Les Aigles saison 11

LES AIGLES
( THE MASTER MINDS )

Steed becomes a genius – Emma loses her mind

Tournage : 17 décembre 1964 au 8 janvier 1965

Diffusion : ITV, 6 novembre 1965 – 2e chaîne ORTF, 6 juin 1967

Scénario : Robert Banks Stewart

Réalisation : Peter Graham Scott

Laurence Hardy (Sir Clive Todd), Patricia Haines (Holly Trent), Bernard Archard (Desmond Leeming), Ian McNaughton (Dr. Fergus Campbell), John Wentworth (Sir Jeremy), Georgina Ward (Davinia Todd), Manning Wilson (Major Plessy).

Résumé

Sir Clive Todd, un politicien respectable, est blessé par un complice lors d'un vol de documents secrets. Les Avengers se rendent à son domicile, espérant l'interroger mais Todd est devenu amnésique et, avant qu'il puisse révéler quoi que ce soit, le docteur Campbell lui administre une injection mortelle. Celui-ci a agi sous hypnose et le seul lien qui lie les deux hommes est leur appartenance à Ransack, une société pour quotient intellectuel élevé.

Mrs Peel est engagée comme secrétaire et facilite l'entrée de Steed en falsifiant ses résultats. Ayant débranché la radio de sa chambre, l'agent au chapeau melon ne subit pas le lavage de cerveau comme les autres membres (y compris Emma), qui accomplissent d'étranges tâches nocturnes. Steed avertit Mrs Peel et les Avengers découvrent que Holly Trent, le professeur de sports, est à la tête d'un complot sélectionnant les meilleurs cerveaux afin de leur faire accomplir sous hypnose des crimes audacieux, tels que des actes de sabotage, sans qu'ils en gardent le moindre souvenir.

Épilogue

Les Avengers quittent les lieux dans la Bentley de Steed. Mrs Peel félicite Steed pour ses qualités de copieur : "You are a genius at cribbing".


CRITIQUES

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Denis Chauvet 5 février 2004

Le sixième épisode de la saison 1965 est, à mon avis, moins bon que les précédents car, contrairement à Castle De'Ath par exemple, l'atmosphère ne compense pas les faiblesses de l'intrigue. The Master Minds a néanmoins des scènes et des situations intéressantes mais l'ensemble déçoit. Avant tout, pourquoi le titre français Les aigles alors que Les cerveaux, par exemple, aurait été plus approprié ?

Quelques scènes en extérieur (l'arrivée de la Bentley chez Todd – des vues du Parlement – les alentours de l'école) et une musique sans surprise (reprise du thème principal de Dial a Deadly Number) sont à signaler.

Cet épisode nous prouve que Mrs Peel est aussi intelligente qu'attractive ; elle a un QI supérieur à Steed et l'aide dans ses examens, mais c'est néanmoins Steed qui pense à débrancher la radio même si on peut supposer que c'est par inadvertance ! Les scènes les plus intéressantes entre les Avengers sont à l'école. Mrs Peel est adorable sur le trampoline ("A marvellous sensation"), elle aide Steed à défaire ses valises et se propose de lui raconter une histoire ("If you' re very good, I'd tell you a bedtime story"). À noter, leur réaction très différente à la vue de Mr Muscles sur la porte du placard !

L'affichette "If you can't sleep, ring for a mistress" est-elle à prendre au sérieux ? Steed trouve qu'Emma ressemble à Florence Nightingale pour être infirmière mais Mrs Peel n'a pas su retenir les conseils de Miss Thirlwell (The Gravediggers) et elle porte du vernis à ongles ! On voit que Steed a un faible pour les échecs (comme dans Room Without a View) et que Mrs Peel ose un avis politique : "The state of the nation suits me very well !". La meilleure scène de l'épisode montre Steed en potache, essayant de déchiffrer les solutions de l'examen inscrites sur son poignet de chemise. Sans oublier la prise de vue détaillée de la tenue de soirée que porte Mrs Peel à son arrivée chez Todd (scène reprise sur le teaser de la saison).

