Le Virginien (1962-1971)

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. mars 18, 2017 3:56 pm

03-08- A father for Toby (Inédit) **

Histoire de Tom Seller. Adaptation : True Boardman. Réalisation : Alan Crosland Jr.

Résumé

Dans un orphelinat, le jeune Toby raconte que son père est un espion. En réalité, il a braqué une banque il y a six ans et vient de sortir de prison. Toby s’enfuit de l’orphelinat et tombe sur Trampas qui l’y ramène. L’enfant fait croire aux autres que son père est Trampas.

La critique

Dans le rôle de Toby, c’est un tout jeune Kurt Russell, dont on reconnaît les traits, que nous découvrons.

Dès le début, avec la scène où les orphelins méritants récitent des poèmes devant le juge Garth et sa fille, on comprend que les bons sentiments vont affluer. Nous devons d’ailleurs supporter, une véritable torture, un récital de chant de Betsy à Shiloh.

Dans cette série, les mauvais épisodes se devinent rapidement. A 30 numéros par saison, il était impossible de produire 30 chefs d’œuvre.

L’épisode est bien trop bavard et le téléspectateur décroche vite, surtout qu’on lui répète ce qu’il sait déjà. Cela constitue un artifice pour « faire durer ». L’institutrice qui répète à Trampas, lors d’une réception, toute la situation de Toby, ne nous apprend rien. Evidemment, pendant ce temps-là, on s’ennuie.

Kurt Russell fait preuve d’une maturité étonnante et joue très juste, on ne s’étonne pas qu’il ait fait une grande carrière adulte.

Dans le rôle du père, Jim Shea, le vétéran Rory Calhoun (Rivière sans retour) fait une prestation sans forcer son talent, c'est-à-dire le minimum syndical.

La partie la plus indigeste du métrage est la romance entre Trampas et l’institutrice de l’orphelinat, Ellen (Joanna Moore). La comédienne fait beaucoup plus âgée que Doug McClure alors qu’elle est son aînée d’un an.

Dès sa sortie de prison, Jim Shea est harcelé par deux complices qui pensent qu’il a caché le fruit du braquage et veut le récupérer. Ceux-ci le retrouvent à Shiloh où Shea s’est fait embaucher sous le nom de Hansen.

On sort un peu de notre torpeur puisque l’intrigue, sur la fin, gagne en intensité dramatique. Les deux complices veulent leur part, 6000 dollars, et kidnappent Toby, le retenant dans une cabane. Stupidement, Shea tente de cambrioler le juge Garth pour obtenir la rançon.

Le happy end est un peu forcé. On croit un temps que l’épisode va se terminer en drame. Je n’en dirai pas plus, pour ne pas dévoiler le spoiler final.

Anecdotes

Kurt Russell (1951-) a commencé sa carrière enfant en 1962. Il a été la vedette de deux séries que nous avons vues en France, Les voyages de Jaimie Mc Pheeters et Sur la piste des cheyennes. Sa carrière au cinéma décolle en 1981 avec New York 1997. Parmi ses films, citons The thing, Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, Stargate, la porte des étoiles, Boulevard de la mort, Les huit salopards.

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Messagepar Patricks » dim. mars 19, 2017 4:25 pm

03-09- The girl from yesterday (Inédit) ****

Histoire de Mark Rodgers. Adaptation : Mark Rodgers et Louis Vittes. Réalisation : John Florea.

Résumé

Au saloon, Steve a la surprise de voir Jane Carlyle, amie d’enfance qu’il a failli épouser il y a cinq ans à Kansas City. Elle fait désormais partie du terrible gang de Jack Wade. Un marshall, Cass, lui demande de l’aide.



La critique


C’est le dernier épisode auquel participe Steve Hill/Gary Clarke que l’on ne reverra plus de toute la série. Le juge Garth le convainc d’aider le marshall Cass (Don Collier) afin de capturer le dangereux Jack Wade (Peter Mark Richman) qui sévit depuis trois ans en toute impunité et a occasionné 27 morts lors de braquages qui ont rapporté 300 000 dollars.

