et à la télévision dans « Les envahisseurs », Hawaii Police d’état ».

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6. THE GREAT SHELL GAME
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Glen A. Larson. Réalisation : Richard Benedict.

Résumé :

Hannibal Heyes fait la connaissance d’une veuve, Grace Turner. Avec la complicité d’un médecin en retraite, Saunders, ils mettent au point une combine pour gagner aux paris hippiques.

Critique :

Episode atypique dans sa construction : On pense que cela va être une aventure avec Heyes/Pete Duel seul, son partenaire est absent. Une histoire nous est présentée durant trente minutes, Ben Murphy arrivant dans un flash-back raconté par Heyes à Chuck Morgan (Peter Breck de « La grande vallée »). Point commun entre les deux segments, le personnage de Grace Turner, incarné par la belle Diana Muldaur.

Si la première partie frôle presque le quatre étoiles, la seconde, au Mexique, nous déçoit énormément. Le trio Heyes, Grace et Saunders (Sam Jaffe) fonctionne à merveille sur un scénario fort bien agencé que l’on aurait aimé voir se prolonger. Pourtant, tout bascule dans le flash-back où le rythme se brise complètement.

Nous sommes ici dans un épisode transgenre, ce n’est plus du western, on se rapproche presque de l’espionnage toutes proportions gardées puisqu’il est question d’un club privé et de jeux truqués. On se régale. Il est dommage que la belle mécanique s’enraye à la 30e minute. On passe d’une tentative de faire un énorme gain au jeu qui aurait toute sa place dans « Mission Impossible » ou « Opération vol », à une aventure mexicaine hybride, un soi-disant trafic de diamants.

Ce n’est qu’une fois les deux pièces du puzzle assemblées que l’on comprend le pourquoi de la première partie. Mais la narration par Heyes en voix off de ce qui est arrivé à son comparse Curry n’est pas une réussite. Diana Muldaur tire son épingle du jeu, mais l’ensemble manque singulièrement de cohérence, la seconde partie semblant plaquée sur la première comme un cheveu sur la soupe.

Nous sommes passés à côté d’une belle réussite, mais la tension qui règne dans tous les domaines durant les trente premières minutes s’évapore ensuite tout comme le personnage du docteur Soapy Saunders, suave complice de Heyes, qui n’apparaît plus. La série reste toujours ancrée dans le passé des deux amnistiés en puissance, le personnage de Chuck Morgan appartient à ce passé. Scénario trop subtil, qui aboutit à un final manquant de cohérence. Dommage.

Anecdotes :

  • Ben Murphy apparaît seulement à la 30e minute et en flash-back.

  • Diana Muldaur (1938-) fut la vedette de « Vivre libre » avec Gary Collins.

  • Peter Breck (1929-2012) est surtout connu pour « La grande vallée ».

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7. RETURN TO DEVIL'S HOLE
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Knut Swenson. Réalisation : Bruce Kessler.

Résumé :

Une femme, Clara Phillips, engage Hannibal Heyes pour la mener dans un coupe gorge, un repaire de hors la loi, où elle espère retrouver son mari.

Critique :

Plus mauvais épisode depuis que la série a commencé, et appartenant au seul genre « western » sans aucune diversion, « Return to Devil’s hole » est plombé par un scénario anémique. Jugez plutôt : Clara Phillips (Diana Hyland) recherche son mari, mais ment sans arrêt. Au début, elle veut rencontrer Hannibal Heyes qu’elle prétend être son frère. Une fois en présence de notre héros, elle l’engage pour empêcher son mari de faire une bêtise et lui demande de la conduire au repaire « Le trou du diable » que dirige Big Jim Santana (Fernando Lamas, dans son éternel rôle de charmeur latino). Une fois sur place, elle tire sur son « mari ».

Les retournements de situation sont aussi nombreux que les mensonges de Clara, et Pete Duel est réduit ici à jouer les faire valoir de Fernando Lamas. Lequel n’est pas crédible une seconde en impitoyable chef de bande.

