Saison 4 Volume 3Saison 5 Volume 2

Le Virginien

Saison 5 - Volume 1


1. UN ABÎME DE HAINE
(LEGACY OF HATE)

 




 

 

 

 

 

 

Scénario : Frank Chase. Réalisation : Don McDougall.

Résumé :

Un nouveau propriétaire arrive à Shiloh, ce qui rend les hommes sceptiques. Le virginien est prêt à chercher une autre place ! Le petit fils de Grainger, Stacey, est en prison pour avoir provoqué une bagarre dans un bar.

Critique :

Une nouvelle équipe se met en place pour cette saison 5. Le nouveau propriétaire du ranch Shiloh est John Grainger (Charles Bickford, qui décèdera en 1967, soit un an plus tard), ses petits enfants Stacey (Don Quine), à priori aucun charisme, et Elizabeth (Sara Lane), on retrouve sinon James Drury en virginien et Doug McClure en Trampas. Il faut avouer que le départ du shérif Emmett Ryker (Clu Gulager) et du juge Garth (Lee J. Cobb) même si ce dernier n’apparaissait plus qu’en pointillé dans la saison 4, constituent une perte immense.

Je dois dire que dès le début, on n’accroche pas à Charles Bickford, trop froid. Je ne suis guère plus enthousiasmé par Sara Lane, transparente et ersatz de Roberta Shore/Betsy (elle n’a d’ailleurs pas fait carrière). Enfin, Don Quine est inexistant. Il est censé être le vilain petit canard.

Au premier abord, on se dit qu’il aurait mieux valu annuler la série, tant l’on est désappointé. James Drury a gardé sa conviction, et heureusement, car s’il avait l’air de s’ennuyer, il nous ferait décrocher.

L’intrigue tourne autour de la rancune qu’éprouve Lee Calder (Jo Van Fleet) envers Grainger. Avec Lee J. Cobb, on aurait peut-être eu un grand épisode, mais Charles Bickford est limité, manque de charisme et d’étoffe. Un certain Dawson (Jeremy Slate) accuse Grainger de lui avoir volé du bétail.

Lee Calder veut faire fuir Grainger en le faisant accuser de vol, or Stacey a trouvé une preuve (mais s’est fait capturer) dans la grange de la dame. Voulant ruiner la réputation de Grainger, la femme tente de faire échouer un prêt dont le nouveau propriétaire de Shiloh a besoin.

John Grainger révèle que Lee Calder le hait. Elle lui reproche la mort de Frank, le mari de Lee. Ils étaient partis chercher de l’or et seul Grainger en a réchappé. Lee Calder vit dans la haine de la mort de son mari qu’elle impute à Grainger.

C’est un épisode sur la peine et la solitude d’une femme aigrie.

Très peu d’action, beaucoup trop de bavardages, des comédiens inexistants, ce pilote de la saison 5 est un désastre. Le téléspectateur s’ennuie ferme. Jo Van Fleet a un talent certain mais face à un partenaire qui ne lui renvoie pas la balle, elle ne peut faire de miracles.

Trampas arrive tard dans l’opus, au point qu’il manque se faire tirer dessus par Elizabeth lorsqu’il arrive à Shiloh dans un moment de tension.

Le revirement final de Lee Calder est hautement improbable, et surtout arrive trop tard dans l’histoire (à 1h10 sur 1h13 !). Justice sera faite, les méchants punis, mais le tout laisse un goût d’ennui et d’inachevé.

Anecdotes :

  • Charles Bickford (1891-1967) est connu pour les films Anna Christie, Le chant de Bernadette, Ma femme est un grand homme, Les démons de la liberté.

  • Le fils de Grainger a été tué par des indiens il y a dix ans.

  • Betsy a laissé une photo avec un mot d’accueil gentil dans la chambre d’Elizabeth. Ce qui constitue une erreur de continuité puisque dans le septième épisode de la saison 4, Elizabeth a été remplacée par Jennifer, nièce du juge Garth, jouée par l’actrice Diane Roter. Elizabeth est donc partie depuis longtemps et l’on ne tient pas compte de son éphémère remplaçante.

  • Don Quine (1938-) ne tourne plus depuis 1993. Il a très peu tourné après son départ du Virginien, six rôles espacés sur trois décennies. Il a joué dans l’épisode maudit de Hawaii Police d’état : Bored, she hung herself

  • Sara Lane (1949-) n’a quasiment pas fait carrière, arrêtant celle-ci en 1977 et ne tournant, Le Virginien compris, que cinq rôles.

  • Jo Van Fleet (1915-1996) a joué dans A l’est d’Eden, Luke la main froide.

  • Jeremy Slate (1926-2006) est un spécialiste des westerns : Les quatre fils de Katie Elder, 100 dollars pour un shérif, Le crédo de la violence.

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2. LE PIÈGE DE DELPHI
(RIDE TO DELPHI)

Histoire de Don Tait. Adaptation : Andy Lewis. Réalisation : Tony Leader.

