saison 4 saison 6

200 dollars plus les fraisSaison 6


1. DE L’OR EN BARRE
(PARADISE COVE)



Scénario et réalisation : Stephen J. Cannell.

Résumé :

Jim est menacé d’expulsion suite à une plainte déposée par un certain Calloway. Il se retrouve vigile de la copropriété où il a installé sa caravane.

Critique :

Sixième et dernière saison, annulée à mi-parcours au bout de 12 épisodes par NBC en raison des blessures répétées au genou et au dos de James Garner, malade également d’un ulcère. Une autre explication réside dans le fait que la série coûtait chère et n’était plus rentable, NBC et Universal ayant perdu plusieurs millions de dollars, l’audience s’effritant.

Le premier épisode de cette ultime saison est plutôt médiocre. Mariette Hartley n’a aucun charme, même si c’est une bonne actrice. Carl Calloway (Leif Erickson) fait une chasse au trésor. Il recherche des lingots d’or cachés dans le sable cinquante ans auparavant. A la fin de l’épisode, on apprend qu’il est policier en retraite, et était chargé du vol des lingots.

L’histoire n’est guère passionnante. Calloway a cherché cet or, mais s’est fait doubler par un bandit,  Roscoe Ragland (Peter Brocco), qui croupit dans un hôpital après avoir perdu la raison. L’épisode multiplie les scènes de cascade automobile.

Calloway était un contrebandier d’alcool dans les années 30. Jim lui tend un piège avec un faux marché, acceptant de déménager sa caravane. On regrette l’abus de scènes nocturnes pour une série se déroulant sur les plages de Malibu. Les cascades sont là pour meubler les trous de gruyère du scénario. On ne croit pas une seconde au couple Althea Morgan (Mariette Hartley)-Jim Rockford.

Une saison qui commence bien mal. L’insupportable Angel est réduit à la portion congrue, chose que l’on ne regrettera pas.

Anecdotes :

  • Mariette Hartley (1940-) a joué dans Pas de printemps pour Marnie.

  • Leif Erickson (1911-1986) est la vedette de Chaparral.

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2. À CHACUN SA COURONNE, 1ERE PARTIE
(LIONS, TIGERS, MONKEYS AND DOGS, PART 1) 

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Jim Rockford à l’occasion d’un incident lors d’une réservation dans un restaurant chic fait la connaissance de Kendall Warren, l’amie d’une princesse.

Critique :

Les épisodes en deux parties de la série ne sont généralement pas des chefs d’œuvre. Mais ici, la présence de la grande star Lauren Bacall constitue l’évènement. Passé la surprise, on constate que le scénario de Juanita Bartlett est bien faible. Dispute pour une place au restaurant, bal masqué sur un yacht, minauderies. Tout cela n’est pas à la hauteur de la star Lauren Bacall.

Cette dernière incarne Kendall Warren, l’amie d’une princesse, Irene Rachevsky (Dana Wynter). Jim fait la cour à Kendall après avoir vite oublié Linda Hassler, sa petite amie du moment.On retrouve dans une distribution très longue Ed Nelson de Peyton Place dans le rôle d’un personnage louche et riche, Blake Sternlight. Kendall est victime de tentatives de meurtres, et la princesse s’inquiète pour elle, n’hésitant pas à faire appel à Jim.

Lauren Bacall est une femme ruinée, réduite à faire de la représentation, à mettre en relation des gens de la haute société les uns avec les autres. A la suite d’un incident sur le yacht, Jim recherche qui a loué une robe de moine, et s’adresse à Donna Soderling. Rockford est accusé par un témoin pour la mort accidentelle de Richard Soderling (Charlie Picerni). Comme toujours, le lieutenant Chapman veut mettre sous les verrous Rockford. Malgré Lauren Bacall, on s’ennuie un peu, et l’on se demande ce que va nous réserver la seconde partie.

