Le Virginien (1962-1971)

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Patricks
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » dim. avr. 28, 2019 12:34 pm

05- Le troupeau volé (The fortress) ****

Histoire de W.R. Burnett et Sy Salkowitz. Adaptation : Sy Salkowitz. Réalisation : Abner Biberman.


Résumé

Le Virginien emmène son troupeau dans une ville située à la frontière avec le Canada, mais la banque se fait voler, rendant sa traite bancaire sans valeur. Il suit les voleurs au Canada pour récupérer les 100 000 $, mais ils travaillent pour l'acheteur du troupeau.


La critique

L’épisode est assez traditionnel, dans l’esprit de la série. Le virginien fait une transaction de bœufs de l’élevage de John Grainger de Shiloh. Cet épisode fut diffusé aux USA le 27 décembre 1967, alors que le comédien qui incarne Grainger, Charles Bickford, était mort depuis le 9 novembre. Curieux que la production n’ait pas songé à le remplacer par un autre personnage, car par la force des choses, celui que nous voyons diriger Shiloh est Clay Grainger (John Mc Intire).

La banque étant attaquée, la traite de paiement du troupeau n’a plus de valeur, et le virginien rencontre sur place peu de compréhension, il se lance donc à la poursuite des voleurs qui sont passés au Canada. Juste avant, il fait la connaissance de la charmante Marianne (Barbara Bouchet), seule à compatir à ses problèmes.

Le troupeau est acheté par Winthrop (joué par un Leslie Nielsen première manière). S’il nous faisait rire à la fin de sa carrière, il incarne ici un homme redoutable et cruel. C’est un faux jeton. Et un ennemi terrible pour le virginien. Il est tout en courtoisie et politesses ironiques face à l’homme qui a été volé.

En fait, Winthrop est le chef de la bande de voleurs. Ce que le téléspectateur avait deviné dès le début. Dans la ville où il prend une chambre d’hôtel (qui appartient à Winthrop ainsi que toute la ville). Le virginien doit donc mener son enquête en terrain hostile.

Ce type de situation a déjà été abordé plusieurs fois dans la série. Nielsen constitue un méchant haut en couleurs, menaçant mais gentleman et on peut largement préférer cette partie de sa carrière à ses films comiques ensuite.

Le virginien affiche une sérénité qui avouons-le est peu crédible pour un homme seul en territoire ennemi. Très vite, Winthrop abat ses cartes et se montre menaçant. Gloria (Kipp Hamilton), petite amie de Winthrop tente de piéger le virginien. Pas un moment, dans cette ville où règne la loi de la jungle, une seule personne ne nie que le patron des lieux soit un voleur.

On retrouve ensuite avec un immense plaisir Ryker/Clu Gulager à Shiloh. Il vient prévenir Grainger de ce qui se passe. Ryker a reçu deux télégrammes suspects.
Le virginien décide de monter un plan pour duper son ennemi. Il se fait passer pour un homme corrompu, ceci grâce à 4000 dollars qu’il a demandé par télégramme à Grainger.

Puis, il tente de faire chanter un homme de Winthrop qui tourne autour de Gloria, le comptable Clete (Willard Sage) . L’épisode nous donne idée de la valeur de l’argent à cette époque, ainsi Ryker dit à Grainger que le virginien n’a jamais possédé que 123 dollars sur son compte en banque, lorsqu’il demande les 4000 dollars.

L’épisode alterne les scènes au Canada et celles à Shiloh. Il est un peu dommage que pour l’un de ses derniers épisodes, Emmett Ryker/Clu Gulager voit ses scènes limitées.

En terre ennemie, le virginien fait sa justice, retrouve deux voleurs qui le suivaient. Il monte une comédie en faisant passer Marianne pour sa fiancée à laquelle il donne le nom de Françoise Giret. Elle accepte de jouer la comédie pour lui, il ne la laisse pas indifférente.

Marianne vient jouer du piano chez Winthrop. Et y semer, selon le plan du virginien, la zizanie. Ce dernier a compris qu’il ne triompherait de son ennemi que par la ruse. On se croit parfois dans une intrigue de Mission Impossible. Pourtant, Winthrop n’est pas dupe. Le virginien mène là un jeu bien dangereux. Il essaie de semer le trouble chez Gloria en lui faisant croire que Marianne va lui prendre sa place.

Il propose à Gloria un marché pour qu’elle l’aide à récupérer son argent. Mais le virginien n’avait pas prévu que Marianne voudrait prendre la place de Gloria et rester auprès de son riche ennemi.

Le virginien réussit à troubler le comptable Clete et à récupérer son argent au moment où l’homme allait le tuer. Il fait endosser le vol de 100 000 dollars à Clete et Gloria.

Le twist final, qui permet à notre héros de s’en sortir, est plutôt inattendu. La scène finale entre Barbara Bouchet et Leslie Nielsen ne manque pas de piquant.


Anecdotes

Barbara Bouchet (1943-) a joué dans Voyage fond des mers à la TV et au cinema dans Première victoire et Casino Royale (1967).

Françoise Giret, nom donné à Marianne/Barbara Bouchet, était celui d’une comédienne française (1929-2003). Sans doute un clin d’œil des doubleurs.