Ruta Lee en Jane Carlyle est bigrement séduisante. On comprend que l’ambiance est au drame. Le virginien n’est pas dans le secret du piège tendu par le marshall avec l’aide du juge Garth et de Steve et veut venir en aide à ce dernier qu’il juge perturbé.

Comme c’est la dernière apparition de Steve, peu vu depuis le début de cette saison, on peut s’attendre à tout, voire à sa mort à la fin de l’opus. Il se fait passer pour un truand auprès de son ex-maîtresse, préparant l’attaque d’un chargement d’or.

Malgré leur rupture, Jane a toujours des sentiments pour Steve. Ce dernier fait un esclandre en public et lance sa démission au juge Garth.

L’intensité dramatique s’accroît. Si Steve persuade le marshall de la culpabilité de Jane, elle sera pendue, or il est retombé amoureux d’elle.

Peter March Richman est superbe en serpent venimeux Jack Wade, et fait une interprétation absolument époustouflante. Il est aidé par le sinistre Neal Fairburn (Charles Bateman), son âme damnée qui le suit comme un ombre et surveille Steve.

Le jour venu, Wade tombe dans le piège mais emmène Steve avec lui. Comme on se doute que cela ne pas être une partie de plaisir mais une traque, on craint vraiment pour sa vie. Wade a tout compris sur le rôle de Steve et après avoir dérobé l’or le fait prisonnier. Il a changé ses plans.

Contre toute attente, nous avons un happy end et normalement Steve est censé rentrer à Shiloh.

Il y avait matière à finir l’histoire en tragédie, ce qui aurait expliqué l’absence définitive de Steve. Ce n’est pas le choix que fit la production, mais l’opus reste un sans faute.


Anecdotes

Ruta Lee (1933-) a tourné de 1952 à 2012, sans marquer vraiment dans un film ou une série avec un rôle qui l’aurait rendue inoubliable. On se souvient d’elle pour deux films des 50’s, Les sept femmes de Barbe Rousse et Témoin à charge.


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Messagepar Patricks » dim. mars 19, 2017 5:38 pm

03-10- Return a stranger (Inédit) *

Histoire de George Slavin. Adaptation : True Boardman. Réalisation : Maury Geraghty.

Résumé

Le vieux Charley Ryan exploite une mine dont le minéral, l’argent, n’est pas exploitable. Son fils Craig qui revient au pays après avoir fait, pendant quatre ans, des études de géologue a trouvé le moyen de le raffiner sur place. Pour cela, Charley n’a que trois mois pour faire ses preuves, ayant hypothéqué sa maison et sa mine.


La critique

Malgré la présence de Leif Erickson en Charley, on sent dès le début que cet épisode va être ennuyeux au possible.

Autant le père est bonhomme et sympathique, autant le fils Craig (Peter Brown) est un jeune blanc bec homme d’affaires sans scrupules et rébarbatif. Il se comporte de façon odieuse, écartant tout le monde, ne voulant être dérangé par personne, refusant le droit au braconnier Sam Elberry ( William Fawcett) de poser ses pièges sur ses terres.

L’histoire traîne en longueur, et le téléspectateur tend à sombrer dans une certaine somnolence. Pour comble de malchance, nous avons droit à un duo Randy à la guitare et Betsy au piano lors d’un récital improvisé, Roberta Shore chantant faux. Ces passages sont là pour combler les creux du script.

Craig, qui n’a pas revu Betsy depuis quatre ans, la trouve très séduisante. Garth et Charley sont de vieux amis et cela nous vaut la présence de Lee J. Cobb pour tromper l’ennui.

A la 48e minute (il ne s’est quasiment rien passé jusque là !), Randy trouve deux animaux morts près de la rivière. Le juge Garth tente d’en savoir plus, mais toute la mine est clôturée. Les associés de Craig voient d’un mauvais œil les visites du juge et tentent de lui démontrer que l’eau n’est pas contaminée.

