Le Virginien (1962-1971)

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 8:08 am

04-05- The Awakening (Inédit) **

Scénario : Robert Crean. Réalisation : Leon Benson.

Résumé

Betsy rencontre un étranger affamé qui refuse son aide. Ryker est indigné parce que Calder, propriétaire d’une mine, refuse de faire réparer son puits, ce qui cause des morts.

La critique

Lee J. Cobb est enfin de retour, ainsi que Roberta Shore. Betsy prend sous sa coupe un vagabond malade, David Henderson (Glen Corbett). Mais l’étranger n’a aucune envie de travailler à Shiloh et veut poursuivre sa route.

Un nouvel accident a lieu à la mine où un certain Claypool, qui a voulu l’inspecter, est en péril. Henderson, qui s’y connaît, propose ses services. Mais il ne peut empêcher la mort de Claypool. Calder estime que tout cela ne regarde pas le juge Garth.

Henderson est blessé et Betsy joue les infirmières, mais l’homme ne veut rien dire sur lui. Les mineurs viennent lui demander de l’aide.

Ce dernier quitte Shiloh et le juge découvre que sa fille en est amoureuse.

A la mine, Henderson se fait refouler par Calder alors qu’il veut défendre les droits des mineurs. On apprend que l’étranger est pasteur. Il échange un baiser passionné avec Betsy, mais reprend ses distances. Son père est mort dans une mine comme Claypool. Il se le reproche car il était à une vente de charité comme pasteur.

Voulant intervenir à la mine, Henderson est menacé par une arme par Calder au nom du sacré droit de la propriété.

On ne comprend pas trop où ce scénario veut nous entrainer. Un conflit social a lieu à la mine, Calder ayant engagé d’autres employés sans la faire réparer. Henderson comme pasteur s’oppose à la violence. Mais avec le juge et Ryker, il rencontre Pine, le directeur (Jack Lambert) est un compromis est trouvé.

Roberta Shore quitte la série avec cet opus, son personnage se mariant avec le pasteur David Henderson et partant pour la Pennsylvanie. C’est le juge qui les marie.

Un épisode important puisqu’il marque le départ d’un personnage présent depuis la saison 1, mais au rythme bien trop lent.

Anecdotes

2e départ d’un personnage clé après Steve Hill- Gary Clarke.

Après la série, Roberta Shore se maria pour de bon et quitta le métier de comédienne.


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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 1:07 pm

04-06- Ring of silence (Inédit) ****

Histoire de Ruth L. Adams. Adaptation : Barry Oringer. Réalisation : Don Richardson.
Résumé

Ryker se trouve à bord d’une diligence qui est poursuivie par des mexicains, lesquelles veulent venger une des leurs, une femme dont ils disent qu’elle a tuée par l’un des passagers, Wiley, et n’attendent pas la justice officielle. Les voyageurs se réfugient dans un relais, cernés par leurs poursuivants. N’écoutant que son courage, Ryker va parlementer avec les mexicains.

La critique

Episode en huis clos, mais avec le talent de Clu Gulager, nous savons que nous n’allons pas nous ennuyer. Wiley (Earl Holliman de Sergent Anderson) a tué une certaine Angela Morales.

Il se trouve que Ryker connaît les mexicains en question : il propose de mettre Wiley en état d’arrestation et de le faire juger à Jackson City, mais les mexicains refusent.

Ils attaquent et tuent Sanchez Dominguez dit « Shotgun » (Perry Lopez), l’un des deux conducteurs de la diligence. La tension est à son comble et le crime a changé de côté. Si Wiley a tué la petite fille du chef mexicain (dont on devine qu’il l’a violée), ces derniers en voulant se faire justice sont passés de l’autre côté de la barrière. Quant à Ryker, il est blessé au bras et perd son sang.

Parmi les passagers, on reconnaît Edward Binns (chef de Al Mundy-Robert Wagner dans la saison 3 d’Opération vol) en Mike McCormick, Royal Dano en alcoolique Daniels, Joyce Van Patten en Mary Stewart, John Hoyt en Mr Marshall qui se ballade avec 100 000 dollars en titres.

Le grand-père mexicain Juan Pablo est interprété avec panache par Joe De Santis.

Heureusement, à Jackson City, se trouvent Trampas et le virginien qui enquêtent sur la disparition de la diligence. Cela nous permet de faire une pause dans le huis clos étouffant.

