saison 2 saison 4

Cannon

Saison 4


1. UNE FEMME DE BONNE VOLONTÉ
(KELLY'S SONG)



Scénario : S.S.Schweitzer. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Dans un hôpital, et déguisé en médecin, Fred Ellis abat un policier. Le capitaine Sam Royce demande à Cannon de retrouver l’ex-petite amie du tueur, Kelly, afin qu’elle serve d’appât pour le capturer.

Critique : 

On se demande ce que le détective privé Frank Cannon vient faire dans une intrigue qui concerne uniquement la police. Il n’est ici engagé par personne, n’a pas de client.

Kelly Prentice (adorable Stephanie Powers au sommet de sa beauté) est devenue institutrice, a changé de vie, et l’on imagine mal qu’elle fut une call girl, petite amie d’un assassin sans envergure, Fred Ellis (James Sloyan).

Même si elle évolue en petite tenue (quoique restant dans le domaine de la décence) dans un palace rempli de truands, Stephanie est trop pure, trop « oie blanche » pour nous faire croire une seconde à son personnage. Elle nous donnait des frissons dans  Bons baisers d’Athènes  au cinéma, mais ici, on n’y croit pas.

Ce n’est pas qu’elle joue mal, mais ce n’est pas son emploi, une fois qu’on l’a vue en institutrice dans un jardin d’enfants.

Bien plus convaincante est Janice Heiden qui incarne Jessica, qui a remplacé Kelly auprès de Fred Ellis. Bien moins jolie que Stephanie, elle est cependant tout à fait le personnage de la call girl Jessica.

Notons quelques moments d’humour, comme lorsque Cannon précipite d’un coup de ventre ( !)  un gorille qui importune Kelly dans une piscine.

Frank Marth, plus habitué au rôle des méchants ( Les envahisseurs ) est ici le capitaine Sam Royce. Sa façon de convaincre Cannon d’aller chercher dans sa « nouvelle vie » Kelly n’est pas très morale.

Kelly accepte et n’aurait pas dû. Elle est bien mal protégée. Après que Kelly se soit révélée complice de la police, la petite frappe Fred Ellis tente de la tuer, puis la retrouve sur un bateau où le gros détective a eu la mauvaise idée de la faire cacher par le pleutre Carl Kingston (Fred Beir) qui se fait avoir comme un débutant. Kelly d’appât devient kidnappée.

Stephanie Powers vampirise la caméra pendant la première moitié de l’épisode, pour se faire moins présente ensuite, en raison du nombre de personnages.

La seconde partie est moins intéressante, tout en restant d’un haut niveau qui permet à l’épisode d’obtenir trois étoiles. On devine que Kelly est bien plus à sa place au milieu de ses élèves enfants, avec une blouse sage, en bonne fille honnête, que lorsqu’elle explique à divers truands son absence du milieu depuis quelques années.

Malgré la situation de départ incongrue (Cannon qui n’est plus vraiment un « privé »), j’ai passé un excellent moment.

Bigrement sadique en tueur de flics, James Sloyan est l’acteur le plus convaincant, même s’il ne s’attire évidemment pas la sympathie du public.

Anecdotes :

  • Stéphanie Powers revient dans Cannon après Chantage au divorce (Saison 2)

  • James Sloyan (1940-) est surtout connu  au cinéma pour L’arnaque et Xanadu.

  • Janice Heiden n’a pas fait carrière malgré une trentaine de rôles, faisant de mauvais choix comme Santa Barbara. Invitée vedette de beaucoup de séries des années 70-80, débutant par un Kojak, enchaînant ensuite des petits rôles dans les séries de l’époque sans jamais marquer les esprits.

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2. LE TUEUR
(THE HIT MAN)

Scénario : Robert Heverly. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Un mafioso vient se livrer en confession auprès d’un évêque qui découvre par la même l’identité du pêcheur et devient la cible du syndicat du crime.

Critique : 

Beaucoup d’invraisemblances dans cet épisode : le tueur à gages recruté par Alex Brennan (Ray Dayton) pour le compte de son chef Lester Cain (Paul Stewart), est un presque sosie de Frank Cannon. Ce dernier va devoir protéger l’évêque Michael Harrigan (Richard Kiley) tout en jouant, aux yeux du syndicat, le rôle du tueur.

Si Ray Danton est tout à fait crédible en Brennan cruel et sadique, on s’étonne que son personnage soit aussi crédule et ne perce pas à jour plus tôt l’identité du détective.

Le suspense s’installe cependant, Cannon manquant à chaque instant se trahir. Il se sort d’une situation improbable lorsqu’il abat un mafieux qui l’a percé à jour et réussit encore à berner Brennan.

Le fait que le tueur à gages et Cannon se ressemblent (c’est le cas effectivement) est une ficelle un peu grosse. L’équilibre de l’opus repose sur le fait que l’on accepte ces incohérences.

Christopher Connelly, dans le rôle du père Joseph Grant, qui sera grièvement blessé par Brennan, est sans doute l’acteur le mieux distribué. En effet, d’un bout à l’autre, Ray Danton est prévisible et caricatural dans son emploi habituel.

Cela reste malgré tout regardable, comparé à des séries contemporaines comme L’homme de fer. Tout au plus trouvera-t-on ici que le gros privé dispose de beaucoup de chance. Il ira même, si j’ose dire, jusqu’à sonner les cloches de Brennan. (spoiler)

Un épisode dans la moyenne de la série, mais pas génial.

Anecdotes :

  • L’épisode a été tourné à l’église Saint Finbar, à Burbanks, en Californie.

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3. AFFAIRE EN SUSPENS
(VOICE FROM THE GRAVE)

Scénario : Robert Hammer. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Raymond Wheelock, ami de Cannon, est un policier à la retraite. Quelqu’un tente de le tuer et il se retrouve à l’hôpital. Sa fille Susan demande à Cannon de reprendre l’enquête, concernant un homicide dans une boîte de nuit, il y a de cela quatorze ans.

Critique : 

Course non-stop de cinquante minutes, en décors naturels, qui en donne au téléspectateur pour son argent, le scotchant à son fauteuil. Cannon a fort à faire avec un tueur à gages dont nous ne connaîtrons jamais le nom (Robert Webber), agissant pour le compte d’un avocat marron, Hollinger (Jason Evans). D’un chantier en construction à un monastère, d’un hôpital à l’appartement où un mur cache des preuves compromettantes, Cannon ne prend pas une pause. La piste mène à Owen Kendall (Dennis Patrick) auprès duquel il est très difficile d’obtenir un rendez-vous. Ainsi qu’à Andy Norlan (Richard Bakalyan) et surtout à sa sœur Gloria (incarnée par la regrettée Madlyn Rhue, partie trop tôt).

Cannon peut compter sur l’aide du lieutenant Gus Mancuso (Michael Baseleon), de son ami Raymond (Ford Rainey, qui passe tout l’épisode à l’hôpital) et sa fille Susan (Patricia Steach).

Kendall aimerait bien oublier un passé qui ressort quatorze ans après, et laisse les basses besognes à son partenaire avocat Hollinger. Il faut avouer que le tueur n’est pas doué, ratant ses cibles. Même lorsqu’avec sa voiture, après avoir négligemment laissé échapper Gloria, et qu’il écrase une cabine téléphonique, il trouve le moyen de rater sa proie qui parlera, couverte de bandages.

