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Annie, agent très spécial

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Posted by Le Monde des Avengers on Thursday, November 26, 2015

The Man from U.N.C.L.E (Des agents très spéciaux, 1964-1968) fut un Spy Show américain à succès, reprenant plaisamment les caractéristiques de l’espionite de l’époque et louchant fort sur James Bond. Les deux agents d’élite de l’organisation internationale U.N.C.L.E (United Network Command for Law and Enforcement), Napoléon Solo et Illya Kuriakin , interprétés par Robert Vaughn et David McCallum, y luttaient vaillamment contre les diaboliques conspirations ourdies par le T.H.R.U.S.H. (Technological Hierarchy for the Removal of Undesirables and the Subjugation of Humanity, selon les romans dérivés), grâce à des gadgets de haute technologie.

Au summum de la popularité de la série, lors de sa deuxième saison,  le diffuseur NBC décida de lancer une série dérivée, pratique encore rare à l’époque. The Girl from U.N.C.L.E (Annie agent très spécial, 1966-1967) allait mettre en scène un nouveau duo d’agent, la belle et tonique April Dancer et son acolyte, le fidèle et valeureux Mark Slate. April Dancer (nom suggéré par Ian Fleming, l’héroïne devant initialement se nommer Cookie Fortune) était au préalable apparue dans un épisode de la série mère, The Moonglow Affair.(diffusé le 25 février 1966). April était alors interprétée par Mary Ann Mobley, Miss Amérique 1959, et Mark par Norman Fell. Diffusée à partir de septembre 1966 (coïncidant avec la saison 3 des Agents très spéciaux), la série va recruter Stefanie Powers et Noel Harrison pour ses rôles principaux, avec un Mark désormais rajeuni  et Anglais, la Grande Bretagne étant à la mode à l’époque du Swinging London des Beatles et des Avengers, diffusés sur la concurrente ABC.

Elle  va développer une atmosphère plus glamour et fantaisiste, parfois aux lisières de la Science-fiction,  ainsi que plus proche de l’avant-garde culturelle de l’époque, que The Man from U.N.C.L.E. Des liens forts existent néanmoins entre les deux productions : musique réorchestrée et visuel similaire pour le générique, cross-overs et présence du même supérieur, M. Waverly (Leo G. Carroll), bien avant l’Oscar Goldman de Super Jaimie et de L’homme qui valait trois milliards. Se rapprochant davantage des Avengers pour sa recherche d’une modernité, The Girl from U.N.C.L.E. demeure néanmoins au milieu du gué. April apparaît moins comme une femme d’action proche d’Emma Peel (voire de l’intrépide détective Honey West) que comme une spécialiste de l’infiltration, laissant les scènes de combat à son partenaire masculin et comptant uniquement sur son charme et ses gadgets. La relation entre Mark et April va aussi se monter moins savamment énigmatique qu’entre Steed et Mrs Peel, puisqu’il restera toujours clair qu’ils ne sont qu’amis et camarades d’aventure (nous sommes en Amérique, il ne saurait être question d’aller au-delà de très légers flirts).

La série va connaître de nombreux produits dérivés (digests, comics, jouets, cinq romans) et des Guests marquants. Mais elle ne rencontrera guère de succès auprès d’un public familial déconcerté par sa tonalité se voulant avant-gardiste et des scénarios fantaisistes, voire parodiques, sous l’influence du très allumé Batman (1966-1968) créant alors l’évènement sur ABC. D’ailleurs la saison 3 de The Man fron U.N.C.L.E. subira  également  l’influence du Caped Crusader et du Boy Wonder, avant d’évoluer pout reconquérir son public.  De son côté Stefanie Powers, malgré son talent et sa vivacité, ne dispose pas de toutes les cartes pour mettre en valeur un personnage ainsi bridé et avoisinant parfois les innombrables Damoiselles en détresse secourues par le célèbre Simon Templar, alias le Saint.

La série, parfois honnie encore aujourd’hui par les amateurs de la série mère, ne trouve pas son public et doit jeter l’éponge au terme d’une unique saison de 29 épisodes. Annie Agent très spécial se regarde néanmoins aujourd’hui avec plaisir pour le charme évident de son interprète, ses gadgets divertissants, sa bonne humeur naïve mais communicative mais aussi pour la fenêtre ouverte sur la mode, la fantaisie et la vitalité des Sixties dans le vent. En France, Annie agent très spécial fut diffusée en 1969, sur la deuxième chaîne de l’ORTF.

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