Le Virginien (1962-1971)

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mer. juil. 17, 2019 3:06 pm

09.14. Nan Allen (Inédit) ****

Scénario : Dick Nelson. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé

Le colonel MacKenzie tombe amoureux d’une jeune femme, Nan Allen, dont tous les prétendants trouvent une mort bizarre.

La critique

Le colonel est perturbé par la mort d’un ami, Thomas Willer, qu’il devait retrouver. L’homme aurait agressé Nan Allen (Diane Baker) et son frère Bobby l’a défenestré en lui tirant une balle de révolver.

Notre héros est sceptique. A la fois choqué, mais pas insensible au charme de Nan. Il trouve toutefois le frère très possessif.

Le juge prononce un non lieu. Le colonel a posé à Bobby toutes les questions qu’il voulait sur la mort de Thomas Willer, mais est mal à l’aise. Par exemple, cela met en évidence que Bobby est venu avec une arme dans la chambre de sa sœur, et il est bien incapable d’expliquer pourquoi. Il faut dire que Nan couvre son frère en indiquant que Willer s’était fait des idées sur elle. C’est ainsi qu’elle convainc le juge de ne pas poursuivre son frère pour meurtre.

Nan et Bobby s’occupent d’une entreprise maritime, et MacKenzie s’y associe. Ils partent en excursion dans les montagnes de Laramie et Bobby est blessé dans une avalanche.

Après une période d’incertitude, Bobby en réchappe. Le médecin n’osait se prononcer. L’homme comprend que sa sœur et le colonel filent le parfait amour, et cela semble le déranger au plus haut point. Le téléspectateur a compris que Bobby est fou. Et qu’il va tenter quelque chose contre le colonel.

Nous retrouvons un nouveau comédien dans le rôle du maître d’hôtel Parker, c’est Eric Christmas qui remplace John McLiam. Nous ne gagnons pas au change, je préférais et de loin le premier comédien.

A Shiloh, Bobby tue le cheval du colonel, qui est bouleversé.

Au fil d’évènements dramatiques à Shiloh, Nan comprend que son frère a l’esprit derangé. Mais trop tard, l’épisode se termine par une tragédie. En voulant tuer le colonel, Bobby tue sa sœur. Il est arrêté par le shérif.

En 1970, la télévision américaine n’osait pas aborder franchement les relations incestueuses (ou intentions) d’un frère envers sa sœur.

Diane Baker est bouleversante en femme amoureuse qui refuse de voir la réalité d’un frère mentalement malade, qui voit en elle une sœur qui doit toujours rester pure. Son interprétation est un sans faute. Tom Skerritt est également à saluer en frère psychopathe.

On pressentait le drame dès le départ, avec la mort mystérieuse de Thomas Willer. Puis l’attitude perpétuellement bizarre de Bobby Allen.

On peut reprocher au scénariste l’aveuglement du personnage de Nan, qui est dans le déni de la réalité depuis le début. Le téléspectateur le plus distrait a tout de suite compris que Bobby était dérangé.


Anecdotes

Le vrai nom du personnage féminin que joue Diane Baker et Nancy Ann Allen, elle le dit lors du procès au début en prêtant serment.

Diane Baker fait sa 3e apparition dans la série depuis 1966.

Tom Skerritt (1933-) est connu pour Alien au cinéma, Un drôle de shérif à la TV.

E.G. Marshall retrouve le rôle du juge Carver de l’épisode 8 de cette saison.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mer. juil. 17, 2019 6:51 pm

09.15. The Politician (Inédit) **

Histoire de Michael Fisher. Adaptation : Robert Van Scoyk. Réalisation : Michael Caffey.


Résumé

Le virginien se rend auprès de la famille Bonham. L’un des frères, Foster, est nommé au sénat et veut vendre son ranch à Shiloh.


La critique

Deux frères se disputent le ranch Bonham, Foster (William Windom), politicien nommé au sénat, et Jack (John Ericson). Le virginien rencontre Foster et son épouse Rachel (Diana Muldaur).

Jack, alcoolique, a un comportement irrationnel et dangereux. Eileen Terry (Jean Hale) qui avait rencontré le virginien à son arrivée, le retrouve avec plaisir car elle a vécu à Medecine Bow.

Jack provoque des incidents et le frère s’en excuse auprès du virginien.

Eileen demande des nouvelles de Trampas au virginien. Le mari Joe (Denny Miller), jaloux, les surprend et il s’en faut de peu pour que l’affaire tourne au vinaigre. Joe est du genre à taper d’abord et à réfléchir ensuite et l’on peut dire que le virginien l’a échappé belle. Denny Miller, l’acteur, est un véritable géant.

Elle dira plus tard, une fois son mari parti, qu’elle regrette beaucoup Medecine Bow où elle se plaisait.

Rachel se dispute avec son beau-frère Jack au sujet de la vente. On voit ensuite Eileen avec Jack qui la brutalise. Elle va voir Rachel et lui en parle, disant qu’elle veut rencontrer son mari à ce sujet. Le même Jack dans un saloon, ivre, brutalise une entraîneuse, Annie (Claire Brennen) et le patron, Matty Ryan (Carl Ballantine) qui veut s’interposer.

De nuit, quelqu’un veut s’introduire chez Eileen qui pense avoir affaire à Joe, son mari. Mais c’est un inconnu. Elle prend une arme. Nous n’en saurons davantage qu’à l’épilogue. En effet, l’image suivante se passe le lendemain matin et nous montre le futur sénateur Foster s’excuser de la conduite de son frère. Peu après, Foster découvre le fameux frère ivre mort.