Je dois dire que plus j’avance dans la série, plus je trouve Clu Gulager talentueux, acteur absolument génial, qui par sa présence rehausse des scripts. Il joue aussi bien que Lee J. Cobb hélas de plus en plus absent, et laisse loin derrière lui, au niveau qualité de jeu, Drury et McClure.

Pendant ce temps, Daniels va tenter une sortie sur les conseils de Ryker pour se sauver à cheval et donner l’alarme.

Hélas, il est assassiné et un habitant ramène son cadavre dans un chariot à Jackson City. Les mexicains nous sont présentés ici comme des sauvages sanguinaires, à l’image des indiens, ce qui avec le politiquement correct ne serait plus admis aujourd’hui.

Sur le cadavre de Daniels, le virginien et Trampas trouvent l’arme de Ryker, ce qui leur donne une piste.

Avec deux morts innocents et la perspective de tuer Ryker, Juan Pablo commence à avoir des troubles de conscience, à la différence de ses hommes en furie. Le virginien et Trampas capturent le fils de Juan Pablo, Manuelo (Pepe Callahan). Wiley tente de s’enfuir et en état de légitime défense, Ryker l’abat.

Je trouve la fin injuste, dans la mesure où les mexicains qui ont tué deux innocents ne seront pas inquiétés. Dans l’épisode 1 de cette saison The brothers, un homme ne méritait pas la peine de mort pour avoir avoir accidentellement tué un gardien en voulant l’assommer et sauver son frère. Dans la série, il y a donc une justice à deux vitesses. La poignée de mains entre Ryker et Juan Pablo à la fin est une grosse erreur du scénariste.

Quant à Gulager, il s’empare de la série, reléguant Drury et McClure à passer les plats.

Anecdotes

Joyce Van Patten (1934-) a encore été vue récemment dans Boardwalk Empire.

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Dernière modification par Patricks le mar. mai 16, 2017 4:21 pm, modifié 1 fois.

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 4:16 pm

04-07- Jennifer (Inédit) ****

Histoire de Rita Lakin. Adaptation : Theodore Apstein et Rita Lakin. Réalisation : Don Richardson.

Résumé

La sœur du juge Garth et son mari viennent de trouver la mort dans un accident de train il y a quelques semaines. Leur fille Jennifer est recueillie à Shiloh. Elle arrive de Boston n’ayant jamais vu son oncle Henry Garth, et sans grand enthousiasme.

La critique

Dans le rôle de Jennifer Sommers, l’actrice Diane Roter, présente au générique, ne fait que passer. Elle ne figurera pas dans la saison 5, et n’est présente que dans quelques épisodes de la 4.

Cet épisode nous permet de retrouver l’adorable James McArthur, le Danny Williams « Danno » d’Hawaii Police d’état, trois ans avant son engagement dans la série avec Jack Lord.

L’épisode commence avec lui dans le rôle de Johnny Bradford. Traqué par un tueur en sortant d’un saloon, il réussit à être plus malin et à l’abattre.

Nous sommes en route pour Medecine Bow, à Tylerville, où la diligence de Jimmy fait étape. Johnny l’aborde. Les jeunes gens sympathisent. Jennifer arrive de Boston, ce qui est le bout du monde pour le jeune homme.

Le premier contact entre Jennifer et son oncle est glacial. Elle le hait, alors qu’il lui offre son affection. Henry Garth aimait sa sœur mais était brouillé avec elle. Nous assistons à une scène dramatique et magistrale où Lee J. Cobb nous montre l’étendue de son talent. Diane Roter est plus en retrait, et son rôle plus facile à jouer.

Dès la 20e minute, on comprend qu’il s’agit d’un grand épisode. Le courant passe entre Jennifer et Randy, la nièce était sur le point de repartir.

Elle fait la connaissance de Trampas et du virginien qui lui fait la visite du domaine. Jennifer se confie au virginien, disant que petite fille, elle aurait rêvé voir le ranch, et demandait à sa mère de l’y conduire, mais qu’il est trop tard. Drury, en progrès constants, joue mieux que d’habitude.

En faisant le tour du propriétaire, Jennifer et le virginien tombent sur Johnny qui s’est réfugié dans une cabane. La jeune fille le présente au régisseur. Elle lui demande un emploi pour lui. Le virginien refuse. L’oncle, voulant s’attirer les bonnes grâces d’une nièce rétive, accepte.