Résumé :

Le virginien part à la recherche de cinq vaches qu’il a réceptionné dans un lot de cinquante et qui ont mystérieusement disparu ensuite.

Critique :

Cet épisode est centré sur James Drury. Le virginien retrouve vite les vaches qui ont été vendues à un fermier noir Ransome Kiley (Bernie Hamilton). A Delphi, il se heurte à un shérif obtus, incarné par John Kellog, qui ne veut pas l’aider.

Notre héros retrouve en ville une vieille amie, Annie Carlson (Angie Dickinson). Mais cette dernière feint de ne pas le reconnaître et proteste. Les voleurs sont à Delphi, et guettent le virginien. Lemoine Carlson (Ron Russell), un beau gosse, et Wally Buxton (Warren Oates). Lemoine se révèle vite un jeune lâche qui espère duper le virginien en l’invitant à dîner chez lui.

Il y a quelques scènes intéressantes entre Angie Dickinson, incarnant une femme confrontée à son passé trouble, et le fils à papa Ron Russell. Elle est l’épouse du père de Lemoine, Einar Carlson (Harold J. Stone). Ce dernier affirme n’avoir pas vendu les vaches à Kiley. Veuf depuis cinq ans, il s’est remarié avec Annie.

Le scénario est bien construit, solide. Annie et le virginien jouent au chat et à la souris, car il l’a très bien reconnue. Elle finit par en convenir, et dit avoir tiré un trait sur son passé, il y a huit ans, d’entraîneuse de saloon.

Continuant son enquête sur le vol, le virginien retrouve dans un bar Buxton. Il le confond et l’accuse d’avoir vendu les vaches à Ransome Kiley.

A cause du shérif qui lui met des bâtons dans les roues, le virginien voit son enquête tourner en rond.  On regrette de ne pas voir assez Angie Dickinson, au détriment de scènes destinées à faire durer le métrage pour les 1h13 habituelles.

L’étau se resserre autour de Lemoine, complice de Buxton. Lemoine se révèle un pleutre, et Buxton un assassin de sang-froid, prêt à liquider le fermier Kiley pour qu’il ne parle pas.

Pour cet épisode, j’ai hésité entre deux et trois melons. On ne s’ennuie pas comme dans l’opus précédent, mais certaines scènes sont répétitives. Ron Russell joue à la perfection et l’on regrette qu’il n’ait pas fait carrière.

Lemoine se désolidarise de son complice qu’il abat en état de légitime défense. Il empêche ainsi le meurtre de Kiley. Puis vient chercher du réconfort et de l’aide auprès de l’épouse de son père. Il sait qu’elle intercèdera auprès du virginien qu’elle sauva jadis d’une mauvaise passe.

Le virginien se retrouve accusé du meurtre de Buxton par le shérif. On tombe un peu ensuite dans le mélodrame, car Lemoine fait chanter Annie pour qu’elle se taise. Il menace de révéler son passé sulfureux à son père.

La scène du procès se révèle cruciale. Le témoignage d’Annie sauvera notre héros. Mais l’épisode se termine dans la guimauve, ce qui est regrettable. Le happy end est un peu forcé et tiré par les cheveux.

La nouvelle équipe (Charles Bickford and co) n’apparait que dans la scène finale et dans le prologue, avant la quête du virginien.

Anecdotes :

  • Angie Dickinson (1931-) fait là son unique apparition dans la série.

  • Harold J. Stone (1913-2005) en est à sa troisième participation sur cinq dans la série.

  • Warren Oates (1928-1982) a notamment joué dans La horde sauvage.

  • Ron Russell (1944-) est cité comme faisant sa première apparition à l’écran. En réalité, il avait joué dans trois séries auparavant. Il a fait une courte carrière (13 rôles) dont Match contre la vie, L’homme de Fer, Ma sorcière bien aimée.

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3. LA CAPTIVE
(THE CAPTIVE)

Scénario : Peter Packer. Réalisation : Don Weis.

Résumé :

Trampas et Stacey surprennent sur leurs terres des voleurs de chevaux, deux indiens et une jeune femme blanche qui se croit métisse.

Critique :

Je suis fan de Susan Strasberg depuis Les envahisseurs, et ne l’ai pas reconnue en Liliota, une blanche capturée par les indiens. Celle-ci se dit membre de la tribu des Arapaos. On apprendra plus tard que son vrai nom est Katherine Emory. Je vais sans doute faire hurler les puristes, mais en métisse, Susan ressemble à la chanteuse Shym.

Méconnaissable, elle fait une prestation exceptionnelle. Susan était une grande actrice, partie bien trop tôt.

Au bout de trois épisodes, on trouve le trio Charles Bickford-Don Quine-Sara Lane vraiment faible par rapport aux précédentes distributions.