Le virginien durant son séjour est hébergé chez les Terry. Après avoir desseller son cheval, il voit que la porte de la maison est ouverte et trouve Eileen morte.

Le virginien se rend auprès du suppléant du shérif, Stokes (Sandy Kenyon). Il s’agit d’un meurtre. Il tombe sur un couard qui n’a pas envie d’avoir de problèmes. Il doit le tirer de sa chaise pour qu’il le suive.

Très vite, tout le monde soupçonne Jack d’être le meurtrier. Et devant le virginien et Foster, Rachel soutient cette thèse disant qu’il a brutalisé Eileen la veille.

Foster réveille son frère et lui dit de filer. Il lui dit qu’il a tué Eileen, et l’ivrogne le croit. Or, Foster présente une version mensongère de la réalité, que le réalisateur nous cache.

Apprenant la mort de sa femme, Joe Terry ivre de douleur et de vengeance veut tuer le virginien qu’il pense être le coupable, puisqu’il avait déjà cru en les surprenant que sa femme avait une liaison avec lui. Il se rend chez les Bonham mais Rachel ne peut le calmer. Le virginien l’assomme et le confie au shérif. Il explique à Foster que Joe Terry a essayé de le tuer. Rachel intervient et dit à son mari qu’il n’est pas responsable des bêtises de son frère.

Puis, le virginien poursuit son enquête auprès de Roper (Jim Davis). Il a vu quelqu’un la nuit précédente rôder. Il est sûr que ce n’était pas Jack.

Jack Bonham est introuvable. Le virginien enquête au saloon auprès de Matty Ryan et d’Annie l’entraîneuse. Cette dernière avoue que Jack se cache dans l’hôtel. Les deux hommes de battent et le contremaître de Shiloh est contraint de tirer en état de légitime défense, le blessant sérieusement au bras.

C’est alors que Rachel avoue que son mari a tué Eileen, qu’elle a menti afin de protéger la carrière politique de Foster. Ce dernier voulait éloigner Eileen de la ville, mais elle a refusé. Elle voulait faire du scandale à propos des violences commises par son frère Jack, et cela aurait causé du tort au sénateur. Comme elle ne voulait pas en démordre, Foster a tué Eileen « par accident » selon Rachel.

Emprisonné, Joe Terry réussit à voler l’arme du shérif pour s’évader. Le virginien pendant ce temps se bat avec Foster et admet qu’il a tué Eileen mais que c’était un accident.

Le virginien fait chuter du train Foster qui partait pour le sénat alors que la foule essaie de calmer le mari.

Le reproche que l’on peut faire à cet épisode est d’être parfois un peu compliqué au niveau de l’intrigue. Le scénariste n’a pas fait simple. Il a multiplié les fausses pistes, et rendu nébuleuse l’intrigue.

Anecdotes


William Windom revient pour la 4e fois dans la série.

John Ericson (1926-) était la vedette de l’épisode des Envahisseurs : L’Astronaute.

Denny Miller (1934-2014) est apparu dans Le Fugitif, L’homme qui valait trois milliards, Magnum.

Jim Davis fait sa deuxième prestation dans la série après le 7e épisode de la saison 7 The Heritage.

Diana Muldaur revient après le 6e épisode de la saison 6 Shérif pour rire.

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Messagepar Patricks » mer. juil. 17, 2019 8:35 pm

09.16. The Animal (Inédit)

Scénario : James C. Menzies. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Roy Tate devient l’avocat d’un jeune sourd-muet, Shawnee, accusé du meurtre du frère d’un éleveur important, Gustaveson.


La critique

Pourquoi citer autant de noms au générique du début ? Pas moins de huit. On comprend vite que ceux-ci vont défiler à toute allure sans avoir leur temps de présence nécessaire à l’écran.

La première partie, très courte, concerne la traque de Shawnee (Rudy Ramos), la seconde son procès.

Lee Majors encore une fois ne semble pas assez impliqué pour nous entraîner dans cette histoire. Il affiche une forme de nonchalance qui est bien regrettable. On imagine le même épisode avec James Drury ou Stewart Granger.

Le frère de l’éleveur Gustaveson (Chuck Connors) a été tué. On comprend que ce n’est pas le petit indien qui est le meurtrier. La fille de Gustaveson, Karen (Katherine Crawford) constitue un contraste par sa douceur avec la rudesse de son père.

Roy parle au juge Fitzroy (Leon Ames), mais la fille Gustaveson prend la défense de l’accusé. Le juge conseille à Roy de voir Alex Newell (Edd Byrnes) pour savoir s’il veut accepter la défense de l’indien. Mais ce dernier refuse. Il est aussi, on le verra par la suite, avocat général, soit procureur.

Le tribunal s’improvise dans une sorte de magasin. Roy fait remarquer au juge que l’accusé ne comprend rien. Il est sourd-muet.

Chuck Norris fait preuve de la dureté qu’on lui connaît dans ses autres rôles, et en tant que frère de la victime, il nous propose ses traits durs et impitoyables.

Roy qui n’est pas avocat accepte de jouer ce rôle. Il s’entretient avec le shérif, Owen (Jack Ging).

Puis il rencontre un éleveur, Dolby (Scott Brady), qui lui explique que des indiens se sont échappés de la réserve, et qu’on les appelle « les animaux ».