Jennifer est littéralement sous le charme de Johnny.

Lors d’une soirée dansante en ville, il faut supporter le chant de Randy Boone, une torture !

Pendant le bal arrive Ryker qui reconnaît Johnny valsant avec Jennifer. Or, Ryker enquête sur le meurtre de Tylerville.

On se régale avec ces merveilleux acteurs : Lee J.Cobb, James McArthur, Clu Gulager.

La scène où Jennifer joue du piano, le juge arrivant, et où elle lui dit qu’il est trop tard entre eux car il détestait son père est glaçante. Malgré son jeune âge et son peu d’expérience, j’ai trouvé Diane Roter brillante face à Cobb.

Ryker traque le tueur du chasseur de primes de Tylerville et vient interroger Johnny qui le laisse pour mort. Il raconte des mensonges à Jennifer qui accepte de le cacher.

La question que se pose le spectateur est « Comment le juge et sa nièce vont-ils faire la paix s’ils la font un jour ? ». Or, l’affaire Johnny Bradford ne va rien arranger, au contraire.

Je me suis passé plusieurs fois cet épisode pour le plaisir et ce sans me lasser, le meilleur de cette saison pour l’instant.

Ryker apprend au juge et à ses hommes que Bradford a tué trois personnes de façon sadique, dont une femme. Johnny avoue ses crimes à Jennifer et la prend en otage, après avoir tenté de faire d’elle une voleuse.

Ce drame rapproche enfin Jennifer de son oncle qu’elle déclare aimer. Et nous, après cette scène belle et déchirante, aurions souhaité que l’épisode dure plus que 75 minutes ! Un chef d’œuvre.



necdotes

La défunte épouse du juge se prénommait Margaret.

Le virginien évoque avec Trampas le départ de Betsy.

Diane Roter (1949-) a fait une carrière éclair. 9 rôles de 1962 à 1970. Rien de marquant : Hondo, Cher oncle Bill.

Célèbre pour son rôle de Danno, James McArthur (1937-1970). Il était le fils adoptif de l’actrice Helen Hayes. Il est surtout connu pour avoir tourné 259 épisodes pendant 11 saisons d’ Hawaii Police d’état. On l’a vu dans Les incorruptibles, Bonanza, L’île fantastique, Arabesque, La croisière s’amuse.

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 4:17 pm

Je préviens les âmes sensibles de s'abstenir ma critique du prochain épisode qui devrait provoquer des réactions!!!!!

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 4:48 pm

04-08- Nobility of kings (Inédit) *

Histoire de James Duff McAdams. Adaptation : Richard Fielder. Réalisation : Paul Stanley.

Résumé

Nouvellement arrivé dans le pays, Ben Justin, haineux, mauvais comme la gale, agressif, fait l’unanimité contre lui, alors que ses voisins ne demandent qu’à l’aider.


La critique

Je vais mettre les choses au point : je n’ai jamais compris le succès du Justicier dans la ville Charles Bronson, acteur surestimé, réac, facho et haineux. Au point qu’il n’a pas à se forcer à jouer son personnage de Ben Justin, il est au naturel. Annie Cordy a témoigné de son comportement odieux sur le tournage de Le passager de la pluie. Il n’est pas le seul dans le cas : Delon et Eastwood sont des réactionnaires de la même trempe (Eastwood vient après s’être refait une virginité vient de récidiver avec Trump), mais ils ont une différence avec Bronson : ils ont du talent.

Tant dans cet épisode que dans la vie, Bronson semble aimer se faire haïr et il réussissait. Par ses outrances, il gâche cet épisode. N’est pas Lee J. Cobb ou Clu Gulager qui veut. La postérité semble me donner raison car Bronson, mort en 2003, est déjà bien oublié, et c’est tant mieux !

En Ben Justin, il joue mal, si l’on peut appeler cela jouer la comédie. Outrancier, caricatural, il en fait des tonnes.

A la 17e minute, face à Lee J. Cobb, qui est le talent à l’état pur, Bronson fait pitié. On en arrive à confondre les personnages et les acteurs, Cobb a la classe, et en juge rétorque avec élégance pour désamorcer le venin de Bronson, enfin de Justin, c’est pareil.