Anecdotes :

  • Lauren Bacall (1924-2014) est célèbre pour Le grand sommeil, Key Largo, Le port de l’angoisse, Les passagers de la nuit. Elle a fait très peu de télévision : Dr Kildare, Chicago Hope : la vie à tout prix.

  • Corinne Camacho (sous le nom de Corinne Michaels) revient après avoir joué dans les saisons 1 et 4 dans d’autres rôles.

  • Dana Wynter (1931-2011) fait sa seule et unique apparition dans la série.

  • Melody Thomas Scott (1956-) incarne Nikki depuis 1981 dans Les feux de l’amour, série à laquelle elle se consacre exclusivement.

  • Julie Parrish (1940-2003) a joué dans Docteur Jekyll et Mister Love.

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3. À CHACUN SA COURONNE, 2E PARTIE
(LIONS, TIGERS, MONKEYS AND DOGS, PART 2)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Continuant son enquête pour savoir qui veut tuer Kendall, Jim Rockford trouve comme coupable la dernière personne à laquelle il aurait pensé.

Critique :

A l’enterrement de Richard Soderling, Jim rencontre le gangster Tommy Minette (Manette en VO). Ce dernier l’invite à un rendez-vous où Jim se rend avec un ami, Martel (Leo Gordon), lequel est grièvement blessé. L’enquête de Jim continue dans le milieu de la pègre. Kendall se révèle une femme débrouillarde, fauchée mais qui sait toujours trouver des combines. Lauren Bacall est une bonne partenaire pour James Garner. Elle met du cœur à l’ouvrage, alors que le script est difficile à défendre.

Dans la première moitié de cette seconde partie, Dana Wynter joue les arlésiennes. Menacée de mort, Kendall est sous la protection de Jim qui flirte avec elle. Le père, Rocky, voit cette romance d’un bon œil, Kendall lui rappelant sa femme, la mère de Jim. C’est la princesse Irene qui tente de tuer son amie Kendall. On perd du temps avec les pitreries d’Angel Martin, le comédien Stuart Margolin cabotinant comme jamais.

Gus Fairfield (Michael Lombard) accuse Irene de l’avoir engagé pour tuer Kendall. Gus n’est pas cru par la police. Irene demande à son amant Freddie Danzig (Christopher Thomas) de tuer son amie. Dana Wynter joue vraiment bien. Dans un genre différent de Lauren Bacall bien sûr. Mais le scénario ne convainc pas. La production s’est sans doute dit qu’en engageant une grande vedette du cinéma, le public n’y verrait que du feu, mais l’ennui s’installe.

C’est la saison de trop, le cœur n’y est plus. La série légère des années 70 a vécu.

Anecdotes :

  • Kendall raconte à Jim que le patron du restaurant divise ses clients entre les qualifiant de quatre catégories : lions, tigres, macaques et chiens.

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4. LE ROCK’N’ROLL A LA VIE DURE, 1ERE PARTIE
(ONLY ROCK’N’ROLL WILL NEVER DIE, PART 1)

Scénario : David Chase. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

L’associé d’un chanteur de rock, un certain Brian Charles a disparu. Le chanteur, Tim Richie, engage Jim pour le retrouver. Le fameux Brian est un toxicomane. Chez Tim, Jim rencontre une ravissante journaliste, Whitney Cox.

Critique :

A nouveau un épisode en deux parties. Le monde du rock est présenté de façon caricaturale, comme c’est souvent le cas dans les séries policières. La regrettée Marcia Strassman assure la partie charme. Dans cette enquête, Jim retrouve un vieux copain, Eddie Lo Presti (George Loros). Il travaille pour le chanteur. A nouveau, Jim utilise les déguisements. Il se fait passer pour un chanteur de country texan. L’aspect comédie reprend le dessus par rapport au suspense.