Or, elle l’est et Craig n’était pas au courant. Il doit choisir entre sauver la mine de son père, la Gloria, ou l’intérêt des paysans de Medecine Bow.

En fait, Craig est sous la coupe de son associé, Whit Parsons (Whit Bissell), un véritable gangster prêt à laisser mourir le braconnier Sam qui a bu l’eau de la rivière. Parsons menace Craig qui réussit à le mettre KO au moment où il allait jeter Sam mourant dans un ravin. Il le transporte à Shiloh, mais en vain, Sam est mort.

Parsons se révèle le seul méchant de l’histoire. L’épisode, on le croit un temps grâce à l’habileté du réalisateur, se termine en tragédie avec la mort de Craig, et celle que l’on ne pleurera pas du cynique Parsons. C’est en fait le braconnier Sam qu’on enterre, Craig Ryan grièvement blessé assiste aux funérailles hors caméras.

Le twist final (spoiler) qui permet un happy end inespéré est un peu tiré par les cheveux. En tout cas, on s’est bien ennuyé devant cet épisode inodore.

Anecdotes

Peter Brown (1935-2013) qui incarne Craig, était un acteur de séries TV : à son actif Lawman, Laredo, On ne vit qu’une fois, Amoureusement vôtre.

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Coffret 1 de la saison 3 envoyé à Steed.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mar. mars 28, 2017 3:26 pm

Nous passons au second coffret de la saison 3.


03-11- All nice and legal (Inédit) ***

Scénario : Jean Holloway. Réalisation : Don McDougall

Résumé

Arrivant de Philadelphie, Victoria Greenly veut ouvrir un cabinet d’avocate à Medecine Bow. Pour s’installer, elle veut louer un local au juge Garth. Mais ce dernier est absent, et les choses se passent mal avec le virginien, macho, qui ne pense pas qu’une avocate sera solvable comme locataire, ce métier étant pour lui réservé aux hommes. Il faut dire que notre héros est nerveux, confronté à des voleurs de bétail à Shiloh.


La critique

Dès les premières images, on comprend que l’on est dans l’univers des séries des années 60. Ellen Corby, tante Sarah dans le pilote des Envahisseurs accompagne dans le train qui arrive à Medecine Bow Anne Francis.

Malgré elle, Victoria (Anne Francis) est tombé sous le charme du virginien, malgré ses airs rudes. L’assistante de l’avocate, Mrs Clancy (Ellen Corby, aussi avenante que dans Les envahisseurs est irrésistible avec son bonnet de nuit lorsqu’elle se couche).

Le virginien, comme par hasard, a un litige avec le fabriquant de selles Jerd Morgan (Judson Pratt) qui le conduit au tribunal devant un juge. On devine très vite qu’il va avoir besoin des services de l’avocate.

Cet épisode se situe dans la moyenne, ni un chef d’œuvre, ni un ratage. Cela se laisse regarder sans ennui, même si l’on peut reprocher à l’intrigue trop de bavardages. Toutefois, l’interprétation et la justesse de la mise en scène le font monter à trois étoiles.

L’impression que donne cette série après trois saisons est que toutes les intrigues ne sont pas formatées pour durer 75 minutes, certaines pourraient se satisfaire de cinquante, d’où ce que j’appelle des scènes de « remplissages » destinées à faire durer.

A la 31e minute, le virginien, pour une affaire qui ne semblait pas sérieuse au départ, engage Victoria Greenly comme avocate pour le défendre contre l’homme qui lui a vendu une selle défectueuse.

On regrette que Lee J. Cobb, le meilleur comédien de la série, n’arrive que tardivement dans l’histoire. Dire qu’il faudra se passer définitivement de lui à compter de la saison 5 est cruel. Le virginien changera alors de patron.

Victoria fait une plaidoirie tellement réussie qu’elle sort d’affaire le virginien.