Inutile de dire que je me suis fait un immense plaisir à mettre une étoile à cet épisode, qui suit un chef d’œuvre.

Lois Nettleton, qui sait jouer, semble même embarrassée d’être l’épouse du personnage de Bronson. Sur-jouant en permanence, il plombe l’épisode. Je déteste Delon et Eastwood, mais eux au moins, quand ils tournent, me le font oublier.

Au fond, il était l’interprète idéal de Un justicier dans la ville dont le personnage ne varie pas de celui de cet épisode du Virginien.

Les scénaristes avaient tenté de construire une belle histoire avec un Justin veuf inconsolable remarié et un enfant perturbé. Mais Bronson dès qu’il apparaît à l’image gâche tout.

« Quand nous nous sommes connus, il était si gentil » dit Mary Justin au virginien. On se demande comment il faisait.

James Drury malgré ses efforts est un comédien plus à l’aise dans l’action que dans la psychologie, et rate complètement la scène où il veut consoler Mary.

Tout au long de l’épisode, le jeu monocorde de Bronson, aussi expressif que celui d’un autre du même genre, Chuck Norris, ne change pas. Un véritable jeu de massacre quand il est confronté à de bons comédiens. Bronson n’aime pas les syndicats, on l’aurait deviné, même les syndicats d’éleveurs de bovins. En fait, Bronson et Justin ne font qu’un. On voit le manque total de subtilité de l’un et de l’autre.

Ceux qui défendent Bronson diront qu’il a du talent de faire haïr Justin, moi ce que je vois, c’est qu’il gâche 75 minutes de pellicule et que cet épisode est bon à jeter à la poubelle. Il ne s’en dégage que médiocrité, sentimentalisme, psychologie à deux balles.

On peut rager quand on s’est mis à aimer la série qui vaut mieux que cela. Bronson empêche carrément Robert Random (son fils Will) et Lois Nettleton d’être crédibles.

Comment un tel acteur a-t-il pu illusionner tant de metteurs en scène ?

J’avoue un plaisir coupable (même si c’est « du cinéma ») à la 46e minute quand Justin se prend une rossée bien sentie de Tom Bear Suchette (George Kennedy). On aurait aimé que ce soit non simulé.

Heureusement, Lee J. Cobb est là pour calmer le chroniqueur. Il a quelques belles scènes et nous a tant manqués depuis de nombreux épisodes.

A la fin de l’épisode, la fièvre aphteuse décime le troupeau de Justin. Pour abattre les bêtes, le juge offre son aide : « C’est mon job, je n’ai besoin d’aucune aide ».

A fuir ! Je conseille de zapper l’épisode et de passer au suivant. On ne croit pas une seconde au happy end final.


Anecdotes

Lois Nettleton (1927-2008) a joué dans Butterfly.

Mauvaise nouvelle : Bronson revient dans la saison 6.

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 7:40 pm

04-09- Show me a hero (Inédit) ****

Histoire d’Alvin Boretz. Adaptation : Frank Chase. Réalisation : Leon Benson.

Résumé

Trampas sauve la vie de Frank Colter, dont les deux chevaux d’un chariot s’étaient emballés. Mais son cheval est blessé et il est immobilisé dans une petite ville, Eagle Creek.

La critique

Leonard Nimoy est déjà de retour. Il incarne ici un avocat, Keith Bentley.

Dans le prégénérique, nous avons vu comment plusieurs villes sont tombées sous la coupe d’un mafieux, Philip Leland (Ken Lynch) et qu’il a ordonné à l’un de ses lieutenants de commencer à sévir à Eagle Creek.

Frank Colter (Richard Beymer) sympathise avec Trampas et l’invite à déjeuner avec son épouse Lois (Sherry Jackson).

Le thème de la ville qui tombe sous la coupe d’une bande de malfrats est récurrent dans les séries. Aussi, il ne faut pas attendre beaucoup d’originalité, puisque ces situations ont déjà été vues ailleurs.

Les habitants d’Eagle Creek fuient les uns après les autres. Colter veut lutter.

Il n’y a que Trampas du générique de la série pour représenter Shiloh ici. Il sympathise avec le shérif, Tolliver (Douglas Fowley).

Après un début en fanfare, l’épisode stagne un peu en bavardages.

