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Le Virginien

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A PARTAGER! LES GÉNÉRIQUES CULTES DE SÉRIES TV - Le Virginien (Saison 1)Fan du Virginien ? Retrouvez notre grand dossier sur la série par Patrick Sansano sur Le Monde des Avengers : http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1960/le-virginien-1962-1971Rejoignez la discussion autour du Virginien sur le forum : http://avengers.easyforumpro.com/t4693-serie-le-virginien

Posted by Le Monde des Avengers on Tuesday, December 1, 2015

A l’origine, « Le Virginien » est un roman d’Owen Wister (1860-1938), publié en 1902 : « The Virginian, a horseman of the plains ». Il fallu attendre 1958 pour avoir une traduction française, « Le Cavalier de Virginie ». La même année (1958), la TV américaine décide d’adapter le roman dans le cadre de l’anthologie inédite en France « Decision ». L’épisode s’appelle tout simplement « The Virginian », et pour jouer le rôle titre du cowboy sans nom, on fait appel au comédien James Drury. « Décision » est une anthologie diffusée durant l’été et ne comporte que 13 épisodes, deux toutefois suscitent l’attention pour être développées sous forme de séries. L’une est « Man against crime » avec Darren Mac Gavin, et reste un pilote sans suite. Pour l’autre, il faut attendre la rentrée 1962, et James Drury reprend le rôle qu’il a tenu. Mac Gavin trouvera la gloire plus tard, avec une autre série, « Dossiers brûlants » (« Kolchak : the night stalker »).

Bien entendu, le roman d’origine ne suffit plus et il faut faire appel à toute une palette de scénaristes pour écrire les trente épisodes de ce qui sera la première saison.

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« Le Virginien » est plus une série collégiale que celle d’un héros solitaire. Aux côtés de James Drury, Doug Mc Clure développe le personnage de Trampas qui va devenir tellement important que des épisodes seront interprétés sans la présence de Drury. S’il sera toujours crédité au générique, ce comédien ne jouera pas tous les épisodes.

La série fait un triomphe aux Etats Unis, sous la forme d’épisodes de 75 minutes, ce qui constitue, avec la publicité, un programme de 90 minutes. D’années en années, elle est renouvelée. Lors de l’arrivée de la neuvième saison, la série change de titre et devient « The men from Shiloh », les hommes du ranch Shiloh, que l’on voit dès le premier épisode. Toutefois, cette neuvième saison (1970-71) sera la dernière et la série est annulée. Si l’on additionne les 24 épisodes de « The men from Shiloh » aux 225 des huit saisons précédentes, on obtient un total de 249 épisodes de 75 minutes.

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En France, la série n’arrive qu’en 1966 et sera souvent diffusée en « bouche trou ». 59 épisodes seront doublés en Français, toutefois elle ne connaîtra jamais la popularité qui est la sienne dans son pays d’origine. En nombre d’épisodes, « Le Virginien » est la quatrième plus longue série western de l’histoire de la télévision américaine après « Gunsmoke » (635 épisodes soit 20 saisons de 1955 à 1975) et « Bonanza » (14 saisons de 1959 à 1973, et 430 épisodes), "La grande caravane" (284 épisodes 1957-62). La cinquième si l'on compte l'anthologie "Les aventuriers du Far West" (558 épisodes mais de 25 minutes sans acteur vedette commun d'un opus à l'autre).

La France propose quatre « saisons » en prime time en panachant dans diverses saisons américaines, en 1966, 1967, 1970 et 1973. Au cours de la diffusion de 1973 le samedi soir en deuxième partie de soirée sur la 2e chaîne ORTF est programmé l’épisode de la saison 6 « La liste » (« The deadly past ») joué par le seul Trampas/Doug McClure. C’est suite à la programmation de cet épisode, qui appartient davantage au genre mystère que western et qui distille une intrigue tout à fait adaptable à une série policière, que votre serviteur s’intéressa vraiment à cette série. Malheureusement, après l’été 1973, la série sera rarement rediffusée et surtout systématiquement l’après-midi, plus jamais en soirée. De ce fait, le public français l’a un peu oubliée. Bizarrement, et c’est ce que l’on constate dans le premier épisode de la saison 1, la prude ORTF a censuré certains épisodes en ne doublant qu’une partie et procédant à des coupures, qui avec le recul rendent bien difficile la compréhension pour les spectateurs français de l’époque.