La meilleure réplique de l'épisode est néanmoins à mettre au crédit de Davinia Todd : "You know, I wouldn't have screamed ! I'd just have accepted my fate !" faisant allusion à Steed lui sautant dessus quelques instants plus tôt. L'apparition de Davinia Todd/Georgina Ward est beaucoup trop courte mais néanmoins remarquée : revenue de vacances en France précipitamment, elle n'a eu le temps que de mettre un manteau de fourrure sur son bikini ("My clothes are following !"). Au fait, Georgina Ward a-t-elle été auditionnée pour succéder à Diana Rigg ?

Quant au professeur Spencer, il est l'excentrique de l'épisode : il fait le poirier sur terre comme dans les airs ("The brain needs nourishment !").

Malgré ces quelques bons moments, The Master Minds pèche par l'absence de véritable "méchant". On se rend finalement compte à la fin de l'épisode que Holly Trent est le cerveau de l'organisation alors qu'elle n'a pas de présence. L'ombre et la voix déformée ne permettent pas de croire à la diabolique du personnage. À quel moment Emma comprend-elle vraiment ce qui se passe ? Sa froide réplique "I've done some archery. Let me kill Steed." faisant illusion. Les victimes sont également trop facilement hypnotisées et on peut se demander comment Fergus Campbell a été mis en condition pour tuer Todd. L'idée était sûrement originale mais elle a été mal exploitée ; la bagarre finale n'est également pas à la hauteur de celles des cinq épisodes précédents de la saison et je ne partage pas l'enthousiasme de certaines critiques qui la considèrent comme ingénieuse par le petit effet du film militaire qui passe à l'endroit puis à l'envers. Pour terminer, on constate que Steed est bien plus maladroit avec un arc que l'est Mrs Peel avec une arbalète !

EN BREF : Malgré ses quelques bons moments, The Master Minds pèche par l'absence de véritable "méchant".


Steed3003 11 novembre 2004

Premier épisode tourné avec Diana Rigg, celui-ci ne laissait pas augurer du meilleur.

En effet, il y a beaucoup de choses à reprocher au scénario de Robert Banks Stewart. Tout d'abord, cette agaçante manière de faire venir Emma Peel de nulle part : aucune explication n'est donnée sur les raisons de son association avec John Steed, pas de passage de flambeau avec Cathy Gale non plus, c'est bien dommage. Sinon, l'intrigue de l'épisode, une énième histoire d'espionnage (qui aborde le thème de l'hypnose, qui, s'il pouvait paraître novateur à l'époque, a été depuis battu et rebattu par de nombreuses séries télé), n'est pas très intéressante. C'est une nouvelle fois le cadre de l'action, soit l'école de surdoués, qui donne ici tout son sel à l'épisode. Le problème est que, contrairement à de nombreux épisodes où nos deux agents arrivent rapidement dans ce cadre, il faut ici supporter une longue et bavarde première partie, qui essaie laborieusement d'installer les enjeux de l'épisode. Tout s'arrange donc dans la deuxième partie, où Steed et Mrs Peel infiltrent l'école. Le rythme s'accélère avec quelques rebondissements bienvenus et un doute sur l'intégrité de Mrs Peel (Tara King subira la même épreuve dans Affectueusement vôtre) bien exploité. L'humour est très présent dans cet épisode, les répliques de Steed et de Mrs Peel sont déjà cinglantes et quelques seconds rôles sortent d'un lot qui manque de saveur et d'originalité, comme le professeur Spencer ou Holly Trent.

La réalisation de Peter Graham Scott est médiocre. Très statique, avec des cadres trop serrés, elle peine à donner un style visuel à l'épisode. De plus, les nombreuses scènes de dialogue sont tournées sans aucune originalité : on ne compte plus les champs/contre champs. Néanmoins, on pourra remarquer une scène d'action finale en ombre chinoise réussie. Quelques scènes en extérieur aèrent une mise en scène qui profite mal du format film et rappelle trop la réalisation des saisons précédentes tournées en vidéo.