On remarque dans cette première partie que le rythme est assez lent. A l’intrigue principale se mêle une histoire de procès. Diane Bjornstrom (Leigh Christian) traîne le chanteur devant les tribunaux, tandis que Jim découvre que le disparu, Brian, est mêlé à la pègre. Whitney propose à Jim une association pour mener l’enquête. La journaliste a plusieurs prétendants, Eddie Lo Presti, Honoré Florio (Alan Chappuis) et Tim. Beaucoup trop de bavardages et peu d’action dans cette première partie.

Il semble que l’on aurait pu condenser tout en un épisode. On se perd en confidences. Cela casse le rythme.

Anecdotes :

  • Marcia Strassman (1948-2014) a joué dans Chéri, j’ai rétréci les gosses, Chéri, j’ai agrandi le bébé, L’homme de fer, La croisière s’amuse, L’île fantastique, Magnum, Arabesque, Histoires fantastiques, Alerte à Malibu.

  • Leigh Christian (1945-) a participé à Nanou, fils de la jungle, Superflics en jupons, Butterfly au cinéma, et à la télévision dans Hooker, Rick Hunter, L’homme qui tombe à pic, L’homme qui valait trois milliards, Starsky et Hutch, Cannon, Hawaii Police d’état. Elle ne tourne plus depuis 1987.

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5. LE ROCK’N’ROLL A LA VIE DURE, 2E PARTIE
(ONLY ROCK’N’ROLL WILL NEVER DIE, PART 2)

Scénario : David Chase. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Jim échappe à une tentative de meurtre, parce-que Whitney a continué trop en avant son enquête.

Critique :

Cette seconde partie est carrément ennuyeuse, preuve que tout aurait pu être relaté en un seul épisode. Mettant la police dans l’affaire, un certain Bernie Seldon (Stanley Brock), producteur devient le suspect de la disparition de Brian Charles. Jim, Eddie et la journaliste Whitney mènent l’enquête parallèlement à la police, en amateurs. Ils découvrent, dans la propriété de Seldon, le cadavre de Brian Charles enterré.

L’enquête n’avance pas. Le chanteur Tim Richie se lance dans de longues palabres sans fin sur le rock avec notre héros. On comprend que ceci est destiné à « meubler » pour atteindre les 47 minutes de cette seconde partie. Les grands chanteurs de rock sont évoqués, comme Elvis Presley, Chuck Berry ou Jerry Lee Lewis. Tim Richie pleure sur son sort, et Jim joue les psychanalystes de bazar. On regarde sa montre, d’autant que la comédienne Marcia Strassman n’est guère mise en valeur. C’est le dernier épisode en deux parties que la série nous propose.

James Garner ne semble pas en forme. « Vous feriez un merveilleux psychiatre » lui lance Tim. Nous sommes très loin d’une série d’action et d’une enquête de détective privé. Ensuite, bavardages encore entre Rockford père et fils. La disparition de la journaliste Whitney Cox relance un peu l’épisode. Il est difficile de sortir le téléspectateur de sa somnolence. Les méchants se révèlent deux producteurs minables, les Florio, Alain et Honoré, sans aucune envergure. L’amoureux transis Eddie de la journaliste Whitney Cox nous paraît pitoyable.

Nous avons droit en épilogue aux confessions amoureuses de Whitney à Jim. Bref, un épisode longuet et sans grand intérêt.

Anecdotes :

  • Kristoffer Tabori (1952-) après avoir été invité vedette de nombreuses séries comme Cannon, Les rues de San Francisco, L’homme qui tombe à pic, Arabesque, prête aujourd’hui sa voix à des jeux vidéo sur Star Wars.

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6. LE GROUPE DES VAINQUEURS
(LOVE IS THE WORD)

Scénario : David Chase. Réalisation : John Patterson.

Résumé :

Jim Rockford retrouve Megan Dougherty qui est fiancée. Lorsque l’homme disparaît, malgré sa jalousie, il accepte de s’occuper de l’affaire.

