Open menu
   

Saison 3Saison 5

NCIS : Enquêtes spéciales

Saison 6

 

1. Haute trahison (Last Man Standing)

2. Agent embarqué (Agent Afloat)

3. En toute confiance (Capitol Offense)

4. Retrouvailles (Heartland)

5. Protéger et honorer (Nine Lives)

6. Primitus Victor (Murder 2.0)

7. Question d'instinct (Collateral Damage)

8. Domino (1/2) (Cloak)

9. Domino (2/2) (Dagger)

10. Fight club (Road Kill)

11. Le Fantôme de Noël (Silent Night)

12. Otages (Caged)

 

13. Le Porteur de mort (Broken Bird)

14. La Bague au doigt (Love & War)

15. Force de dissuasion (Deliverance)

16. La Règle 38 (Bounce))

17. La Chevauchée sauvage (South by Southwest)

18. K.O. (Knockout)

19. Innocence perdue (Hide and Seek)

20. L'Heure des comptes (Dead Reckoning)

21. Échec et mat (Toxic)

22. Légende (1/2) (Legend, Part 1)

23. Légende (2/2) (Legend, Part 2)

24. Poker menteur (Semper Fidelis)

25. Aliyah (Aliyah)



1. HAUTE TRAHISON
(LAST MAN STANDING)



Scénario :  Shane Brennan

Réalisation : Tony Wharmby

Résumé :

L’enquête sur la mort d’un contremaître amène Gibbs à trouver un lien troublant avec la décision du directeur Vance de démanteler son équipe.

Critique :

Conclusion de la saison précédente, cet épisode réussit le lancement de la nouvelle. Le générique a rassuré les fans : ce sont les mêmes acteurs donc leur « départ » est provisoire et d’ailleurs Sean Murray tient un rôle aussi important que précédemment voire plus puisque McGee est le principal pourvoyeur d’information.

Ziva et Tony ont une présence plus réduite mais chaque scène (trois pour elle, une pour lui) sont déterminantes. Au passage, on découvre Eli David, père de Ziva, auquel Michael Nouri apporte une grande présence et beaucoup de complexité psychologique.

L’intérêt de l’épisode n’est pas de voir le début d’une nouvelle équipe (au fonctionnement compliqué mais perfectible) mais de voir se démêler l’écheveau d’une combinaison voulue par Léon Vance pour débusquer un traître. La tension arrive donc très vite dans l’intrigue et l’atmosphère s’en voit alourdie progressivement. Même l’interrogatoire de Palmer, qui se décompose instantanément mais demeure lucide (preuve de sa maturité acquise), s’il fait un peu sourire, n’est pas une saynète comique mais donne à Brian Dietzen l’occasion de montrer sa montée en puissance. L’épisode aurait pu trouver une conclusion simple mais Shane Brennan sait bien qu’il faut marquer les esprits quand on débute une saison. Les deux dernières scènes font en quelques instants alterner le chaud et le froid.

Anecdotes :

  • La sixième saison est composée de vingt-cinq épisodes, ce qui en fait à ce jour (saison 17) la saison la plus longue de la série.

  • Retour de Liza Lapira (Michelle Lee) et Jonathan LaPaglia (Brett Langer)

  • Abby dit à Gibbs que cela fait 126 jours que « Tony, McGee et Ziva sont partis ». C’est également le nombre de jours entre les dates de diffusion originales aux États-Unis de la finale de la saison 5 et cet épisode.

  • À partir de cet épisode, Mark Harmon est également crédité en tant que producteur.

  • Cote de Pablo ne voulait pas chanter au départ. Elle a changé d’avis après que Shane Brennan lui ait décrit la situation.

  • Michael Nouri/Eli David : acteur américain, vu au cinéma dans Flashdance (1983), A la rencontre de Forrester (2000), La Proposition (2009) et à la télévision dans The Curse of Dracula (1979), L’homme à la Rolls (1995), New York Police Judiciaire (1997), Cold Case (2004), Newport Beach (2004-2007), Legend of the Seeker-l’épée de vérité (2010), Body of Proof (2013), Chicago PD (2015), NCIS : Nouvelle-Orléans (2019). Il sera récurent dans NCIS (7 épisodes entre 2008 et 2013).

Retour à l'index


2. AGENT EMBARQUÉ
(AGENT AFLOAT)

Scénario :  Dan E. Fesman et David J. North

Réalisation : Thomas J. Wright

Résumé :

Un marin disparaît à bord du porte-avion où DiNozzo est embarqué. En voulant prévenir la femme du marin, McGee et Ziva découvre qu’elle a été assassinée !

Critique :

Après un premier épisode où son rôle était mineur, voici Michael Weatherly en premier rôle !

En fait, la vraie motivation de cet épisode est de remettre l’équipe de Gibbs en ordre de marche. C’est pourquoi le suspens autour du remplacement de DiNozzo au sein de ladite équipe ne prend pas. Symptomatique est l’attitude de McGee qui doit « réapprendre » à redevenir flic après des mois de congélation au service cybernétique.

Si DiNozzo manque à tout le monde, chacun réagit différemment et c’est amusant de voir les réactions des personnages. A noter que les scénaristes introduisent nuitamment un élément perturbateur lorsque DiNozzo affirme à Ziva qu’elle a ce qu’elle voulait (revenir à Washington) et que l’Israélienne ne lui donne pas la réponse attendue.

Anecdotes :

  • L'affiche accrochée au mur dans le bureau du coroner représente Troian Bellisario.

  • Lorsque McGee discute avec Vance de l’examen du miroir informatique de sécurité de l’USS Seahawk, Vance est au MTAC en train de regarder une vue satellite de ce navire. Les coordonnées sont 14º30.23'N, 74º58.16'W, ce qui la place dans la mer des Caraïbes à mi-chemin entre la Colombie et la Jamaïque. Cela correspond à l’endroit où il est censé être dans cette histoire.

  • Rappel de la saison 5 : DiNozzo a gardé les photos où Ziva est en maillot de bain, au grand mécontentement de celle-ci.

  • Retour des zivaïsmes : le flair de McGee est « brouillé » au lieu de « rouillé ».

  • L’ancienne équipe du NCIS est désormais reconstituée.

Retour à l'index


3. EN TOUTE CONFIANCE
(CAPITOL OFFENSE)

Scénario :  George Schenck et Frank Cardea

Réalisation :  Dennis Smith

Résumé :

Le NCIS enquête sur la mort d’une capitaine de corvette. Gibbs est contacté par un vieil ami qui avoue une liaison avec la victime.

Critique :

Un épisode fort intéressant qui met au centre de son scénario la notion de confiance : Gibbs et le sénateur Patrick Kiley sont de vieux amis qui se font naturellement confiance quant Gibbs et Vance sont des collègues récents qui ont une relation à construire. L’équipe fait confiance à son chef quand bien même elle s’interroge sur certains faits. Enfin, l’intrigue secondaire autour du vol du moelleux au chocolat d’Abby interroge sur le mode drolatique la confiance à l’intérieur de l’équipe.

Les scénaristes George Schenck et Frank Cardea connaissent leur série comme s’ils la produisaient depuis l’origine. Sur cette base, ils construisent une enquête policière des plus sérieuses avec toutes les analyses réglementaires, les interrogatoires qu’il faut ; ils ajoutent le corbeau et le lobbyiste répugnant et le gâteau est prêt à être dégusté. Il n’y manque plus que la touche des chefs : les relations personnelles entre les personnages. Ce sont elles qui feront vraiment avancer l’enquête et aboutiront à l’arrestation qui convient.

Anecdotes :

  • C’est la première fois que le NCIS est crédité d’une arrestation d’un suspect dans les nouvelles. Avant, c’était toujours des « autorités fédérales ».

  • Pas de zivaïsme mais l’Israélienne ignore l’expression « faire mouche ».

  • Tim DeKay/sénateur Patrick Kiley : acteur américain, il tourne principalement pour la télévision : Seaquest, police des mers (1995-1996), La vie à cinq (1997-1999), Ally McBeal (2002), La caravane de l’étrange (2003-2005), Les Experts : Miami (2008), FBI : Duo très spécial (2009-2014), Body of Proof (2013), Frankenstein Code (2016).

Retour à l'index


4. RETROUVAILLES
(HEARTLAND)

Scénario :  Jesse Stern

Réalisation : Tony Wharmby

Résumé :

Une agression violente contre deux Marines amène Gibbs et son équipe à devoir enquêter à Stillwater, Pennsylvanie ; qui n’est autre que la ville natale de Gibbs où il retrouve son père.

Critique :

Il est des épisodes où la forme permet de parler d’un fond très différent de ce à quoi on s’attendrait. Ici, la forme policière sert de prétexte à parler de famille. Celle des autres mais la sienne surtout ; et la famille explique beaucoup de choses.