L'alchimie fonctionne déjà entre Steed et Mrs Peel, leur relation équivoque, empreinte de tendresse et d'humour, est déjà mise en place. Cependant, le personnage d'Emma Peel n'est pas encore bien dessiné : que ce soit dans ses répliques ou dans l'interprétation de Diana Rigg, elle rappelle trop la sèche Cathy Gale. Rassurez-vous, la douceur arrivera plus tard...

La fourrure que porte Mrs Peel au début de l'épisode est splendide. John Steed aère sa garde-robe et délaisse ses costumes pour des tenues plus conventionnelles, sans grand succès.

Les décors sont dans la moyenne de la série : ils n'éblouissent pas, loin de là, mais restent tous assez jolis.

La musique est variable, parfois décalée par rapport à ce qui se passe à l'écran (exemple : Steed qui essaie de faire parler Clive Todd à la 18e minute), parfois excellente et soutien efficace à l'épisode.

EN BREF : Un scénario bancal et une piètre réalisation font de cet épisode introductif un des plus moyens de la quatrième saison. 

Estuaire44 27 avril 2013

Le point fort de l’épisode demeure son astucieuse idée de départ, la subjugation d’esprits supérieurs au service du crime. Un thème relativement original, quoique se rattachant aux manipulations de l’esprit très fréquentes dans les Spy Shows des années 60 (mais aussi chez le Docteur). Un inépuisable filon, puisque toujours troublant par ses altérations de l’identité la plus intime d’un individu et infiniment varié dans ses multiples acceptions (on peut y rattacher aussi bien les lavages de cerveau du Wringer que les échanges de personnalités du Dr. Krelmar). Le sujet présente aussi l’intérêt de garantir des scènes fortes, déjà ici aux lisières de la Science-fiction, sans nécessiter pour autant de couteux effets spéciaux ! The Master Minds, outre l’introduction  de ce terme indissociable des Avengers, se situe parmi les opus les plus efficaces de cette veine scénaristique, qu’elle renouvelle agréablement  tout en lui apportant une agréable saveur authentiquement britannique. 

Cette tonalité se découvre par l’emploi de sites caractéristiques, tels le Parlement ou Whitehall, mais surtout par le site de ce somptueux établissement pour jeunes filles, si typiquement anglais. On se croirait dans son équivalent du remarquable Cat Among the Pigeons, d’Agatha Christie. On apprécie également vivement le décor de la maison de Sir Todd, avec une remarquable profondeur de champ et la thématique si Avengers du Noble Jeu. Le design s’affirme déjà, notamment avec ce remarquable âtre central, si caractéristique de la griffe d’Harry Pottle. Il en usera également pour l’appartement de Mrs Peel. Les autres décors de l’épisode s’avèrent plus convenus et usuels, mais l’on appréciera les nombreux extérieurs, tranchant avec la période Cathy Gale et soulignés par la qualité clairement supérieure du Noir et Blanc.

Toutefois l’intrigue connaît plusieurs notables faiblesses, empêchant The Master Minds de compter parmi les plus retentissants succès de cette remarquable quatrième saison. La découverte de l’organisation RANSACK (la bien nommée : « piller » en Anglais), soit le cœur du scénario, survient bien trop tardivement. La moitié de l’épisode  aura alors été consacrée à une mise en place et à une enquête assez lente et fastidieuse, relevant en définitive de l’espionnage le plus traditionnel. Surtout les personnages secondaires pâtissent d’un manque patent de caractérisation. Ils se cantonnent à de simples silhouettes et même le professeur adepte de simili yoga n’apparaît que comme une pâle annonce des futurs Excentriques. La seule exception consiste en la piquante et très Sixties Davinia, qui nous vaut une scène particulièrement divertissante en compagnie de Steed, avec au passage un joli clin d’œil à notre doux pays. Les amateurs de la période Cathy Gale éprouveront cependant un fugace regret en songeant que le passage aurait idéalement convenu à l’inoubliable Edina Ronay.