Quant à Curry, c'est-à-dire Ben Murphy, il est aux abonnés absents, faisant une apparition au début et à la fin de l’épisode. La seule chose que confirme cet opus est la prédominance de Duel sur Murphy.

Mais en sombrant dans la bluette et la romance à l’eau de rose, « Return to Devil’s hole » rend les comédiens ridicules : Lamas en grand chef de bande qui se repent pour prendre le chemin des « amnistiés » et se met à dos sa bande n’est pas crédible une seconde. Diana Hyland, d’ordinaire excellente, est réduite à jouer un personnage de menteuse dont chaque nouvelle affabulation fait évoluer l’intrigue dans un nouveau sens. Pete Duel a l’air de bien s’ennuyer, et se trouve d’ailleurs dans plusieurs plans purement et simplement éclipsé par le couple Lamas-Hyland.

Si bonne soit la distribution, si on lui donne un scénario bancal comme celui-ci, elle ne fera pas de miracles. Reste quelques beaux décors, qui servent de fond à la romance entre le bandit et la menteuse. Au bout de quelques retournements de situation, le téléspectateur décroche complètement.

Anecdotes :

  • Diana Hyland (1936-1977), comédienne vue souvent en vedette invitée dans les séries télé (« Les envahisseurs », « Le fugitif ») a fait parler d’elle pour sa romance avec John Travolta qu’elle laissa inconsolable, fauchée par le cancer.

  • Fernando Lamas (1915-1982) était un acteur récurrent de la série « Match contre la vie » avec Ben Gazzara où il interprétait Ramon de Vega.

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8. A FISTFUL OF DIAMONDS
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Robert Hamner. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé :

Un banquier, Binford, tue son gérant et dérobe 80 000 dollars en faisait accuser Heyes et Curry. Ceux-ci pour retrouver une chance d’être amnistiés montent un stratagème en lui faisant croire qu’ils ont découvert une mine de diamants. Binford se sert de l’argent volé pour faire un accord avec eux.

Critique :

Ce qui nous surprend dans cette intrigue, c’est la naïveté du banquier Binford, qui a spéculé avec l’argent de ses clients, a été mis à jour par son gérant qu’il a tué, mais tombe ensuite dans le piège grossier de nos deux héros.

On suit l’épisode sans ennui, mais sans passion. Le scénario est très linéaire, sans vraiment de rebondissements. Les scènes du champ de diamants sont hautement improbables : Binder est aidé par un expert qui ne découvre pas la supercherie alors qu’il se trouve sur place. Dans la distribution, les vedettes invitées n’apportent rien. Michele Carey, piètre comédienne à la carrière éphémère, donne à son personnage, qui devrait être rusé, des allures de cruche. John McGiver en Binford est à peine plus convaincant.

On retrouve par contre le brio du duo vedette qui n’a aucun mal à surnager tant la distribution manque d’éclat. J’ai trouvé Ben Murphy meilleur que de coutume, il semble prendre ses marques, même si Pete Duel domine le jeu.

Il y a davantage de scènes d’intérieurs que de coutume, en raison des transactions entre le banquier Binford et Heyes et Curry dont l’amnistie est en jeu. La fin de l’épisode est un peu bâclée.

Anecdotes :

  • Deuxième participation de Sam Jaffe après « The great shell game ». Il reviendra dans un épisode de la saison 2.

  • Le shérif Lom Trevors présent dans le pilote revient mais est interprété par Mike Road (et non plus James Drury, héros du « Virginien »).

  • Michele Carey (1943-) incarne Betsy, la maîtresse du banquier. Elle a tourné de 1964 à 1987 essentiellement comme guest star dans des séries (« Les mystères de l’ouest », « Des agents très spéciaux », « Mission Impossible », « Opération vol », « L’homme de l’Atlantide », « L’homme qui tombe à pic »).

  • John McGiver (1913-1975) reviendra dans la saison 3 dans un autre rôle, après avoir été le banquier Binford. Il est surtout connu pour « Diamants sur canapé » (1961).