Sara Lane joue particulièrement mal, ce n’est pas que Roberta Shore fut une comédienne exceptionnelle, mais Sara est visiblement inexpérimentée et semble souvent se demander ce qu’elle fait là. Charles Bickford manque d’autorité en nouveau propriétaire du ranch, et Don Quine est stéréotypé et transparent.

Les scènes de bavardages entre Elizabeth Grainger et son grand-père sont particulièrement ennuyeuses, une succession de clichés et de banalités.

L’opus rappelle parfois L’enfant sauvage de François Truffaut. Par exemple dans la scène où Liliota essaie de boire du parfum ! Elevée à la mode indienne, elle ignore tout de la civilisation. Elle a été recueillie par les Arapaos il y a 13 ans. Or, lors de ce tournage de 1966, Susan avait 28 ans. Sa famille indique qu’elle avait quatre ans lors de l’enlèvement. On peut constater qu’elle est trop âgée pour le personnage, mais étant fort belle et mince, elle donne le change. Autre anomalie : les personnages n’arrêtent pas de dire que Liliota est blanche, or Susan a été maquillée, sa peau étant basanée.

Comme toujours chez Susan, son jeu dégage une intense sensualité. Celle-ci, Michael Douglas en parlé un jour, fut exploitée dans le téléfilm inédit en France CBS Playhouse : The Experiment en 1969 où lors d’une scène d’amour réaliste, le comédien raconte s’être excusé par ses termes « J’espère Susan que si j’ai une érection, vous ne le prendrez pas personnellement ».

Le scénario de Peter Packer est faible, et la seule présence de Susan ne parvient pas à sauver l’entreprise de l’ennui.

Plus qu’un western, on est ici dans un drame familial qui aurait pu appartenir à un autre genre. Le réalisateur meuble comme il le peut les scènes de repas, de discussions, de recherches de l’origine de Liliota. On constate aussi que le virginien et Trampas sont peu présents à l’écran, ce qui nuit à l’épisode.

Les indiens veulent récupérer leur « fille », en l’occurrence son fiancé. Mais Trampas veille au grain. Cette tentative de fuite ne parvient pas à nous sortir de notre torpeur. On admire la beauté de Susan Strasberg et c’est tout. On constate par exemple qu’en taille, Susan est toute petite à côté de Sara Lane. Un moment cocasse est celui où Liliota prend son premier bain. Elle ne sait pas se servir d’un savon.

La dernière partie de l’épisode nous montre les retrouvailles entre les parents de Liliota/Katherine avec Les Emory. Elles n’échappent pas à la mièvrerie. En raison d’un scénario raté, ce n’est pas le meilleur rôle de Susan Strasberg, et je le recommanderai seulement aux admirateurs purs et durs.

La fin où les Emory tentent de reconstituer l’enlèvement il y a 13 ans et longue et fastidieuse. On a l’impression d’être dans La petite maison dans la prairie.

Susan Strasberg d’ailleurs est mal à l’aise et joue mal lors du happy end larmoyant après une dernière fugue et un coup de théâtre un peu éventé.

Anecdotes :

  • La belle Susan Strasberg (1938-1999) est surtout connue pour Kapo au cinéma et à la télévision l’épisode des Envahisseurs : Equation danger. Elle reviendra dans le septième épisode de la saison 9 dans un autre rôle.

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4. L'ORAGE
(AN ECHO OF THUNDER)

Scénario : Don Ingalls. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé :

Trampas décide de rendre visite à un vieil ami, Bill Dooly, et arrive pour ses funérailles. Trouvant sa mort suspecte, il mène son enquête.

 

Critique :

Episode du genre policier. Il y en aura un très bon avec aussi Trampas dans la saison 6, La liste.

Trampas rencontre la sœur du défunt, Margaret (Indus Arthur), marié au shérif Harry Lundy (Jason Evers), lequel est en conflit avec le shérif en second Sam Morrell (John Anderson).

Dès le début, on sait que ce sera un bon épisode. Le thème de la mort mystérieuse à élucider est bien plus passionnant que l’intrigue de l’opus précédent.

Morrell voit d’un mauvais œil la présence de Trampas et en réfère à Ben Fancher (Linden Chiles). L’enquête de notre héros commence par le jeune Chico (Mark Miranda), qui travaillait pour Bill. Puis, il interroge Harry Lundy, le beau-frère, qu’il irrite.

Ben Fancher et le shérif Lundy n’ont pas la conscience tranquille. Fancher l’incite à quitter la ville. Ce type d’intrigue (mort mystérieuse, petite ville isolée) se retrouve souvent dans les séries de détectives privés genre Cannon.

L’enquête de Trampas progresse grâce à une entraîneuse de saloon, Dolorès (Barbara Wherle).  Il découvre que Margaret était la fiancée de Fancher avant que ce dernier disparaisse plusieurs années et revienne riche tout en étant devenu un tueur.

Morrell et son poulain Griff (Brendon Boone) menacent Trampas pour qu’il quitte la ville, puis le rossent. Il est aidé par le jeune Chico et Dolorès.