Robert Banks Stewart  joue malencontreusement la carte du twist à propos de l’identité de  l’adversaire du jour. Un choix toujours gratuit quand le récit ne s’organise pas en Whodunit à la Agatha Christie. Après tout, il pourrait très bien s’agir de quelqu’un d’autre qu’Holly Trent, sans que cela change quoi que ce soit. Il demeure bien plus ambitieux et porteur d’intégrer la personnalité de l’antagoniste au cœur de l’histoire, tout en l’érigeant comme atout maître de celle-ci. D’ailleurs nombre des épisodes les plus mémorables des Avengers procéderont de la sorte. Il reste paradoxal qu’un opus intitulé The Master Minds introduise l’un des ennemis les moins mémorables de nos héros ! Cela n’enlève rien à la prestation remarquable de Patricia Haines, notamment dans une tenue de Robin des Bois lui seyant aussi parfaitement que celle, future, d’Emma Peel.

L’intrigue souffre également de diverses maladresses. Ainsi il semble paradoxal qu’une conspiration disposant de cerveaux aussi supérieurs se fasse posséder par une astuce aussi convenue que celle de la fausse secrétaire. Personnellement, outre l’élaboration des missions, je les aurais également mis à contribution pour sécuriser mon organisation. Il s’avère également étonnant que Steed soit le seul à débrancher un haut parleur aussi sonore et intrusif.  Que cela soit le moins haut QI de l’aréopage qui fasse déraper le complot apparaît comme l’ultime paradoxe de l’histoire. L’existence de ces imprévisibles grains de sable en infirme partiellement le postulat de base.  On ajoutera un tag conclusif plus faible qu’à l’accoutumée cette saison, avec comme véhicule l’habituelle voiture de Steed. Demeurent fort heureusement plusieurs moments forts, tels l’examen de passage ou le mémorable trampoline de Mrs Peel.

Steed se révèle toujours impeccablement interprété par Patrick Macnee, notamment lors de ses nombreuses scènes en solo. Notre héros crève l’écran par son élégance, sa vitalité et sa ruse malicieuse. On le devine particulièrement enjoué car voici que s’achève l’époque des coups de griffes et des prises de bec. Emma Peel s’affirme déjà très différente de sa devancière. Ainsi, si le texte  de l’échange autour du rôle d’infirmière tenu par Emma aurait pu se retrouver précédemment, l’intonation, si complice et souriante, en varie totalement ! Heureux homme. Sublimissime et merveilleusement douée, Diana Rigg s’impose d’emblée et capte instannément l’attention du spectateur.

Mrs Peel bénéficie d’une garde robe noir et blanc déjà supérieurement élégante et raffinée, parfois délicieusement audacieuse (ce vertigineux dévoilement quand tombe le manteau de fourrure). Grâce au ciel, l’époque des pyjamas criards demeure encore lointaine. On regrettera par contre un maquillage bien trop affirmé, avec notamment un désastreux rouge à lèvres à la truelle. Cela jure avec l’âge si juvénile de l’interprète. Robert Banks Stewart soigne particulièrement les pétillants et enjoués dialogues (parfois à double sens) entre nos deux acolytes, instaurant une relation déjà si fusionnelle. L’héroïne nécessite cependant quelques progrès lors des scènes d’action et, de fait, en matière de combat Mrs Gale restera la plus percutante et efficiente des partenaires de Steed. La bonne idée de l’affrontement en ombres chinoises se voit ainsi en grande partie anéantie par le recours évident à deux cascadeurs masculins. De quoi regretter les spectaculaires et réalistes affrontements en plan séquence de naguère.

EN BREF : Un épisode imaginatif, mais à l’intrigue non exempte de maladresses. L’absence d’un antagoniste à la hauteur se fait cruellement ressentir. Mrs Peel demeure la meilleure ambassadrice du trampoline !


VIDÉO


Steed triche aux examens d'entrée !


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

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Tournage

o L'école près d'Oxford dans laquelle se passe la seconde partie de l'épisode est Haberdasher's Askes school. Elle a également été utilisée pour les épisodes Never, Never Say Die, Return of the Cybernauts et Dead Man's Treasure.

o Steed et Mrs Peel arrivent chez Sir Clive Todd par Dagger Lane à Elstree.

o L'épilogue a été tourné à Aldenham Road à Elstree.

o Mrs Peel aperçoit Ivinghoe Beacon en regardant par la fenêtre de la demeure.