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9. STAGECOACH SEVEN
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Dick Nelson. Réalisation : Richard Benedict.

Résumé :

Alors qu’ils voyagent à bord d’une diligence, Heyes et Curry sont reconnus par un chef de bande, Weaver, un ancien complice. Une fois que ce dernier a pillé les voyageurs, il veut empocher la récompense. Le patron du relais de diligence ne l’entend pas de cette oreille.

Critique :

Nous sommes ici dans le pur western : attaque de diligence, siège d’une ferme comme d’un fort Alamo. Mais dans ce genre, « Chaparral », « Le Virginien » ou « Les bannis » fonctionnent, là où « Alias Smith and Jones » marque le pas. Lors de ce siège interminable, Pete Duel et Ben Murphy font leur duo décontracté et comique, en décalage total avec la tension ambiante. En fait, le script ne convient tout simplement pas à la série, trop sérieux, trop conventionnel, trop western.

L Q Jones (« La horde sauvage ») est Weaver, tandis que le patron du relais, Charlie Utley, est interprété par Keenan Wynn (« Il était une fois dans l’ouest »). Dana Eclar (Le patron de McGyver), Steve Ihnat (un habitué des séries des années 60) complètent une bonne distribution. Le problème vient du scénariste Roy Huggins, utilisant ici le pseudonyme de John Thomas James. Tout d’abord, l’unité de temps et de lieu nous plongent dans un ennui profond. Pete Duel et Ben Murphy passent les trois quart de l’épisode ficelés sur leurs chaises, et lorsque la bande de Weaver tire en abondance sur la ferme relais, ils choisissent à chaque fois de faire tomber leur chaise. C’est drôle la première fois, mais au bout de la troisième ou quatrième rébarbatif et dénote un manque total de cohérence.

Les comédiens sont tous des familiers de la télévision et des séries d’action, mais ils semblent se demander ce qu’ils font là. L Q Jones en particulier qui est condamné à rester devant le relais pour l’arroser de balles, menaçant Utley de lui livrer nos héros pour toucher la prime, et tant qu’à faire les livrer morts, puisque la récompense est la même.

« Stagecoach seven » est en contradiction complète avec le pilote qui donnait dans la comédie. Ici, tout est bien trop classique, sérieux, et ce qui aurait pu à la rigueur faire un bon « Chaparral » tourne à l’ennui total. Si l’on part du principe que l’on est dans un western traditionnel, chose qui n’est pas le postulat de la série, on trouve son compte pendant une bonne dizaine de minutes. Mais ensuite, le siège de ce relais de diligence devient ennuyeux. Il faut dire que nous ne sommes plus habitués à voir des séries western, et qu’elles ont pris, en 2015, un véritable coup de vieux.

Anecdotes :

  • L Q Jones, dont le personnage réchappe de l’aventure, reviendra dans la saison 3, mais interprétant un autre rôle.

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10. THE MAN WHO MURDERED HIMSELF
INÉDIT EN FRANCE

Episode avec Patrick Macnee.

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Robert Hamner et John Thomas James. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé :

Tandis que Curry assure le transport d’un convoi de dynamite, Heyes participe comme guide à la chasse au trésor d’un archéologue, Norman Alexander.

Critique :

L’épisode est surtout intéressant pour la présence de Patrick Macnee dans l’un de ses premiers rôles post-John Steed en 1971. Une chose nous frappe dans cette série, Ben Murphy est souvent absent des épisodes qui sont censés relater les aventures d’un duo. Ici, il ne fait que des apparitions, convoyant un chariot rempli de dynamite, et ne participe pas à l’intrigue.