Le croquemort a donné à Trampas la balle qui a tué Bill. Trop de tergiversasions dans le script lui coûtent sa quatrième étoile. Lundy arrête Griff pour avoir tenté de tuer l’enfant, Chico.

Lundy se révèle un policier peu scrupuleux, tandis que Morrell est un tueur. Passionnant au départ, l’épisode s’essoufle. Bill Dooly ayant découvert que le shérif Lundy travaillait avec les voleurs de bétail, il s’en est pris à Lundy qui a tué l’ami de Trampas en se défendant.

Je trouve le jeu de l’actrice Indus Arthur exécrable. Fancher que l’on a présenté comme le diable depuis le début a seulement fermé les yeux sur le bétail à bas prix vendu par Lundy.

La fin de l’épisode est faible et a failli lui coûter son troisième melon. L’épisode se termine moins bien qu’il avait commencé. John Anderson incarne cependant à merveille le salaud intégral, tandis que la mort de Lundy/Jason Evers, pris de remords tardifs, laisse une chance à la romance inachevée entre Fancher et Margaret.

Parti pour être un très bon épisode, L’orage se révèle un chef d’œuvre manqué. Dommage !

Anecdotes :

  • Linden Chiles (1933-2013) est le rival de Banacek dans le rôle d’Henry DeWitt. C’est un comédien spécialisé dans les rôles d’invités dans les séries des années 60- 90. Il a joué deux fois dans Les Envahisseurs.

  • John Anderson (1922-1992) est connu pour Psychose, mais fut aussi l’un des héros de Le riche et le pauvre : les héritiers.

  • On ne présente plus Jason Evers (1922-2005), que les amateurs de séries des années 60-80 connaissent. Il fut le héros d’un film culte Le cerveau qui ne voulait pas mourir (1962).

  • Indus Arthur (1941-1984) a fait une courte carrière (17 rôles). On l’a vue au cinéma dans Mash. Pour elle, le métier de comédienne était secondaire, elle était avant tout musicienne et harpiste. Elle est morte jeune d’un cancer de la peau.

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5. LE SILENCIEUX
(JACOB WAS A PLAIN MAN) 

Scénario : Eric Bercovici. Réalisation : Don McDougall.

Résumé :

Jacob Jake Walker, un sourd muet, est provoqué dans un bar et tue accidentellement un homme. Peu après, il sauve de la noyade un veau que Stacey Grainger s’efforçait de sortir d’une rivière avec une corde.

Critique :

Aldo Ray est connu de tous les amateurs de série B pour ses nombreux seconds rôles. On retrouve aussi une figure connue des téléspectateurs, Alfred Ryder, le chef des Envahisseurs, qui incarne un certain Ketch, chasseur de prime, qui intervient vers le milieu de l’opus. Il rencontre le shérif Abbott dans le saloon.

Aldo Ray joue merveilleusement bien les sourds-muets. Je dirai même qu’il supplante sans efforts le trio Bickford-Quine-Lane ! Il incarne un homme bon, mais un peu simplet, qui en plus ne sait pas lire.

Il va évincer deux hommes de Shiloh qui ont volé du bétail, Packer (Edward Faulkner) et Curley (Robert Pine). Lisant sur les lèvres, il comprend ce qu’ils mijotent. Ils veulent le tuer et simuler un accident.

Jake ne maîtrise pas sa force, et l’homicide involontaire du début s’explique ainsi.

Le sourd-muet veut apprendre à lire et à écrire. Dans cet épisode, Trampas est absent et le virginien ne fait que des apparitions même si elles sont régulières. Il se terre à Shiloh, ne voulant pas se montrer à Medecine Bow où il craint d’être reconnu.

Stacey veut aider Jake, surnommé « Le silencieux ». Le virginien lui dit que la tâche sera rude. Une amitié se noue entre Stacey et Jake.

Ketch, le chasseur de primes, retrouve Jake. Ce dernier se mesure avec un catcheur de foire, « L’ange » (Harry Varteresian), sur l’incitation de Packer et Curley. Stacey l’empêche de tuer le catcheur. Jake se retrouve en prison pour le meurtre du début.

Curley veut se débarrasser du silencieux en lui fournissant une arme en prison. On se perd parfois entre les deux intrigues (les deux voleurs de bétail et l’histoire de Jake).

L’autre vedette de l’épisode est Stacey, qui a enfin un rôle consistant. Le shérif Abbott nous fait cruellement rappeler le manque laissé par Ryker, si brillant dans les saisons précédentes dans la peau de Clu Gulager.

Si la première moitié de l’opus est psychologique, la seconde laisse la place à l’action. On regrette de ne pas voir le procès de Jake, et l’on attend jusqu’au bout de savoir si l’on aura un happy end ou une tragédie. Bien entendu, il vous faudra voir l’épisode pour le savoir.