On ne s’ennuie pas une seconde, toutefois on peut trouver Cannon trop chanceux, échappant à tous les pièges. La série n’a pas pris une ride. Robert Webber semble se régaler avec son personnage de tueur sadique qui n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas, à deux reprises, à s’aventurer, malgré la présence de la police, à l’hôpital.

William Conrad serait étonné de voir que sa série n’a pas pris une ride, tout juste a-t-elle un délicieux parfait seventies assez discret. On pourrait la reprogrammer et faire de l’audience avec, ce qui est loin d’être le cas avec d’autres séries de l’époque.

Anecdotes :

  • Madlyn Rhue (1935-2003) fauchée par le cancer, a participé à toutes les séries importantes des années 60-70. Citons Les Incorruptibles, Le fugitif, Star Trek, Les mystères de l’ouest, Des agents très spéciaux, Mission Impossible, Hawaii police d’état, Les rues de San Francisco.

  • Patricia Stich ( ?-) a tourné de 1966 à 1980. Elle a notamment joué dans Mannix et Galactica.

  • Richard Bakalyan (1931-2015) a joué au cinéma dans L’express du Colonel Von Ryan et Chinatown.

  • Michael Baseleon (1925-1986) reviendra dans un autre rôle dans la saison 5. Au cinéma, on l’a vu dans Un homme nommé cheval.

  • Dennis Patrick (1918-2002)  a tenu un rôle récurrent dans Dallas. On l’a vu au cinéma dans Joe, Le ciel s’est trompé, Un joueur à la hauteur.

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4. LA DAME EN ROUGE
(LADY IN RED)

Scénario : Max Hodge. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Cannon est engagé par Arthur Rogers pour qu’il suive sa femme qu’il soupçonne de faire des trafics de bons au porteur. Mais la femme, Evelyn, dont Cannon perd la trace lors de la filature, rejoint son mari dans un train et il l’abat avec un silencieux.

Critique : 

Cet épisode est un jeu perpétuel avec les fausses identités. Ainsi, la brune, que Cannon suit, et qui réussit à lui échapper, est en fait une blonde. Le mari vient reconnaître le corps. Cannon commence à avoir des doutes après avoir fait la connaissance d’Udo Giesen (David Soul qui n’était pas encore Hutch). Ce dernier est amoureux d’une Susanne Williams (Claudia Jennings). A sa grande stupeur, notre gros détective découvrira que le mari l’a dupé. Il a l’intention de fuir à Mexico avec sa femme légitime bien vivante, Evelyn (Laraine Stephens). Le privé doit aussi composer avec les menaces d’un homme d’affaires douteux, l’inquiétant Nagenson (Robert Emhardt), lequel l’invite à dîner (les deux hommes ont la passion de la bonne cuisine) pour mieux le menacer et ordonner à un de ses hommes de le liquider.

En dire plus serait révéler tous les spoilers de l’épisode. Loin de son rôle de héros de la série Le Baron, Steve Forrest s’avère bien cruel en mari (Arthur Rogers) et client de Cannon.

David Soul tire son épingle du jeu avec brio dans un rôle en demi-teinte plutôt sympathique malgré les apparences.

Il y a plus d’intrigue que d’action par rapport à l’épisode précédent. On se noie parfois dans les détails. Notons que pour les obligations du script, certains messages téléphoniques sont... en français !

Un épisode qui nécessite plusieurs visions pour vraiment accrocher le spectateur.

Anecdotes :

  • Laraine Stephens (1941-) était Claire Kronski, la compagne de Tony Franciosa dans la série Matt Helm.

  • Robert Emhardt (1911-1994) est un spécialiste des rôles diaboliques : Mr Ames dans Les envahisseurs : cauchemar, et l’un des plus traumatisants personnages de la série Alfred Hitchcock présente : Crackpot.».

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5. DOUBLE IMPOSTURE
(THE DEADLY TRAIL)

Scénario : Calvin Clements. Réalisation : George McCowan.

Résumé :

Cannon est engagé par le général Nielson afin de retrouver sa fille Cherry qu’il n’a pas vu depuis vingt ans.

Critique : 

Au départ, on ne comprend pas trop pourquoi Cannon accepte l’affaire, le général Nielson (Kevin Mc Carthy) faisant convoquer le détective sans lui donner le choix, lui envoyer ses hommes avec des armes.

Cannon découvre que Nielson est entouré d’un adjoint, Cade (William Smithers), lequel le fait suivre par deux tueurs. S’il finit par retrouver la fille, sous le nom de Cheryl Blythe (délicieuse Katherine Cannon), il a des doutes. Tout s’est passé trop facilement. L’ex-femme de Nielson, remariée, Donna Roberts (Whitney Cade), complice de Cade, reconnaît Cheryl comme sa fille. Le manque d’affection lors de ses retrouvailles met la puce à l’oreille au détective. Donna a été payée par Cade, qui veut profiter de la fortune de Nielson, réputé pour être un trafiquant d’armes. De même, Cheryl Blythe est une pseudo actrice qui devait partir se produire à Las Vegas.

Cannon est sans arrêt suivi par un des hommes de Cade et en fait part à Nielson qui est sceptique. Il fait appel à un ami, un réalisateur (nous ne connaîtrons pas son nom, mais il s’agit de ce bon vieux John Milford). Le film qu’il lui montre met le doute dans l’esprit de Cannon.

Ce dernier recherche Phil, le petit ami de Cheryl, et rencontre son meilleur ami George Peters (Dennis Dugan). Or, Phil fait une chute mortelle du haut d’un long escalier en plein air avant que Cannon ait pu lui parler. Peters met le privé sur la piste de la véritable Cheryl, qui se fait appeler Sanders (Ronne Troupe). Elle possède la croix égyptienne qui atteste qu’elle est bien la vraie fille du général. L’autre Cheryl avait une croix égyptienne, mais différente. Dès lors, Cade et ses hommes décident d’éliminer le détective et la fille.

Episode sans temps mort, avec une Katherine Cannon qui joue fort bien les ingénues (on lui donnerait le bon Dieu sans confession), cet opus est une grande réussite. Ronne Troupe est moins jolie que Katherine, mais le spectateur apprécie le spectacle. Le final avec l’attaque de Cade en hélicoptère, sans oublier une scène digne de La mort aux trousses ou Cannon est lancé inconscient au volant de sa voiture au bord d’une côte, font de cet opus un grand cru.

Anecdotes :

  • Katherine Cannon, également connu comme Kathy Cannon (1953-) a joué dans L’homme de Vienne : poursuite dans la ville, et dans deux épisodes des séries Hawaii Police d’état et L’homme de fer dans des rôles différents.

  • Kevin Mc Carthy (1914-2010) est célèbre pour L’invasion des profanateurs de sépulture.

  • John Milford (1927-2000), habitué des productions Quinn Martin, a joué trois fois dans Les envahisseurs (Première preuve, Contre-attaque, Inquisition). Il était le shérif Carver dans Première preuve, puis un membre de l’équipe de Scoville.