C’est donc Pete Duel qui est confronté à l’équipe constituée par le faux archéologue mais vrai voleur en fuite incarné par Macnee.  Dans cette expédition, personne n’est celui qu’il prétend être, et l’on découvrira au hasard de l’histoire qu’il y a un voleur, un inspecteur de Scotland Yard, une femme engagée comme figurante pour permettre au policier d’agir en toute sécurité, etc… Juliet Mills, née en 1941, fait beaucoup plus âgée que Pete Duel, qui était né en 1940. Situation pour le moins gênante, puisque le personnage de Juliet, Julia Finney, est censé être marié.

Patrick Macnee est très à l’aise dans son rôle de faux archéologue. Il affiche une assurance et une touche british pas déplaisantes dans cette histoire qui s’éloigne un peu du canevas western. Volant souvent la vedette à Pete Duel, il est crédible et rusé dans son interprétation.

Si l’on excepte une parenthèse sur la bande de « Devil’s hole », chargée de faire le lien avec le reste de la série, c’est un épisode atypique. L’éviction totale de Ben Murphy nous étonne. Le titre trouve son sens à la fin de l’énigme et constitue donc un spoiler.

La scène de la rencontre entre Heyes et Alexander semble sortir tout droit d’une série britannique. Jugez plutôt du premier échange :

Alexander : « Pardon de vous dire cela, mais n’êtes-vous pas un peu jeune ?

Heyes : « Ne vous excusez pas, moi je vous trouvais grand pour un anglais ».

On suit l’histoire avec plaisir, regrettant que le personnage de Patrick Macnee soit tué à la 42e minute. Il constitue le principal intérêt de cet épisode. On ne s’ennuie pas une seconde avec cette singulière chasse au trésor.

Anecdotes :

  • Heyes fait allusion aux évènements survenus au « Devil’s hole » (voir épisode 7). Il faut  voir l’épisode en question pour comprendre « The man who murdered himself », nous sommes donc dans une série/feuilleton.

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11. THE ROOT OF IT ALL
INÉDIT EN FRANCE

Scénario : Howard Browne. Réalisation : Barry Shear.

Résumé :

Une irlandaise, Leslie O’Hara, est sur la trace d’un trésor de guerre des confédérés. Aidée d’une femme plus âgée, Prudence, qui la chaperonne avec son amie la belle et timide Margaret, elle se sert de Heyes et Curry pour trouver le magot.

Critique :

L’histoire ici n’a pas vraiment d’importance, mais l’on retrouve le ton « comédie » qui sied à la série et avait fait tout le charme du pilote. Le tandem Ben Murphy-Pete Duel est un peu supplanté par l’actrice Judy Carne dans le rôle de Leslie. Truculente et drôle, elle est un vrai garçon manqué. Les situations cocasses se suivent et le téléspectateur se prend au jeu.

L’autre atout de charme est Victoria Thompson dans le rôle de Margaret Chapman. Plus timide que sa partenaire, Margaret trouve Curry très à son goût, mais ce n’est pas une femme émancipée. La scène des adieux sur les marches du train où elle tente maladroitement de l’embrasser résume assez le personnage.

« Opération danger » est une bonne série lorsqu’elle quitte les terres du pur western – où elle ne rivalise pas avec « Chaparral » ou « Le Virginien » - pour retrouver la veine de « Butch Cassidy et le kid ». L’épisode joue sur les quiproquos (Leslie et Margaret ont-elles découvert que Smith et Jones sont des ex-bandits recherchés ?) et surtout sur le tonus de Judy Carne qui déborde d’énergie.

Cette chasse au trésor nous sort de notre torpeur et l’on se laisse entraîner par la fougue de l’équipe. Bien entendu, chacun tire la couverture à soi et le magot, constitué de deux sacs de billets de banque toujours valides malgré les années, ne cesse de changer de cachette, tandis que Heyes et Curry font un séjour en prison. Dans cette époque pudibonde, l’adjoint du shérif dans une scène cocasse n’ose procéder à une fouille au corps de Leslie.

J’ai passé un excellent moment et regrette que cet opus soit resté inédit en France. On aimerait que tous les épisodes soient de cette teneur. Une série qui n’est jamais si bonne que lorsqu’elle ne se prend pas au sérieux.

