Épisode VII : Le Réveil de la Force (2015)Épisode VIII : Les Derniers Jedi (2017)

Saga Star Wars

Rogue One: A Star Wars Story (2016)


ROGUE ONE : A STAR WARS STORY
(ROGUE ONE: A STAR WARS STORY)

Résumé :

Un vaisseau impérial débarque sur la planète Lah'mu avec à son bord un certain Krennic et des soldats impériaux, il vient chercher Galen Erson qui a juste eu le temps d'envoyer sa femme et sa fille se cacher. Mais la femme de Galen revient et se fait tuer. Sa petite fille, Jyn, elle, a le temps de se mettre dans une planque. Elle est récupérée par Saw Gerrera un ami de la famille, il l'élève et fait sa formation, Saw est opposé à l'Empire. 15 ans plus tard, sous une fausse identité, Jyn est emprisonnée par l'Empire dans un camp sur Wobani. Elle est libérée par les rebelles. Jyn joue les intermédiaires entre Saw Gerrera et l'alliance rebelle pour récupérer un message de son père à propos de la nouvelle arme de l'Empire. Mais devant le scepticisme de l'alliance à vouloir récupérer les plans de l'étoile noire comme lui a demandé son père avant de mourir, Jyn avec un groupe de volontaires dont Cassian Andore se chargent de cette mission, ils y laisseront leur vie pour la réussir, ils se nommaient Rogue One. Mais la princesse Leïa récupère les précieux renseignements, Dark Vador intercepte son vaisseau, toutefois un nouvel espoir est désormais permis.

Critique :

Réalisé par Gareth Edwards (Godzilla 2014, Monsters, Monsters Dark Continent) Rogue One se place entre l'épisode III et l'épisode IV de la saga de Star Wars. Il raconte en fait, l'épopée de l'équipe qui a volé les plans de l'étoile de la mort pour les communiquer à l'alliance rebelle, et qui grâce à ceux-ci, permettront dans l'épisode IV aux rebelles et plus particulièrement à Luke Skywalker de détruire la première étoile de la mort de l'Empire. Mais pas seulement, en fait, Rogue One donne un autre sens à l'histoire de ces plans volés, et de la destruction de l'étoile de la mort par le fait qu'un homme, en l'occurrence le concepteur de l'étoile de la mort : Galen Erso, incarné par Mads Mikkelsen (Le Choc des Titans, La Chasse, Docteur Strange), a sciemment saboté sa création pour qu'on puisse la détruire, la raison à cela est qu'il avait tout perdu et que l'Empire pouvait se rendre compte qu'il n'avait pas besoin de lui pour finir cette terrible arme de destruction massive. Il s'est donc rendu indispensable pour permettre ce sabotage en règle et se venger de l'Empire. Ce n'est donc plus le simple fait de Luke grâce à l'utilisation de la force, mais bien son action combinée au sabotage réalisé par le concepteur de l'arme que l'étoile de la mort a pu être détruite.

Alors disons-le immédiatement, Rogue One est un bon film, malheureusement de mon point de vue, je trouve qu'il n'apporte pas grand-chose à l'univers et de plus, ça fait comme un film sur le Titanic : en fait, on connaît déjà la fin de Rogue One avant d'avoir vu le film, et il n'y a donc aucun suspens ! On sait qu'ils vont mourir, puisque dans l'épisode IV il est dit à un moment que les plans de l'étoile de la mort ont coûté la vie à de nombreux rebelles, on sait qu'ils vont forcément réussir à obtenir les plans et les transmettre, puisque là aussi dans l'épisode IV ils les utilisent pour détruite l'arme de l'Empire. Donc, personnellement, les moments intenses du film où on fait croire qu'ils vont peut-être échouer, où qu'ils seront tués avant de transmettre les plans, tombent totalement à plat, puisque l'on sait déjà la suite. Et je trouve que ceci est le gros problème de Rogue One, en fait, ces moments-là ne font que rallonger les difficultés des rebelles, mais à aucun moment, on ne peut douter de leur réussite, et cela est dommage car ça casse en partie le film qui a beaucoup de qualités. Pour commencer les personnages sont assez fouillés, et on comprend les motivations du pourquoi du comment ils en arrivent à prendre ces décisions pour se sacrifier et réussir dans leur mission.

Ainsi Jyn Erso, interprétée par Felicity Jones (La Tempête, The Amazing Spiderman 2 : Le Destin d'un héros, Inferno), se lance dans cette aventure car son père le lui demande, et qu'elle n'a pas d'autre choix devant l'hésitation de l'alliance rebelle. C'est avant tout pour venger la dévotion de son père et le fait qu'il ne soit pas mort pour rien qui l'anime. Pour Cassian Andor, joué par Diego Luna (Criminal, Elysium, Blood Father), c'est un peu plus terre à terre, je pense que c'est l'intérêt qu'il porte à Jyn qui est son principal leitmotiv, la scène de fin sur la plage avant leur mort me confortant totalement dans mon idée, on voit tout l'attachement qu'il porte à Jyn. Les seconds rôles sont moins fouillés, et beaucoup plus stéréotypés, de même on a l'inévitable androïde de type R2D2, qui est ici K2-SO, héroïque et qui est d'une grande aide pour nos héros. Lorsque je parle de personnages stéréotypés je pense notamment à Chirrut Îmwe, incarné par Donnie Yen (Blade II, Tigre et Dragon II, Ip Man), ce n’est pas vraiment un Jedï mais il en a la capacité et réussi des exploits malgré sa cécité, bref le genre de personnage récurrent dans les films américains, ou encore la tête brûlée incarnée par Forest Whitaker (BloodSport, La Mutante, Repo Men) dans le personnage de Saw Gerrera : il n'y a rien de bien nouveau de ce côté-là. Pour le grand méchant de l'histoire, c'est Ben Mendelsohn (Batman : The Dark Knight Rises, Prédictions, Slow West) qui s'y colle, en la personne du directeur Orson Krennic.