Critique :

Cet épisode nous permet de retrouver Kathryn Harrold dans le rôle de la psychiatre aveugle Megan Dougherty vue dans la saison 4 dans l’épisode Le regard des ténèbres. Nul doute que si la série avait continué, le personnage serait devenu récurrent en remplacement de Beth Davenport l’avocate.

Megan a un fiancé, Jeffrey Smith (Anthony Herrera). Jim est jaloux, même s’il dit à la jeune femme qu’elle peut faire ce qu’elle veut. Jim et Megan ne s’étaient rien promis, tout en restant amants lorsque l’envie leur prend. Mais elle veut des enfants, et trouve Jim trop instable pour être père.

Kathryn Harrold est aussi convaincante que dans la saison 5. De toute évidence, Jim est encore amoureux, et se retrouve jaloux que la dulcinée ait fait appel à un autre détective privé pour retrouver Jeffrey qui vient de disparaître. Jeffrey a dans la vie un gros problème : son frère Randy (David-James Carroll).

Kathryn a une rivale de charme dans cet opus avec Betty Kennedy, qui incarne Patty, la petite amie de Randy. Jim se met courageusement à la tâche pour retrouver Jeffrey. Ce dernier, avec son frère Randy, a investi dans une discothèque pour danseurs patineurs.

C’est cette piste que suit Jim, après les accusations d’escroquerie d’un certain Kenny Spector (Richard Cox) qui a investi de l’argent dans l’affaire de la discothèque. Jeffrey semble en fuite tandis que l’un de ses associés Barry est assassiné par la bande de Keoloha. Jeffrey réapparaît alors.

Il épouse Megan. Deux très jolies filles et bonnes actrices, une intrigue à suspense, la série après quelques faux pas retrouve un bon niveau. Toute l’épilogue est une suite romantique, chose inhabituelle dans la série.

Anecdotes :

  • Betty Kennedy  a joué dans Chips, L’île fantastique, Lou Grant, Remington Steele avant d’arrêter sa carrière en 1989.

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7. MORT D’UN SÉNATEUR
(NICE GUYS FINISH DEAD)

Scénario : Stephen J. Cannell. Réalisation : John Patterson.

Résumé :

Jim Rockford est nominé pour un prix de détective privé. A cette réception, des évènements inattendus vont se produire.

Critique :

Episode typique de la décennie 70.  Tom Selleck, qui fait sa deuxième apparition dans la série, hésite alors entre Indiana Jones et Magnum. La femme est caractérisée par une bombe sexuelle jouée par Erica Hagen, type de bimbo qui n’est plus du tout admis aujourd’hui dans les séries.

La présence de Tom Selleck est ironique car beaucoup estiment que Magnum s’est inspiré de 200 dollars plus les frais. Nous sommes ici dans le comique assumé. La légèreté sied à l’intrigue, et l’on se croit parfois dans Amicalement vôtre. Cela aurait pu être une aventure de Danny Wilde et Lord Sinclair.

Brandy Alexander, la plantureuse hypnotiseuse, est incarnée par Erica Hagen. Jim doit venir au secours d’un ami, Freddie Beamer (James Whitmore Jr) accusé du meurtre d’un sénateur. L’histoire a peu d’importance, la réalisation domine. On retrouve Larry Manetti des Têtes brûlées et Simon Oakland.

Je n’ai jamais aimé la série Magnum, mais il faut reconnaître que Tom Selleck a beaucoup de prestance. Plus qu’un James Garner qui semble parfois fatigué. Pour innocenter Freddie, on le soumet au pendule d’une femme hypnotiseur. « Regardez le pendule voulez-vous, et pas ma poitrine ». Voilà qui donne le ton de l’opus. On s’amuse, ne se prend pas la tête, Selleck et Garner semblent prendre beaucoup de plaisir à jouer. Autant Jim que Freddie aimerait sortir avec Brandy, mais celle-ci n’a d’yeux que pour Lance White.