Anecdotes :

  • Judy Carne (1939-2015) fut l’épouse de Burt Reynolds. Née à Northampton en Angleterre, elle a débarqué aux USA en 1962 devenant très vite populaire dans des sitcoms. Elle fut la partenaire de Pete Duel en 1966 dans la série « Love on a rooftop ».

  • Victoria Thompson (1946-) est aussi écrivain. Elle a fait une courte carrière essentiellement à la télévision en guest-star dans des séries : « Cannon », « Bonanza », « Ma sorcière bien aimée », « Barnaby Jones ». On l’a vue au cinéma dans « The Harrad experiment » et « Harrad Summer ».

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12. LA CINQUIÈME VICTIME
(THE FIFTH VICTIM)

Histoire de John Thomas James. Adaptation : Glen A. Larson. Réalisation : Fernando Lamas.

Résumé :

Tous les participants d’une partie de poker sont assassinés les uns après les autres. Heyes et Curry en étaient, et Heyes est grièvement blessé.

Critique :

Dans cet épisode, plusieurs intrigues sont mêlées : nos héros sont devenus chasseurs de pumas, il y a aussi un whodunit, une intrigue à la « Dix petits nègres » d’Agatha Christie.

Mais surtout, en raison de l’absence pour blessures de Heyes, le personnage de Curry est sans discontinuité à l’image, ce qui permet à Ben Murphy de prendre une revanche par rapport aux épisodes où il était quasi absent.

Opus sérieux, sans aucune tonalité comédie, « La cinquième victime » semble appartenir au genre policier. Le décor western n’est qu’un prétexte. Notons deux présences féminines importantes : Sharon Acker en Rachel, femme infidèle, potentielle motif des crimes, et Barbara Rhoades en entraîneuse, Helen. Les thèmes féminins ne sont pas creusés, la série étant avant tout d’audience familiale.

Ben Murphy seul nous donne un sentiment de frustration, ce qui n’est pas le cas lorsque son partenaire est dans cette posture. Il se fait d’ailleurs voler la vedette par les invités, Ramon Bieri en shérif, Joseph Campanella en Jack, mari trompé soupçonné, ainsi que par Sharon Acker, la femme infidèle qui est quasiment de toutes les scènes.

La singularité de cet opus est le fait qu’aux manettes de réalisateur, on retrouve le charmeur latino Fernando Lamas, qui incarnait Big Jim Santana dans « Return to Devil’s hole ».

Vers le dernier quart de l’épisode, l’intrigue traîne en longueur. On se perd en explications sur l’identité réelle du meurtrier, et la poursuite de Jack par Curry ne nous convainc pas. Néanmoins, « Opération danger » constitue toujours un divertissement agréable, ménageant les scènes d’action, les rebondissements. Le spoiler de cet opus est évidemment l’identité du meurtrier et les scénaristes égarent un peu le téléspectateur : on le voit clairement dans une scène où Curry manque perdre la vie, mais ce que le shérif Moody (Ramon Bieri) nous apprend ensuite nous fait presque douter de ce que l’on a vu. Nous n’en dirons pas plus sur le sujet.

« La cinquième victime » manque beaucoup de l’aspect comédie qu’insuffle par ses seules mimiques Pete Duel.

Anecdotes :

  • Joseph Campanella (1928-) était le patron de « Mannix » dans la saison 1.

  • Pete Duel passe une bonne partie de l’épisode alité, son personnage ayant été blessé.

  • Sharon Acker (1935-) est connue pour « Les feux de l’amour », mais aussi des participations à « Star Trek », « Les mystères de l’ouest », « Max la menace », « Opération vol », « Cannon », « Les rues de San Francisco », « 200 dollars plus les frais ». Elle ne tourne plus depuis 1989.

  • Barbara Rhoades (1947-) a tourné au cinéma « Harry et Tonto », « Adieu je reste », ainsi qu’à la télévision comme invitée vedette de séries, avant de terminer sa carrière dans le soap opera « On ne vit qu’une fois ».