Continuité

o Brève apparition de Ray Austin, le cascadeur, en Davinia Todd lorsque Steed lui saute dessus à travers le rideau.


Détails

o 145 est le QI minimum pour pouvoir faire partie de "Ransack" ! Le QI supérieur à 145, retenu comme critère d’entrée à RANSACK est souvent considéré comme correspondant au génie, dépassant l’intelligence dite « hautement supérieure ». Différentes études montrent qu’il n’est atteint que par 0,25% de la population. Les spécialistes  parlent alors  de Haut QI (HQI), ce niveau de 145 servant également à caractériser les enfants surdoués. Celui d’Einstein était estimé proche de 160.

o À l'entrée de l'école, Steed lit sur le panneau supérieur : "Defend Thy Honour - Dorrington Dean College for Young Ladies".

o Le cascadeur Ray Austin est le gymnaste qui attaque Mrs Peel à la fin de l'épisode.

o Steed prenant le roi de l'échiquier :'The man we are after is the king' ; en fait, il s'avèrera être 'a queen' !

o Lorsque Mrs Peel remet à Steed une poupée avec un visage noir, on se demande ce que cela peut être. Golliwogg (ou 'golly doll') est un personnage des livres pour enfants de la fin du XIXème siècle décrit comme une poupée de chiffon. Après la publication du premier livre de Florence Kate Upton en 1895, le terme 'golliwog' fut utilisé aussi bien en tant que référence au jouet pour enfants que pour un terme raciste pour les Noirs. La poupée devint un jouet populaire tout au long du 20ième siècle et elle fut incorporée dans la culture britannique sous forme de livres, jouets et divers objets. Produit par des fabricants de jouets, le 'golliwog' était très prisé en Amérique du Nord, au Royaume Uni et en Australie dans les années 60. La poupée, comme celle vue dans l'épisode, a une peau très noire, des yeux cerclés de blanc, des lèvres de clown et les cheveux frisés. L'image de la poupée a suscité de vifs débats. Doit-elle être préservée en tant que tradition de l'enfance ou supprimée car véhicule de racisme envers les descendants africains ? Cette perception a fait reculer les ventes et les fabricants l'ont retirée des magasins….ou ont changé le nom. Petit à petit, le 'politiquement correct' s'imposa et, au début des années 2000, la figurine fut retirée des confitures et marmelades sous prétexte qu'elle n'était pas connue des nouvelles générations mais certains artifices se négocient maintenant très chers, étant de véritables objets de collection. Dans les commentaires de l’édition britannique, le scénariste Robert Banks Stewart souligne qu’on ne verrait plus ça de nos jours car c’est politiquement incorrect et cela serait coupé au montage.

o En préambule à son rôle d’infirmière, Steed glisse à Mrs Peel qu’elle ressemble remarquablement à Florence Nightingale (1820-1910). Florence Nightingale, célèbre infirmière issue d’une grande famille, établit les règles modernes de son métier par ses travaux et enseignements,  ainsi que les bases de la statistique médicale. Figure importante du progressisme social et du féminisme britanniques, elle milita activement pour la qualité des soins destinés aux classes défavorisées. Elle s’illustra également lors de la Guerre de Crimée, auprès du corps expéditionnaire britannique, réorganisant l’ensemble du dispositif sanitaire. Soutenue par la Reine Victoria, elle reçut la Royal Red Cross et l’Ordre national du mérite. Depuis 1907, le Comité International de la Croix-Rouge décerne la médaille Florence Nightingale aux personnes se distinguant par leurs actions dans le domaine des soins infirmiers.

o Une 'devil mind' : Lorsque Steed téléphone, Holly vient proposer 'something more physical' à Steed. Devant son interrogation, elle répond : 'A walk'.