Si l’on entend parler de Jackson Gibbs qu’aujourd’hui, c’est que le père et le fils n’entretenaient pas les meilleurs rapports du monde mais ce que cela aurait pu avoir de factice et de cliché est dépassé par l’interprétation délicate de Ralph Waite devant qui Mark Harmon se fait discret. Le sourire bonhomme dissimule une volonté de fer et les deux acteurs rendent tout à fait crédible le lien de parenté. On s’amuse de voir le vieux Gibbs s’immiscer dans l’enquête de son fils mais ce n’est jamais sollicité et toujours fructueux. Les différences de « méthode » envers les autres révèlent beaucoup sur les caractères mais Jesse Stern évite le piège de la dichotomie facile.

La part d’humour est importante ; on rit de voir toute l’équipe de Gibbs dévorer Jackson des yeux comme s’ils avaient découvert les sources du Nil ! Les piques entre le père et le fils servent aussi à dire les choses autrement et, surtout, on découvre d’où viennent les fameuses « règles ».

Anecdotes :

  • On apprend que Gibbs et Shannon, sa première femme, se sont rencontrés pour la première fois à la gare de Stillwater, leur ville natale.

  • Gibbs jeune est joué par Sean Harmon, le fils de Mark Harmon.

  • Stillwater, PA (prétendument la ville natale de Gibbs) existe réellement. Elle se situe à mi-chemin entre Williamsport et Wilkes-Barre dans le comté de Columbia, le long de la PA 487 dans le nord-est de la Pennsylvanie.

  • La voiture en feu devant le magasin a une coupe en « V » sur le capot moteur au-dessus du radiateur. Cette coupe est effectuée par les pompiers pour accéder au compartiment moteur lors de la lutte contre un incendie de voiture.

  • Ralph Waite/Jackson Gibbs : acteur américain (1928-2014), vu au cinéma dans Luke la main froide (1967), Pas d’orchidée pour Miss Blandish  (1971), Les collines de la terreur  (1972), Le cercle noir  (1973), Bodyguard  (1992) et à la télévision dans Bonanza  (1970), La famille des collines  (1972-1981), Arabesque  (1989), Murder One  (1996), La caravane de l’étrange  (16 épisodes, 2003-2005), Les Experts  (2008), Des jours et des vies  (2009-2014), Bones  (2009, 2011, 2013). Il participera à 8 épisodes de NCIS.

  • Absence de Rocky Carroll.

Retour à l'index


5. PROTÉGER ET HONORER
(NINE LIVES)

  • Scénario :  Linda Burstyn, Dan E. Fesman et David J. North

    Réalisation : Dennis Smith

    Résumé :

    Alors que le NCIS enquête sur la mort d’un caporal, Gibbs et son équipe découvrent que leur principal suspect est un témoin protégé du FBI !

    Critique :

    Le télescopage de deux enquêtes fédérales, c’est un classique qui déçoit rarement. C’est ici un bon cru. Si l’enquête du NCIS est banale, celle de l’agent Fornell a une motivation personnelle qui est confessée avec sobriété et sincérité par ce dernier. Joe Spano excelle à présenter les deux faces de Fornell : rigueur et méfiance envers le NCIS en public ; coopération et amitié en privé. Avec Mark Harmon, ils forment un excellent duo dont on se plaît à suivre les aventures. C’est un vrai fil rouge de la série.

    Le plus amusant dans cette histoire qui aligne quelques images atroces post-torture, c’est que ce sont des moisissures qui vont se révéler l’indice capital qui confondra le tueur ! Pauley Perrette est hilarante quand elle montre Abby s’extasiant à en parler avec une emphase de critique d’art ou de poète romantique !

    Un autre fil rouge, encore mineur, commence à poindre : l’interrogation de DiNozzo sur de fréquents séjours de Ziva en Israël. On se souvient qu’en saison 4, c’est l’Israélienne qui montrait une attention aigue aux absences de son collègue. C’est désormais le tour de celui-ci.

    Anecdotes :

  • Quand DiNozzo dit « Nesia tova » à Ziva, cela signifie « Bon voyage » en hébreu.

  • Vacherie : DiNozzo affirme à Ziva qu’elle est « aussi normale que les personnages de la famille Addams ».

  • Zivaïsme (et un des plus beaux) : « Cela n’a rien d’étonnant qu’il planque les cartes de son jeu sous sa braguette » ; ce qui laisse ses collègues songeurs !

  • Jon Huertas/Jack Kale : acteur américain, il tourne principalement pour la télévision : JAG (1996, 1997), Sabrina, l’apprentie sorcière (1999-2000), The Shield (2003), Les Experts (2005), Terminator : les chroniques de Sarah Connor (2008), Castle (Esposito, 2009-2016), Elementary (2016, 2017, 2019), This Is Us (2016-2020), The Rookie (2019).

Retour à l'index


6. PRIMITUS VICTOR
(MURDER 2.0)

Scénario :  Steven D. Binder

Réalisation :  Arvin Brown

Résumé :

Une douche de sang dans une base de Marines amène Gibbs à devoir entrer dans le jeu d’un assassin qui joue aux films d’horreur.

Critique :

Un épisode mineur dans la série mais à l’atmosphère travaillée et le défi du tueur au héros est un classique toujours appréciable.

L’entrée en matière signe la référence au genre horrifique et à Psychose en particulier puis ce sont des vidéos qui servent de petits cailloux. On est à l’orée des réseaux sociaux que déjà des psychopathes s’en emparent. Des horreurs, du sexe et des chats ; voilà à quoi se résume Internet !

Si le genre horrifique fournit l’ambiance, les fondamentaux de la série sont respectées. L’interrogatoire de Rose amuse par la séduction maladroite mais touchante de la jeune femme envers Gibbs quand celui de Sam effraye par sa dureté et son final atroce. L’humour est donc manié au plumeau, juste pour alléger le scénario comme la menace de Ziva envers McGee qui n’a pas détruit les fameuses photos compromettantes, qu’on voit ainsi pour la seconde fois !

Anecdotes :

  • Dans cet épisode, tous les personnages sont nommés d’après des personnages de films d’horreur : le nom du réalisateur était Sam Loomis - également le nom du psychiatre de Michael Meyer dans Halloween, la nuit des masques (1978), qui a lui-même été nommé pour un personnage de Psychose (1960). Billy Cole, l’autre membre du groupe, porte le même nom que le personnage principal de Vampire, vous avez dit vampire ? (1985). Le sergent Jack Burrell (le mari d’Alice) partage également le même nom que le personnage de Kevin Bacon dans Vendredi 13 (1980). Le concierge Harry Cooper partage le même nom que le personnage principal de La nuit des morts-vivants (1968). Bob Simms partage le même nom que le petit ami de Lynda souvent cité mais jamais vu, Bob Simms, dans Halloween, la nuit des masques (1978). Au cours de l’interrogatoire, Sam mentionne une personne nommée Sally Hardesty comme le personnage principal de Massacre à la tronçonneuse (1974). La Marine au début s'appelle Alice Hardy. Le personnage principal de Vendredi 13 (1980) s’appelait Alice Hardy. Rose Woodhouse, la chanteuse, est une forme abrégée de Rosemary Woodhouse, le personnage principal de Rosemary’s Baby (1968).

  • Patrick J. Adams est marié à Troian Bellisario, qui joue non seulement la sœur de McGee, Sarah, mais qui est la belle-sœur de Sean Murray.

  • Dans cet épisode, les vidéos sont téléchargées sur un réseau d’hébergement vidéo, appelé CyberVid. C’est une référence claire à YouTube.

  • Patrick J. Adams/Tommy Doyle : acteur canadien, vu surtout à la télévision : Cold Case (2004), Numb3rs (2006), Pretty Little Liars (2010), Suits- avocats sur mesure (2011-2019), Legend of Tomorrow (2016).

Retour à l'index


7. QUESTION D'INSTINCT
(COLLATERAL DAMAGE)

Scénario :  Alfonso H. Moreno

Réalisation : Terrence O’Hara

Résumé :

Un cambriolage dans une banque à Quantico amène l’équipe de Gibbs, renforcée temporairement par l’agent Wilson, dans une toute autre direction.

Critique :

Confiance est un mot dangereux, ambigu mais souvent employé. Un employé apparemment sans tâche depuis trente ans, abattu sans raison. Des témoins qui divergent grandement dans leurs récits. Mais surtout un agent fédéral qui doute de son instinct.

C’est le vrai fond de cet épisode que d’interroger le « flair » de Gibbs ; Vance est aussi à la manœuvre et c’est pourquoi il affecte l’agent Wilson, un stagiaire, à l’équipe de ce dernier. Gibbs s’est trompé lourdement et doute désormais. Mais le portrait que fait de lui Ducky est très juste et grandement réconfortant. C’est aussi un acte d’autorité du nouveau directeur et Vance s’impose face à son subordonné. On peut se demander si Shepard aurait eu le cran de tenter ce coup. Quelque part, le titre français est plus pertinent que le titre original.

La part d’humour est illustrée notamment par la méthode de classement de ses pensées par Abby et par l’interrogatoire des plus original fait par DiNozzo. Deux valeurs sûres dans ce domaine !

Anecdotes :

  • À la fin de l’épisode, sur le mur des agents tombés au combat, la photo de l’agent Paula Cassidy est clairement visible.