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13. JOURNEY FROM SAN JUAN
INÉDIT EN FRANCE


Histoire de John Thomas James. Adaptation : Dick Nelson. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé :

Se faisant passer pour des vachers, Heyes et Curry sont au Mexique en mission pour ramener une meurtrière, Blanche, aux Etats-Unis.

Critique :

Très bon épisode, du genre policier. On se demande simplement pourquoi, et surtout pour qui, agissent nos héros. La question n’aura pas de réponse. Susan Oliver incarne Blanche, la meurtrière en fuite, qui s’est établie dans un saloon au Mexique. Si son jeu est excellent, on ne peut en dire autant de la française Claudine Longet qui refait ici exactement le même numéro de chanteuse-guitariste qu’elle tenait dans la série « Match contre la vie ». Elle s’appelle Michelle et vient de la Nouvelle-Orléans.

En chef de bande El Clavo, Nico Minardos, figure familière des amateurs de séries des années 60-70 est égal à lui-même. Le scénario est excellent, chose qui fait défaut dans la série où les scripts sont souvent approximatifs.

L’aspect comédie se marie assez bien avec l’intrigue policière. Ben Murphy étant meilleur dans son jeu que de coutume, il éclipse souvent son partenaire Pete Duel. Le piège monté par Heyes et Curry pour attirer Blanche aux Etats-Unis est un peu gros, mais le téléspectateur marche. L’intrigue sentimentale entre Curry et Michelle est assez crédible. On ne voit pas le temps passer et nous trouvons l’épisode vraiment excellent.

Anecdotes :

  • Claudine Longet (1942-) est française. Elle tenait le rôle récurrent de Nicole dans la série « Match contre la vie ». Elle a tenté de faire carrière comme actrice et chanteuse aux Etats-Unis. Mais elle a fait la première page des journaux dans les faits divers en tuant son petit ami, le champion de ski Spider Sabich le 21 mars 1976. Dans cet épisode, on la voit chanter et jouer de la guitare comme dans les épisodes de « Match contre la vie » avec Ben Gazzara.

  • Susan Oliver (1932-1990) a joué dans deux épisodes des « Envahisseurs » : « Le rideau de lierre » et « Inquisition ». On l’a vue aussi dans « Mannix », « Bonanza », « La quatrième dimension », « Au nom de la loi », « Les incorruptibles », « Le fugitif », « Des agents très spéciaux », « Peyton Place » (où elle tenait l’un des principaux rôles), « Les mystères de l’ouest », « Le Virginien », « Cannon », « Les rues de San Francisco », « Magnum », « La croisière s’amuse », « Arabesque », « Simon et Simon ». Au cinéma, elle fut la partenaire de Jerry Lewis dans « Jerry chez les cinoques » et « Au boulot Jerry ».

  • Nico Minardos (1930-2011) a été vu notamment dans les séries « L’immortel » avec Christopher George, « La quatrième dimension », « Daktari », « Mission Impossible », « Opération vol », « L’homme de fer », « L’agence tous risques », « Simon et Simon ». Il reviendra dans un autre rôle dans la saison 2 de « Opération danger ».

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14. NE CROYEZ PAS EN L'HONNÊTE HOMME
(NEVER TRUST AN HONEST MAN)

Scénario : Phil DeGuere. Réalisation : Douglas Heyes.

Résumé :

Lors d’un voyage en train, Curry et une passagère se trompent de bagages. Dans celui de la jeune femme, Christine, ils trouvent une bible évidée contenant des pierres précieuses. Elles appartiennent au banquier milliardaire Harlenjen.

Critique :

Episode poussif, où les situations se répètent. L’intrigue est vraiment mince pour passionner le téléspectateur. Un échange de bagages involontaire, de faux bijoux qu’Heyes et Curry ramènent, ce qu’ils auraient dû éviter de faire car on les soupçonne d’avoir changé les vrais avec les faux. Dans le double rôle du père et du fils Harlenjen, Severn Darden peine à nous convaincre. Il faut attendre les dernières minutes pour comprendre quelque chose à l’histoire. Pendant cinquante minutes, les lacunes du script sont comblées par quelques scènes d’action.