Acteurs – Actrices

o Patricia Haines (1931-1977) est décédée trop tôt d'un cancer, elle fut mariée à Michael Caine. Elle a participé à deux autres épisodes des Avengers : Laura dans Le cocon, saison deux, mais surtout Lola dans Qui suis-je ? saison cinq. Elle réalise également une apparition non créditée dans La trapéziste (saison 1), où elle interprète… un cadavre ! Elle a également joué dans les séries : Destination Danger, Les Champions, Le Saint, Département S, Paul Temple, Poigne de Fer et Séduction. Dans l’épisode Jamus Bondus de la série burlesque Up Pompeii !, joyeuse satire de 007, elle interpréta Pussius Galoria, pastiche du fameux rôle d’Honor Blackman (1970).

Georgina Ward (1941) a étudié à la Sorbonne à Paris, elle a joué dans deux épisodes de Destination Danger et un du Baron, mais n'a plus été vue à l'écran depuis 1973.

o Elizabeth Reber (qui fait un clin d'œil à Steed pendant l'examen) est une actrice et modèle australien qui posa pour le célèbre photographe Helmut Newton, décédé fin janvier 2004. Elle se retira à la fin des années 60, avant de connaître un grand succès en tant qu’artiste peintre et décoratrice d’intérieur. Résidant désormais à Paris, elle a réalisé les intérieurs de plusieurs hôtels de la capitale.

À noter que…

o Pour l'édition Optimum sortie en 2010 au Royaume-Uni, un commentaire audio de cet épisode a été fait avec Robert Banks Stewart, scénariste, et la participation de Jaz Wiseman.

o Peter Graham Scott, le metteur en scène, a (avec d'autres) auditionné Diana Rigg pour le rôle d'Emma Peel.

o Patrick Macnee souligne dans son livre Chapeau Melon qu'il y avait au-dessus des couchettes à l'armée : 'If you want a mistress in the night, ring twice'. [Si vous voulez une maîtresse durant la nuit, sonnez deux fois.] Cette anecdote fait penser à l'affichette presque identique de l'épisode : 'If you can't sleep, ring for a mistress' (Blind in one ear, page 124, édition Harrap). Dans les commentaires de l’édition britannique, le scénariste Robert Banks Stewart signale que l’écriteau n’est pas de lui et il se demande si cela vient de Peter Graham Scott, le réalisateur,  ou Brian Clemens.

o Lors de l’arrivée au domicile de Sir Clive Todd, c’était l’idée de Patrick Macnee que Steed mette le casque à plumet sur sa tête (commentaire de Robert Banks Stewart, édition britannique).

o La bagarre finale derrière la scène, en ombres, ne fait pas partie du script mais elle est très Avengeresque (commentaire de Robert Banks Stewart, édition britannique).

o Pour une critique détaillée du DVD de cet épisode (son, image...), c'est sur le site Kino Digital.

Comparaison éditions DVD Studio Canal / Optimum (par Denis Chauvet):

Pas de coupe a priori : une différence de cinq secondes à peu près mais c’est sûrement dû à la fin du générique (avec panneau ABC) pour la collection Optimum. A moins que cela soit le ‘yes’ de l’assemblée avant de regagner les chambres après la vidéo hypnotisante (pas sur l’édition kiosque).  

Evidemment, l’image est nettoyée sur le coffret britannique. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder la scène pré-générique. La version Canal kiosque est bourrée de saletés noires ; traits, griffes, points.

Il y a deux bonus concernant cet épisode : un générique de début et de fin différent et le panneau utilisé pour annoncer les ‘commercial breaks’ ; il fait penser au générique de la saison 3.

o Coupures de presse lors de la 1re diffusion française.

Télé 7 Jours


Fiche des Aigles des sites étrangers

En anglais
http://theavengers.tv/forever/peel1-6.htm
http://www.dissolute.com.au/avweb/emmabw/406.html
http://deadline.theavengers.tv/PeelS1-06-MasterMinds.htm
En flamand
http://home.scarlet.be/Epvandew1/avengers/peel07.htm
En italien
http://www.avengers.it/06bn
En espagnol
http://losvengadores.theavengers.tv/peel_master.htm

 

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