On comprend mal tout de même la dramaturgie accordée à une affaire qui va en justice pour une selle que le virginien refusait à juste titre de payer. Cela permet à Anne Francis, sûre de son art, de faire un beau numéro d’actrice.

Tard dans l’épisode, l’arrivée d’Harold Gould, excellent comédien, apporte un plus à l’histoire. On peut vraiment dire qu’elle rehaussée par l’interprétation.

L’affaire des voleurs de bétails était restée en suspens et constitue la fin de l’intrigue. Ils prennent en otage le virginien et se retrouvent derrière les barreaux, et clients de Victoria. Elle affronte le shérif Ryker (excellent Clu Gulager qui joue de plus en plus juste). Une idylle se noue entre l’avocate et le virginien, mais les voleurs qu’elle a fait libérer sous caution tentent de les tuer.

John Anderson (Harold Gould), après avoir vu plaider Victoria lui propose une place au Capitole, à Cheyenne, pour le gouverneur.

Le virginien a vocation à rester célibataire et cette promotion va mettre fin à son histoire d’amour. La scène finale de la séparation me conforte dans l’idée que James Drury est un comédien limité hors les scènes d’action. Il n’est en effet guère convaincant dans l’adieu déchirant entre les amoureux.


Anecdotes

Ellen Corby (1911-1999) est célèbre en France pour son rôle dans le pilote des Envahisseurs. Du moins auprès des amateurs de séries. Elle a fait une belle carrière comme second rôle au cinéma (Sabrina, Sueurs froides, L’homme des vallées perdues).

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Steed3003 » dim. avr. 02, 2017 1:15 pm

Deux nouveaux volumes du Virginien par Patrick Sansano sont maintenant en ligne ! :blob3:

Saison 2 Volume 3: http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... 2-volume-3
Saison 3 Volume 1 : http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... 3-volume-1
LE site sur les plus grandes séries TV et sagas cultes du cinéma : http://lemondedesavengers.fr
LE forum des passionnés : http://lemondedesavengers.fr/forum

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. avr. 15, 2017 4:20 pm

03-12- A gallows for Sam Horn (Inédit) **

Scénario : Dean Riesner. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Le colonel John Briscoe veut faire expulser le fermier Sam Horn pour construire sur son terrain une ligne de chemin de fer. C’est alors que son fils est tué.


La critique

Une compagnie de chemin de fer au nom du progrès et surtout ici du profit veut faire expulser un fermier avec l’aide d’un décret : voilà qui nous rappelle la série française d’Henri Spade La princesse du rail.

Comme toujours, le juge Garth se range du côté des plus faibles avec son paternalisme débonnaire habituel.

Le fils du colonel, Scott Briscoe (Buck Taylor) incarne un jeune blanc bec détestable. De retour au pays après deux ans en Europe, il veut récupérer sa fiancée Peg Dineen, qui se fait appeler Peg Johnson (Laurel Goodwin) avec la même hargne qu’il montre envers Sam Horn pour le faire expulser.

Il a fait un enfant à Peg, ce qu’il découvre en venant la relancer.

Une fois de plus, c’est vers un procès que l’on se dirige, plutôt qu’une intrigue de western. Le juge prend le parti de Sam Horn. Le colonel John Briscoe se montre ignoble, refusant à son fils de reconnaître l’enfant de peur que Peg obtienne des droits sur sa compagnie.

L’épisode sombre un peu dans l’ennui lorsque l’on découvre que Sam Horn est amoureux de Peg. Le même Sam tue Scott qui l’a assommé pour lui voler son titre de propriété.

John Briscoe est interprété par Edward Binns, le chef de Robert Wagner dans la saison 3 d’Opération vol. Binns joue correctement, sans plus.

Ryker et le juge Garth ne comprennent pas pourquoi Briscoe envoie l’un de ses gorilles faire fuir de Medecine Bow Peg.

Bien évidemment, c’est ensuite le procès de Sam Horn. On se croirait dans un épisode de Perry Mason. Malgré le talent de Lee J. Cobb en juge Garth, qui joue ici les avocats, on trouve le temps long. La série se confirme être une anthologie regroupant tous les genres (procès, policiers, mystères) et ne pas se cantonner au pur western qui sert dans cet opus de décor.