  • Zivaïsmes : « Des yeux dans les fesses » et « mulot » (pour parler de la souris informatique)

  • Règle de Gibbs n°13 : N’impliquez jamais d'avocats.

  • Rey Valentin/Dwayne Wilson : acteur américain, il tourne principalement pour la télévision : New York Police Judiciaire (2006), Generation Kill (2008), Les Experts (2009), Person of Interest (2013), Supergirl (2015), Agent Carter (2016), Major Crimes (2017), NCIS : Los Angeles (2018).

Retour à l'index


8. DOMINO (1/2)
(CLOAK)

 

Scénario :  Jesse Stern

Réalisation : James Whitmore Jr

Résumé :

L’équipe de Gibbs se fait prendre alors qu’elle effectuait un test de sécurité sur le bâtiment abritant le programme Domino. C’était en fait un piège pour qu’un traître dérobe le programme.

Critique :

L’épisode fait suite au tout premier de la saison mais sa construction complexe en fait davantage qu’une suite.

La construction scénaristique découpe l’épisode en deux. Dans la première partie, on assiste à la tentative d’effraction (toujours amusant de voir les héros jouer les méchants) puis des retours en arrière nous expliquent le piège. Piège à double détente puisque toute l’équipe du NCIS n’était pas au courant ! Ce qui vaut une scène de soufflante et de vidage de sac certainement cathartique mais qui donne surtout la dimension humaine des personnages. Personne ne peut admettre de bon gré avoir été manipulé. La seconde partie, plus linéaire, se consacre à débusquer la taupe dont l’identité est déjà connue.

Si le final de la première partie avec l’arrivée du secrétaire d’État à la Navy (toute première fois que le supérieur de l’équipe apparaît physiquement) est un peu verbeux et se laisse aller à disserter sur le théâtre russe, James Whitmore Jr ne laisse jamais retomber le rythme et multiplie les angles de prises de vue. C’est extrêmement dynamique. Peu d’humour dans cette histoire très sérieuse mais Pauley Perrette assure la part de sourires et l’histoire de la porte du labo est un gag récurrent bien senti.

Anecdotes :

  • Jude Ciccolella/secrétaire d’État Philip Davenport : acteur américain, vu au cinéma dans Star Trek : Nemesis  (2002), Sin City  (2005), World Trade Center  (2006) et à la télévision dans Equalizer  (1985), New York Undercover  (1995-1996), Viper  (1999), 24 heures chrono  (2001-2006), Urgences  (2002), Prison Break (2008), Les Experts  (2010, 2011), Body of Proof  (2013), NCIS : Nouvelle-Orléans  (2016), L’arme fatale  (2018). Il jouera à 3 reprises dans NCIS.

Retour à l'index


9.  DOMINO (2/2)
(DAGGER)

Scénario :  Reed Steiner et Christopher J. Waild

Réalisation :  Dennis Smith

Résumé :

Pour sauver la fille de l’agent Lee, le NCIS se confronte à un redoutable maître-chanteur.

Critique :

Un épisode tendu et nerveux, sans temps morts malgré peu d’action. La confiance ou l’absence de confiance sont le moteur des actes et des mots des personnages. Michelle Lee (Liza Lapira n’aura jamais aussi bien joué que pour son ultime apparition) est confrontée au malaise de McGee, à l’absence momentanée de gentillesse d’Abby mais surtout à l’hostilité agressive de DiNozzo. Seule Ziva fera montre d’un brin de compassion. Avec Lee, rien n’est simple : sa trahison, pour avérée qu’elle soit, a pour justification l’amour et ce n’est pas anodin qu’elle ose la comparaison entre sa situation et celle qu’a connu McGee avec sa sœur.

La création du méchant de l’épisode a été bien pensée et son portrait psychologique par Ducky fait froid dans le dos. Pendant un temps, on se demande même s’il y a un troisième homme. Pour le savoir, Gibbs va tenter un coup osé sous le nez de Vance. Lequel prend un peu plus ses marques : son passage au labo d’Abby nous vaut la seule scène drolatique de l’épisode. Une chose est sûre : Rocky Carroll incarne bien mieux l’autorité que n’a su le faire Lauren Holly trois saisons durant.

Le final n’est exempt ni de tristesse ni d’émotion mais aussi de dignité.

Anecdotes :

  • Le nom de cet épisode va de pair avec le nom de l’épisode précédent. Cloak & Dagger fait référence au genre d’espionnage en général.

  • David Eigenberg/Ted Bankston : acteur américain, il tourne surtout pour la télévision : Cosby Show (1992), Homicide (1996), Sex and the City (1999-2004), Ed (2001), FBI : Portés Disparus (2004), Les Experts (2006), Esprits criminels (2010), Castle (2011), Chicago Fire (depuis 2012), Chicago Police Department (14 épisodes, 2014-2019), Chicago Med 10 épisodes, (2015-2019).

Retour à l'index


10. FIGHT CLUB
(ROAD KILL)

Scénario : Steven Kriozere

Réalisation : Thomas J. Wright

Résumé :

Le NCIS enquête sur la mort du matelot Collins qui occupait ses loisirs en pratiquant le combat libre.

Critique :

Donner un titre à un épisode est un exercice délicat. Il ne faut pas trop en dire mais aussi susciter l’envie. Le titre original est purement factuel quand le titre français plonge déjà le spectateur dans un univers mental. Tous deux partagent néanmoins un point commun : ils ne disent pas tout, loin de là.

Le mérite de Steven Kriozere (qui n’écrivit que trois scenarii pour la série, dommage car ils sont bons) est de parvenir à sortir de sa situation initiale (les combats sans règles) pour arriver ailleurs (un chantage) sans ajout inutile mais, quelque part, en prolongeant les lignes de départ. La notion de « jeu » est très présente que ce soit au sens propre (le combat) ou figuré (les agents ont quelques réactions enfantines).

Le scénariste parvient aussi à distiller quelques pastilles d’humour dans un récit qui aurait pu être très noir et se trouve ainsi astucieusement rééquilibré. Ainsi quand Ziva reproche à Tony et McGee de se comporter « comme des enfants », Tony demande en quoi c’est mal ! Abby et McGee se livrent aussi au jeu de « Qui pourrait battre Gibbs ? » et énumèrent toute une suite d’adversaire improbables allant de Batman à Godzilla ! Mais qui peut battre Gibbs sinon Gibbs ?

Anecdotes :

  • Quand Ducky est sur le point de commencer l’autopsie, il dit que, selon la légende, Eschyle est mort parce qu’un vautour a confondu sa tête chauve avec sa proie et a laissé tomber une pierre dessus. Ceci est partiellement vrai : un aigle barbu a laissé tomber une tortue sur la tête d’Eschyle après l'avoir confondue avec une pierre appropriée pour briser la coquille de sa proie.

  • Le sourcil droit et le contour du visage de Gibbs montrent clairement les dommages subis lors de l’épisode précédent.

  • Le navire présent dans cet épisode est le USS Paul F. Foster, qui est le même navire où Gibbs, Tony et Kate étaient à la recherche d’un meurtrier dans « Les Immortels » (1-3).

  • L’USS Rubicon a été joué par l’ancien USS Paul F Foster (DD 964), le deuxième destroyer de classe Spruance. Il a été mis hors service le 14 mars 2003 dans son port d’attache d’Everett, WA et sert maintenant de navire d’essai d’autodéfense de la Marine à Port Hueneme, en Californie.

  • La VF de Tracy Scoggins (Tabitha Summers) dira quelque chose au spectateur français puisqu’il s’agit de Françoise Cadol, bien connue pour doubler notamment Sandra Bullock.

  • Brian Letscher/Sam Bennett : acteur américain, vu à la télévision dans New York Police Blues (2003), New York Police Judiciaire (2006), Les Experts (2008), NCIS : Los Angeles (2009), Pretty Little Liars (2010, 2014), Hollywood Heights (2012), Scandal (2012-2018), Castle (2013), Chicago Fire (2019), NCIS : Nouvelle-Orléans (2020).

  • Absence de Rocky Carroll.

Retour à l'index


11.  LE FANTOME DE NOËL
(SILENT NIGHT)

Scénario : George Schenck et Frank Cardea

Réalisation : Tony Wharmby

Résumé :

Sur les lieux d’un crime, la police a retrouvé les empreintes d’un Marine mort depuis 17 ans !

Critique :

L’épisode de Noël est une tradition des séries anglo-saxonnes, probablement un héritage des contes de Charles Dickens et on a d’ailleurs l’impression que nos auteurs ont lu le maître anglais pour concocter leur scénario.

Le contexte est très dickensien avec le passé pathétique du mort (qui ne l’est pas), une ex-épouse qui a fait son deuil (discours très noble de Kay Lenz), une fille qui n’a pas fait le sien, le refus du revenant de revenir justement (une des scènes les plus fortes avec ce mélange de colère et de peur très bien exprimé par Peter Coyote et la gifle que cela inflige à Abby) et on y ajoute quelques éléments culturels de la série comme la police trop pressée (et son lieutenant à l’allure de mannequin que les auteurs se plaisent à égratigner), l’agent de sécurité lourdingue, la propre enquête de l’agence fédérale de sa propre initiative parce que, sinon, la vérité n’aurait jamais éclaté et on obtient un miracle de Noël.