Anecdotes :

  • Aldo Ray (1926-1991) a joué 111 rôles. Parmi ses meilleurs rôles, Bruce dans La guerre des cerveaux (1967) de Byron Haskin, et une prestation exceptionnelle en vedette de l’épisode Match contre la vie : La seconde chance, avec Ben Gazzara.

  • Le scénariste Eric Bercovici est avec Jerry Ludwig le co-créateur de la série L’homme de Vienne avec Robert Conrad.

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6. AMNÉSIE
(THE CHALLENGE)

Histoire de Joy Dexter. Adaptation : Joy Dexter et Harry Kronman. Réalisation : Don McDougall.

Résumé :

Trampas a disparu et est amnésique. Il est recueilli par la famille Crayton.

 

Critique :

Cet épisode est le tout premier rôle de Barbara Anderson, Sarah Crayton, essentiellement connue pour avoir été Eve dans L’homme de fer. Elle n’a pas fait par la suite une grande carrière, qui n’a pas dépassé les années 70 si l’on excepte le téléfilm réunion de L’homme de fer.  Elle n’a jamais fait de cinéma et est plus une jolie fille qu’une grande actrice, car sortie d’Eve Whitfield, ses prestations ne sont pas mémorables.

Don Galloway lui a commencé à l’âge de 17 ans dans la série inédite en France The secret storm. Mais en dehors de L’homme de fer, il n’a tenu aucun rôle marquant.

L’originalité de cet épisode est qu’ils sont fiancés, ce qui n’a été jamais le cas dans la série avec Raymond Burr.

Peut-être cet épisode diffusé aux USA le 19 octobre 1966 donna-t-il l’idée à la production de la série policière de les recruter tous les deux ?

Ben Crayton (Dan Dureya) recueille un Trampas blessé et amnésique. Il ne veut pas comme gendre de Jim Tayson, adjoint du shérif (Don Galloway), lequel est ami avec le frère, Bobby (Michael Burns).

Jim Tayson/Don Galloway est ici complice d’une bande de tueurs, son frère en faisant partie. On se doute donc qu’il n’y aura pas de happy end Barbara Anderson-Don Galloway !

Trampas est suspecté d’avoir fait partie de l’attaque de la diligence. Il est interrogé par le shérif Milt Hayle (Ed Peck). Sa présence sur les lieux, blessé et amnésique, ne joue pas en sa faveur.

Avec des cheveux longs auxquelles elle ne nous a pas habitué, Barbara Anderson, qui fait la causette à notre héros Trampas, se montre très limitée dans son jeu. On ne peut s’empêcher de penser que sans son rôle dans la série avec l’inspecteur Dacier, elle serait aujourd’hui complètement oubliée.

Je trouve le comédien Dan Dureya excellent, je dirais même sublime, dans le personnage du chef de famille Crayton.

Trampas a été mêlé à l’attaque de la diligence, et c’est le frère de Jim qui l’a blessé et laissé pour mort. Jim doit faire la sale besogne de lancer les soupçons sur Trampas.

Si l’on fait fi la présence de Barbara Anderson et Don Galloway, cet épisode n’a rien d’exceptionnel. Doug McClure nous joue les amnésiques sans grande conviction. Comme James Drury, il est plus doué pour l’action que pour la comédie.

Au fur et à mesure que l’histoire avance, le personnage de Don Galloway, Jim, se révèle fourbe et cruel.

John Grainger vient à la rescousse sauver Trampas et éclairer les Crayton sur son employé.

La fin de l’épisode s’étire en longueur jusqu’à la révélation finale.

Anecdotes :

  • Dan Dureya (1907-1968) a joué au cinéma dans La rue rouge, L’ange noir, La tigresse, Le vol du Phénix.

  • Don Galloway (1937-2009) reste l’acteur d’un seul rôle, le sergent Ed Brown de L’homme de fer. Dans cet épisode, il est le fiancé de sa partenaire dans cette série, Barbara Anderson.

  • Michael Burns (1947-) a joué dans les séries La grande caravane et Then came Bronson, série inédite en France.

  • Barbara Anderson (1945-) est célèbre pour son rôle d’Eve Whitfield dans L’homme de fer. Elle fut aussi Mimi, une héroïne de Mission Impossible le temps de 7 épisodes.

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7. LE PROSCRIT
(THE OUTCAST) 

Scénario : Lou Shaw. Réalisation : Alan Crosland Jr.

Résumé :

Charley Ryan, accusé de meurtre et en fuite, sauve la vie de Stacey pris à parti par deux hommes. Il est engagé à Shiloh en récompense. Elizabeth tombe amoureuse de Charley. Stacey n’apprécie pas de voir le jeune homme faire la cour à sa sœur. Il ignore que Charley est un braqueur de banques et un tueur.

 

Critique :

La première chose qui m’a surprise en regardant cet épisode est le fait que le bandit Charley Ryan (Fabian), après avoir fait un hold-up à Portersville, ne prenne pas ses jambes à son coup pour fuir le plus loin possible, et accepte la proposition de travailler au ranch Shiloh.