En se lançant sur les traces de Peg, le shérif Ryker tombe sur son kidnappeur, Jack Marshamm (Burt Kennedy, le meilleur comédien de l’épisode), lequel travaille évidemment pour le colonel.

On sombre ensuite dans le mélodrame et le sentimentalisme. L’épisode arrive ainsi tout juste à obtenir deux étoiles. Le happy end très gnan gnan nous fait croire que nous sommes dans La petite maison dans la prairie.

Ce genre d’épisodes faisait sans doute de l’audience en 1964, mais cela a très mal vieilli.




Anecdotes

Le juge Garth a été amoureux jeune de la femme de Briscoe, qui s’appelait alors Judith Scott.


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Messagepar Patricks » lun. avr. 17, 2017 11:42 am

03-13- Portrait of a widow (Inédit) **

Scénario : Thomas W. Blackburn et Lawrence Edward Watkins. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Charles Boulanger, un peintre français, menacé par des usuriers, accepte de peindre le portrait d’une belle veuve, Maggie Menken. Le juge Garth est soupçonneux envers le peintre que Maggie et Betsy ont rencontré à Chicago.


La critique

Vera Miles, après Psychose et L’homme qui tua Liberty Valence, ne fit quasiment que de la télévision jusqu’à la fin de sa carrière. C’est d’ailleurs la deuxième de ses trois apparitions dans Le Virginien.

John Gavin, qui la croisa dans le film de Sir Alfred cité, et joua dans Spartacus, est l’interprète idéal du gigolo peintre français.

Vera Miles incarne la tante de Betsy, Maggie Menken. Gavin est le bellâtre et gentleman type que l’on peut attendre dans ce genre de rôle.

Une fois de plus, on s’éloigne du genre western pour en l’occurrence la comédie dramatique.

Vera Miles et John Gavin s’accaparent l’opus et le reste de la distribution, à part Lee J. Cobb, est un peu sacrifié.

Au bout d’un moment, cette romance tourne un peu en rond. Reba (Ann Doran), la femme de ménage de Maggie, joue les rabats joie et tente de casser l’image de séducteur de Boulanger.

Le juge de son côté mène une enquête discrète auprès d’une galerie d’art.

Les scènes de séduction de Charles Boulanger envers Maggie se révèlent répétitives. C’est le point faible de l’épisode. Il ne se passe rien. Le juge découvre que Maggie possède, héritage de son défunt mari, un authentique Tintoretto, que Charles tente de faire passer pour une copie.

L’épisode sombre dans l’anecdote lorsque le peintre se met à dessiner les cowboys de Shiloh, comme Belden (L.Q. Jones). Le virginien ne fait qu’une apparition dans l’opus.

Garth découvre la vérité : Charles est un imposteur, c’est un peintre américain nommé Baker lié à de mauvais garçons qui le retrouvent à Medecine Bow. Il a fait une copie du Tintoretto et compte le dérober pour payer sa dette aux tueurs.


Au bout d’une heure, par les contraintes du script, Gavin reprend sa voix originale et cesse de parler avec l’accent français. Le juge, qui a mis à jour l’imposteur, ne veut pas briser le cœur de Maggie et laisse le peintre partir avec le Tintoretto. Ce que Baker, à sa grande surprise, ne fait pas.

Le twist final, qui permet de sauver la peau de Charles Boulanger/Baker est quelque peu tiré par les cheveux mais spectaculaire. S’il n’y avait pas eu tant de lenteurs dans l’épisode, j’aurais mis trois étoiles.

Lee J. Cobb dans cet opus est celui qui tire le mieux son épingle du jeu.

Anecdotes

Nous apprenons dans cet épisode que le juge Garth a vécu à Paris.