Finalement, la mort du sénateur est due à Larry St Cloud (Larry Manetti) qui a fait tuer l’homme politique par un chauffeur de bus jaloux (le politicien avait une aventure avec sa femme). Larry St Cloud avait imaginé des gadgets attentant à la vie privée qu’une nouvelle législation allait interdire. On rit tellement que l’on prend l’intrigue au second degré.

Anecdotes :

  • L’épisode nous gâte avec la présence d’Erica Hagen. Née en 1946, elle fut la partenaire de Clint Eastwood dans Le canardeur.  Elle a joué dans Banacek, Soleil vert, Sergent Anderson, Mannix, Baretta, La dernière folie de Mel Brooks, Wonder woman, Kojak, Chips. Son rôle dans la série 200 dollars plus les frais fut le dernier de sa carrière.

  • Deuxième apparition de la série, après la saison 5, de Tom Selleck en Lance White.

  • Jim est appelé James Kott Rockford.

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8. LA FIÈVRE D’HAWAII
(THE HAWAIAN HEADEACHE)

Scénario : Stephen J. Cannell. Réalisation : William Wiard.

Résumé :

Les Rockford père et fils gagnent un voyage pour Hawaii. En réalité, c’est un piège pour que Jim travaille pour les services secrets. Il est aussi accusé de meurtre.

Critique :

On continue dans la veine du comique. Difficile de prendre au sérieux cette histoire d’espionnage. Jim, enlevé à peine arrivé à Hawaii, doit travailler pour le colonel John Smith (Ken Swofford). Jim se retrouve en possession d’une mallette comme Danny Wilde dans Amicalement vôtre : un enchaînement de circonstances.

Plus qu’un véritable scénario, nous assistons à une succession échevelée d’évènements plus rocambolesques les uns que les autres. Rocky, le père, tente de profiter du séjour, tandis que son fils ne sait comment se tirer d’une délicate affaire d’espionnage où il a été mêlé malgré lui. Même si notre héros est supposé être une véritable cible et en danger permanent, on a du mal à prendre l’histoire au sérieux. Pas d’actrices dans cet opus où elles sont remplacées par les vahinés.

Lors de l’arrestation finale, Jim qui a peur de laisser sa peau dans l’aventure se révèle, aux côtés du colonel, être un véritable couard. Mais il passera pour un héros. L’opus est en fait une succession de quiproquos. On se croit parfois au théâtre.

Anecdotes :

  • Ken Swofford (1933-) a joué dans Annie, Le mystère Andromède, Thelma et Louise.

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9. COUP DE CŒUR (NO FAULT AFFAIR)

Scénario : Juanita Bartlett. Réalisation : Corey Allen.

Résumé :

Rita Capkovic vient demander de l’aide à Jim. Elle a voulu travailler dans un salon de coiffure avec un faux certificat. Peu après, elle est battue par un proxénète, Al Haluska, qui veut l’obliger à retomber dans la prostitution.

Critique :

Rita Moreno, pour son 3e épisode dans la série, devient assez agaçante. Sa popularité aux Etats-Unis depuis West Side Story explique que la production la redemande, mais on peut être mitigé surtout lorsque cette série accueille des Gretchen Corbett ou Erica Hagen.

Le fait qu’elle soit une prostituée, qui serait très bien passé dans un western comme Le Virginien, constitue un handicap au lieu d’un atout et nous met mal à l’aise. Elle est accueillie au sein de la famille au sens large, les Becker et les Rockford. Rita est amoureuse de Jim et veut des enfants. Elle a été une « indic » de Becker.

En 1979, Rita Moreno avait 48 ans et son personnage désirant avoir des enfants n’est pas crédible. Elle provoque plus l’embarras que le comique. James Garner, dans certaines scènes, en arrive à être franchement ridicule. Ce qui nous faisait rire dans d’autres épisodes tombe ici à plat.