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6. L'OTAGE
(THE EXCHANGE)

Scénario : Jackson Gillis. Réalisation : George McCowan

Résumé :

A sa sortie de prison, Luis Guitierrez a juré de venger son frère cadet, tué lors d’un hold-up en tuant deux policiers qu’il juge responsable de sa mort. Après avoir froidement abattu l’un d’eux, il kidnappe le jeune équipier de l’autre et le rendra en échange de la vie de l’autre policier.

Critique : 

On se demande de quoi vit Frank Cannon. Personne ne lui demande rien dans cette enquête où il se mêle, de façon héroïque, d’une affaire de police, alors que personne ne l’a engagé comme « privé ».

Luis Guttierez (Robert Loggia) est tout à fait dans son rôle de truand féroce. Face à lui, deux policiers. Il tue froidement dans sa voiture José Martinez, le premier. Reste le second, le lieutenant Lyle Stacy (Edward Binns). Pour le piéger, Guttierez enlève son jeune « poulain », Davey King (George Mc Callister). En fait, il compte tuer les deux, attirant Stacy dans le désert, dans une propriété dont la clôture est électrifiée, ce qu’ignore King.

On se croirait dans un western. Tourné en décors naturels, le désert, l’épisode permet à Cannon de briller en gagnant par un tunnel au prix de mille péripéties la propriété de Guttierez. Il a compris que Stacy a décidé de se sacrifier.

Robert Loggia prend un visible plaisir à jouer ce personnage cruel et un peu fou, ivre de vengeance. Binns est plus dans la sobriété. Le téléspectateur n’a pas envie de quitter l’image de son téléviseur une seconde tant le suspense est dense.

La fin à des allures de Règlement de comptes à OK Corral plus que de Mannix.

Anecdotes :

  • Robert Loggia (1930-2015) a joué dans Les deux missionnaires, Officier et gentleman, Scarface, Independance Day.

  • Edward Binns (1916-1990) est essentiellement connu pour son rôle de Wally Powers, le chef d’Al Mundy-Robert Wagner dans la saison 3 de Opération vol.

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7. LE VENGEUR
(THE AVENGER)

Scénario : Robert Sherman. Réalisation : Corey Allen.

Résumé :

Deux policiers, les lieutenants Galloway et Anschluss, surveillent dans une fête foraine un jeune peintre acheteur de drogue, Del Foxworth. Anschluss le suit et se fait tuer par un dealer, mais tout accuse le jeune d’être le coupable. Le frère de la victime jure de le venger.

Critique : 

Un des meilleurs épisodes de la série toutes saisons confondues. Nous assistons au meurtre de Ted Anschluss (David Dukes) par le dealer Chuck Yamagata (Pat Morita). Mais ce dernier prend la poudre d’escampette et sur le pont où a eu lieu le drame, deux témoins identifient le jeune peintre, Del Foxworth (Robert Walker Jr). Ce dernier agit par amour de Sally (merveilleuse Kay Lenz, belle sœur et maîtresse de Peter Strauss dans Le riche et le pauvre : les héritiers) qui est droguée et en manque.

Ivre de vengeance, Arthur Anschluss (Dane Clark, ici littéralement enragé) décide de tuer séance tenante Del, pourtant non coupable.

Le comble, c’est que le coupable est tué par Cannon en état de légitime défense à la 25e minute dans le train fantôme de la foire. Et que l’affaire devrait en rester là. Arthur est présent, et l’on s’étonne que la police soit négligente au point de ne pas comparer l’arme du tueur et la balle qui a tué Ted.

Cette-fois, Cannon travaille pour les parents de Del, les Foxworth (Diana Douglas et George Gaynes). Le coéquipier de Ted, le lieutenant George Calloway (Greg Mullavey) croit Del coupable et ferme les yeux sur la vengeance ourdie par Arthur, qui malgré une claudication, se révèle redoutable. Ne parvenant pas à lui faire entendre raison, et pour l’empêcher de tuer le jeune peintre, Cannon sera obligé de le tuer.

Kay Lenz et Dane Clark brillent dans leurs rôles, pour lesquels ils se donnent à fond. 49 minutes de suspense et une fin que l’on peut trouver un peu bâclée. Ironie du sort, Arthur mourra sans savoir qui a tué son frère.

Un véritable joyau écrit avec précision, réalisé sans temps mort.

Anecdotes :

  • Kay Lenz (1953-) était Kate Jordache dans Le riche et le pauvre et sa suite Les héritiers.

  • Dane Clark (1912-1998), qui présente une petite ressemblance avec Charles Aznavour, est surtout connue pour ses apparitions dans les séries policières comme Mannix, Mission Impossible, L’homme de fer, Les incorruptibles, Arabesque. Il n’a pas eu la carrière qu’il méritait au cinéma.

  • Moment de comique involontaire et morbide lorsque le cadavre de Chuck sort du train fantôme sur un rail en fonctionnement.

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8. AFFAIRE DE FAMILLE
(A KILLING IN THE FAMILY)

Scénario : Larry Alexander. Réalisation : George Mc Cowan.

Résumé :

Deux hommes, Al et Ace kidnappent une jeune noire, Gail Haggarty, l’endorment et la jettent dans un ravin avec la voiture. Elle était l’épouse de Dave Nordoff, fils du publicitaire et très riche Mark du même nom. Cannon soupçonne le père d’être le commanditaire du meurtre.

Critique : 

Cet épisode nous en dit beaucoup trop, et trop vite, pour que le suspense puisse subsister. On l’agrémente des haines raciales entre noirs et blancs, ce qui est évident lors de la visite de Cannon auprès de la mère de la victime, Mrs Haggarty (Adrian Ricard) et du frère Wilson (Car Franklin).

En nous montrant l’identité des meurtriers, Al (Robert Mandan) qui travaille pour le père, et Ace (Paul Koslo), le scénariste commet une grosse erreur. Même si par des astuces de scénario, Frank Cannon va explorer diverses pistes, on comprend que Mark Nordoff (Simon Scott) est le cerveau de l’affaire et veut se débarrasser de Al, qui travaille pour lui, mais en sait trop.

On a l’impression que Cannon fait durer son enquête, entre la compagnie d’assurance et ses relations orageuses avec le veuf (admirablement joué par le futur Rudy Jordache Peter Strauss), alors que le téléspectateur a tout compris depuis belle lurette.

L’épisode a parfois des allures de tragédie grecque (combat à mort entre père criminel et cardiaque et fils). Cannon finira par gagner la confiance de la communauté noire de l’épisode qui lui était hostile, soit Wilson.

Anecdotes :

  • Peter Strauss (1947-) deux ans après le tournage de cet épisode devenait Rudy Jordache, héros de la série Le Riche et le pauvre.

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9. LA MINUTE DE VÉRITÉ
(FLASHPOINT)

Scénario : Robert Heverly. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Danny Botner tombe en panne la nuit avec sa petite amie Dolores West. Elle croit qu’il lui fait le coup de la panne mais il n’a plus d’essence et part en chercher avec un jerrican. Un garde s’approche et la jeune femme ouvre sans méfiance. Il s’agit en fait de trois hommes masqués qui la violent et la tuent. Danny est accusé d’être l’auteur de ce crime et d’une série de viols suivis de meurtres.

Critique : 

Il faut avouer que Danny Botner (Robert Random) apparaît comme le coupable idéal. Il voulait faire l’amour avec Dolores qui l’a repoussé, lui disant qu’elle était uniquement sortie avec lui pour aller au drive in (cinéma en plein air).

