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Les Trois Frères : le retour (2014)
Résumé : Didier, Bernard et Pascal ne se sont pas revus depuis des années. Ils sont à nouveau réunis par leur mère autour d’une histoire de reliquat.
Critique : A l’image des Bronzés, l’excessive violence des critiques pour Les Trois frères le retour peut surprendre, surtout aujourd’hui avec le recul. Contrairement aux Rois Mages empesé par ses ambitions artistiques, on sent bien qu’à l’image du premier volet, cette suite est calibrée avec un seul objectif en vue: faire rire. Et le film y parvient très souvent. On retrouve donc les inénarrables et toujours aussi loufoques trois frères. Bernard et Didier sont dans une situation proche du premier film. Didier Bourdon vit chez une nouvelle belle-famille tout aussi réjouissante, avec une belle-mère très revêche. La situation de Pascal a changé, il est devenu gigolo et vit aux crochets d’une riche américaine qui subvient à tous ses besoins.
Pour les inconditionnels des Inconnus dont je fais partie, le plaisir de retrouver les trois ensemble est intact et un sourire béat ne nous quitte jamais durant tout le film. On est notamment ravi de revoir Bernard Campan. Contrairement à ses deux acolytes, il s’était fait rare dans la comédie. Pourtant, il y excelle et n’a rien perdu de son efficacité dans l’humour. L’énergie et l’abattage de l’acteur sont communicatifs. Didier Bourdon n’est pas en reste et nous réserve parmi les moments les plus savoureux du film, seul Pascal Légitimus qui a tendance à surjouer déçoit. L’intrigue reprend le même fil rouge que le premier volet, les trois frères à court d’argent vont entamer une série de combines propices à des sketchs inégaux mais souvent drôles. Cette fois-ci c’est Bernard qui se voit affublé d’une fille. Ce personnage est le gros point faible du film tant son aspect racaille devient vite épuisant. L’actrice n’est pas aidée par des dialogues lourdingues et caricaturaux.
Le deuxième reproche que l’on pourrait faire au film est le recyclage de séquences du premier. Même si il n’en est pas un décalque et propose évidemment des variations, on y retrouve les mêmes idées : Didier et Bernard sous drogues, le jeu TV, le travestissement de Bernard, etc. Limités à quelques clins d’œil, cela aurait pu être sympathique. Mais là après presque vingt ans d’attente, on aurait souhaité plus de neuf. Il y avait tellement à dire sur les changements de notre société, la prise de risques est finalement très limitée et les nouveaux sujets à peine effleurés. Les Inconnus se limitent à ce qu’ils connaissent le mieux, il faut dire que cela fonctionne très souvent. On a souvent dit que l’image du film est fade et laide, je pense qu’à l’image du premier volet, ce choix est volontaire. Le côté réaliste est là pour accentuer les effets comiques. Les Rois mages avaient certes une esthétique plus léchée mais on y riait beaucoup moins. Au-delà de l’aspect formel, on aurait souhaité plus d’innovations visuelles, au-delà du clip très rigolo Happy Mummy en fin de film, il y a au final peu de gags visuels. L’humour du film repose principalement sur les dialogues et les situations. Ce retour au vu des attentes est une bonne surprise. On peut regretter des imperfections et un manque d’audaces, mais le contrat est au final rempli. On avait pas autant ri avec Les Inconnus depuis Le Pari. Ce retour des Inconnus en salles sera un succès en demi-teinte. Malgré plus de 2,2 millions d’entrées et suite à la violence des critiques de la presse, les Inconnus décidèrent de mettre en parenthèse tous nouveaux projets ensemble.
Anecdotes :
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