Jerry Douglas en proxénète Al Haluska est odieux à souhait. Alors que Rita voudrait que Jim la protège, ce dernier retrouve sa maîtresse Linda Hasley (que l’on a vu dans l’épisode A chacun sa couronne, 1ere partie). Il aimerait être tranquille et l’autre vient tout perturber.

Avec Angel Martin, un piège est tendu à Haluska contre la volonté de Rita qui a peur qu’il tue Jim. En fait, Haluska manque les tuer tous les deux. On ne croit pas au couple Rita-Jim une seconde lorsque chacun d’eux s’avoue son amour. Un épisode qui en devient presque gênant.

Anecdotes :

  • Retour de deux personnages : Rita Capkovic (Rita Moreno) et Linda Hassler (Corinne Camacho).

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10. SURVEILLEZ LE FACTEUR
(THE BIG CHEESE)

200dollars 6 10

Scénario : Shel Willens. Réalisation : Joseph Pevney.

Résumé :

Dans une gare, deux hommes attendent le porteur d’un paquet. Ils le tuent. Un autre homme a récupéré l’objet et l’a envoyé par la poste à Jim Rockford. C’est, Eddie Hellinger, un ami du détective et il est assassiné lui aussi. Jim est kidnappé.

Critique :

Chuck Ryan (Alan Manson) est un mafioso du syndicat de la boucherie. Il a envoyé les deux tueurs à la gare. D’un épisode à l’autre, on change de registre, et celui-là est loin de nous faire rire. Certes, l’ambiance polar est l’une des figures de la série. Rockford fait figure de lâche devant les deux assassins, dans la scène de la caravane où ceux-ci attendent le colis.

Le ton de l’épisode est sombre. Jim retrouve le paquet au centre de tri postal. Le facteur ne veut rien savoir de donner le paquet adressé à un certain « Rockfield » et non « Rockford ». John Rockfield (Jimmy Weldon) ramène le colis à la poste. Peu après, le facteur est sauvagement agressé par les deux tueurs en voiture. Sans trouver le précieux paquet.

Vers la 26e minute, on retrouve un peu les numéros de comédie de James Garner. Dans le même opus, on passe d’un ton à l’autre. La première victime, Arnold Maw, était le comptable de Chuck Ryan. Le paquet d’Eddie, censé contenir un livre comptable, recèle un fromage suédois !

L’épisode est tristounet, et l’on finit par s’ennuyer réellement. La poursuite finale dans la gare tente de redonner du souffle à l’opus, mais c’est un peu trop tard. Le happy end est un peu forcé. Même si les méchants sont punis, on reste devant un goût d’inachevé.

Pas de charme féminin dans l’intrigue, c’est un agent du ministère des finances, Sally, alias Constance Towers née en 1933, qui est la seule actrice au programme. L’actrice est assez froide et fade, jouant son rôle sans passion.

Anecdotes :

  • Alan Manson (1918-2002) qui incarne Chuck Ryan a joué dans L’associé du diable, Les Doors, et a participé à six épisodes de Kojak.

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11. IL Y A TOUJOURS UN DÉBUT
(JUST A COUPLE OF GUYS)

200dollars 6 11

Scénario : David Chase. Réalisation : Ivan Dixon.

Résumé :

A Newark, dans le New Jersey, Jim se fait voler sa montre et sa voiture de location en sortant de l’aéroport.

Critique :

Deux jeunes minables, Eugene et Mickey, veulent absolument se faire remarquer par un ex mafioso, Lombard. Ce dernier s’est converti à la religion et ne veut plus entendre parler de crime. On ne voit pas le rapport avec les ennuis de Jim Rockford à Newark. On est loin du soleil et du ciel bleu de Malibu. L’épisode est terne comme le ciel. Il est fait allusion à des évènements du passé, une ancienne affaire, que nous n’avons jamais vu dans la série.