Pour Tate, la tâche n’est pas aisée, l’accusé est condamné d’avance, et le fait qu’il soit sourd muet le rend plus vulnérable. De plus, il est malade, agité de soubresauts, et Tate fait appel au docteur Houseman (Andy Devine). Le médecin avec un appareil essaie de mesurer la surdité de l’indien, c’est une sorte de vibreur sonore pour établir la communication.

Karen s’avère pour Tate une alliée précieuse et compréhensive, humaine. Elle essaie de lui apprendre à communiquer, mais dans de telles conditions que les résultats obtenus relèvent du miracle. L’indien réclame de garder la clé sonore pour s’exercer.

Avec Dolby, Gustaveson mijote que le procès soit expéditif et l’accusé vite executé. Tandis que Karen et Roy Tate s’évertuent à trouver des preuves pour innocenter Shawnee.

Plusieurs scènes se déroulent dans la prison avec Karen, Roy et Shawnee pour, en quelque sorte, « le faire parler ».

Tate ne tarde pas à être agressé par ceux qui au début menaient la traque contre l’indien. Ils s’y prennent à plusieurs, comme des lâches.

Gustaveson essaie alors de faire s’évader Shawnee pour qu’on le tue et qu’il n’y ait pas de jugement.

Le shérif trouve la cellule ouverte et accuse Roy. Les autres veulent le lyncher, mais l’homme de loi fait face. Tate en profite pour s’enfuir, mais Dolby et les autres le guettent pour le tuer.

Tate convainc les cavaliers qu’il a été piégé. Shawnee a rejoint Karen et avec la clé de sol tente d’expliquer à la jeune femme et à Karen ce qui s’est passé. Avec des gestes, il reconstitue le crime.

Certains trouvent peut être cela extraordinaire, mais on frôle le grand n’importe quoi. On est à des lieues du cahier des charges de la série. Tate se retrouve face à Tinker (Shug Fisher), encore un personnage de plus, comme s’il n’y en avait pas assez !

Tinker vient témoigner de ce qu’il a vu. C’était un accident. Le frère de Gustaveson était en train de poser une mine, Shawnee l’a vu et a peur, ne comprenant pas ce qui se passait, et les deux hommes se sont battus. Le juge Fitzroy demande à au procureur Alex Newell ce qu’il en pense : il lève les charges contre l’accusé, il n’y a pas eu meurtre.

Gustaveson présente ses excuses à Roy Tate. Il croyait vraiment l’indien coupable. Il lui demande de pardonner ce qu’il a fait en pensant être dans son bon droit.

Je n’ai pas aimé cet épisode, et tout d’abord la nonchalance de Lee Majors, le plus souvent amorphe et ne semblant pas concerné par ce qui l’entoure. La faute majeure de l’opus est l’inondation de personnages, bon courage pour savoir qui est qui. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Chuck Norris manque de crédibilité à la fin, autant sa sauvagerie de la première partie correspond à une bonne composition, autant « demander pardon » à Tate ne passe pas et relève du ridicule. On n’y croit pas. L’acteur poussé à jouer l’impossible ne fait pas de miracles et est exécrable. Faute à un scénariste qui a mijoté un épisode que je conseille de zapper sans regrets.


Anecdotes

Chuck Connors (1921-1992) est la vedette des séries L’homme à la carabine et Le Proscrit.

Katherine Crawford (1944-) était la partenaire de Ben Gazzara dans le pilote de Match contre la vie : Vivez dangereusement, diffusé aux USA dans le cadre de l’anthologie Haute Tension/The Kraft Suspense Theatre.

Scott Brady (1924-1995) a joué dans Le syndrome chinois, Gremlins.

Jack Ging (1931-) est connu pour L’homme des hautes plaines, Un frisson dans la nuit.

Rudy Ramos (1950-) a joué dans L’Inspecteur ne renonce jamais.

Edd Byrnes (1933-) est connu pour Grease.

Andy Devine (1905-1977) a tourné dans Une étoile est née, La chevauchée fantastique, L’homme qui tua Liberty Valance.

Leon Ames (1902-1993) a été vu notamment dans Le chant du Missouri, Peggy Sue s’est mariée.


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Messagepar Patricks » jeu. juil. 18, 2019 12:06 pm

09.17. The legacy of Spencer Flats (Inédit) *

Scénario : B.W. Sandefur. Réalisation : Russ Mayberry.

Résumé

Alors qu’il fait halte dans une ville fantôme, Trampas s’arrête dans une maison abandonnée. Il est pris en otage par deux femmes. Un certain Deke Slaughter s’est échappé de la prison de Yuma et correspond à la description de Trampas.


La critique

Encore un ratage. Celui-là est dû à un interminable huis clos. Tout se passe en studio, dans la ville fantôme où Trampas est fait prisonnier par deux femmes, deux sœurs Della Spencer (Ann Sothern) et Annie (Carolyn Jones) pris pour un dangereux bandit évadé, Deke Slaughter. Or Trampas n’a aucun moyen de prouver son identité.

Elles sont rejointes par le vieux Teddy Birdwell (Edgar Buchanan) qui habite l’endroit, puis par un homme qui se fait passer pour le shérif O’Dell (Bradford Dillman). Mais ne serait-ce pas Deke Slaughter ?

Trampas va avoir quelques moments de liberté et trouver une mine.d’or, qu’il montre discrètement à Birdwell.

Qui dit huis clos dit absence d’action et de rebondissements et abondance de bavardages.

Le seul intérêt de l’intrigue est le personnage joué par Bradford Dillman qui arrive à la 30e minute. Il se présente comme un shérif, mais est en fait le prisonnier évadé.