Cannon rencontre l’hostilité dans la petite ville où il mène l’enquête à la demande d’un ami. Botner est soumis au détecteur de mensonge. Les suspects pourtant ne manquent pas, de nombreux jeunes gens dont un certain Cliff Parrow (Christopher Tabori).

Cindy Homes (Ninette Bravo) est la prochaine cible. Elle a des soupçons. Cliff Parrow pousse Tommy à lui faire subir le sort de Dolores. Il est réticent.

Cannon affronte la mère de Cliff, Nora (Ruth Roman) qui refuse de croire que son fils puisse être suspect.

Avec un certain sadisme, Cliff élimine Tommy Fryer (Robert Reiser), le petit ami de Cindy, qui refusait d’entrer dans le jeu meurtrier de Cliff.

Episode particulièrement violent et cruel, dans lequel Cannon n’a pas la partie facile. Par exemple, lorsqu’il se rend auprès du père de Tommy, Harry Frier (Don Dubbins).

Trois jeunes vauriens amis de Parrow tentent de chasser Cannon de la ville. Il réussit à les mettre en déroute. Puis vient dire ses quatre vérités à Parrow.

La mère de Parrow découvre la vérité par hasard, trois diapositives montrant les jeunes femmes victimes suppliant leurs bourreaux dans le cadre d’une photo dont elle voulait arranger le cadre. Elle est épouvantée et comprend que son fils Cliff est un monstre. Ce qui ne l’empêche pas de brûler les pièces à conviction.

Accusé, Danny Botner, emprisonné, risque être lynché par la population. Cannon tente de pousser à bout Cindy. Elle avoue être au courant des quatre viols et meurtres et de leurs auteurs. Cannon veut la faire témoigner. Mais il rencontre l’hostilité de la police locale, d’autant que Nora Parrow est une personnalité qui a un certain poids en ville.

Cliff ameute la population qui s’empare de Danny et veut le pendre. Cannon arrive sur ces entrefaites avec le témoin clé, Cindy. Cette fille est un vrai faux jeton qui rejoint la foule en  prétendant que Cannon l’a menacée. C’est la mère de Cliff, avec des diapositives (elle a pourtant brûlé les pièces à conviction), qui intervient et confond son fils, provoquant son arrestation et celle de ses complices. Pétrie de remords, elle a joué sur la crédulité de son fils qui ne sait pas que les diapositives sont inoffensives et ne montrent pas les victimes.

Un épisode bouleversant.

Anecdotes :

  • Ruth Roman (1922-1999) est connue pour L’inconnu du Nord Express, Je suis un aventurier, Le champion, Une incroyable histoire.

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10. L'HOMME QUI NE POUVAIT OUBLIER
(THE MAN WHO COULDN'T FORGET)

Scénario : Robert I. Holt. Réalisation : George Mc Cowan.

Résumé :

Van Damme, rescapé d’un camp de concentration néerlandais, traque l’ancien nazi Erich Strasser, lequel a mis des tueurs à ses trousses pour l’éliminer. La maîtresse d’Erich, Anna, complice de Van Damme, est tombée amoureuse de l’ancien nazi !

Critique : 

Dans le même genre, je préfère cent fois l’épisode du Saint : Le Fugitif (Locate and destroy).

Cet épisode de Cannon est bourré d’invraisemblances. Tout d’abord, on nous présente un personnage inutile, Eduard Stanoia (Alfred Ryder) qui disparaît vite de l’intrigue, voulant continuer à mener une vite tranquille.Il est en affaires avec Peter Van Damme et lorsque ce dernier est victime d’une tentative d’assassinat et refuse de porter plainte, il avertit Frank Cannon.

Mais c’est un homme assez peureux qui ne veut pas d’histoires et il prend vite la poudre d’escampette.

Leslie Nielsen, dans le rôle de Mr Strong, alias l’ancien nazi Erich Strasser n’est pas crédible une seconde. Il fait « trop américain », et de plus c’est lui qui semble sympathique, non Van Damme (joué par le réalisateur Alf Kjellin) que l’on trouve raide et rébarbatif.

Le comportement d’Anna Meister (Joan Van Ark) est incompréhensible. Car elle passe de chasseuse de nazis à amoureuse d’un Strong qui lui avoue être le monstre Erich Strasser. Elle estime qu’il a droit à une seconde chance. Elle finira par organiser une rencontre entre le nazi et son chasseur et comprendra alors que Strasser est bel et bien un monstre.

Cannon dans tout cela ne trouve pas sa place. Il se fait kidnapper et rosser (presque torturer) par les hommes de Strasser à la recherche de Van Damme. La police, en l’occurrence le lieutenant Daggett (John S. Ragin), est incroyablement inerte.

J’avoue m’être franchement ennuyé devant cet épisode invraisemblable et mal ficelé. Le jeu catastrophique de Nielsen plombe l’épisode. Un ratage sur toute la ligne.

Anecdotes :

  • Leslie Nielsen (1926-2010) est le héros de la série comique au cinéma Y-a-t-il un flic pour sauver…

  • Alfred Ryder (1916-1995) est célèbre pour le rôle du chef des Envahisseurs.

  • Joan Van Ark (1943-) restera associée à la série dont elle fut la vedette : Côte Ouest.

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11. MORT OU VIF
(THE SOUNDS OF SILENCE)

Histoire de Stephen Kandel. Adaptation : Stephen Kandel et Anthony Spinner. Réalisation : George McCowan.

Résumé :

Joan Stevens demande à Cannon de retrouver son fiancé Chris Brock, qui a disparu. L’homme ne se séparait jamais d’un ours en peluche fétiche qu’elle a découvert dans son appartement dévasté.

Critique : 

Cette-fois, nous retrouvons une intrigue classique de la série. Une jeune femme, Joan (Leslie Charleson) demande à Cannon de retrouver son fiancé. Pensant que l’homme, Chris Brock (Sam Chew Jr- que l’on ne verra qu’à la fin de l’épisode) a voulu la quitter, il refuse l’affaire. Mais elle est attaquée sous ses yeux et il change d’avis.

Très vite, les soupçons du détective se posent sur l’associé de Chris, Coy (Andrew Prine ), antipathique à souhait, et son âme damnée, Dick Kruger (David White). Le père de Chris, Jason (William Prince) est hostile à l’enquête de Cannon, lequel trouve davantage de compréhension auprès de la mère, en fauteuil roulant, Lila (Estelle Winwood), une vieille dame un peu excentrique.

L’épisode comporte les rebondissements habituels, Cannon allant jusqu’à soupçonner sa cliente Joan un temps. L’un des témoins clefs a le bon goût de mourir en se « suicidant », jeté par une fenêtre. Un autre est aveugle.

C’est grâce à Lila, la mère, que Cannon découvrira la vérité : Chris, qui est un petit génie, a fait une attaque, qui l’a fait régresser à l’âge de huit ans. Tout cela compromettait l’avenir de l’entreprise et le père, Coy et Kruger ne l’entendaient pas de cette oreille.

J’ai trouvé que l’épisode ressemble beaucoup à un des meilleurs Mannix (Sauvez le mort) avec un épilogue plus heureux. Chris à la fin de l’épisode est revenu à l’âge de 14 ans, et les médecins espèrent qu’il va continuer à progresser. Il part avec Joan ce qui est le meilleur remède pour le faire « grandir ».