Schenck et Cardea sont trop bons pour se résumer à cela. En s’appuyant à nouveau sur les personnages, ils apportent une plus grande profondeur au récit. Abby n’est ainsi pas seulement lou ravi de la crèche. L’inspecteur Kemp n’est pas un incapable. Carla Gallo montre également ses talents, bien loin de la scientifique naïve et maladroite de Bones ou de l’actrice porno de Californication. En quelques scènes, elle construit un personnage attachant, au discours émouvant sans pathos excessif. Mais c’est Peter Coyote qui est magistral. Son Ned Quinn est revenu de l’enfer mais sans misérabilisme. Il porte au contraire un regard aigu et lucide sur son passé et c’est pour cela qu’il refuse de revoir sa fille et non par égoïsme. La modestie, l’intégrité du personnage sont parfaitement rendus visibles.

Bien amené, le final est donc tout à fait crédible.

Anecdotes :

  • Toute l’équipe va regarder « La vie est belle » sur l’écran du MTAC !

  • Peter Coyote/Ned Quinn : acteur américain, vu au cinéma dans E.T. L’extraterrestre (1982), A double tranchant (1985), Erin Brockovitch, seule contre tous (2000), Deepwater (2005) et à la télévision dans La Cinquième Dimension (1986), Cybill (1997), Deadwood (2004), Les 4400 (2004-2006), Commander in Chief (2005-2006), Los Angeles Police judiciaire (2010-2011)

  • Kay Lenz/Connie Quinn Wheeler : actrice américaine, surtout active à la télévision : L’homme de fer (1972), Les rues de San Francisco (1973), Magnum (1984), MacGyver (1985), Clair de lune (1987), La voix du silence (1991-1993), Urgences (2000), JAG (2003), Dr House (2007), Les Experts (2013), Bones (2014).

  • Carla Gallo/Melissa Wheeler Fox : actrice américaine, elle tourne principalement pour la télévision : New York Police Judiciaire (1999), Les années campus (2001-2003), La caravane de l’étrange (2003-2005), Preuves à l’appui (2007), Bones (2008-2017), Californication (2008-2009), Burn Notice (2011).

Retour à l'index


12. OTAGES
(CAGED)

Scénario :  Alfonso H. Moreno

Réalisation : Leslie Libman 

Résumé :

Venu interroger une prisonnière, McGee se retrouve au milieu d’une mutinerie suite à l’assassinat d’un gardien.

Critique :

Les milieux clos sont propices à faire sortir de bonnes idées et cet épisode le prouve amplement, notamment en donnant le rôle-clé à Sean Murray.

Les premières minutes sont quasiment un McGuffin car leur seule utilité est de faire envoyer McGee dans une prison pour femmes récupérer la déposition d’une prisonnière. On n’en reparlera qu’à la toute fin, histoire de ne pas laisser une affaire en plan.

Sean Murray montre ici qu’il a nettement progressé depuis sa première apparition et il fait progresser Timothy McGee également. L’agent empesé, naïf et maladroit de la saison 1 a fait place à un agent fédéral expérimenté désormais mentalement solidement charpenté avec un grand sang-froid mais aussi une explosivité qui le rend crédible. McGee n’a pas renoncé à sa part naïve qui lui donne sa bonté mais il est maintenant plus méfiant et aussi plus à même de savoir si on lui ment. A plusieurs reprises, il est en danger, y compris physiquement mais il parvient à restaurer son équilibre, à reprendre le contrôle de la situation, à faire montre d’autorité. Il faut quand même voir qu’il parvient à se faire nommer négociateur par les révoltées ! En somme, McGee a raffermi son caractère sans se renier et ses collègues montrent leur admiration. Un épisode majeur dans le parcours de ce personnage attachant.

Anecdotes :

  • Martha Hackett/Célia Roberts : actrice américaine, elle tourne principalement pour la télévision : Capitaine Furillo  (1986), Star Trek : Deep Space Nine  (1994), Star Trek Voyager  (13 épisodes, 1995-2001), Les anges du bonheur  (1997),Dexter  (2007), Masters of sex  (2013), Des jours et des vies  (2016-2018)

  • Stéphanie Niznik/Sharon Bellows : actrice américaine (1967-2019), elle joua principalement à la télévision : Le rebelle (1995), JAG (1997), Diagnostic : meurtre (1998-2000), Everwood (2002-2006), Les Experts : Miami (2008), Lost (2009).

  • Channon Roe/Greg Lambro : acteur américain vu à la télévision : Angela 15 ans (1994), X-Files (1997), Le Caméléon (1998), Buffy contre les vampires (1999), Charmed (2002), Deadwood (2005), Bones (2008), Undercover (2010), Les Experts (2013)

  • Robert Wisdom/directeur Gene Halsey : acteur américain, il tourne essentiellement pour la télévision : Hercule Poirot (1993), Poltergeist, les aventuriers du surnaturel (1997, 1998, 1999), Prison Break (2007-2008), Supernatural (Uriel, 2008, 2009, 2020), Lie to me (2009), Nikita (2011), Nashville (2012-2013), Chicago Police Departement (2014-2015), Rosewood (2016-2017), The Fix (2019).

  • Janina Ganakar/Angela Lopez : actrice américaine, vue à la télévision dans La vie avant tout (2004), The L Word (2007-2009), Stargate Atlantis (2008), True Blood (2011-2013), Arrow (2013), Les mystères de Laura (2014-2016), Sleepy Hollow (2017).

Retour à l'index


13. LE PORTEUR DE MORT
(BROKEN BIRD)

Scénario : Jesse Stern

Réalisation : James Whitmore Jr

Résumé :

Ducky est poignardé sur une scène de crime par une femme qui l’accuse de crimes de guerre.

Critique :

Jolie entrée en matière que celle-ci : alors qu’une affaire « simple » se profilait, le crime initial ne sert en réalité que de premier étage pour la fusée de la véritable affaire : la mise en accusation du docteur Donald Mallard ; la mise en cause de sa probité et de son intégrité.

Loin d’être un exercice de style (les héros sont rarement en même temps des salauds), le scénario ose questionner une figure présente depuis le tout premier épisode et à laquelle le spectateur s’est habitué sans vraiment en savoir beaucoup, ni même un peu sur Ducky. La question que pose Palmer (qui monte en compétence, la série n’oublie pas ses personnages secondaires) à Jordan Hampton : « Quel genre d’homme est-il ? » est celle que le public se pose. La figure de Ducky est habituelle, rassurante mais sa prodigieuse érudition ne masque-t-elle pas en réalité des blessures intimes ? N’est-ce pas une marque de pudeur ?

A travers cet épisode, c’est tout à la fois à un cours d’histoire urbaine de Washington et à un cours d’histoire sur l’Afghanistan contemporain que le spectateur est convié. L’efficacité du scénario est – hélas – de résonner de façon on ne plus contemporaine et les sinistres méthodes de M. Pain racontées dans une scène où la courtoisie donne un vernis de respectabilité à une grande violence ; avec un cynisme souriant écœurant n’ont-elles n’ont plus rien perdu de leur « efficacité » ni de leur actualité.

Anecdotes :

  • « Mr. Pain » est joué par W. Morgan Sheppard. Le « Mr. Pain » jeune qu’on voit dans le film est joué par Mark Sheppard, son fils.

  • Ducky parle d'être en Afghanistan quand il était jeune et innocent. La guerre soviéto-afghane a commencé lorsque David McCallum avait déjà 46 ans.

  • Retour du docteur Hampton (Torri Higginson) dont la relation avec Ducky dépasse visiblement le cadre professionnel.

  • C’est l’un des épisodes préférés de Brian Dietzen.

  • William Morgan Sheppard/M. Paine : acteur anglais (1932-2019), acteur associé à la Royal Shakespeare Company, il joue à Broadway en 1966. Pour le cinéma, il a tourné dans Le commando de Sa Majesté (1980), La forteresse noire (1983), Star Trek VI-Terre inconnue (1991), Le bazaar de l’épouvante (1993), Transformers (2007). Pour la télévision, il a tourné dans Z Cars  (1962, 1976), Chapeau melon et bottes de cuir  (1976), Les professionnels  (1979), La maison de tous les cauchemars  (1980), Star Trek : la nouvelle génération  (1989), Code Quantum  (1993), Babylon 5  (1994, 1995), JAG  (1998), Charmed  (2003), Alias  (2005), Esprits criminels  (2007), Legend of the Seeker- L’épée de vérité  (2010, voix), Docteur Who  (2011), Flynn Carson et les nouveaux aventuriers (2016).