On se doute que Slaughter est ravi de l’aubaine : on lui a trouvé un substitut en la personne de Trampas. Il confirme donc aux deux sœurs et au vieux que Trampas est Deke Slaughter. Pour lui, la situation est savoureuse, elle l’est moins pour notre héros.

Trampas est attaché à son lit par par une chaîne. Slaughter est reçu en sauveur alors que c’est de lui que vient le danger.

On commence à se demander si cette 9 saison n’est pas celle de trop, car les épisodes faibles s’accumulent. Le scénariste ici a plus semblé écrire une pièce de théâtre qu’un western.

Ann Sothern et Carolyn Jones jouent cependant avec conviction leurs rôles. Edgar Buchanan et Bradford Dillman sont excellents, comme d’habitude.

Cela n’empêche pas l’intrigue de traîner en longueur. Ce qui est surtout étouffant est le décor qui ne change pas, la maison des deux sœurs. On s’ennuie très vite

Spencer Flats est vraiment une ville fantôme, avec seulement un saloon où l’on entend de la musique, investi par les sœurs et Birdwell. Un endroit ennuyeux à mourir. A l’épilogue, filant avec Slaughter, Trampas ne pourra s’empêcher de changer de direction le panneau qui annonce la ville !

L’impression que donne aussi cet opus entièrement tourné en studio est de jouer la carte de l’économie. Un épisode qui ne comporte que des scènes d’intérieurs coûte évidemment moins cher à Universal, mais c’est au détriment du téléspectateur.

On pourra trouver quelques pointes d’humour dans les répliques, les deux sœurs ayant du caractère. Mais cela ne nous permet pas de sortir de notre torpeur.

Le fait que Slaughter soit pris pour un shérif lui permet de partir avec Trampas, et de le libérer. Notre vacher s’en sort bien, car les autres l’ont obligé à creuser sa tombe et ont même gravé sa pierre tombale « Ci git Deke Slaughter » en voulant le pendre.

Avec un télégraphe, Teddy Birdwell tente de contacter la ville voisine, car il a des doutes, et ne veut pas que l’on exécute un innocent. Il s’oppose en cela à Della Spencer qui n’est pas d’accord.

Pour sauver sa vie, Trampas accepte que le faux shérif l’emmène, sachant que le prisonnier évadé qu’il est va s’en tirer à bon compte, mais il n’a pas le choix. Il faut dire que Slaughter est sur le point d’être démasqué, et qu’il a intérêt à partir. Il frappe Birdwell en le jetant contre un mur et l’homme est inconscient, ce qui change les données de la situation. Trampas a attaché Slaughter à sa place mais Annie le délivre ! Slaughter tire sur le vieux et le blesse au bras. Enfin, les rôles sont renversés et le faux shérif démasqué. On tombe alors dans la comédie. Il est impossible de prendre l’histoire au sérieux. C’était déjà difficile avec les deux sœurs hystériques.

Un épisode vraiment inintéressant.

Anecdotes

Edgar Buchanan (1903-1979) était l’adjoint de Glenn Ford dans Sam Cade.

Ann Sothern (1909-2001) est surtout connues pour un film de 1949 Chaînes conjugales.

Bradford Dillman a déjà participé au 26e épisode de la saison 1 en 1963, Lui ou moi.

Carolyn Jones (1930-1983) est célèbre pour la série La famille Addams.

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Messagepar Patricks » jeu. juil. 18, 2019 3:09 pm

09.18. The Angus Killer (Inédit) **

Histoire d’Edward DeBlasio. Adaptation : Edward DeBlasio et Robert Van Scyok. Réalisation : Jeffrey Hayden.

Résumé

Le virginien se rend dans une ville voisine pour acheter du bétail à la veuve Duff, qui vient de trouver un de ses taureaux mort, quelqu’un ayant détruit la clôture où il se trouvait.


La critique

Laura Duff (Dina Merrill) voulait vendre du bétail mais a trouvé sa clôture détruite et un taureau mort. Elle pense que c’est une vengeance contre son défunt mari. Elle présente au virginien son voisin Alonzo Worth (Van Johnson) et son fermier Pat Reedy (Chill Wills). Le fils, Jimmy (Andrew Parks) vit dans la haine et en veut au monde entier depuis la mort de son père. Le virginien cherche à savoir qui a tué le taureau.

Après l’histoire du taureau, un incendie criminel est déclenché. On en veut vraiment à la veuve Duff. Le virginien est là pour s’occuper d’elle.

Le voisin dit à notre héros que le fils l’a accusé d’avoir tué le taureau. Le virginien mène son enquête dans l’entourage, et rencontre le shérif (Slim Pickens).

Jimmy s’amuse à tirer sur tout ce qui bouge et reçoit un avertissement du shérif. Notre héros tente de raisonner ce jeune enragé.

Tandis qu’il veille la nuit, le virginien se fait tirer dessus. Il est blessé et confie à Laura qu’il pense que Jimmy est l’auteur de l’attaque.

Des voisins viennent chez Laura et l’un d’eux a vu Jimmy. Laura défend son fils. Mais ce dernier visiblement n’a pas la conscience tranquille. Il dit à sa mère qu’il voudrait diriger l’endroit à la place de son père.

Le virginien, convalescent, arrive à se lever. Le docteur (Jon Lormer) l’avait averti qu’il allait vite se rétablir. Il reprend son enquête, en examinant la clôture, mais en se méfiant du fils.