Un excellent opus, plein de rebondissements.

Anecdotes :

  • David White (1916-1990) est Larry Tate dans Ma sorcière bien aimée.

  • La belle Leslie Charleson (1945-) a fait trois apparitions dans la série. Après Objecteur de conscience dans la saison 2, elle reviendra dans la saison 5.    

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12. LE PRISONNIER
(THE PRISONER)

Scénario : Norman Hudis. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Un certain Wayne Morgan engage Cannon pour tuer un nommé Johnny Fogarty. Cannon feint d’accepter pour sauver l’homme. Le majordome de Morgan, Mark Ballard, apprenant la chose, est perplexe. Il s’agit d’anciens du Vietnam. Fogarty fait chanter Morgan.

Critique : 

Le fait qu’un capitaine, héros de la guerre du Vietnam, Wayne Morgan (Ed Power) engage un privé comme Cannon pour tuer quelqu’un relève de l’absurde. Quelle drôle d’idée de scénario. On ne s’étonnera pas que la suite tombe dans la confusion la plus totale.  Johnny Fogarty (Steven Keats) est le maître chanteur, mais il se fait doubler par son meilleur ami Chad Roper (Paul Jenkins) qui le tue pour prendre sa place.

Si Morgan est peu présent dans l’épisode, on voit surtout Mark Ballard (Peter Haskell). Ce dernier cherche à faire un marché avec Fogarty et se trompe de client, tombant sur Roper, maître chanteur amateur qu’il abattra vite. Une des scènes les plus mémorables de l’épisode nous montre Cannon, menacé de mort par Ballard, conduire comme un fou. « Vous êtes un homme mort Cannon » lance Ballard. « Non, nous sommes deux ». Au moment de foncer contre le pilier d’un pont, Ballard s’avoue vaincu.

Peter Haskell se révèle excellent en méchant, préfigurant le Charles Estep des Héritiers. L’intrigue trop farfelue (par son point de départ) ne nous accroche jamais vraiment. On a connu les scénaristes de Cannon plus inspirés. Norman Hudis a voulu faire « original », et preuve d’innovation, mais c’est pour aboutir à un résultat mitigé.

Anecdotes :

  • Peter Haskell (1934-2010) fut Charles Estep dans la suite du Riche et le pauvre : Les héritiers où il incarnait l’ennemi juré de Rudy Jordache-Peter Strauss.

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13. SANS REMORDS
(DADDY'S LITTLE GIRL)

Scénario : Larry Alexander. Réalisation : Leslie H. Martinson.

Résumé :

Cannon est amené à tuer un certain Gianni Testor, tueur à gages, en état de légitime défense dans un restaurant. Edie, fille du chef du syndicat du crime Kowalski, veut la peau de Cannon.

Critique : 

L’actrice qui joue Edie, Kitty Winn, me paraît bien trop jeune pour être la fille de Kowalski, incarné par le héros de Chaparral Leif Erickson.

Cannon doit affronter la presse à la télévision pour expliquer son histoire, ce qui est rare dans la série.

Tony Testor, son frère (Frank Christi), l’identifie à la morgue. Edie demande à son père de venger son petit ami Gianni, mais le père refuse, et la fille veut partir pour Londres.

On découvre alors qu’il s’agit d’une mise en scène. Gianni (Vincent Baggetta) est bien vivant et complice de Cannon. Toutefois, pour faire tomber Kowalski, Gianni est réticent. Il est évident qu’il a peur.

Edie demande à Tony d’éliminer Cannon. Mais Tony n’a pas envie d’avoir des problèmes avec son patron. Elle lui propose d’organiser un « accident » dans lequel le privé trouverait la mort, sans que Tony puisse être soupçonné d’avoir transgressé les ordres de son Kowalski.

L’épisode n’est jamais passionnant, sans doute en raison d’une intrigue tirée par les cheveux.

Lorsque notre héros sent sa vie menacée par Tony, il fait appel au lieutenant Gormley (Ed Bakey), ce qui ne l’empêche pas de tomber dans un ravin. Cannon vient se plaindre à Kowalski. Ce qui vaut à Tony une rossée.

Devant cette situation, Edie dit à Tony qu’elle va se charger de l’affaire : « vous voulez que quelque soit fait, faites le vous-même ». Et de fait, elle ne tarde pas à tenter de tuer le privé.

Kitty Win joue mal et ne nous fait jamais croire à son personnage.

A la 33e minute, Tony découvre que son frère est bien vivant et travaille avec Cannon. L’explication entre les frères est orageuse.

Gianni trouvera la mort dans l’épilogue, et Kowalski se vante que personne ne témoignera contre lui, mais il a compté sans sa fille.

Trop d’invraisemblances dans cet opus pour que le spectateur adhère vraiment.

Anecdotes :

  • Leif Erickson (1911-1986) est célèbre pour son rôle de John Cannon dans Chaparral.

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14. LE TÉMOIN
(THE CONSPIRATORS)

Scénario : Margaret Armen. Réalisation : George McCowan

Résumé :

A Kimberly, une petite ville, quatre hommes une nuit tentent de violer une jeune femme, Nelly Fox. Ils la font tomber et elle se tue. Cannon reçoit d’un client anonyme une cassette audio, avec de l’argent et une photo, pour trouver son assassin..

Critique : 

Un épisode où le téléspectateur devine tout ce qui va arriver avant qu’on lui montre. Il faut dire que l’enquête est un peu simpliste, les coupables trop évidents.

Dans cet opus champêtre, Cannon est conduit à fureter au bord d’un lac, et par le plus grand des hasards trouve un collier montre et un chiffon rempli de sang. Voyant l’attitude des policiers, il comprend qu’il dérange et qu’un témoin a tout vu.

C’est un jeune mécanicien black, Johnny Shouse (Hilly Hicks) qui fait le coupable idéal et que la population veut lyncher.

Cannon lui vient en aide, et découvre que Johnny était le petit ami de la victime. Ce que ne supportent pas les assassins racistes de cette ville arriérée. On peut faire parfois un parallèle avec le film Dupont Lajoie.

Ce n’est pas un épisode inoubliable car tout est téléphoné, par exemple le père de Nelly, incarné par Dabbs Greer, tente de faire justice lui-même. Cannon échappe aux pires embûches pour faire triompher la vérité et surtout sauver Johnny.

Par certains côtés, l’épisode rappelle parfois le pilote de la série qui se situait aussi dans une petite ville. Les lieux déserts sont exploités au maximum. William Conrad évoque un peu Spencer Tracy dans Un homme est passé.

Le happy-end a un goût d’amertume dans la scène finale avec Cannon et Johnny lorsque l’on découvre le corps dans le lac. De beaux décors naturels ne suffisent pas à nous passionner.

Anecdotes :

  • Dans le bureau du shérif, nous voyons que nous sommes en septembre 1974.

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15. CHASSE À L'HOMME
(COFFIN CORNER)

Histoire de Rick Husky. Adaptation : Robert I. Holt. Réalisation : George McCowan

Résumé :

Cannon se rend à Tampa en Floride, pour s’occuper du cas de Richard Halsey. Ce dernier vient de retirer une somme importante à sa banque et a deux tueurs aux trousses. Il doit d’ailleurs laisser son magot dans un motel pour fuir et échapper aux deux hommes.