Jim a accepté de venir protéger Lombard (Gilbert Green) sans savoir de qui il s’agissait. C’est sa fille qui l’a engagé, Renee (Lisa Bowman). Lombard est devenu une sorte d’illuminé. Il ne voit plus que par la religion et Dieu. Il est devenu évangéliste. Il y a de longues séquences sans Jim, et l’opus est ennuyeux au possible. Le tandem Eugene-Mickey est insupportable. Les deux jeunes minables se jettent dans la gueule du loup en voulant rendre service.

Rarement, un épisode a été aussi décousu. Les histoires religieuses (Lombard rend visite à un évêque après le kidnapping de Renee). Episode trop américain, avec l’importance sociétale de la religion. Le scénariste David Chase court après l’inspiration. Le but de l’histoire est de faire enterrer religieusement un truand non repenti dont on conserve le cadavre dans la glace. Lombard a été remplacé par Tony Martine (Antony Ponzini). Le comédien n’est guère crédible dans le rôle.

Intrigue embrouillée et peu passionnante, rien à sauver de cet opus.

Anecdotes :

  • Simon Oakland, au sein d’une même saison, revient dans un autre rôle. Le fait est assez rare pour être signalé, il jouait dans l’épisode 7 Mort d’un sénateur. Généralement, à moins d’interpréter le même personnage, une guest star ne figure qu’une fois par saison toutes séries confondues.

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12. L’EMBROUILLE
(DEADLOCK IN PARMA)  

Histoire de Donald L. Gold et Lester Wm. Berke. Adaptation : Donald L. Gold, Lester Wm. Berke et Rudoph Borchert. Réalisation : Winrich Kolbe.

Résumé :

Jim Rockford joue les touristes. Il est en train de pêcher quand une journaliste vient le déranger.

Critique :

Cette histoire de site qui doit être classé protégé fait se terminer bien mal l’aventure de 200 dollars plus les frais. On comprend que les audiences étaient en baisse et que le couperet de l’annulation à mi-saison était inéluctable.

Encore une fois loin de Malibu, cette intrigue, à vouloir faire original, tombe dans l’ennui. L’épisode fut programmé le 10 janvier 1980. Un peu comme si la légèreté et l’insouciance des années 70 prenaient fin.

On retrouve dans la distribution Joseph Sirola (Pendez-les haut et court) et Jerry Hardin (Gorge profonde dans The X Files).

La série n’est jamais si réussie que lorsqu’elle mêle comédie, jolies filles, cascades et insouciance. Ici, c’est la suite directe de l’épisode précédent puisque on dit à Jim qu’il vient de Newark. Une histoire dramatique, sombre, qui ne convient pas du tout à James Garner.

On ressent l’absence de comédiennes comme Gretchen Corbett ou Lindsay Wagner qui enchantaient les premières saisons.

Ce final se prend terriblement au sérieux. D’une manière générale, à part l’épisode Mort d’un sénateur, la saison 6 est la moins bonne de la série. Il manque à peu près tous les ingrédients qui font apprécier le programme, et ce qui ne devait pas être le dernier épisode (L’annulation fut inattendue) ne fait pas exception. C’est bien décevant. De plus, pour ses adieux, il n’y a ni Rocky, ni Dennis Becker.

Anecdotes :

  • Furieux de l’annulation de la série, James Garner entreprit une procédure qui dura dix ans contre Universal. Garner gagna mais la série ne revint pas avant 1994 sous forme de téléfilms (huit jusqu’en 1999) mais sans Noah Beery Jr, mort le 1er novembre 1994. L’édition de ces DVD ne semble pas prévue par l’éditeur Elephant Films. Gretchen Corbett fut de retour dans les trois derniers téléfims, entre 1996 et 1999 dans le rôle de Beth Davenport.

  • James Garner a pris sa retraite en 2006 et est mort le 19 juillet 2014.

  • En 2010, une tentative de remake de la série, avec Delmot Mulroney, échoua. Je n’ai même pas trouvé trace de diffusion américaine de l’unique épisode tourné, un pilote.

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Toucher le fond… (Broken - Part 1)