Le virginien et le fils se rendent chez le voisin. Ce dernier se sent suspecté suite aux questions que pose notre héros. Les choses tournent au vinaigre et des coups de feu sont échangés, le virginien désarmant l’homme.

De retour à la ferme, Laura semble accuser Gus Muller (Stephen McNally), un voisin. Le virginien n’y croit pas et interroge Pat Reedy qui semble en savoir beaucoup, notamment sur le meurtrier du mari de Laura. Il finit par admettre qu’il a vu Jimmy.

Jimmy pointe son fusil sur Alonzo Worth, le voisin, qui admet avoir tué son père, mais il s’agissait d’un accident. Cela se passe tandis que Laura discutait avec une amie, Marjorie (Ruth Roman), l’épouse d’Alonzo Worth, homme que le virginien cherche. Il pousse cette dernière à parler.

Marjorie fait alors une révélation bouleversante. Jimmy entraîne Alonzo dans une rivière pour le tuer, dans des sables mouvants. Le virginien intervient.

Jimmy sauve le virginien et Worth qui s’enfonçaient dans les sables mouvants. La fin est éprouvante.

C’est un bon épisode mais extrêmement violent par rapport au reste de la série.


Anecdotes

Van Johnson (1916-2008) est connu pour Ouragan sur le Caine.

Dina Merrill (1923-2017) a joué dans Opération jupons.

Stephen McNally (1911-1994) est apparu dans Johnny Belinda, Winchester 73.

Chill Wills (1902-1978) est connu pour Le chant du Missouri, Géant, Le grand McLintock.

Slim Pickens fait sa 3e apparition de la série depuis 1963.

Andrew Parks (1951-) a notamment tourné dans Donnie Brasco.

Ruth Roman (1922-1999) est connue pour L’inconnu du Nord-Express.

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Messagepar Patricks » jeu. juil. 18, 2019 4:03 pm

09.19. Flight from memory (Inédit) *

Scénario : Jean Holloway. Réalisation : Hollingsworth Morse.

Résumé

Le colonel MacKenzie rencontre une jeune cavalière qui fait chute de cheval et devient amnésique.


La critique

MacKenzie après avoir sauvé la jeune Melissa (Tisha Sterling) trouve refuge chez une espèce de sauvage, Muley (Burgess Meredith), à moitié fou et peu hospitalier. Burgess Meredith rend le personnage vraiment antipathique et ayant peu de compassion.

Pendant ce temps, trois cowboys qui n’ont pas la conscience tranquille complotent. Ils sont en fuite.

Lorsque Melissa se réveille, le colonel croit qu’elle est sourde et aveugle. C’est ce qu’il retire de la première impression en voulant lui parler.

Carl Ellis (Robert Fuller), un cavalier, arrive et semble rechercher quelqu’un.

Lorsqu’elle peut parler, Melissa dit avoir perdu la mémoire. Elle est sûre cependant de ne pas s’appeler Melissa comme le lui dit MacKenzie.

Dans la nuit, le colonel la voit sortir et tenter de poignarder son cheval, celui dont elle a refusé d’admettre qu’il soit le sien. Mais elle se reprend. MacKenzie est intrigué.

Elle parle de terribles cauchemars qu’elle fait. Le colonel ne lui dit pas que l’on a trouvé sur sa robe du sang qui n’est pas le sien.

On peut trouver surprenant que le nouveau propriétaire de Shiloh soit attiré par une femme qui pourrait être sa petite-fille.

Ellis rencontre Muley après le départ de Melissa et du colonel. Plus tard, le colonel revenu, Muley veut tuer Ellis.

Carl Ellis se présente à MacKenzie sous le nom de Smith. Il pose des questions au sujet du cheval de Melissa. Le colonel dit l’avoir trouvé dans les montagnes, sans cavalier. Ellis est sceptique.

Après bien des péripéties, Melissa retrouve la mémoire. La dernière partie de l’épisode se situe dans une petite église de campagne. Elle dit avoir tué quelqu’un.

L’intrigue n’est guère crédible, et on s’ennuie ferme. Avec de tels épisodes, il n’est guère étonnant que la série fut annulée en fin de saison. Le film est soporifique, nous livrant avec parcimonies des révélations. Melissa pense avoir tué Ellis/Smith que nous avons vu bien vivant. Il l’est tellement qu’il tente de tuer le colonel qui l’abat. Dans la fusillade, Muley est blessé.

Melissa décide de rentrer dans un couvent.

Un épisode ennuyeux.


Anecdotes

Burgess Meredith fait sa 2e apparition dans la série après l’épisode The Orchard.

Tisha Sterling (1944-) a joué avec Clint Eastwood dans le film Un shérif à New York.


Robert Fuller (1933-) est connu pour Le retour des sept.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » jeu. juil. 18, 2019 8:45 pm

09.20. Tate, Ramond (Inédit) *

Scénario : Arthur Browne Jr. Réalisation : Marc Daniels.

Résumé

Alors qu’une fête est organisée à Medecine Bow, une querelle de propriété se dessine entre la famille de Joe Benson et son voisin Sam Donner.


La critique

C’est du grand n’importe quoi ! Sept personnages principaux au générique de début, alors qu’il y en avait, avant la saison 9, deux voire trois.

Roy Tate aide un fermier lorsqu’il va acheter de nouveaux bovins reproducteurs, Joe Benson (Craig Stevens), ainsi que son fils Will (Michael Burns) et sa fille Amanda (Jo Ann Harris, qui a pris un abonnement à la série).

Face à lui, Sam Donner (Alan Hale) et son fils Mal (George Paulsin).