Critique : 

Action non stop pour cet opus de Cannon, du début dans une banque où un homme retire une somme importante et l’emmène dans une mallette, poursuivi par deux tueurs, au final dans un stade, où notre héros se révèle redoutable au tir. La scène du stade en fait est presque l’épilogue puisqu’un ultime twist (dont bien entendu le privé sera vainqueur) l’opposera à Lionel Evers (Austin Willis).

On peut trouver le couple Gary Lockwood (qui incarne l’homme en fuite, le client de Cannon, Richard Halsey) mal assorti à Patty McCormack (qui joue son épouse Linda). Mais c’est un détail auquel le spectateur, pris par l’action, ne prête pas attention.

L’épisode n’est qu’une longue poursuite. On ne nous laisse pas le temps de respirer. Gary Lockwood est convaincant en client de Cannon et constitue la meilleure surprise de la distribution. Il nous fait croire à cet avocat, ancienne star du football, obligé de fuir pour suvivre. Les deux actrices de l’épisode, Corinne Michaels – devenue Corinne Camacho – qui incarne Carole et Patty McCormack citée plus haut n’ont rien d’exceptionnel. D’habitude, la série nous gâte plus dans ce domaine.

Anecdotes :

  • L’épisode est censé se passer en Floride, mais l’on voit les montagnes de Californie.

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16. UNE TÉNÉBREUSE AFFAIRE
(PERFECT FIT FOR A FRAME)

Scénario : Robert Hamner. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Parce qu’il importune Gail Dexter, Ed Farrell jette d’un yacht Phil Dexter. Nous sommes en haute mer et l’homme est promis à une mort certaine. Un mois plus tard, à San Diego, Phil appelle au téléphone Gail !

Critique : 

On devine dès le début que cet opus va être riche en suspense, avec une intrigue solidement construite. Il n’y a guère de différence dans cet épisode entre le bien et le mal. Le client de Cannon, le diabolique Mitchell Ryan dans le rôle d’Ed Farrell, engage le privé pour retrouver sa soi disant fille Daphné. En fait, l’homme qu’il a jeté en plein océan, Phil Dexter (Ralph Meeker) a miraculeusement survécu et veut se venger.

Avec sa carrure d’athlète, celui qui incarnait Shorty Austin dans le western Monte Wash en 1970, Mitchell Ryan, se révèle vite diabolique. L’autre, le revenant Dexter, ne vaut guère mieux, menaçant à plusieurs reprises Gail/Daphné. Cannon croit sauver une pauvre créature innocente mais se retrouve accusé du meurtre de Dexter.

Emprisonné, Cannon s’évade et oblige ses gardes à s’attacher avec des menottes à un arbre.

Il finira par retrouver le couple infernal Gail/Ed Farrell sur un yacht et les arrête.

Un épisode sans faute !

Anecdotes :

  • Kathleen Cody (1954-) a aussi comme nom de scène Kathy Cody, est surtout connue aux USA pour la série culte Dark Shadows. Elle a arrêté de tourner en 1976 après seulement 27 rôles pour se marier et avoir une fille. Lorsqu’elle a tenté de faire un come-back après son divorce, elle a surtout trouvé des rôles sur scène au théâtre.

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17. LE CINQUIÈME HOMME
(KILLER ON THE HILL)

Scénario : Carey Wilber. Réalisation : Harry Falk.

Résumé :

Cannon est engagé par une femme pour faire libérer son mari de prison. Lors d’une réception, quelqu’un a tiré avec un fusil à lunettes sur les invités.

Critique : 

Episode plutôt moyen. Les intrigues politiques se marient mal avec les enquêtes de Cannon. Nancy Caluso (la belle Brooke Bundy) veut tirer de prison son mari Joe (George DiCenzo). Il rencontre l’homme en prison qui le croit d’abord avocat, mais est hostile que son épouse ait engagé un privé.

Très vite, Joe oriente Cannon sur un certain Marty Kaufman (le vétéran Milton Selzer).

Les relations entre Cannon et Joe sont assez orageuses. Nancy veut faire écouter au détective une cassette qui innocenterait son mari, mais celle-ci a été effacée.

Cannon poursuit son enquête sur les lieux de l’attentat, la piscine de John Wittig (Michael Tolan). Margaret Harder (Ellen Weston), peu après son départ, pense que Cannon pourrait trouver des choses compromettantes.

Marty Kaufman est alors victime d’une tentative d’assassinat. On aime le jeu de ce merveilleux comédien qu’était Milton Selzer, qui à lui seul, ajoute un peu de piment à cet épisode fade. Il finit par être assassiné, enfin son personnage, comme c’était prévisible.

Nous assistons ensuite aux confrontations en prison entre Nancy et Joe auquel elle reproche de ne pas faire confiance à Cannon.

Dans un rôle de tueur à gages,  Klaut, on retrouve Bill Fletcher, habitué de cet emploi.

Wittig est méfiant envers Cannon, et en fait part à la police. Cannon tombe dans les griffes de Klaut qui veut l’éliminer. On apprécie les scènes nocturnes, qui augmentent le suspense. Cannon échappe à Klaut un peu trop facilement, en plongeant.

Puis il met à jour un plan ourdi par David Elder (Lawrence Pressman), le second de Wittig, et Margaret Harder, qui ont commandité le meurtre du privé.

Wittig, malgré les apparences, se révèle innocent et joue franc jeu avec Cannon, qui le croyait compromis. La poignée de mains entre les deux hommes démontre que Cannon n’a plus de soupçons envers le politicien. Nous avons droit ensuite à l’affrontement final avec Klaut.

Un peu simpliste, l’opus n’égale pas la qualité des autres de cette quatrième saison.

Anecdotes :

  • Brooke Bundy (1944-) a arrêté sa carrière en 1991. Elle est connue pour Freddy 3, les griffes du cauchemar et Le cauchemar de Freddy.

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18. LE TUEUR DE LA COLLINE
(MISSING AT FL307)

Scénario : Carey Wilber. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Janet Coyne, une jeune femme, engage Cannon pour qu’il retrouve son père libéré après une peine de prison de dix ans et qui a disparu lors d’un vol pour Atlanta.

Critique : 

Janet Coyne (Jess Walton) est la cliente traditionnelle de Cannon, mais refuse de voir la réalité en face concernant la vie criminelle de son père. Très vite, le privé trouve sur sa route deux hommes dangereux, Douglas McGee (Excellent Bradford Dillman) et son complice qu’il n’hésitera pas à éliminer lors de la confrontation finale.

Le moins que l’on puisse dire est que la cliente de Cannon, Janet, est plutôt malmenée (tentative d’étranglement, et vers la fin d’égorgement au couteau).

Retrouver le père est une mission perdue pour Cannon, puisque juste après le générique de début, Douglas McGee l’écrase dans une ruelle et dissimule son corps, sans toutefois retrouver sur lui ce qu’il cherchait.

Après avoir voyagé sous le nom de Harry Coyne, McGee s’éclipse et la fille attend en vain à l’aéroport.