  • Mark Sheppard/M. Pain jeune : acteur anglais, il a fait l’essentiel de sa carrière à la télévision : X-Files (1993), Special OPS Force  (1997-1998), Sliders, les mondes parallèles  (1999), Invisible Man  (2001), Firefly  (2002), Medium  (2005, 2006), 24 heures chrono  (2006), Bionic Woman  (2007), Battlestar Galactica  (2007-2009), Dollhouse  (2009), Warehouse 13 (2010, 2014), Docteur Who  (2011), FBI : Duo très spécial  (2013-2014), MacGyver (2017). Il demeure surtout connu pour son rôle de Crowley dans Supernatural (70 épisodes, 2009-2017).

  • Bernard White/ambassadeur Qasim Saydia : acteur américain, il tourne principalement pour la télévision : Des jours et des vies (1983-1984), Santa Barbara (1985-1987), Vic Daniels, flic à Los Angeles (1989-1991), Hôpital Central (1993-1994), JAG (1996, 2004), Les Experts : Miami (2002), Terminator : Les chroniques de Sarah Connor (2008), Castle (2013), Homeland (2017), Blacklist (2018).

Retour à l'index


14. LA BAGUE AU DOIGT
(LOVE & WAR)

Scénario : Steven D. Binder et David J. North

Réalisation : Terrence O’Hara

Résumé :

Un capitaine est retrouvé mort, le ventre ouvert.

Critique :

Un épisode bavard, où l’action, confuse, n’avance pas très vite et où l’intrigue secondaire est plus intéressante que l’intrigue principale.

L’impression générale est que les scénaristes n’ont pas trop su de quoi ils allaient parler et ont concocté un épisode façon costume d’Arlequin mêlant une histoire de bague (bon titre français), une relation père-fille compliquée, une affaire d’espionnage avec un ours en peluche qui parle, une femme de ménage cubaine et on ajoute McGee qui a rencontré en ligne une « sorcière de niveau 5 » dont il est dingue mais…qui n’existe pas ! C’est un peu beaucoup et ça ne tient pas bien ensemble.

L’interprétation générale est également assez médiocre. Christine Woods est agaçante ; elle surjoue et ne dégage pas grand-chose. Là où le spectateur devrait plaindre Rebecca, il n’y arrive pas. Chris Carmack est absolument lisse et le malheureux hérite aussi d’un rôle qui laisse perplexe. Avec ce couple de fadasses, Danneel Harris Ackles n’a pas trop de mal à s’imposer et on songe que l’épisode aurait été bien meilleur si les rôles avaient été inversés avec Christine Woods. Nettement plus charismatique et expressive, elle captive et fait sourire quand son personnage décape son ex-copain à la sulfateuse !

L’histoire de la fausse copine de McGee était déjà cocasse mais comme le piégeur se retrouve piégé en retour, on rit de bon cœur en attendant de voir comment tout cela va se terminer. Ce qui clôt en beauté cet épisode très oubliable sinon.

Anecdotes :

  • On apprend que McGee est né en 1977.

  • La secrétaire avec les lunettes est Danneel, la femme de Jensen Ackles (Supernatural) avec qui Michael Weathely a travaillé sur une précédente série télévisée.

  • Dans le laboratoire, Abby est vue « opérant » sur l’ours, demandant des outils chirurgicaux, qui sont passés d'une main à l’autre. Gibbs entre et aide, et Abby fait un commentaire sur la façon dont il est une bonne infirmière de bloc opératoire et ferait aussi un bon médecin. Gibbs sourit. Mark Harmon a joué des médecins dans Hôpital St. Elsewhere (1982) et Chicago Hope, la vie à tout prix (1994).

  • Dannell Ackles/Jessica Shore : actrice américaine née Elta Danneel Gaul et ici créditée comme Dannell Harris. Elle tourne pour la télévision : On ne vit qu’une fois (1999-2004), JAG (2005), Les frères Scott (2005-2009), Les Experts (2007), Les Experts : Miami (2009), Supernatural (2018-2019).

  • James Urbaniak/Rod Daniels : acteur américain, vu à la télévision dans Sex and the City (1999), Ed (2003), Numb3rs (2007), FBI : Portés Disparus (2008), Unforgettable (2012), Agent Carter (2015), Elementary (2018).

  • Christine Woods/Rebecca Jennings : actrice américaine, elle tourne surtout pour la télévision : Les Experts : Miami (2005), Docteur House (2008), FlashForward (2009-2010), Castle (2012), The Walking Dead (2014), NCIS : Nouvelle-Orléans (2017).

  • Chris Carmack/Kevin Nelson : mannequin et acteur américain, notamment vu à la télévision dans Newport Beach (2003-2004), Les Experts : Miami (2007), Nashville (2013-2018), Grey’s Anatomy (depuis 2018).

  • Absence de Rocky Carroll.

Retour à l'index


15. FORCE DE DISSUASION
(DELIVERANCE)

Scénario :  Dan E. Fesman et Reed Steiner

Réalisation :  Dennis Smith

Résumé :

Un Marine, ancien membre d’un gang, est retrouvé mort sur le mort d’un immeuble abandonné. Sur place, le NCIS découvre l’ancien matricule de Gibbs.

Critique :

Les gangs sont rarement de bons pourvoyeurs d’histoires mais quand on y ajoute un lien personnel avec un des personnages, cela devient nettement plus intéressant.

Le scénario évite la sempiternelle « guerre des gangs » tant pourvoyeuse de clichés pour se concentrer sur un ami du Marine mort et qui serait lié à Gibbs. Pendant un temps, on va même se demander si ce n’est pas son fils. La participation de Franks à l’enquête (savoureux dialogues entre Muse Watson, toujours gouailleur et Rocky Carroll, très sec) renforce la dimension personnelle et lui donne une plus grande force et un certain impact émotionnel.

Le scénario réussit à se densifier en ajoutant « la personne derrière », qui agit en cachette. Loin d’être cliché ou juste destiné à meubler l’enquête, c’est un rebondissement bien amené et fructueux, d’autant qu’il n’est pas traité à la légère. Pas de « grand maître dans l’ombre » ; ce qui est certes moins spectaculaire mais plus crédible et tout à fait en adéquation avec le sujet.

La référence au concept de « force de dissuasion » issu de la « Guerre froide » est très intéressante car il résonne avec la conception américaine de la force, avec le droit aux armes (IIème amendement) mais on en retire davantage la sensation que la série condamne la course aux armements quels qu’elle soit.

Peu d’humour évidemment mais Muse Watson l’assure pour partie quand il montre Franks complètement largué par les références d’Abby à Star Wars !

Anecdotes :

  • Franks arrête l’ascenseur pour que Gibbs et lui puissent avoir une conversation. Gibbs est connu pour cela et il est possible qu’il tienne cette habitude de Franks.

  • L’insigne de Gibbs montre son numéro de service NCIS sous le numéro 867-5309.

  • Kari Coleman/Maggie Scott : actrice américaine, elle tourne surtout pour la télévision : Seinfeld (1993), Dingue de toi (1997), JAG (1999), Urgences (2000), Veronica Mars (2005-2006), FBI : Portés Disparus (2008), Castle (2009), Les Experts (2010), NCIS : Los Angeles (2013), Rizzoli & Isles (2016), SWAT (2018), The Rookie (2019).

Retour à l'index


16. LA RÈGLE 38
(BOUNCE)

Scénario :  David J. North et Steven D. Binder

Réalisation :  Arvin Brown

Résumé :

DiNozzo apprend que, lorsqu’il dirigeait l’équipe, il a envoyé un innocent en prison suite au témoignage d’un marin retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Gibbs confie la direction de l’enquête à Tony.

Critique :

Un épisode pas très clair et à la conclusion plus qu’ambiguë. Heureusement, Michael Weatherly s’en tire très bien et sauve le show.

C’est le principal sujet de l’épisode : comment DiNozzo gèrerait une équipe. Ce que l’on ne savait pas car lors du hiatus de la « retraite » de Gibbs, on n’en a rien vu. L’idée est bonne et, en replongeant dans le passé, les scénaristes trouvent matière et quoi de mieux qu’une erreur judiciaire pour armer le scénario ? Michael Weatherly joue sur tous les aspects de la personnalité d’Anthony DiNozzo des plus charmants (avec son côté charmeur justement), joueur voire même espiègle ; plus sombre quand la colère et le désarroi oblitèrent ses qualités. C’est là qu’on voit qu’un mentor ça aide.

Pour le reste, on a une histoire confuse avec un personnage, Grant, absolument antipathique et que les scénaristes s’acharnent à vouloir innocent tout en le plaçant dans les pattes du NCIS. Le dédain de Grant envers DiNozzo, certes fondé, devient tout de même pesant et agaçant à la longue. Globalement il y a beaucoup de va et viens et de parlote. Décevant. 

Anecdotes :

  • Ziva dit que Jack Nicholson pourrait vouloir jouer le rôle de DiNozzo car il « aime les rôles difficiles ».

  • C’est un des très rares épisodes dans lequel Gibbs appelle DiNozzo par son prénom complet.