Le virginien essaie de résoudre le conflit car il est inquiet pour Donner, et il demande à Roy Tate que Benson s’acquitte de ses obligations. Le virginien réussit dans un premier temps à séparer les belligérants. Mais ce n’est que provisoire.

Will Benson est blessé sérieusement par Mal et ne peut plus gérer le ranch. L’autre l’a massacré. On retrouve Will chez le shérif Abbott avec son père.

Tate est engagé par Benson pour travailler dans son ranch. C’est le virginien qui lui suggère d’aider les Benson, le libérant de ses obligations à Shiloh, à la grande joie d’Amanda.

Il faut d’abord supporter un chant de cowboy lors de la fête. C’est assez insupportable. Surtout qu’il remet cela plusieurs fois. Il s’agit du chanteur Rex Allen dans son propre rôle.

Raconter en détails l’histoire serait fastidieux, et ce en raison du trop grand nombre d’intervenants.

Visiblement, Amanda est amoureuse de Roy. Elle est ravie de travailler avec lui. Handicapé, le bras en écharpe, son frère Will se sent inutile et devient amer. Il est loin de partager l’enthousiasme de sa sœur.

Martha Clayton (Sally Ann Howes) arrive et précise à Amanda et Roy être une amie du père qui est veuf.

Amanda accepte mal une femme à la maison aux côtés de son père, qui a de la chance d’être absent à ce moment-là.

Tate commence à travailler. Amanda, Martha et lui font un pique-nique lorsque Donner et son fils surviennent. Une bagarre éclate, Roy affronte le père et le fils. Ils sont chassés avec l’aide d’Amanda et de Martha.

Will ne peut plus porter une carabine. Roy essaie de le raisonner. En l’absence du père, il exerce l’autorité.

Il faut avouer que Lee Majors est mal à l’aise car ce n’est pas son emploi. Il devient un fermier de substitution avec le père absent et le fils blessé. La nuit, il est obligé d’aller calmer les bêtes apeurées. Martha engage la conversation avec lui. Roy se sent très maladroit. De sa fenêtre, Amanda les voit et fait preuve de jalousie.

Nous commençons à nous familiariser à la vie chez les Benson. Amanda met de l’ambiance, c’est peu dire ! Cependant, on ne reconnaît plus la série Le Virginien. Blessée par les propos d’Amanda, Martha s’en va.

Wade (Peter Mark Richman) surveille en ville ce qui se passe. Il demande à ses hommes de se renseigner lorsque Martha s’installe à l’hôtel aidée par Roy.

Wade trouve un avis de recherches pour Roy Evans avec le visage de Tate. Il voit entrer Donner et son fils et demande à leur parler.

Roy rééduque Will Benson en l’aidant à reprendre le tir. Amanda s’occupe des écuries. Comme Roy se mêle de calmer les bêtes, Amanda vient lui faire du charme. Il faut dire que la jeune fille est aguichante et très belle. Mais Roy la rappelle à la réalité avec une tape sur les fesses pour la refroidir, elle lui lance qu’il n’est pas un gentleman et lui pas une lady. Il lui dit de porter des jeans au lieu de ses robes affriolantes.

Le lendemain, alors qu’il doit poser des barbelés, Roy voit Wade arriver. Wade le provoque en duel avant de se raviser.

Amanda rend visite à Martha à l’hôtel. On se demande pourquoi, après l’avoir poussée à partir. La jeune impudente lui demande de revenir, Martha accepte. Wade a tout vu. Il parle à ses hommes.

Tout cela est d’un ennui mortel, et encore une fois n’a plus rien à voir avec notre série habituelle.

Roy confie à Will qu’il est recherché pour un meurtre qu’il n’a pas commis au Nebraska. D’où l’avis de recherches que nous avons vu.

Ce qui est incompréhensible, de la part du scénariste, est de laisser absent et loin le père, Joe Benson. A cause d’une trop grande distribution, Craig Stevens n’aura fait qu’une apparition.

Wade et ses hommes attaquent le ranch Benson. On comprend qu’ils travaillent pour Donner. Ses hommes mettent le feu, que Roy parvient à éteindre. Martha se saisit d’une carabine. Wade sera abattu par Roy et Will. Amanda que l’on a crue morte est en fait grièvement blessée.

Will se rend chez les Donner et manque tuer Mal. Roy l’arrête : Amanda est vivante.

Joe Benson revient à une minute de la fin.

Encore un épisode complexe, ennuyeux à mourir, qui n’augure rien de bon pour les derniers opus.


Anecdotes

Michael Burns (1947-) est surtout connu pour la série La Grande caravane.

Craig Stevens (1918-2000) jouait avec David McCallum dans L’homme invisible.

Alan Hale (1921-1990) est connu pour Pendez-les haut et court.

Jo Ann Harris revient après l’épisode 3 de cette saison Jenny.

Sally Ann Howes (1930-) est surtout connue pour Chitty Chitty Bang Bang.

Peter Mark Richman fait sa 4e apparition dans la série.

Rex Allen (1920-1998) dont c’est l’unique apparition dans la série est un chanteur. Il a surtout œuvré comme narrateur à la radio américaine.

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Patricks
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juil. 20, 2019 12:51 pm

09.21. The regimental line (Inédit) ***

Scénario : Gene L. Coon. Réalisation : Hollingsworth Morse.

Résumé

Les indiens du Native American Ghost Dance sont sur le sentier de la guerre. Ils sont dirigés par Grey Bull. Ils tuent un fermier qui allait leur offrir du whisky et incendient sa ferme.