Il a pour complice l’employé de banque Harold Bitz (Milton Selzer) qui est l’amant d’une jeune aventurière, Charlotte Rivers (Carol Kane).

Charles Bickford est toujours aussi peu convaincant en propriétaire du ranch. On rêve de ce qu’aurait pu être l’épisode avec Lee J. Cobb.

Le shérif Mark Abbott reçoit un avis de recherche et vient arrêter Charley qui prend la fuite, et bénéficie ensuite de la complicité d’Elizabeth, bien naïve, et ne se rendant pas compte qu’elle devient complice d’un tueur.

L’épisode est sans surprise, et l’on a le sentiment d’avoir déjà vu ce genre d’intrigues cent fois ailleurs, voire même au sein de la série.

Nous sommes mis dans la confidence sur la culpabilité de Charley, alors que les autres doutent. Stacey est cependant moins objectif, rongé par la jalousie. Le virginien lui a peur que l’on pende un innocent.

Au bout d’une heure, l’ennui nous gagne. Le scénario est tellement prévisible, avec l’arrivée d’Harold pour aider Charley à s’évader et à partager les 10 000 dollars de butin.

Diabolique, Charley tend un piège à son comparse et tue Blitz, sauvant la vie du shérif Abbott. Stacey a des doutes. Il va faire son enquête à Portersville.

L’enquête lui permet de rencontrer le shérif de Portersville, et il identifie l’entraîneuse Charlotte Rivers. Charley est acquitté pendant ce temps.

C’est Stacey qui va faire justice, et même le téléspectateur le plus distrait se doute de la fin de l’histoire.

Le chanteur Fabian dégage trop de sympathie pour nous faire croire à son personnage de bad boy. La fin sombre dans la mièvrerie. Un épisode très moyen qui mérite tout juste deux melons.

Anecdotes :

  • Troisième et dernière apparition du chanteur Fabian dans la série après les épisodes 1.18 Le grizzly et 3.17 Two men named Laredo (inédit).

  • On retrouve avec plaisir Milton Selzer (1918-2006), acteur mythique des années 60-70 pour sa seule et unique apparition dans la série.

  • C’est la première fois qu’Elizabeth est amoureuse.

  • Carole Kane ( ?-) n’a fait qu’une carrière éclair de six rôles, de 1966 à 1970, jouant dans Le Fugitif, Le Virginien, Les mystères de l’ouest.

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8. SUR LA PISTE DE LA MONTAGNE
(TRAIL TO ASHLEY MOUNTAIN) 

Scénario : Sy Salkowitz. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé :

Le shérif Abbott soupçonne Ed Wells d’être le membre d’une bande qui a commis un cambriolage et un assassinat. Nous apprenons que c’est le beau-frère, Willy Parker qui est en fait membre de la bande qui a commis les crimes.

Critique :

Trampas, absent de l’opus précédent, est de retour dans cet épisode où il veut innocenter Ed Wells (Hugh Marlowe). Il soupçonne vite le beau-frère, Willy Parker (Steve Carlson), car il sait que l’homme est un personnage louche.

Au bout de cinq saisons, la faiblesse de cette série est le manque de renouvellement des intrigues. La famille Grainger est ici absente, et l’épisode est partagé entre Trampas et le virginien, ce dernier cantonné à quelques apparitions. Toutefois, le scénariste s’est cette-fois creusé la tête pour nous offrir une bonne histoire.

Ed Wells avait un alibi pour l’heure du meurtre, mais l’homme qui pouvait l’innocenter est mort d’une crise cardiaque.

Bien qu’il soit présent depuis longtemps, on a du mal à s’attacher au shérif Mark Abbott (Ross Elliott), qui manque de relief par rapport à Ryker (Clu Gulager).

Willy rejoint son complice tueur, le télégraphiste Case (Martin Milner).

Le réalisateur capte notre attention sur le péril de mort que court Ed Wells. Une fois de plus, on a le sentiment d’être dans une série policière plutôt que dans un western. C’est Trampas qui se colle à l’affaire.

J’ai trouvé que Martin Milner jouait particulièrement bien les judas. Il se joint à l’équipée du shérif et de Trampas, provoque un accident qui met le shérif hors course. Un chasseur de prime, Allerton (Raymond Saint Jacques), vient compliquer l’affaire.

Dans la montagne où il s’est réfugié, Willy fait la connaissance de deux chasseurs associés, Huck Harkness (George Kennedy) et Bodey (Jackie Coogan). Il y a donc beaucoup de personnages dans cet épisode. Mais Martin Milner domine la distribution en fourbe télégraphiste. C’est un des meilleurs méchants que nous ayons vu dans la série depuis le pilote de la saison 1.

Harkness et Bodey ayant donné du papier en guise de dollars à Willy, il s’en prend au couple Blanchard qu’il dévalise. Le mari est joué par Gene Evans, et l’épouse Rose (Ruth en VO), qui semble bien malheureuse avec ce vieux montagnard, a les traits de Judi Meredith.