Cannon retrouve la valise avec les lettres de la fille, mais pas de Coyne. Puis, un tueur tente d’étrangler Janet lui demandant où son père a caché quelque chose qu’elle ignore. Lors d’une brève visite à la police, le privé a compris qu’un magot de quatre millions de dollars, fruit d’un hold-up, était dans la nature.

Les situations sont ensuite trop prévisibles pour que l’on se captive pour cette enquête. Le spectateur devine tout à l’avance. Cannon demande de l’aide à Paddy Chabreau (Eddy Barth). Ce dernier apprécie la cuisine de fin gourmet du détective. On se perd dans les bavardages.

En pénétrant dans un appartement, Cannon trouve la piste de Burnham house. C’est là que Mc Gee abat froidement un homme, Wytrovsky (Mark Gordon) qui recherche Harry Coyne et lui prend un ticket de consigne. Cannon arrive trop tard, et après un échange de coup de feu, laisse trop facilement échapper le tueur.

Peu après, Cannon en réfère à la fille, Wytrovsky était l’associé de son père. Cannon veut abandonner l’enquête, mais se laisse convaincre de continuer. Il remonte la piste des amis du père, dont un joueur de billard, Morelli (Edward Walsh) avec lequel il a une explication plus qu’orageuse. Celui-ci lui indique l’adresse d’un certain Gordy, mort depuis deux semaines, s’étant brisant la nuque dans une chute. La rencontre entre Cannon et la logeuse est assez truculente, celle-ci refusant qu’on l’appelle Madame.

Cannon dispose de preuves contre McGee mais fait traîner l’affaire. A partir de là, l’épisode devient quelque peu ennuyeux. Dommage. L’affrontement Bradford Dilman-William Conrad laisse à désirer. La belle Lois Hunter (Barbara George) identifie McGee comme l’homme ayant voyagé sous le nom de Coyne.

Janet est entre les mains de McGee et Morelli, qui veulent l’échanger avec l’argent, ce qui nous conduit à un affrontement final sans surprise.

Anecdotes :

  • Jess Walton (1949-) est Jill Abbott dans Les feux de l’amour.

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19. LE COMPLOT
(THE SET UP)

Scénario : Robert Sherman. Réalisation : George McCowan

Résumé :

Dans un aéroport, une inconnue se jette au cou de Cannon comme s’ils étaient familiers. Peu après, le détective échappe à une tentative de meurtre.

Critique : 

Avec la présence de la rare Linda Marsh au générique, j’avais envie de donner une bonne note à cet épisode, mais le script de Robert Sherman est semé d’invraisemblances.

Le spectateur est dérouté par les fausses pistes : l’avocat d’un certain Balford, Steven Demorra (Oliver Clark, un lourdaud au jeu détestable) se révèle un personnage gênant que l’homme de confiance du défunt Balford, décédé dans des circonstances étranges, veut éliminer.

Le tueur n’est autre que Ward Trustin (inquiétant John Vernon au regard bleu menaçant), qui travaille pour… la sœur de Demorra, Alison (Linda Marsh).

L’épisode accumule les invraisemblances. Par exemple la romance entre la jolie Laura Balford (Davey Davison) et l’avocat en fuite depuis trois semaines. Cannon passe l’épisode à se confronter aux différents inspecteurs de police qui ne le prennent pas au sérieux, refusant de croire à cet obscur complot.

Très vite, le téléspectateur s’ennuie ferme. Malgré une action soutenue (voiture de Cannon piégée par de la dynamite dans le moteur, Trustin qui projette ladite voiture occupée par Steven et Cannon dans un ravin, les deux hommes en réchappant miraculeusement alors que le véhicule prend feu et explose.

Beaucoup de suspense à la fin, et une épilogue en forme d’humour où Laura laisse emporter au détective les plus grands crus de la cave Balford, lui accordant dix minutes comme à un enfant.

Anecdotes :

  • Nous n’assistons pas à l’arrestation d’Alison Demorra en fin d’épisode.

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20. L'INVESTIGATEUR
(THE INVESTIGATOR)

Scénario : Robert C. Dennis. Réalisation : George Mc Cowan.

Résumé :

Cannon traverse une petite ville rurale, Jefferson, et se rend compte, après avoir été arrêté pour excès de vitesse injustifié, que la police est corrompue. Le maire de la ville, Jesse Satterfield, l’engage pour faire le ménage.

Critique : 

Signe de l’évolution de la décennie 70, le maire est ici est un black, incarné par Hari Rhodes, Luke dans Daktari et le psychiatre Morelind dans Coma. Du côté des méchants, en apparence peut-être, Cameron Mitchell a quitté le ranch de Chaparral pour interpréter Peter DeAlba, le capitaine de police  que l'on croit corrompu.

Cette-fois, un excellent scénario nous permet de servir cette bonne distribution. Cameron Mitchell en fait parfois un peu trop en policier supposé ripoux. Hari Rhodes est parfait, comme d’habitude, et bien plus mis en valeur que dans Daktari.

On retrouve aussi la belle Marianne Mc Andrew, que les fans d’Hawaii Police d’état  n’ont pas oubliée.

Frank Cannon, au sein de cette communauté hostile, doit trier le bon grain de l’ivraie dans une police qui effraie plus que les gangsters.

En regardant l’épisode, on se prend à regretter qu’Hari Rhodes, prématurément décédé à 59 ans en 1992 ne se soit pas vue offrir une meilleure carrière amplement méritée.

Le suspense est constant, avec cette mafia policière qui veut éliminer notre héros.

Un Cameron Mitchell un peu trop sûr de lui, parfois à la limite de surjouer, a failli coûter la quatrième étoile à cet excellent opus. L’épisode est centré sur la mort de Danny Rivers, à laquelle nous assistons dans juste après le générique, est dont la veuve, même le jour de l’enterrement, se révèle une alcoolique invétérée. Dans le rôle de Selma Davis, Kelly Jean Peters trouve le ton juste et contrebalance les outrances de Cameron Mitchell.

Le twist final innocente le capitaine Peter DeAlba pour révéler que l’homme derrière toute l’affaire est l’ami d’enfance black du maire, Leon Tatum (Arthur Adams, que l’on voit peu dans l’épisode, et qui apparaît en fin de distribution).

Bien qu’il sauve la vie à Cannon et soit innocent, le personnage de DeAlba parvient à rester abject jusqu’à la dernière scène où il conseille à Cannon de vite partir et de conduire prudemment.

Anecdotes :

  • Hari Rhodes (1932-1992), outre les rôles que j’ai cité, a joué dans la série Racines et au cinéma dans Shock Corridor et La conquête de la planète des singes.

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21. LA FUGUE
(LADY ON THE RUN)

Scénario : Gerald Sanford. Réalisation : George McCowan.

Résumé :

La riche Linda Merrick décide de quitter son mari en partant avec son amant, une petite frappe, Steve Danton. Ce dernier a une altercation avec son complice et le tue devant les yeux de Linda qui s’enfuit.

Critique : 

On ne croit pas à la situation de départ, Barbara Rush faisant beaucoup plus âgée que le latino Victor Mohica, assez caricatural. En 1975, la mode des femmes cougar n’était pas de mise. On admire la beauté de Barbara Luna, mais son amitié en tant que Maria Costello avec Linda Merrick/Barbara Rush, deux femmes venant d’univers sociaux opposés se retrouvant dans un cours de danse, est tout aussi improbable.