  • Règle n°38 : ton affaire, ta responsabilité (« If it’s your case, you’re the Boss »)

  • Paul Green/Renny Grant : acteur canadien, surtout vu à la télévision : Shark (2006), Client List (2013), Les Experts (2014).

  • Absence Rocky Carroll.

Retour à l'index


17. LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE
(SOUTH BY SOUTHWEST)

Scénario :  George Schenk et Frank Cardea

Réalisation :  Thomas J. Wright

Résumé :

Abby reçoit par courrier un colis contenant une peinture. Le colis a été posté par l’agent spécial Patterson du NCIS. Tout mène à une artiste-peintre de l’Arizona.

Critique :

Un épisode des plus passionnant à suivre : l’intrigue n’a pas de temps mort, on a de beaux extérieurs, beaucoup d’humour dans un scénario bien ficelé.

La peinture est un élément-clé dans l’intrigue mais il est savamment amené par une enquête classique mais rendu passionnante par les multiples pistes plausibles et bien explorées par le scénario et ce n’est qu’une fois que le champ des possibles a été moissonné que le duo des talentueux scénaristes nous assène sa révélation fracassante.

Révélation qui conduit Gibbs et DiNozzo en Arizona. Fidèle à lui-même, le plus citadin des agents de la Navy déblatère sur le côté perdu de la région et nous fait bien rire lorsqu’il monte à cheval. Schenk et Cardea respectent suffisamment leur personnage pour se contenter de se moquer sans rendre DiNozzo ridicule. L’épisode s’offre même une superbe scène d’action finale peu commune dans la série et rendu palpitante par le vrai sens du rythme de Thomas J. Wright qui se montre particulièrement inspiré. Un vrai plaisir de spectateur.

Anecdotes :

  • Dans cet épisode, Abby reçoit une peinture comme indice, la peinture est de « Vasquez Rocks », un célèbre décor de cinéma utilisé dans de nombreux westerns et présenté notamment dans Star Trek : Arena (1967).

  • Anthony DiNozzo mentionne Chris O’Donnell, c’est un clin d’œil à l'agent G.Callen du NCIS : Los Angeles qui allait être prochainement lancé.

  • Le titre original parodie celui du film d’Hitchcock, North by Northwest traduit par « La mort aux trousses » (1959).

  • En VF, la voix de la secrétaire du notaire et du vidéoclub de DiNozzo est la même.

  • Gibbs se montre bon cavalier. Ce contact facile avec les chevaux sera développé ultérieurement dans la série dans « A l’état sauvage » (14-22).

  • Lance Henriksen/shérif Clay Boyd : acteur américain, vu au cinéma dans Un après-midi de chien  (1975) Rencontre du troisième type  (1977), Le prince de New York  (1981), L’étoffe des héros  (1983), Alien, le retour (1986), Aux frontières de l’aube (1987), Alien3(1992), Scream 3 (2000), Alien vs Predator  (2004), Appaloosa  (2008) et à la télévision dans L’agence tous risques  (1984), La Belle et la Bête  (1989), Les contes de la crypte  (1990, 1991), MilleniuM (1996-1999),   Castle  (2010), Hannibal  (2013), Blacklist  (2015-2017), Esprits criminels  (2016), Legend of Tomorrow  (2016)

  • Tim Guinee/Bart Lemming : acteur américain, surtout actif à la télévision : Equalizer  (1986), Un flic dans la Mafia  (1988), Au-delà du réel, l’aventure continue  (1998), New York Police Judiciaire  (2001), Les Experts : Miami  (2005), Stargate SG-1  (2006-2007), 24 heures chrono  (2009), Person of Interest  (2011), Castle  (2012), Revolution  (2012-2014), Hell on Wheels : l’enfer de l’Ouest  (2013-2016), Elementary  (8 épisodes, 2014-2019), Bones  (2016, 2017)

  • Mira Furlan/Dina Risi : actrice croate née en Yougoslavie, elle émigre aux États-Unis en 1991. Elle a notamment joué dans Babylon 5 (1993-1998), Lost (10 épisodes, 2004-2010).

  • Patrick Saint-Esprit/commandant Weidman : acteur américain, vu principalement à la télévision : La croisière s’amuse (1982), K2000 (1985), Les deux font la paire (1987), Les dessous de Palm Beach (1993), Walker, Texas Ranger (1993, 1996, 1997, 2000, 2001), Urgences (1999), JAG (1999, 2002, 2005), Angel (2002), Cold Case (2007), Esprits criminels (2008), Castle (2010), Rizzoli & Isles (2012), Narcos  (2015-2016), SWAT (2017-2020).

Retour à l'index


18. K.O.
(KNOCKOUT)

Scénario :  Jesse Stern

Réalisation :  Tony Wharmby

Résumé :

Le directeur Vance dirige lui-même une enquête à Chicago sur la mort d’un ami boxeur.

Critique :

Les directeurs se suivent mais ne se ressemblent pas. Si avec cet épisode, on pourrait croire que Vance copie Shepard dans une quête obsessionnelle autodestructrice, il n’en est rien. Bien plus équilibré, Vance a une qualité que sa devancière n’avait pas : savoir reconnaître qu’on a eu tort.

C’est le premier épisode où Rocky Carroll tient le premier rôle et il s’en tire plus que bien. L’intrigue n’est pas très développée ni intéressante mais elle n’est clairement pas le sujet : l’enjeu, c’est le portrait intime de Léon Vance. A cet égard, les scènes de la vie bourgeoise avec femme et enfants dans une belle maison sont parmi les moments les plus révélateurs, racontés avec pudeur, émotion et un brin de sourire. La boxe est également mise à l’honneur avec justesse. Les protagonistes en parlent avec ferveur, comme une religion plus que d’un sport.

Les personnages sont clairement l’autre atout de l’épisode, comme Joe Banks, qui pourrait être le cliché de « mauvais génies » rôdant près des boxeurs mais Jesse Stern fait mieux que déjouer le cliché : il l’impute à Vance. En outre, avoir donné le rôle à l’expérimenté Obba Babatundé ne pouvait signifier qu’il fallait voir au-delà des apparences. Très jolie pioche que Rochelle Aytes qui apporte à la fois sensualité, force et humour à Tara dont la « profession » n'est jamais mentionnée mais si transparente ! Rochelle Aytes a parmi les meilleures répliques : « Je ne connais pas peut-être pas bien les saints mais je sais reconnaître un pécheur » ! Ses scènes avec Michael Weatherly sont à la fois très drôles et très révélatrices psychologiquement. Le final de l’épisode est aussi bien émouvant.

Anecdotes :

  • Première apparition de l’épouse (Jackie) et des enfants (Kayla et Jared ; joués respectivement par China Anne McClain et Khamani Griffin) du directeur Vance.

  • Zivaïsmes : Chicago est la « Ville des gaz » (pour « ville des vents ») et « faire une omelette en cassant des nœuds ».

  • Paula Newsome/Jackie Vance : actrice américaine, elle tourne principalement pour la télévision : New York Police Judiciaire (1998), Chicago Hope, la vie à tout prix (1999), Dharma et Greg (2000), New York Police Blues (2003-2004), Esprits criminels (2005), Women’s Murder Club (2007-2008), Grey’s Anatomy (2011), Castle (2015), Magnum (2019).

  • Obba Babatundé/Joe Banks : acteur américain, principalement vu à la télévision : La force du destin (1987), Les contes de la crypte (1992), Chicago Hope, la vie à tout prix (1995), Dawson (1999-2000), Karen Sisco (2003-2004), Cold Case (2007), Esprits criminels (2010), Amour, gloire et beauté (2015-2018), Madam Secretary (2017), SWAT (2018-2020).

  • Rochelle Aytes/Tara Kole : actrice américaine, vue à la télévision dans Sex and the City (2003), Urgences (2006), Bones (2007), Desperate Housewifes (2011), Esprits criminels (2013-2016), Designated Survivor (2017-2018), Hawaï Five-0 (2018-2019), SWAT (2019-2020).

Retour à l'index


19. INNOCENCE PERDUE
(HIDE AND SEEK)

Scénario : Dan E. Fesman

Réalisation : Dennis Smith

Résumé :

Le NCIS enquête sur une arme trouvée chez un gamin et qui aurait servi à tuer un homme.

Critique :

Un très bon épisode : l’enquête est solide, matinée d’émotion et d’humour.

Si la recherche du corps avec les gamins au départ est un peu longuette (heureusement, Michael Weatherly l’agrémente), on va ensuite avoir deux enquêtes. L’une portera sur le cadavre retrouvé grâce aux compétences de scoutisme de McGee (un brin prosélyte sur ce coup-là) et l’autre sur l’arme, jugée « maudite » par la superstitieuse Abby.

Un moment fort est l’interrogatoire de Noah, le gamin de 12 ans qui a trouvé l’arme. Une fois encore, Mark Harmon est impeccable avec un Gibbs faisant preuve d’un grand calme, d’une certaine douceur tout en avançant impitoyablement ses pions. La souffrance du jeune garçon frappe. Aussi, par symétrie inversée, le réalisateur insère la joie délirante d’Abby assistant à la naissance de mouches ! Ces mouches, ou plutôt leurs larves, donnent lieu à un mini-arc narratif à elles seules, très drôle et qui…fait mouche.