La critique

Dans cet épisode, des indiens qui suivent un rite religieux se croient invulnérables car ils portent une amulette censée les protéger des balles. MacKenzie et Parker croient reconnaître lorsque l’armée arrive un homme. Il s’agit du sergent Terence Mulcahy (John Saxon), disparu depuis dix ans et considéré comme mort par l’armée britannique lors d’une bataille aux Indes. Se voyant reconnu, Mulcahy déserte. Il s’appelait autrefois le lancier Patrick Baxter. MacKenzie interroge le colonel Harmon (Bert Freed) car il est certain que Baxter et Mulcahy sont un seul et même homme.

Le colonel interroge Harmon sur le passé de Mulcahy. Eric Christmas en Parker n’a aucune classe et n’évoque pas un maître d’hôtel.

Harmon se montre coopératif et donne des renseignements à MacKenzie. Ce dernier déclare que Patrick Baxter il y a dix ans est mort lors d’une embuscade aux Indes et était sous ses ordres. C’était un anglo-irlandais, et il est persuadé que Mulcahy est Baxter.

Harmon explique que désormais Mulcahy/Baxter est protégé par les lois de l’armée américaine et que MacKenzie ne peut rien contre lui.

Les deux colonels finissent par se disputer car Harmon protège son sergent. Il dit qu’il n’a aucune autorité pour poursuivre Mulcahy.

MacKenzie est résolu à ne pas en rester là concernant Patrick Baxter. Il part à sa recherche et interroge les témoins qui l’ont vu.

Les indiens tuent le tenancier d’un relais de diligence et incendient l’endroit. On se demande si MacKenzie est bien raisonnable de courir après Baxter quand le danger des indiens est imminent.

Alors que les indiens sont dans les parages et menaçants, MacKenzie retrouve Baxter. Mais ils sont attaqués par les indiens. Baxter est blessé.

Je trouve assez invraisemblable que deux hommes dans une cabane réussissent à tenir tête à toute une armée d’indiens. Cela nuit à la crédibilité de l’intrigue. A noter que dans cet épisode, on en est revenus aux indiens de John Wayne, ils représentent le mal absolu.

Les indiens d’après MacKenzie sont au moins vingt. Comment s’en sortir ? Baxter raconte au colonel qu’il fut victime d’une injustice jadis à cause d’un certain Masters. Il donne les raisons de sa désertion, étant supposé mort. Mais à cause de sa fuite eut lieu un massacre.

L’épisode se termine par un huis clos. Le colonel veut demander l’extradition de Baxter pour le faire passer devant une cour martiale britannique. Baxter menace le colonel, puis lui donne son arme.

MacKenzie, kamikaze, tente une sortie alors que la lune s’est cachée. Il tue un par un tous les indiens, et comme il fallait s’y attendre trouve Baxter mourant dans la cabane.

L’épilogue était attendue, MacKenzie fait taire Parker qui proteste quand il affirme que le sergent Mulcahy est mort en héros. Il lui fait le salut militaire. Il a aussi prouvé à un indien que les amulettes ne les rendaient pas invulnérables.

Bon épisode malgré des invraisemblances, on peut trouver l’attitude de MacKenzie tout au long de l’épisode trop rigide et inflexible.


Anecdotes

3e apparition de John Saxon et de Bert Freed dans la série, depuis 1966 pour le premier et 1963 pour le second.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juil. 20, 2019 3:29 pm

09.22. The town killer (Inédit) ***

Scénario : Elroy Schwartz. Réalisation : Harry Harris.

Résumé

En allant acheter du bétail dans le Montana, le virginien et Belden tombent sur un hors la loi, Hunter, qui fait régner la terreur sur plusieurs villes.


La critique

On retrouve dans cet épisode une vieille connaissance, L Q Jones en Belden, présent depuis le début de la série.

Il défend une entraîneuse importunée par un homme de Hunter (Peter Lawford) qui règne en maître dans la région.

L.Q. Jones aura été le grand perdant de la série, car il est là depuis 1963 dans le rôle de Belden, qui est un personnage secondaire, et le feuilleton ne l’aura en rien aidé dans sa carrière. Il a heureusement fait autre chose comme A couteaux tirés, Casino, Le masque de Zorro. Il quitte l’histoire à la sixième minute, rentrant à Shiloh.

J’avoue retrouver avec plaisir le comédien Howard Duff, injustement méconnu en France. Il est un des héros de la télévision américaine jouant le sergent détective Sam Stone dans Brigade Criminelle, série de 1966 que nous avons dû attendre 1973 pour voir (partiellement) dans l’émission La Une est à vous. Il incarne ici Stuart Masters, j’y reviendrai.

Davantage connu pour ses amitiés avec JFK et Marilyn Monroe que pour sa carrière, Peter Lawford est un excellent comédien et il est tout à fait crédible en tyran Ben Hunter qui a toute une région à sa botte.

Ainsi, au début, un de ses hommes tente de noyer le virginien, il feint n’y être pour rien, mais tel un serpent garde son venin en réserve.

Dans l’un des tous derniers épisodes, on retrouve l’atmosphère des premières saisons de la série. Cela en grande partie grâce à la prestation de James Drury.

Ben Hunter se présente sous son meilleur jour, mais le virginien, qui a vu de quoi il était capable, n’est pas dupe. L’homme vit dans le luxe, peut se permettre d’offrir les meilleurs cigares à notre héros, vu ses moyens d’existence : l’extorsion.