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La série nous propose deux héros :

Le Virginien (James Drury). Il est régisseur du ranch du juge Henry Garth (Lee J. Cobb). Mais Cobb n’a tourné que 120 épisodes, soit les quatre premières saisons américaines de 30 opus chacune. Il se mettra donc ensuite au service des successeurs de Garth propriétaires du ranch « Shiloh ».

Trampas (Doug Mc Clure) est initialement le bras droit du Virginien. Comme Purdey dans « The new avengers », ce héros n’a que ce nom. Il deviendra vite l’alter-égo du personnage principal, puisque, comme je l’ai expliqué pour le fabuleux épisode « La liste », il permet parfois à James Drury de prendre des vacances ou de faire d’autres tournages. Pendant les années soixante, Drury jouera par exemple dans un épisode de « Opération vol » avec Robert Wagner, « A thief is a thief » en 1968, mais tout en se dédiant quand même principalement à son personnage de régisseur du ranch Shiloh. Notons que dans le roman qui a été à l’origine de la série, le personnage de Trampas était un méchant ! Il n’apparaît pas dans l’adaptation faite en 1958 et nous le découvrons donc sous les traits de Doug McClure en septembre 1962.

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Le ranch Shiloh est situé à Medecine Bow, dans le Wyoming. Lorsque la série commence, même si ce n’est pas précisé, nous sommes en 1898. Une petite indication nous sera donnée à ce sujet dans l’épisode 5 de la saison 1, « The Brazen bell » Mais l’idée des créateurs de la série ne fut jamais de dater les histoires et d’en faire un feuilleton. Toutefois, des téléspectateurs attentifs ont remarqué dans divers épisodes de la saison 1 que lorsque des personnages meurent, on grave sur leur tombe l’année 1898.

Dès le générique de la saison qui montre quatre cavaliers à l’écran, soit le Virginien, Trampas, le juge Garth et le jeune Steve Hill (Gary Clarke), on comprend qu’il s’agit d’une série collégiale. Dans la saison 1 sont crédités au générique en premier Lee J. Cobb seul, puis Doug McClure seul, ensuite Gary Clarke. James Drury apparait ensuite seul, comme l’ont fait les autres, et devient le cavalier central, comme s’il était un « rassembleur », entouré, à sa hauteur, de McClure et Clarke. Il fait ensuite un signe de mains à ses deux complices et continue de chevaucher seul face à la caméra, tandis que les deux autres prennent des chemins différents.

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La musique du générique, signée Percy Faith, est tellement entraînante qu’on la retient du premier coup, comme celles de « Mannix », « Mission Impossible » ou « Amicalement vôtre ». A sa façon, le thème musical est aussi l’une des stars de la série. La musique « sautille » à l’image des cavaliers que l’on voit.

Plus qu’une série, « Le Virginien », par la longueur des épisodes, évoque des long-métrages de cinéma. La vision du premier épisode, « L’exécution », donne le sentiment qu’il s’agit d’une série plus profonde qu’elle ne semble au premier regard, avec des mystères, des questions sans réponses, qui ne sont pas sans faire penser à l’épisode mentionné de la saison 6, « La liste », lequel n’est donc pas un cas isolé. "L'exécution" ne propose aucun cliché western (duels, indiens...) et se concentre sur une histoire fort solide avec des personnages hauts en couleurs et crédibles. Cela augure donc le meilleur pour la suite.

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Aux USA, la série a remplacé sans démériter en 1962 à sa case horaire une autre série que nous avons vue en France dans les années 60, « La grande caravane » (« Wagon Train ») sur la chaîne NBC, mais elle continua parallèlement au Virginien sur la chaîne concurrente ABC, totalisant 8 saisons et 284 épisodes de 1957 à 1965, laissant la place à la série qui nous occupe sur le réseau NBC à la rentrée 1962.

Lee J. Cobb est le seul comédien qui bénéficie d'un plan avant que son nom s'inscrive au générique.

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