L’humour, distillé par touches, allège un peu une histoire éminemment sérieuse sur le fond et si la dernière scène est amusante, la précédente ne l’avait pas été du tout. Très bien équilibré, un épisode de qualité.

Anecdotes :

  • Pour ses 10 ans, DiNozzo a eu un abonnement à un magazine de charme !

  • Zivaïsme : « un mur de paille » (pour « un mur de béton », une personne qui ne parle pas).

  • DiNozzo ne sait compter en espagnol que jusqu’à quatre.

  • Absence de Rocky Carroll.

Retour à l'index


20. L'HEURE DES COMPTES
(DEAD RECKONING)

Scénario :  Reed Steiner et Christopher J. Waild, d’après une histoire de David J. North

Réalisation : Terrence O’Hara

Résumé :

Un appel de Trent Kort met le NCIS sur la piste d’un parrain du crime bien dissimulé autour duquel les morts s’accumulent.

Critique :

Après une scène d’ouverture des plus dynamique, l’apparition de Trent Kort (auquel David Dayan Fisher apporte toujours une gouaille crapuleuse, cynique et acide) signe un épisode à coups fourrés et nous ne sommes pas déçus !

Croire que l’on va appréhender un parrain du crime et tomber un expert-comptable complexé et psychorigide a de quoi dérouter ! Christian Clemenson en fait un peu beaucoup mais il donne assez de réalité à Perry Sterling pour que le spectateur ait envie de l’étrangler tellement ses complexes et ses petites manières irritent au plus haut point !! Sur ce plan, DiNozzo est le porte-parole du spectateur. Mais Perry est plus que cela et il est très crédible sur tous les plans qu’impliquent son rôle.

L’emploi d’un jeu en ligne multi-joueurs (exécuté dans les règles de l’art par McGee et Abby) est le petit truc astucieux qui lie un empire criminel et une série de crimes (quatre en tout quand même). L’épisode parvient à réunir une intrigue plutôt solide, y mettre un peu d’action, pas mal d’humour tout en s’appuyant solidement sur ses personnages. On appréciera ainsi que les scénaristes n’aient pas fait l’impasse sur l’hostilité profonde entre DiNozzo et Kort.

Anecdotes :

  • Zivaïsme : « il touche à peu près à tort » (au lieu de « à tout »)

  • Christian Clemenson/Perry Sterling : acteur américain dont la carrière couvre les deux écrans. Au cinéma, il a joué dans Hannah et ses sœurs (1986), Apollo 13 (1995), The Big Lebowski (1998), Vol 93 (2006), J. Edgar (2011). A la télévision, il a joué dans Fame  (1985), Les deux font la paire (1987), 21 Jump Street (1988), Brisco County (1993-1994), Lois et Clark : les nouvelles aventures de Superman (1995), Buffy contre les vampires (1999), A la Maison-Blanche (2001), Veronica Mars (2004-2005), Les Experts (2005), Boston Justice (2005-2008), Les Experts : Miami (2009-2012), Californication (2014), American Crime Story (2016), Colony (2017), New York Unité Spéciale (2019).

Retour à l'index


21. ÉCHEC ET MAT
(TOXIC)

Scénario :  Steven D. Binder

Réalisation : Thomas J. Wright

Résumé :

Abby est recrutée pour remplacer un scientifique disparu et travailler sur un projet confidentiel de la Défense. Les autres membres de l’équipe cherchent qui a tué un Marine.

Critique :

Un scénario plutôt simple mais efficace et qui a l’originalité de mettre en avant l’experte scientifique du NCIS. Si on n’en apprend rien de plus (sinon qu’elle donne un nom à ses dents !), l’histoire convainc par le dépaysement qu’elle impose à Abby ; un dépaysement qui va permettre le déroulement de l’histoire.

Steven D. Binder, un des piliers de la série (toujours en poste à la 17ème saison), réussit à interconnecter la classique enquête sur un crime avec la recherche scientifique ; la première permettant de donner le rythme à l’épisode et la seconde lui donnant son vrai fond avec cette interrogation sur les liens entre la santé et la guerre. Et les profits qu’on peut en tirer.

Pauley Perrette est l’héroïne de cet épisode et elle s’impose sans mal. L’actrice s’appuie sur les points forts de son personnage (efficacité, connaissances scientifiques, humanisme, tendresse envers les animaux) pour marquer de son empreinte chacune de ses scènes. L’humour n’est pas oublié tant par elle que par le trio Brian Dietzen/Sean Murray/Michael Weatherly dans une scène au labo inoubliable !

Anecdotes :

  • Lors du remplacement d’Abby, McGee mélange une bouteille de bromure d’éthidium (EtBr) avec un gel, formant une mixture peu ragoûtante. En réalité, le bromure d’éthidium est si puissant que McGee aurait pu faire 1000 gels avec la quantité qu’il a versée. Il est également si cancérigène que les trois agents auraient dû prendre des douches d’urgence et demander à une équipe de nettoyer le laboratoire immédiatement.

  • Zivaïsme : « sentir le poisson » (pour « flairer »)

  • Christopher Cousins/Jordan Jones : acteur américain, il travaille surtout pour la télévision : Another World (1986), On ne vit qu’une fois (1991-2008), New York Police Judiciaire (1994, 1997), JAG (2000), Invisible Man (2001), Urgences (2003), Les Experts : Miami (2005), Docteur House (2006), Supernatural (2007), Breaking Bad (2009-2012), Revolution (2013-2014), Glee (2013-2015), Harry Bosch (2016), Los Angeles : Bad Girls (2019)

  • Peter Jason/Sergent Robert King : acteur américain principalement actif à la télévision : Cimarron (1968), Hawai Police d’État (1971), Au fil des jours (1978), Starsky et Hutch  (1979), L’incroyable Hulk (1980), Cagney et Lacey (1982), Les enquêtes de Remington Steele  (1984, 1986), Côte Ouest (1990), Code Quatum (1992), Docteur Quinn, femme médecin (1994), Arabesque  (1995), JAG (2001), La caravane de l’étrange (2003), Deadwood (2004-2006), Cold Case (2010), Les Experts (2012), Scorpion (2014). Au cinéma, on l’a vu dans Rio Lobo (1970), le maître de guerre (1986), Le pic de Dante (1997), Ave Cesar ! (2016), Jurassic World : Fallen Kingdom (2018).

  • Absence de Rocky Carroll.

Retour à l'index


22. LÉGENDE (1/2)
(LEGEND, PART 1)

Scénario :  Shane Brennan

Réalisation : Tony Wharmby

Résumé :

Une enquête à Washington se trouve liée à une autre ouverte à Los Angeles par l’Office des Projets Spéciaux, les agents infiltrés du NCIS. Gibbs se rend sur place avec McGee. Pendant ce temps, DiNozzo soupçonne Ziva de lui mentir.

Critique :

Les épisodes qui lancent une série dérivée sont parfois encombrés entre le souci de présenter les nouveaux personnages et celui de ménager ceux de la série-mère. Cet épisode est un des plus équilibrés sur ce périlleux exercice. L’essentiel y est avec le contentieux passé entre les personnages de Macy et de Gibbs qui ajoute une tension contrebalancée par l’amitié entre Gibbs et Callen. Le scénariste n’oublie pas non plus les personnages restés à Washington avec cette enquête en douce de DiNozzo qui lui ôte le sourire.

Le succès, jamais démenti, de NCIS, devait amener une série dérivée et avoir attendu jusqu’à sa 6ème saison pour la lancer est miraculeux vu l’empressement de CBS à multiplier les franchises des Experts, son autre série phare à cette époque, mais qui s’essoufflait. La comparaison se justifie d’autant plus que, de même que la première série dérivée des Experts, à Miami, fut reçu par la critique par une volée de bois verts (cf. Les Miroirs obscurs, de Martin Winkler) ; cette première série dérivée du NCIS en reçut tout autant. Il est vrai que, dans les deux cas, l’accent est mis davantage sur l’action que sur la psychologie et les scenarii sont moins élaborés ; NCIS : Los Angeles se distinguant, surtout à partir de sa saison 2, par son humour. Autre point commun entre Miami et Los Angeles, le dédain des Grands Anciens envers la nouvelle série. Au moins Mark Harmon apparaît dans ce double épisode de lancement ; William Petersen n’en avait pas fait autant. Enfin, si plusieurs personnages de la série-mère apparaîtront dans les premiers épisodes de la nouvelle série, il n’y aura jamais d’épisodes croisés entre les deux séries. Ce qui n’empêche pas NCIS : Los Angeles de demeurer un carton d’audience.

Anecdotes :

  • L’épisode (et le suivant) sert de lancement à la série NCIS : Los Angeles. Elle compte à ce jour 10 saisons. Shane Brennan en est le showrunner.

  • Les locaux de l’OPS ne seront pas ceux que l’on verra dans la série.