Là aussi, je dirai que c'est du classique, le pourri bien pourri qui ne se remet jamais en question. L'acteur doit être abonné à ce genre de rôle, puisqu'il faisait déjà un méchant dans le dernier Batman de Nolan... Pour le reste c'est du tout bon, ce qui m'a vraiment impressionné dans Rogue One, c'est la qualité des effets spéciaux pour certains plans, et notamment l'incrustation des vaisseaux sur certains décors, on voit un réel progrès par rapport aux autres opus de la préquelle, et l'image des vaisseaux dans le ciel, par exemple, fait réellement très réaliste, c'est impressionnant (cf. le croiseur sur la planète Jedha par exemple ou la planète Scarif qui est superbe) et très soigné ! Par contre je serai sans pitié sur les doublures numériques de Peter Cushing et de Carrie Fisher : c'est raté ! On peut faire mieux à l'heure actuelle (par exemple je trouve la doublure numérique d'Arnold Schwarzenegger dans Terminator Genisys du passé plus réussie), on voit immédiatement que c'est une doublure numérique, à cause d'un détail qui ne trompe pas : les yeux louchent et c'est récurrent sur les doublures numériques (cf. par exemple celle de Jeff Bridges dans Tron II ou celle de Superman dans Superman Returns) ! Dommage. L'autre chose qui est aussi un petit peu embêtante de mon point de vue est encore le rattachement à la trilogie originale, évidemment, vu l'histoire il ne pouvait en être autrement, mais avoir à nouveau Dark Vador, encore et encore (c'est que le début, d'accord, d'accord ^^), et des clins d'œil via C3PO et R2D2, Jyn qui se cogne contre les deux affreux qui vont ennuyer Luke dans le bar dans épisode IV, etc. ou le pilote red qui meurt et lequel sera remplacé par Luke, on a compris c'est bon.

De même que certains passages désespérés (Jyn dans la tour pour récupérer les données de l'étoile de la mort avec K2-SO et Cassian Andore par exemple) rappellent fortement, je trouve, des scènes du Retour du Jedï. C'est dommage, d'autant que la scène de fin où Dark Vador intervient avec son sabre laser n'était pas là à l'origine et fut rajoutée sur la demande de Disney qui voulait s'assurer du succès du film. La musique, confiée à Michael Giacchino (Les Indestructibles, Star-Trek le film 2009, Jurassic World) fait dans la continuité des autres volets de la saga, d'ailleurs des morceaux de John Williams sont réutilisés, vous ne serez pas dépaysés, et elle ne laissera pas un souvenir impérissable, l'image prenant le dessus sur la musique dans cet opus.

D'une durée d'environ 2H15, vous passerez un très bon moment avec Rogue One, car il n'y a pratiquement pas de temps mort, il y a des jolis moments d'émotion (lorsque Cassian Andore se joint à Jyn et lui dit qu'il lui fait confiance ou encore la mort de Chirrut Îmwe) et beaucoup d'action. Film réussi donc, qui peut renouer un fan avec l'univers de Star Wars, mais je vous conseille pour l'apprécier grandement de vous enquiller tout de suite dans la foulée de celui-ci, le revisionnage de l'épisode IV de la trilogie originale pour donner tout son sens à Rogue One et mieux apprécier, du coup, l'épisode IV avec l'arrivée de Luke, etc. Doté d'un budget impressionnant de 200 millions de dollars, le film marchera très très bien dans le monde entier et rapportera plus d'un milliard de dollars de recettes ! En France, il fera un peu plus de 5 millions d'entrées. Très bon film, vous ne serez pas déçu.

Anecdotes :

  • Le film Rogue One, marque une nouvelle fois le retour de Dark Vador à l'écran, 11 ans après sa dernière apparition dans l'épisode III : La Revanche des Sith. Ici, ce ne sont pas moins de deux acteurs qui prêtent leur « corpulence » au méchant le plus connu du cinéma : Spencer Wilding et Daniel Naprous.

  • L'idée du film est partie de la phrase d'introduction dans le texte qui défile au début de l'épisode IV, et qui mentionne que des espions de l'alliance rebelle ont réussi à dérober les plans de la nouvelle arme de l'Empire, une station spatiale capable de détruire une planète.

  • Dans cet opus, nous voyons une scène où Krennic vient voir Dark Vador dans un château sur de la lave en fusion, cette demeure de Vador était originellement prévue dans la trilogie originale, mais fut finalement retirée et remplacée par un croiseur interstellaire. C'est donc un clin d'œil supplémentaire qui est ajouté ici.

  • Ceci est le second film (après l'épisode VII : Le Réveil de la Force) qui est sorti après que LucasFilm fut racheté par Walt Disney Company pour 4 milliards de dollars.

Retour à l'index