On retrouve avec Ben Hunter un des méchants légendaires qui ont jalonné les huit premières saisons. En offrant sa protection, il anticipe ce que sera plus tard la Mafia.

Le virginien rencontre dans un bar où elle travaille Susan Masters (Brenda Benet), mais elle n’ose pas trop parler de ce qui se passe avec Ben Hunter.

Son père Stuart (Howard Duff) joue au poker avec Abel Wilks (Llyod Bochner). Le virginien veut lui parler.

L’épisode date de mars 1971, ce qui signifie qu’à l’époque, aux USA, tout le monde connaissait Howard Duff, le héros policier. Avec James Drury le virginien, cet épisode constitue donc la rencontre de deux héros de séries populaires.

Dans le saloon, le virginien remarque la remise d’argent que font les habitants, dont Stuart Masters à Ben Hunter. Il est provoqué par Barrows (Willard Sage) et en se défendant doit tuer l’homme. Mais toute la bande de Hunter se ligue alors contre le virginien.

Susan invoque la légitime défense. Barrows a essayé de tuer le virginien. Mais les autres sont lâches.

Suite à la mort de Barrows, Ben Hunter décide de demander plus d’argent aux habitants. On a du mal à reconnaître Howard Duff, si courageux en policier Sam Stone, dans le pleutre Stuart qui se prosterne devant Hunter.

Stuart Masters et le virginien s’entretiennent et le virginien est conforté dans ses certitudes concernant Hunter.

Bien entendu, le reste de l’épisode nous relate la résistance contre Ben Hunter, le virginien et Masters en tête, pour rétablir l’ordre. Le virginien devra la vie sauve à Masters, qui a retrouvé bien tardivement son courage grâce aux suppliques de sa fille.

Une chose m’a mis mal à l’aise en regardant l’épisode, tout le monde sait que Peter Lawford avait les mêmes fréquentations que Frank Sinatra. On se demande parfois s’il se force pour jouer la comédie dans ce rôle bien sombre.


Anecdotes


Peter Lawford (1923-1984), comédien anglais était un ami du président Kennedy. Il est connu pour Le portrait de Dorian Gray. C’est son unique apparition dans la série. Il est le dernier à avoir vu Marilyn Monroe vivante et de façon négative dans les mémoires pour ses amitiés avec Frank Sinatra et des gens peu recommandables.

Howard Duff (1913-1990) est la vedette de la série Brigade Criminelle avec Dennis Cole. Trois saisons et 73 épisodes de 1966 à 1969 mais les français ont dû attendre La Une est à vous pour la voir en 1973.

Brenda Benet (1945-1982) qui fut la femme de Bill Bixby s’est donnée la mort en 1982 n’ayant pas supporté celle de son jeune fils.

Llyod Bochner (1924-2005) est surtout connu pour Le point de non retour.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juil. 20, 2019 4:25 pm

09.23. Wolf track (Inédit) *

Scénario : Arthur Browne Jr. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé

Le juge MacKenzie décide d’avoir la peau d’un loup dangereux qui a attaqué Shiloh.


La critique


Voilà épisode que le politiquement correct et les écologistes interdiraient aujourd’hui, la chasse à un loup dangereux. MacKenzie qui a combattu les tigres en Asie se croit fort mais devra déchanter en étant cruellement blessé par l’animal.

Le colonel tente de piéger le loup avec un jambon qu’il laisse traîner. La traque du début s’étire en longueur et devient ennuyeuse.

Le colonel assoupi est dérangé par un étranger (Pernell Roberts) dont on ne connaîtra pas le nom du personnage. Au début, il trouve l’homme sympathique, mais il l’assomme et le détrousse.

La rencontre suivante est avec un enfant qui pêche, Will (Clint Howard). Et sa mère Jenny (Julie Harris). Il pense régler l’affaire du loup en le mettant en joue avec la carabine de Jenny, mais elle n’avait plus de cartouches.

Les scènes suivantes se passent avec la mère et le fils. Mais le colonel est blessé au bras par une attaque du loup.

Il faut attendre la 47e minute pour que le personnage suivant arrive, le père, Emmitt joué par Arthur O’Connell. Vis-à-vis de lui, le colonel se montre dès le début méfiant. L’homme a pris une somme d’argent, que l’étranger ne tarde pas à venir réclamer.

Pour un avant-dernier épisode, nous sommes frustrés. On s’ennuie, l’histoire traîne en longueur, malgré la présence de bons acteurs.

Emmit fait des difficultés à rendre l’argent. L’étranger l’emmène avec lui en otage pour le tuer, mais le juge (à pied !) les suit.


Le voleur est pris dans un piège assez improbable (une poule morte suspendue à un fils, un fusil qui se déclenche tout seul). Le colonel le retrouve mourant, et dans son dos le loup attaque.

L’épilogue se déroule avec le shérif Abbott et Roy Tate, ainsi que la famille d’Emmitt.

On s’ennuie beaucoup.


Anecdotes

Le scénariste sur Internet Movie Data Base serait Philip MacDonald. Un autre nom nous est donné au générique.


Lee Majors se contente d’une apparition en début et fin d’épisode.


Julie Harris (1925-2013) est mondialement connue pour La maison du diable.


Arthur O’Connell (1908-1981) a joué dans Autopsie d’un meurtre, La grande course autour du monde, L’aventure du Poseidon.


Clint Howard (1959-) est célèbre pour Mon ami Ben.


Pernell Roberts (1928-2010) fut la vedette des premières saisons de Bonanza.


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