  • La discussion entre Gibbs et Callen, sur la « recherche » de celui-ci, concerne la quête de ses origines par ce dernier.

  • Ned signale que le terme de « légende » renvoie à la guerre froide, notamment aux services secrets Est-allemand, avec des couvertures quasi-parfaites pour les agents. De là le litre de la série française, Le bureau des légendes.

  • Louise Lombard/Lara Macy : actrice anglaise, elle tourne principalement pour la télévision : Casualty (1990), Bergerac (1991), Les Experts (52 épisodes, 2004-2011), Stargate Universe (2010), Mentalist (2012), Grimm (2014), L’arme fatale (2018, 2019), SEAL Team (2019).

Retour à l'index


23. LÉGENDE (2/2)
(LEGEND, PART 2)

ncis 3 23

Scénario : Shane Brennan

Réalisation : James Whitmore Jr

Résumé :

Alors que Gibbs et McGee sont toujours à Los Angeles, le NCIS croise sur sa route l’agent du Mossad Mikael Rivkin.

Critique :

L’apparition de Rivkin qui, jusqu’à l’épisode précédent, n’était qu’une silhouette (mais apparu dès le premier épisode de la saison), lance le final de la saison en remettant en question la loyauté de Ziva envers le NCIS. L’allure arrogante de Rivkin (bonne prestation de Merik Tadros qui compose un personnage qu’on adorera détester) et ses méthodes « directes », en violation complète des lois, mais au nom d’un idéal supérieur, en fait un antagoniste des héros quand bien même ils sont censés être dans le même camp. Face à de tels « gentils », les « méchants » ne pèsent pas grand-chose. Heureusement, Shane Brennan laisse les objectifs des terroristes dans le flou ; ce qui évite de comparer le but et les moyens.

En dehors de Rivkin, le véritable « méchant » de l’épisode, ce qui en fait l’intérêt, c’est la révélation en deux temps de ce qui sépare Macy et Gibbs. Là aussi, bonne écriture de Shane Brennan qui évite le piège de la romance trop facile pour quelque chose de plus original mais beaucoup plus marquant et qui justifie pleinement le mur entre eux.

Quant au final de l’épisode, particulièrement violent, il trouve sa résolution dans le premier épisode de NCIS : Los Angeles.

Anecdotes :

  • Brian Avers/Mike Renko : acteur américain, il tourne surtout pour la télévision : New York Olice judiciaire (2007), Castle (2009), Medium (2009-2010), Person of Interest (2011), New York Unité spéciale (2015), Elementary (2016), FBI (2018).

  • Nick E. Tarabay/Azik : acteur libano-américain, vu à la télévision dans The Sopranos (2001-2004), Les Experts : Miami (2007), Crash (2008-2009), Spartacus (2010-2012), Major Crimes (2013), Person of Interest (2014-2015), Arrow (3 épisodes, 2014-2017), Castle (2016).

  • Absence de David McCallum pour la première fois. Absence de Rocky Carroll. 

Retour à l'index


24. POKER MENTEUR
(SEMPER FIDELIS)

ncis 3 24

Scénario :  Jesse Stern

Réalisation : Tony Wharmby

Résumé :

Un agent fédéral est tué lors d’une partie de poker chez le secrétaire d’État à la Navy. Le NCIS dirige l’enquête avec Fornell pour le FBI et Julia Foster-Yates pour l’ICE qui n’accroche pas avec Gibbs.

Critique :

La fin de saison est enclenchée avec cet épisode qui commence comme une enquête rendue amusante pour le spectateur par la participation de trois agences fédérales mais qui va brusquement partir dans une toute autre direction pour lancer l’ultime épisode qui sera très dur pour nos héros.

Une première partie de l’épisode s’attache à comprendre comment le crime a pu avoir lieu dans un périmètre réputé être sécurisé. Toujours méfiant avec les personnes qu’il ne connaît pas, Gibbs cuisine sans ménagement Julia Foster-Yates qui se défend comme un beau diable. Beaux échanges entre un Mark Harmon hiératique et Jaimie Murray passionnée et qui montre le refus de son personnage d’être sur la défensive. L’actrice est tout aussi excellente dans un jeu de séduction entre DiNozzo (qui n’a pas de succès) et McGee (avec qui cela « matche » tout de suite). Qu’Abby soit jalouse au point que McGee préfère « exfiltrer » Julia du laboratoire en dit long mais amuse beaucoup !

Lorsque l’enquête se clôt, l’impression est celle d’une fin plutôt abrupte, surprenante et un peu décevante. C’est qu’il y a un « second effet » qui a été amorcé par la révélation de la présence de Rifkin à Washington. Le final embraye là-dessus et pose la question de confiance. La même qui a été posé en début de saison. Et il n’est pas sûr que le spectateur aime la réponse.

Anecdotes :

  • Règle de Gibbs n°11 : Lorsque le travail est terminé, éloignez-vous.

  • Règle de Gibbs n°12 : Ne sortez jamais avec un collègue.

  • Zivaïsme : « mouche » pour « mouchard »

  • À un moment donné, Abby fait remarquer à McGee qu’il y avait des alligators dans sa cour alors qu’elle était enfant ; Abby Sciuto, le personnage, et Pauley Perrette, l’actrice, ont vécu pendant leur enfance en Louisiane.

  • Lorsque DiNozzo et Rifkin se rencontrent, DiNozzo dit « Vous pouvez m’appeler Al, je vous épargnerai la chanson. » C’est une référence à la chanson de Paul Simon « You Can Call Me Al ».

  • ICE : Immigration and Customs Enforcement, agence fédérale des douanes et de l’immigration.

  • Plusieurs éléments se réfèrent aux épisodes précédents à Los Angeles.

  • Jaime Murray/Julia Foster-Yates : actrice anglaise, elle tourne essentiellement pour la télévision : Les Arnaqueurs VIP (2004-2007), Valentine (2008-2009), Warehouse 13 (2010-2013), Spartacus : les dieux de l’arène (2011), Ringer (2011-2012), Sleepy Hollow (2015), Once upon a time (2016-2017), Gotham (2019)

  • Merik Tadros/Mickael Rivkin : acteur américain, il tourne surtout pour la télévision : Les Experts : Miami (2006), 24 heures chrono (2007), State of Affairs (2015), Blacklist (2017).

Retour à l'index


25. ALIYAH
(ALIYAH)

ncis 6 25

Scénario :  David J. North

Réalisation : Dennis Smith

Résumé :

Suite à la mort de Mikael Rifkin tué par DiNozzo, Gibbs, Vance, Tony et Ziva vont en Israël. Ziva doit choisir entre ses loyautés.

Critique :

Le côté « policier » est évacué en dix minutes ; ce ne sera pas le fond de ce dernier épisode de cette saison. Il tient tout entier dans deux mots : confiance et surtout loyauté. Agent du NCIS, Ziva est d’abord l’agent de liaison du Mossad. C’est à ce titre que Shepard l’avait recruté en saison 3. Mais trois ans plus tard, laquelle de ces fonctions Ziva place-t-elle en premier ?

Cote de Pablo est la pièce maîtresse de cet épisode et elle tient magnifiquement son rôle. Entraînée à se maîtriser, à contrôler son environnement, Ziva est montrée déstabilisée parce que ce n’est plus le cas. Elle est perpétuellement mal à l’aise ; comme cette scène face à Gibbs où elle est clairement sur la défensive. Clairement, le spectateur voit une femme qui ne sait plus où elle en est et vers qui se tourner. Le clou, c’est bien entendu la confrontation avec DiNozzo que le scénariste a placé le plus tard possible dans l’épisode pour faire monter la tension et les enjeux. L’échange est tendu, explosif mais surtout, on voit deux adultes, deux anciens collègues, proches collègues même, perdre le contrôle de leurs nerfs pour se parler durement.

La confiance se gagne ; la loyauté se prouve. Le final de l’épisode, qui est celui de la saison, appuie sur ces notions illustrées par Vance et Ziva avec Gibbs en face d’eux. C’est extrêmement tendu. On a rarement eu une fin de saison aussi nerveuse, sans joie aucune et sans savoir si l’un des personnages phares reviendrait la saison suivante. L’ultime scène le fait espérer.

Anecdotes :

  • Les audiences françaises pour cet épisode furent faibles car le Tournoi des Six Nations était retransmis sur France 2.

  • « Aliyah » est un terme hébreu qui signifie « ascension » ou « élévation spirituelle ». Il désigne notamment l’action d’émigrer en Israël pour une personne juive. Son contraire est « yeridah » (« descente »).

  • Arnold Vosloo/Amit Hadar : acteur sud-africain, vu au cinéma dans 1492, Christophe Colomb (1992), La momie (1999), Le retour de la momie (2001), G.I. Joe, le réveil du Cobra (2009), G.I. Joe : Conspiration (2013) et à la télévision dans Nash Bridges (1996), Alias (2004), 24 heures chrono (2005), Chuck (2009), Bones (2011), Elementary (2013), Harry Bosch (2017), Blacklist (2019). Il reviendra la saison suivante.

Retour à l'index