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Le père Noël est une ordure (1982)
Résumé : C’est le soir de Noël à la permanence de SOS Amitié. Alors que la gérante Madame Musquin s’apprête à se rendre à son réveillon familial, Thérèse et Pierre vont assurer la permanence.
Critique : Avec un titre pareil on pouvait s’y attendre, mais nous avons clairement ici à la comédie la plus féroce et la plus acide du Splendid. Le Père Noël est une ordure est un film aussi grinçant que jubilatoire, une succession de scènes et dialogues cultes qui n’ont rien perdu de leur efficacité. On ne cesse d'y découvrir des nouvelles perles au fil des visionnages. Devenu culte avec ses multiples rediffusions télévisée, Le Père Noël est une ordure n’a pas pris une ride et ne galvaude pas sa réputation de chef d’oeuvre absolu du rire.
Avec Jean-Marie Poiré, le Splendid trouve un réalisateur à la hauteur de leur talent. Comparé à la mise en scène indigente pour Les Bronzés et une bien meilleure mais sans éclats pour Les Bronzés font du Ski de Patrice Leconte, Jean-Marie Poiré apporte ici un soin formel et dynamise la narration. Jean-Marie Poiré donne enfin au Splendid la dimension cinématographique qui leur faisait défaut jusqu’ici. L’ensemble est tellement bien adapté et mis en scène que Le père noël est une ordure paraît avoir été pensé dès le départ pour le cinéma. L’ensemble du casting est fantastique. Nous noterons deux performances particulièrement remarquables dans cet ensemble en parfaite harmonie. Tout d'abord, Anémone est d’une vérité et d'une justesse exceptionnelle dans le rôle de Thérèse. On ne peut que regretter son absence dans les films suivants. Christian Clavier s’éloigne des rôles criards et énervés, une mauvaise habitude qu'il récupèrera malheureusement par la suite. Il nous livre ici une performance belle et subtile en Cynthia, basculant à chaque instant entre rire et émotion. On le savait mais cette performance est là pour nous le prouver à nouveau : les meilleurs acteurs comiques sont aussi de grands acteurs dramatiques.
Certes les traits sont parfois grossiers, les événements de l'intrigue un peu forcés, mais le film est tellement drôle et l’interprétation d’une telle sincérité, que les rires s’enchaînent et on ne s’ennuie pas un seul instant. L’accueil du public lors de la sortie fut glacial, avec à peine plus de 1.6 millions d’entrées pour le film lors de sa sortie en 1982, moins que Les Bronzés mais plus que Les Bronzés font du Ski.
Anecdotes :
Les séquences cultes : J'aimerais souhaiter un joyeux noël à une femme Je pourrais peut être arriver à glisser un doigt Joyeux Noël Pierre Les doubitchous Le Kloug |