Les 73 minutes permettent d’étudier à fond chacun des personnages : Rose mariée de force à Blanchard par son père veut s’enfuir et commencer une nouvelle vie, Allerton est un chasseur de prime noir assoiffé de sang peut-être un peu caricatural, mais qui préfigure Jemal dans la série Les Bannis. Harkness, Bodey et Blanchard sont des personnages tous un peu dans le même registre.

A pile une heure de métrage, Trampas démasque le télégraphiste Case comme le tueur impitoyable complice de Willy qu’il s’apprêtait à abattre.

La crise conjugale entre Rose et son mari Blanchard joue un rôle crucial dans l’intrigue. Même s’il ne réussit pas à garder sa femme, Blanchard fait preuve d’héroïsme en volant au secours de Trampas tombé dans un guet-apens. L’appât de l’or volé par Case et Willy a rendu fous Allerton et les deux montagnards qui veulent dérober le magot et ne laisser aucun survivant. Allerton et Harkness n’auront que ce qu’ils méritent en étant tués dans la fusillade. Quant à Blanchard, on peut vraiment dire qu’il a sauvé Trampas en mauvaise posture.

Belle performance de Monica Lewis en Connie Wells, sœur de Willy, épouse d’Ed, partagée entre son mari et son frère. Raymond Saint-Jacques passe du rôle de chasseur de prime à celui de tueur avec aisance. Un bon épisode, mais reposant sur une intrigue policière qui annonce le déclin du genre western aux Etats-Unis. Deux ans plus tard, Les Bannis seront annulés au bout d’une saison.

Anecdotes :

  • Martin Milner (1931-2015) est connu pour le film La vallée des poupées.

  • George Kennedy (1925-2016) a joué au cinéma dans Charade, Luke la main froide, Airport, Y-a-t-il un flic pour sauver le président ?

  • Gene Evans (1924-1998) reste connu pour la série Pilotes avec Christopher Stone, série de 1976 programmée en France sur la 2 le dimanche dans les après-midis de Jacques Martin l’année suivante.

  • Steve Carlson (1943-) est un acteur spécialisé dans les soap operas : Santa Barbara, Amour, gloire et beauté, Des jours et des vies, Hôpital central.

  • Hugh Marlowe (1911-1982) a notamment joué au cinéma dans deux grands classiques : Eve et Le jour où la terre s’arrêta.

  • Judi Meredith (1936-2014) a arrêté sa carrière en 1973. On l’a vue dans Mannix, Hawaii Police d’état, L’homme de fer, La grande caravane, et au cinéma dans Jack le tueur de géants et Les téméraires.

  • Monica Lewis (1922-2015) a joué au cinéma dans Tremblement de terre, Les naufragés du 747, Airport 80 Concorde.

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9. UN HÉROS DE ROMAN
(DEADEYE DICK) 

Scénario : Joseph Hoffman. Réalisation : Ida Lupino.

Résumé :

Marjorie Hammond arrive avec sa mère rendre visite à sa tante. Elle arrive de New York et a l’esprit fantasque, abreuvée de romans d’aventures à l’eau de rose. Elle tombe amoureuse du virginien !

Critique :

Cet épisode est un peu caricatural. Au générique de début, aucune vedette invitée n’est mentionnée.

On se croirait dans La petite maison dans la prairie ou Docteur Quinn, femme médecin. L’ambiance et le cadre sont mièvres et l’on comprend très vite que ce ne sera pas un grand opus. Cela ressemble à un conte pour enfants.

Alice Rawlings joue tellement mal que l’on comprend que sa carrière n’ait pas dépassé 1968.

James Drury n’est visiblement pas à l’aise dans ce script inhabituel pour la série. Il pourrait être le père de sa jeune partenaire.

On s’ennuie vite. L’opus est rempli de bavardages et d’espiègleries, il ne se passe rien. Ida Lupino semble avoir voulu faire une comédie, un épisode parenthèse, loin de la violence habituelle de la série.

Le jeune Bob Foley (David Macklin), qui va devenir un avocat, pour plaire à Marjorie veut devenir un cowboy. Tout cela est saugrenu au possible ! Par exemple Foley qui manque marquer au fer rouge Trampas au lieu d’un veau !

A courir après l’esprit, on attrape la niaiserie. Cet épisode inutile semble avoir été fait pour fournir à la chaîne NBC les trente numéros de la saison.

Marjorie assiste à un cambriolage et identifie l’un des bandits dont le foulard a glissé du visage. 48 minutes ont passé sur 73 et il est bien trop tard pour sauver l’entreprise du désastre.

Lors de la confrontation d’un suspect par le shérif Abbott, le cabotinage de l’actrice Alice Rawlings devient insupportable.