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Messagepar Patricks » lun. mai 08, 2017 1:20 pm

03-14- The payment (Inédit) *

Scénario : Thomas Thompson. Réalisation : John Florea.

Résumé

L’adjoint du shérif, Emmett Ryker fait venir à Medecine Bow un homme qui vient de purger dix ans de prison, Abe Clayton, et ce à la grande colère du shérif Brannan. Abe ne va pas tarder à créer des ennuis à Ryker.

La critique

Très verbeux, le premier quart d’heure laisse présager un épisode ennuyeux. Ryker a trouvé un travail à Abe Clayton qui ne le passionne guère. C’est un vieil homme brisé par la prison.

Plutôt que de devenir balayeur dans une étable, emploi que Ryker lui a trouvé, il emménage dans une ferme abandonnée et veut élever du bétail.

A la 25e minute, on comprend que Ryker est le fils adoptif de Clayton. Ryker a perdu son père à l’âge de 12 ans et Clayton l’a recueilli. Ce dernier a rameuté trois lascars dont un certain Lee Darrow (Bruce Dern). Il y a aussi Rita (Lisabeth Hush), ancien flirt de Ryker, qui va épouser Darrow.

Très vite, on comprend que Clayton prépare un mauvais coup. Il veut voler le troupeau de Shiloh que va convoyer le virginien.

L’intérêt du script est très relatif, on sombre dans la guimauve. Les aller et retour incessants de Ryker à la ferme de Clayton nous lassent vite.

Llyod Nolan en Clayton en fait trop, et plombe cet opus. Lorsqu’il ne discute pas avec son père, Ryker se lance dans de grands bavardages avec le virginien.

L’attaque par la bande de Clayton du troupeau du virginien est une entreprise perdue d’avance, ce qui nuit au suspense.

Au bout d’une heure, il ne s’est rien passé. En fait, c’est la banque de Medecine Bow qui est visée. Clayton tue un homme.

Ryker, en voulant arrêter le « père », devra le tuer en état de légitime défense, étant lui-même blessé.

Les adieux à la gare entre Rita et Ryker achèvent de nous plonger dans le sentimentalisme.

On se demande qui a commandé un épisode aussi raté, et qui dès le départ, n’avait aucune chance de succès.

Anecdotes

Lloyd Nolan (1902-1985) a fait carrière à Broadway, tout en tournant 150 films pour le cinéma. On l’a vu dans Hannah et ses sœurs, sorti post mortem en 1986.


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Messagepar Patricks » lun. mai 08, 2017 4:07 pm

03-15- A man of the people (Inédit) **

Scénario : Histoire de William Bay. Adaptation: William Bay et True Boardman. Réalisation : William Witney.

Résumé

Le juge Garth retrouve un de ses anciens camarades de jeunesse, Matthew J. Cosgrove, devenu membre du congrès à New York. Cosgrove facilite l’arrivée d’immigrants au Wyoming.


La critique

Un épisode dans lequel nous pouvons voir Lee J. Cobb assez longuement, donnant à son personnage de juge une dimension supplémentaire, presque politique.

Avec Barney Wingate (Roy Engel), le juge s’oppose à des colons qui occupent les pâturages publics au détriment des propriétaires de ranchs.

Très vite, le juge découvre que derrière cette opération se cache un de ses amis d’enfance, le député Cosgrove (James Dunn). Il va perdre toutes ses illusions sur cet ami, lié à son neveu lieutenant dans l’armée, David O’ Mara (Martin West). David prétend être là pour fabriquer un pont. Le militaire se rend à Shiloh pour rencontrer Besty et réalise que Garth a une piètre opinion de son oncle député. Betsy est amoureuse de David.

Détournement du western, cet opus se perd dans des considérations sur le fait que la terre n’est pas bonne pour l’agriculture, et que les colons vont tout perdre. On finit par s’ennuyer, malgré la prestation de Lee J. Cobb. L’épisode quitte l’aspect série de distraction pour nous plonger dans une intrigue trop sérieuse, dénonçant les manipulations politiques de Cosgrove.