Puis trois hommes débarquent pour voir Colter. Leur chef est Midge Conway (Lee Patterson), que l’on a vu dans le prégénérique prendre des ordres de Leland. Mais c’est un vieux comparse de Trampas, qui a décidément des relations peu fréquentables. Les deux hommes ne se sont pas vus depuis cinq ans.

Conway se présente à Colter comme travaillant pour Leland. Il veut installer des tables de jeux, alors que Colter veut développer la ville, notamment avec l’arrivée du chemin de fer.

Tolliver connaît Philip Leland et indique à Colter que c’est un gangster. Colter est malmené et tiré par des chevaux avec un lasso, tandis que Tolliver reçoit une balle.

Les habitants apeurés veulent tous se coucher devant Leland, apeurés.

L’avocat Bentley se révèle l’un des plus couards. Mais cela ne suffit pas aux hommes de Leland qui pour être sûrs d’avoir la main mise sur la ville brûlent sa maison.
Courageusement, Trampas accepte le poste de shérif adjoint pour lutter contre son ex-ami Conway. L’ambiance est purement western.

Le duel final est un grand moment entre Trampas et Conway, on devine qui gagne. Les hommes de Leland « n’avancerons plus leurs pions ».

Un superbe épisode, avec une mention spéciale à l’acteur Richard Beymer. Mais atypique car éloigné de Shiloh, et sans la présence de Trampas, on aurait du mal à le raccorder à la série.

Anecdotes

3e et dernière apparition de Leonard Nimoy dans la série. Il sera ensuite accaparé par Star Trek.

2e et dernière apparition de Richard Beymer dans la série.

C’est le grand compositeur Bernard Herrman qui a signé la partition de cet épisode.

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Messagepar Patricks » mar. mai 16, 2017 8:26 pm

04-10- Beyond the border (Inédit) *

Scénario : Martha Wilkerson. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Trampas et le virginien se rendent au Mexique. Ils doivent acheter six chevaux de la race palominos. Mais durant le voyage, le virginien tombe gravement malade.

La critique

C’est la première fois depuis le pilote que nous voyons le virginien pas au mieux de sa forme.

Alors que des aubergistes mexicains refusaient d’héberger nos héros, le virginien s’effondre. Il a une pneumonie.

Trampas poursuit seul sa mission. Petit à petit, le convalescent va mieux, dorloté par Maggie (Joan Staley), petite amie d’un gangster, Zack Wheeler (Michael Forrest) que l’aubergiste attend.

Zack prépare un gros coup. Petit à petit, une complicité s’établit entre Maggie et le virginien (on ne voit plus du tout Trampas).

Finalement, lorsque Zack et le virginien se retrouvent face à face, rivaux en amour, notre héros blesse grièvement le bandit.

Le virginien est bon prince de soigner l’ennemi, qui à peine debout ne pense qu’à faire tuer son rival.

Par peur que son nouvel amoureux soit tué par la bande, Maggie reste avec Zack.

Cette romance tourne à l’ennui. On est surpris d’un épisode aussi verbeux, avec un James Drury mal à l’aise dans les scènes de romance. « Vous n’avez besoin de personne » lui lance la fille, « Zack n’a plus que moi ».

75 minutes pour ce résultat laisse perplexe. La rédemption par l’amour d’un dangereux bandit, voilà quelque chose que l’on n’avait pas vu dans la série. Le sort réservé à Zack est bien trop doux.

On regrette pour le virginien celle qui aurait été la compagne idéale, Maggie. Un film qui donnera raison à ceux qui pensent que les femmes préfèrent les mauvais garçons.

Anecdotes

3e des quatre participations à la série de Michael Forrest (1929-) qui tourne en ce moment une comédie de science-fiction de Steven L. Fawcette : Unbelievable.

Joan Staley (1949-) n’a pas fait une grande carrière, qui s’est arrêtée en 1982 avec une apparition dans Dallas. On l’a vue dans Les incorruptibles, L’homme de fer, Mission Impossible.

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Premier coffret de la saison 4 envoyé à Steed.

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Messagepar Patricks » jeu. mai 18, 2017 8:32 pm

04-11- The dream of Stavros Karas (Inédit) *

Scénario : A.I. Bezzerides. Réalisation : Richard Benedict.

Résumé

Un vieux grec veuf, Karas, va épouser une jeune fille de son pays qui arrive à Medecine Bow. Il n’a pas d’eau et ses voisins refusent de lui laisser se servir d’une source qui leur est inutile. La jeunesse de sa promise, Eleni, lui pose problème.