Cannon est engagé par le mari, Paul (Russell Johnson) pour retrouver sa femme disparue depuis trois jours. Les invraisemblances du script s’accumulent lorsque Linda se retrouve dans la maison de son médecin, le docteur Prideman (Barry Atwater) qui décide de profiter de la situation.

Le jeu du chat et de la souris entre Cannon et Maria Costello (Barbara Luna volant la vedette à Barbara Rush dont le personnage vit en recluse) n’est guère convaincant.

L’intrigue se trouve déséquilibrée puisque Linda est la proie de deux méchants, ce qui entraîne Cannon sur des enquêtes parallèles, le docteur Prideman et l’amant latino Steve Danton. L’action arrive trop tard dans l’épisode.

La fin est ridicule de mièvrerie, Cannon jouant les conciliateurs conjugaux, et Barbara Rush, tout au long de l’opus, est releguée au rôle de potiche.

Anecdotes :

  • Barbara Luna (1939-) n’a pas eu la carrière qu’elle méritait, perdant son temps dans des soap comme On ne vit qu’une fois, ou régulière guest star de séries (Les envahisseurs, Hawaii Police d’état, L’île fantastique). Le cinéma ne lui a jamais donné sa chance.

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22. VENGEANCE
(VENGEANCE)

Scénario : Robert I. Holt. Réalisation : Alf Kjellin

Résumé :

Jonathan Quill engage un tueur à gages pour le supprimer, n’ayant pas le courage de se suicider. Il fait de l’homme son légataire. Il change d’avis mais l’homme refuse d’arrêter le contrat. Quill engage Cannon.

Critique : 

Ce thème a été exploité à maintes reprises par la TV américaine, notamment dans Starsky et Hutch. Clu Gulager, habitué à jouer des types courageux, interprète à merveille le lâche Quill. Dans le rôle du tueur, Monte Markham fait un sans faute en Ed Foster, dit « Le condor ».

Avec un tel lascar, la vie de Cannon est vite en danger. Nous avons droit à 48 minutes de suspense sans relâche. C’est la réalisation qui met en valeur cette intrigue huilée dont il ne faut pas attendre de surprises.

L’histoire se complique avec l’intervention de la CIA, dont a fait partie Foster, qui kidnappe l’ex-femme de Quill, Diana (Nancy Malone). Bizarrement,  un épisode aussi violent se termine en douceur, le condor n’étant même pas tué mais désarmé par Cannon, après moult fuites et poursuites en voiture.

Frank Cannon, devant l’épilogue similaire au précédent épisode, peut monter une agence matrimoniale, ou plutôt un institut pour réconcilier les couples !

Anecdotes :

  • Monte Markham (1935-) tenta sans succès en 1975 de remplacer Raymond Burr le temps de 15 épisodes de Perry Mason.

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23. AU NOM DE LA LIBERTÉ
(TOMORROW ENDS AT NOON)

Scénario : Robert C.Dennis. Réalisation : William Wiard

Résumé :

Mario De Marco, homme d’affaires italien dont le frère est ministre, est victime d’un chantage : sa fille Fabiana est enlevée par des terroristes palestiniens qui veulent la libération d’un des leurs dans la péninsule.

Critique : 

Harold Gould en palestinien n’est guère crédible, et l’opus semble hors sujet dans la série. Le choix de Charles Cioffi, le chef de L’homme de Vienne est plus heureux en Mario Di Marco.

Ce n’est pas une enquête pour un privé américain, et les invraisemblances de départ ne sont jamais surmontées par un semblant de crédibilité dans le scénario.

Le colonel Mirza (Harold Gould- les américains ne connaissent pas Nino Ferrer pour avoir choisi ce nom) et l’ersatz d’Erik Estrada en séducteur de la fille kidnappée, joué par Cal Bellini (le héros latino du pauvre) ont donc enlevé Fabiana Di Marco (Ayn Ruymen, qui joue affreusement faux).

En 1975, on parlait déjà de terrorisme, dans le contexte palestinien. Mais ce sujet tombe comme un cheveu dans la soupe dans le cadre de Cannon.

En VO, saluons les efforts des comédiens américains pour parler le plus mal possible anglais, à la recherche de quelque accent arabe.

Bien qu’il demande un passeport, on se doute que la production n’a pas les moyens de se délocaliser en Italie. Dès lors, tout se passe dans un port, dans des bars, sans jamais quitter les Etats-Unis. L’Erik Estrada du pauvre, Cal Bellini, qui a déjà sévit dans Hawaii Police d’état, au nom de l’amour, se rebellera contre ses « camarades », et obtiendra la main de la belle italienne. On nage dans l’impossible et l’entreprise était perdue dès le départ.

Anecdotes :

  • Cal Bellini (1937-2014) n’a que 37 rôles à son actif. Originaire de Singapour, il est mort selon Internet Movie Data Base et toujours vivant sur Wikipedia US. En cherchant sur Internet sur les sites américains, on constate que l’on n’a plus de nouvelles de lui pour confirmer ou infirmer les données de Imdb qui ne cite pas ses sources.

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24. PAS DE TÉMOIN
(SEARCH AND DESTROY)

Histoire de Robert et Esther Mitchell. Adaptation : Stephen Kandel. Réalisation : Edward Abroms.

Résumé :

Ayant fait de la fraude fiscale, Judith Hobart risque 30 ans de prison. Un maître chanteur la tient, et elle le fait assassiner. Sa nièce Shelly assiste fortuitement au meurtre et se sauve. Judith engage Cannon pour la retrouver.

Critique : 

Dana Wynter est assez crédible en Judith, assez majestueuse, tandis que Lee Purcell, en nièce lolita, est assez attirante. Judith pense que personne ne croira sa nièce, et affiche une assurance hasardeuse durant toute l’enquête de Cannon.

Cannon retrouve l’homme chez qui la fugitive se cache, Brad Sartino (James Wainwright) que la délurée jeunette a tenté de séduire sans succès. Une scène inhabituelle pour la série.

Ayant retrouvé Shelly, Cannon se heurte à l’absence de cadavre. La police lui met des bâtons dans les roues. Il finit par obtenir que la police drague la rivière et l’on retrouve le cadavre du maître chanteur Jordan Pierson (Alex Henteloff).

L’assassin et complice de Judith, Paul (Alex Rocco) que la nièce ne peut identifier – il était masqué lors du meurtre – veut désormais se débarrasser du témoin. Il dépose une alarme sonore chez Sartino qui l’obligera à sortir et laisser Shelly seule. Cannon interviendra à temps pour les sauver, bien que Sartino reçoive plusieurs balles et se retrouve à l’hôpital où se déroule la dernière scène. On ne voit pas par contre l’arrestation de Judith, même défaut que pour l’épisode 19 de cette saison,  Le complot.

Le défaut de cet épisode est que la cause de la meurtrière, la tante de Shelly, est perdue d’avance. Pourquoi toute cette enquête ?

Anecdotes :

  • Lee Purcell (1947-) tourne toujours. Deux de ses films vont sortir : Chocolate is not better than sex et Tao of surfing.

  • On a sans doute voulu épargner une scène macabre au spectateur, au détriment du réalisme : le corps de Pierson retrouvé après cinq jours dans la rivière n’est pas décomposé.

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)