Richard Anderson en James Quirt, homme de confiance du banquier, n’a qu’un rôle mineur. Marj Dusay possède sa classe habituelle, mais n’a pas grand-chose à défendre. Son personnage ambigu a des motivations que l’on ne comprend qu’au final. L’ensemble est mal ficelé, moralisant, et surtout il manque ce qui fait la réussite de la série, l’humour décalé.

Comme souvent, le passé de Heyes et Curry ressurgit, ils doivent ici la vie à un ancien comparse qu’ils ont jadis sauvé. Ce n’est ni un western, ni un policier, mais une sorte de rébus interminable. On le regrette pour le tandem Pete Duel-Ben Murphy qui mérite mieux. La radinerie du banquier milliardaire Harlenjen nous arrache un sourire la première fois mais devient vite agaçante. Je me suis vraiment ennuyé durant cet épisode.

Anecdotes :

  • On retrouve dans cet épisode Richard Anderson, Oscar Goldman dans « L’homme qui valait trois milliards » et « Super Jaimie ».

  • Marj Dusay (1936-) a joué dans « Les mystères de l’ouest » et « Hawaii Police d’état ».

  • Au fil des épisodes, lorsqu’un train entre en gare, on se rend compte que c’est le même plan qui est utilisé.

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15. THE LEGACY OF CHARLIE O'ROURKE
INÉDIT EN FRANCE

Histoire de Robert Guy Barrows. Adaptation : Dick Nelson. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé :

Heyes et Curry arrivent par hasard à Brownton la veille de la pendaison d’un de leurs anciens complices, Charlie, qui a volé 100 000 dollars en lingots d’or qu’il a cachés. Le détective Briscoe veut coûte que coûte retrouver le magot.

Critique :

Après « Erreur d’aiguillage », nos héros croisent à nouveau la route du détective Briscoe de l’agence Bannerman. On peut comprendre l’histoire même sans avoir vu l’autre épisode.

Malgré la gravité du sujet, la peine de mort qui sera appliquée à Charlie, l’opus opte pour la tonalité comédie. L’ensemble  tourne autour de l’endroit où le truand a caché son or, chose qu’il a confiée la veille de son exécution à la chanteuse de saloon Alice Banion. Briscoe tente de faire pression sur Heyes et Curry, dont il ignore toujours l’identité les prenant pour Smith et Jones, afin qu’ils fassent parler Alice.

Nous sommes donc conviés à une chasse au trésor hilarante. Les péripéties pourraient être dramatiques, mais le ton est résolument à la comédie. La trahison de Briscoe qui décide de filer au Mexique avec l’or pourrait conclure l’intrigue, mais c’est compter sans la ruse de nos deux héros. Le sort de Briscoe est ménagé de manière à le faire revenir ultérieurement dans d’autres aventures. La bonne humeur de Joan Hackett en chanteuse, l’humour de J.D. Cannon et le brio du tandem vedette nous font passer un moment agréable, malgré quelques lenteurs.

La saison 1 se conclue sur cette note. Pete Duel n’achèvera pas la deuxième, se suicidant après avoir tourné 18 des 23 épisodes qu’elle comporte, Roger Davis assurant la reprise de son personnage.

Anecdotes :

  • Deuxième apparition de J D Cannon dans le rôle d’Harry Briscoe après « Erreur d’aiguillage ». Le comédien reviendra incarner ce personnage à trois reprises dans les saisons suivantes.

  • Disparue prématurément à 49 ans d’un cancer des ovaires, Joan Hackett (1934-1983) incarne Alice Banion. On l’a vue au cinéma dans « Le groupe » (1966), « Will Penny le solitaire » (1967), « Ne tirez pas sur le shérif » (1969).

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