Dans une histoire aussi complexe, James Drury, acteur doué pour l’action, fait le minimum syndical. Le scénario avec ses allusions au gouvernement et au règlement foncier largue le spectateur lambda.

On mettra deux étoiles pour Lee J. Cobb, toujours aussi brillant et habité par son rôle de juge.


Anecdotes

James Dunn (1901-1967) a joué avec Shirley Temple, l’enfant prodige dans La p’tite Shirley et Shirley aviatrice.

Martin West (1937-) a joué dans le soap Hôpital central. On l’a vu aussi dans Assaut de John Carpenter et le tout dernier film d’Hitchcock, Complot de famille.

Roy Engel (1913-1980) était le président Grant dans Les mystères de l’ouest.


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Messagepar Patricks » lun. mai 08, 2017 5:12 pm

03-16- The hour of the tiger (Inédit) ***

Scénario : Harry Kleiner. Réalisation : Richard L. Blare.

Résumé

A la suite d’un glissement de terrain, le juge Garth ne peut plus conduire son bétail au chemin de fer, en raison de la haine que lui voue un voisin, Junius Antlow.

La critique

Dans cet opus, on a réuni un peu tout ce qui fait le charme de la série. La pure intrigue western (Les haines entre propriétaires terriens, bien que Antlow était jadis dans les meilleurs termes avec son voisin le juge), une histoire d’amour impossible – une de plus – pour le héros avec une jeune chinoise déguisée en homme, Kam Ho (Celly Carillo), hélas déjà promise en mariage à son compatriote Chang (Kam Tong), le virginien blessé, les sabotages, le tunnel miracle qu’il faut construire en toute hâte, et la tragédie qui va retomber sur l’ennemi Junuis Antlow (Tom Tully) par le biais de son fils Chris (Tom Simcox).

On se plaint souvent que les épisodes sont des prétextes à nous éloigner du genre western pour devenir une anthologie (procès, histoires policières, etc) pour ne pas goûter ici cette réussite.

Une tuile tombe sur le juge Garth à la suite d’un éboulement de terrain qui le met à la merci d’un droit de passage que lui refuse son voisin. Garth se retrouve dans l’obligation d’employer des ouvriers chinois pour construire un tunnel et permettre à son bétail de passer. Ceci sous la direction d’un contremaître, Big Jim Lafferty (Leo Gordon).

Le voisin va tout faire pour saboter le tunnel, quitte à provoquer une explosion en faisant surcharger la dose de dynamite par un certain Colton (Robert J. Wilke) qui tue deux chinois et blesse le virginien venu en bon samaritain les sauver. Dans l’affaire, on découvre qu’un ouvrier chinois blessé est une femme, Kam Ho, qui s’éprend vite du virginien, tandis que Betsy tente de se familiariser aux coutumes asiatiques avec sa naïveté habituelle.

On aurait tort de bouder son plaisir devant cet épisode assez classique et représentatif de la série. Certaines situations, en trois saisons, sentent le déjà vu, mais qu’importe. Tom Tully est parfait dans le rôle du méchant. Trampas et Ryker sont aux abonnés absents, mais dans cette série collégiale, rares sont les épisodes qui réunissent toute la distribution.

On passe un excellent moment, sans temps mort, et c’est l’essentiel.


Anecdotes

Tom Tully (1908-1982) est connu pour Ouragan sur le Caine, Les pièges de la passion et Un shérif à New York avec Clint Eastwood.

Cely Carillo (1934-) née aux USA et très émouvante dans cet épisode, a fait une carrière éclair de cinq rôles. Cet épisode du Virginien fut l’avant-dernier.

On a vu Leo Gordon (1922-2000) dans Les révoltés de la cellule 11 (1954), la série Maverick (son dernier rôle sera une apparition en joueur de poker dans l’adaptation au cinéma en 1994) et Mon nom est personne.

Tom Simcox (1937-) surtout connu pour le soap Hôpital central a joué dans Les prairies de l’honneur (1965).




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