La critique

Michael Constantine, qui incarne Stavros Karas, est né en 1927, tandis que Louise Sorel (Eleni) en 1940. Elle fait très jeune et lui très âgé.

C’est d’autant plus surprenant qu’à la gare attendait une femme plus âgée que Stavros, que ce dernier a logiquement pris pour Eleni.

Evidemment, chez le juge Garth, le fils du voisin, Sam Cousins (John Anthony Hayes) lui fait très vite la cour, ce qui est naturel, il est beau garçon, et de son âge.

Le père de Sam, Charley Cousins (Russ Conway) nargue et défie le juge et Karas avec sa source.

Tout de suite, Ryker comprend que cette affaire finira mal.

Michael Constantine, geignard, mielleux, est très mauvais dans le rôle du grec et peu crédible.

Jennifer incite Eleni à épouser Sam plutôt que le vieux Stavros Karas. Mon Dieu que Diane Roter joue faux, on en vient à regretter Roberta Shore.

Les choses tournent mal entre Sam et Karas comme Ryker l’avait prévu. Ils se battent pour l’eau. Karas blesse grièvement le jeune homme et a affaire à Ryker qui lui annonce sa pendaison si Sam meurt.

Le père de Sam se laisse fléchir et décide de donner sa source au grec. Un épisode où il ne se passe pas grand-chose, où l’on gâche la participation de Lee J. Cobb pour un script très creux. Eleni épouse le vieil homme.
On s’ennuie d’un bout à l’autre de cet épisode, qui n’est pas sauvé par la participation de Cobb et Gulager. Les bons sentiments abondent, mais la soumission d’Eleni fait sourire. Plus que la culture grecque, cet épisode évoque la civilisation arabe et orientale. Un vieil homme bourru qui épouse une jeune femme qui pourrait être sa fille, on ne peut parler de « happy end ».

Anecdotes

Louise Sorel (1940-) a joué dans Banacek : La croix de Madère et Santa Barbara.

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Messagepar Patricks » ven. mai 19, 2017 1:49 pm

04-12- The Laramie Road (Inédit) ****

Scénario : Halsted Welles. Réalisation : Charles S. Dubin.

Résumé

Deux vagabonds sadiques, Harry Lighfoot et Crouch Hundkins, attaquent et tuent lâchement une femme, puis le shérif de Medecine Bow, Brannan. Ryker, devenu shérif, doit empêcher le lynchage des meurtriers.

La critique

Cet épisode nous prouve que Le Virginien est une série/feuilleton, puisqu’un personnage important, présent depuis le 17e épisode de la saison 1, trouve la mort : le shérif John Brannan (Harlan Wade).

Le titre de l’épisode évoque la possibilité pour Emmett Ryker, devenu par la force des choses shérif, de transférer (pour éviter leur lynchage) les deux ignobles créatures à la prison de Laramie, plus sécurisée.

Malgré la présence de Lee J. Cobb, la palme des deux meilleurs comédiens revient ici à Clu Gulager et Leslie Nielsen, qui chacun font une performance exceptionnelle.

Ryker/Gulager est amoureux de la belle Velvet Rose (Margaret Blye). Elle songe mariage, il faut dire qu’Emmett est au mieux de sa forme, véritable héros qui s’empare de la série au détriment du virginien, voire même du juge Garth.

Leslie Nielsen, a des lieues des personnages comiques de sa fin de carrière, est odieux à souhait en vagabond criminel excentrique, avec chapeau melon et ombrelle, le visage crasseux. Il est accompagné de Crouch, un larbin lâche, l’homme qui d’un coup de couteau dans sa cellule tuera le shérif.

Bien évidemment, le veuf de la victime, Ev Clinchy (un Harold J. Stone fabuleux) est ivre de douleur et de vengeance, et ne comprend pas qu’il faille attendre une semaine la visite du juge pour pendre les deux lascars.

Pour une fois, le virginien, et surtout le juge Garth, sont incapables de contenir la colère des habitants, notamment de l’employeur d’Ev, Hezekiah (Claude Akins, excellent).

Tout commence de façon banale, les vagabonds veulent voler une poule, bonne pate, Mrs Clinchy (Marge Redmond) leur offre du pain et de la mélasse, mais apeurée, envoie son fils chercher le mari.