Lorsque Marjorie est capturée par les deux complices du tueur qu’elle a identifié, la réalisatrice tente de donner une tonalité quelque peu dramatique, mais l’on n’y croit pas. En sauveteur, Bob Foley est un gamin héros de pacotille. Quand il réussit à neutraliser l’un des bandits, on nage dans l’invraisemblance.

On est bien contents de voir Marjorie et sa mère repartir pour New York. La guimauve ne réussit pas à la série.

Anecdotes :

  • Il nous est précisé en arrivant en gare que Medecine Bow a 6563 habitants.

  • L’épisode commence le lundi 4 novembre, mais l’on ne distingue pas l’année sur le journal intime de Marjorie.

  • Alice Rawlings qui incarne l’adolescente fantasque Marjorie Hammond a arrêté de tourner en 1968 après seulement quatre rôles dont celui-ci et un dans Star Trek.

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10. LA RÈGLE DU JEU
(HIGH STAKES)

 

Histoire de Mark Rodgers. Adaptation : True Boardman et Mark Rodgers. Réalisation : Thomas Carr.

Résumé :

Roy Dallman fait évader son frère Paul. Ils veulent retrouver Alma, l’ex- femme de Paul. Celle-ci est courtisée par un ami du virginien, Wesley Hedges.

Critique :

Comme Patrick Macnee avec John Steed, Jack Lord est l’acteur d’un rôle, Steve McGarrett. Il faut dire qu’il a incarné ce personnage de 1968 à 1980 et rien fait ensuite. Lorsqu’on le voit comme ici en Roy Dallman, bandit, on a un peu de mal à faire abstraction de son rôle fétiche.

Pourtant, à diverses occasions, Jack Lord a joué les méchants, bien entendu avant Hawaii Police d’état. C’est bien entendu un bon comédien et crédible dans son rôle.

Dirk Rambo en Wesley, acteur au destin tragique, fait bien jeune en courtisan amoureux transis de Terry Moore qui incarne Alma Wilson.

A la 23e minute, avec le meurtre de Wesley, on sombre dans la tragédie. James Drury a fait des progrès depuis 1962 et il est ici à l’aise même hors du contexte des scènes d’action.

Le virginien va dès lors n’avoir qu’une idée en tête : faire justice. La tension est palpable. Il ne peut compter sur l’aide du shérif local et veut mener à bien seul sa quête.

Alma n’est pour rien dans le meurtre de Wesley. C’est Roy qui est venu la chercher et la menacer car lui a fait croire qu’il a enlevé son fils. Jaloux de son frère Paul (Michael Ansara), Roy est amoureux d’Alma.

La confrontation de deux acteurs mythiques de l’âge d’or des séries TV, Jack Lord et James Drury, ne manque pas de panache. Le virginien fait semblant de vouloir intégrer la bande des Dallman. On se demande pourquoi il utilise cette ruse, plutôt que de pratiquer la vengeance immédiate.

Ansara est nettement plus crédible et menaçant que Jack Lord en méchant, mais l’on finit par croire en ce Roy Dallman si cruel.

A la 50e minute, les masques tombent. Le virginien veut ramener Roy Dallman pour le faire juger dans la ville où il a tué Wesley. Il emmène avec lui Alma. Très vite, Paul et ses hommes se lancent sur leurs trousses.

Cette-fois, on oscille entre film sur la mafia et western. James Drury étonne par sa sobriété, n’en faisant jamais trop.

Je ne révélerai pas le twist final qui fait de cet épisode un des meilleurs de la série. Je dirai seulement que Michael Ansara et Jack Lord font un numéro de comédien éblouissant, et que contrairement à l’impression du début, on oublie totalement en cours de route Steve Mc Garrett tellement Jack Lord est imprégné de son rôle de salaud intégral. Terry Moore tire aussi son épingle du jeu par son talent et sa beauté. Ce n’est pas la fin traditionnelle que l’on attend, mais celle-là ne manque pas de panache et vous plaira à coup sûr.

Ce coffret se termine avec dix épisodes doublés en français d’affilée, ce qui n’était plus le cas depuis longtemps.

Anecdotes :

  • Jack Lord (1920-1998) est l’inoubliable et seul Steve Mc Garrett des 284 épisodes et 12 saisons de Hawaii Police d’état, qui fut le rôle de sa vie. La télévision a eu une bien mauvaise idée de vouloir en faire un remake raté.  Il a été aussi Felix Leiter dans James Bond contre le docteur No.

  • Michael Ansara (1922-2013), spécialiste des rôles de gangsters, fait là sa seconde et dernière apparition dans la série après l’épisode 29 de la saison 3 The showdown.

  • Terry Moore (1929-) est en train de tourner Merrily de Robert McAtee. Sa carrière comporte 101 rôles, le plus connu étant celui de Jill dans Monsieur Joe (1949). Elle a d’ailleurs fait une apparition dans le remake 1998 de ce film Mon ami Joe.

  • Dirk Rambo (1941-1967) tournait là son avant-dernier rôle. Il a été tué par un chauffard ivre dans un accident de voiture.

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