Nous ne voyons pas ce qui se passe dans l’intervalle mais le devinons : la malheureuse est massacrée. Et après avoir échappé à un premier lynchage, les prisonniers ne trouvent pas mieux que de remettre cela. Profitant d’un moment d’inattention du shérif Brannan, ils disent vouloir avouer, et Crouch (qui a caché un poignard) tue l’homme de loi qui avait pris la précaution de ne pas prendre avec lui les clefs de la cellule.

Ryker est secoué, le shérif était comme son père, et lui a donné sa chance. L’épisode est d’une violence inhabituelle pour la série, motif sans doute de son refus d’achat par l’ORTF.

Ryker prend la décision de protéger les canailles, bien qu’il risque devoir tuer ses amis qui viendront se saisir d’eux. Deux potences sont dressées devant la prison. Il envisage de les convoyer à la prison de Laramie, mais pense que s’il ne s’affirme pas comme le représentant de la loi, il ne sera jamais un shérif crédible. Aussi, après une étape à Shiloh, où lui et ses prisonniers sont en sécurité, il revient en ville.

Cet épisode est une pépite. On regrette seulement qu’il se termine avant l’arrivée du juge, car on aurait bien aimé voir Harry Lighfoot et Crouch subir un châtiment mérité. Le scénariste et le réalisateur plaident pour la justice contre le lynchage. C’était un pari osé. Clu Gulager gagne des galons non seulement de shérif mais de comédien ici. On ne le regardera plus de la même façon. A la fin de l’épisode, il s’est imposé comme le représentant de la loi dans toute sa force.

Anecdotes

La très belle Margaret Blye (1939-2016) incarne Velvet Rose. Elle est connue au cinéma pour Hombre, l’or se barre et L’emprise.


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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » ven. mai 19, 2017 3:36 pm

04-13- The horse fighter (Inédit) **

Scénario : Richard Fielder. Réalisation : Tony Leader.

Résumé

A Shiloh, on a acheté des chevaux sauvages qui ont blessé plusieurs hommes. Un dresseur renommé, Sam Willock, est engagé pour s’en occuper.

La critique

Cet épisode sur le dressage des chevaux sauvages avec Harry Guardino en Sam Willock est bien plus détendu que le précédent.

On regrette que le juge Garth ne fasse qu’une apparition au début. Car ensuite, il n’y en a que pour Willock, peu captivant. Jusqu’au moment où au saloon, on se rend compte que Willock a des amis qui en veulent à la paie des ouvriers.

Dès lors, l’histoire devient passionnante. Les complices, Mace (Kelly Thordsen) et Albi (Don Dubbins) ont fait un marché avec Willock.

Randy et Willock sympathisent. Cela donne des scrupules au dresseur.

Cet épisode alterne moments passionnants et longueurs. Les scènes de dressage sont répétitives et un peu ennuyeuses. Diane Porter, qui m’avait fait une bonne impression à son arrivée, joue toujours aussi mal.

Sam Willock désobeit au virginien en voulant dresser un cheval, et risque se faire renvoyer, ce qui provoque la visite d’Albi, inquiet que leur mauvais coup soit compromis.

Ayant fait une chute et étant blessé, Sam se confie à Randy : pour s’occuper d’un cheval, il a laissé Lila, son épouse, qui est morte en couches, ainsi que l’enfant.

Le virginien revient et constate que Sam a laissé Randy dresser un étalon sauvage : furieux, il congédie le dresseur.

On assiste à une scène surprenante : pour la première fois, Randy se bat avec le virginien. Le jeune homme, à la suite de cela, décide de quitter Shiloh.

Mace et Abi attaquent et ficellent le virginien. Avec Ryker et Trampas, le virginien et ses hommes se lancent sur les traces des voleurs. L’épisode ne trouve jamais un rythme captivant et l’on finit par languir la fin.

Randy veut jouer les héros. Il prévient Sam que lui et ses complices sont cernés. Mais Mace et Abi le surprennent. Pour sauver la vie de Randy, Sam les abat mais est tué dans l’affrontement.

Tout cela n’est guère passionnant, surtout comparé à l’opus précédent.


Anecdotes

Evoquant son passé, le virginien indique qu’il a commencé à travailler comme vacher à 15 ans près d’Omaha.


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