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Messagepar Patricks » dim. avr. 28, 2019 1:26 pm

06- La fièvre (The death wagon) *

Scénario : James Menzies. Réalisation : E. Darrell Hallenbeck.


Résumé

Trampas, puis Holly et Elizabeth, se heurtent à un caporal, traversant la terre de Shiloh, transportant un prisonnier qui semble avoir la scarlatine. Quand il s'échappe, ils s'inquiètent de savoir qui pourrait être infecté par la maladie


La critique

On retrouve dans cet épisode deux hommes obstinés : le caporal Smooth (Albert Salmi) et le soldat Kanin (Michael Constantine). Ils transportent un prisonnier atteint de scarlatine, Veda (Tim McIntire).

Elizabeth Grainger (Sara Lane) est prise en otage. Le prisonnier a réussi à lui serrer le cou depuis son fourgon cellulaire. Sa tante Holly (Jeanette Nolan) doit aider l’homme à s’enfuir.

Dès le début, j’ai compris que l’épisode était raté. Faute à un scénario difficile à sauver, et une interprétation qui n’est pas convaincante. Cette histoire de contamination est vite ennuyeuse.

Albert Salmi et Michael Constantine monopolisent trop l’écran. Ils volent la vedette à Trampas/Doug McClure. Lorsque les épisodes de la série sont ratés, ils ne le sont pas à moitié. On comprend que l’opus a été fait pour fournir une saison complète à NBC.

Non seulement le scénario est creux, mais aucun comédien ne vient le sauver. Les 73 minutes nous paraissent longues. L’épisode est ponctué de flash back de la jeunesse de Trampas et du drame qu’il a vécu.

Sara Lane n’est jamais convaincante, John McIntire n’a aucun charisme. Ils peinent à nous faire croire à l’aspect dramatique de la situation.

La poursuite pour retrouvé le fuyard contaminé Veda est interminable. Trampas réussit à capturer l’homme. Tim McIntire en Veda semble le plus doué des comédiens de l’épisode. Il donne de l’épaisseur à son personnage. On se prend à s’apitoyer pour cet homme malgré ce qu’il a fait à Elizabeth qu’il a manqué de garroter.

Veda dresse un réquisitoire contre l’armée. Il n’a aucune confiance en la justice. Les fermiers eux sont prêts à tuer Veda comme une bête. On y apprend l’absence du shérif Ryker occupé ailleurs et c’est bien dommage car il aurait donné quelque intérêt à l’épisode.

Je trouve que l’épisode néglige trop les protagonistes habituels de la série pour laisser la place à l’affrontement entre les soldats et le prisonnier évadé.

La dernière partie est consacrée à Veda qui prend en otage tous les résidents de la maison de Grainger. Cela ne sauve guère l’épisode de l’ennui. Trampas nous offre une victoire sans panache et bien peu crédible.
Le happy end concerne surtout le caporal et le soldat, dont on avoue que l’on se désintéresse assez du sort.


Anecdotes

Albert Salmi (1927-1990) a joué dans Les frères Karamazov, Les évadés de la planète des singes, Le golf en folie, le dragon du lac de feu.

On apprend l’âge de Trampas : 35 ans. Et qu’à huit ans, il a perdu toute sa famille (mère et frères) d’une épidémie de scarlatine. Seul son père en a réchappé.

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Messagepar Patricks » dim. avr. 28, 2019 4:42 pm

07. Jed (Id) **

Scénario : Arthur Heinemann. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé

Clay Grainger tente d’éviter la guerre entre les paysans et les éleveurs, les premiers ne voulant plus laisser passer le bétail. Jed un vieil ami de Trampas que ce dernier retrouve par hasard a été engagé par un certain Tallman, un éleveur, pour tuer Grainger.


La critique

Erreur de casting : le regretté et excellent Steve Inhat, qui fait très mûr, n’est pas un bon choix pour être vraisemblable en Jed Matthews vieil ami que Trampas n’a pas vu depuis dix ans.

L’épisode montre les tensions entre éleveurs et colons. Tom Tallman (Walter Coy) est décidé à employer les grands moyens. Au bout de six ans, les scénaristes sont obligés de reprendre des thèmes déjà abordés. Notons que Clu Gulager fait encore une apparition en shérif Ryker.

Les scènes où Inhat et McClure sont réunies sont cruelles pour ce dernier, car Inhat était un excellent acteur, au jeu nettement supérieur à McClure.

Dans cette histoire, Jed se fait engager, sur l’ordre de Tallman, par le ranch Shiloh, ce qui lui met dans une situation inconfortable. On se prend à trouver l’opus trop bavard, avec des confidences et souvenirs faites par Jed à Trampas qui s’éternisent un peu.

Le téléspectateur s’interroge sur la nature de Jed qui a dit devant Tallman n’avoir pas d’amis, or avec Trampas il semble se comporter sincèrement. Jed fait la connaissance d’Abby Keefer (Brenda Scott) et en tombe amoureux. Elle vit avec son frère Ron. Il tente de la persuader de partir avant que la guerre éclate. Les Keefer sont des paysans. Tallman fait brûler la grange des Keefer et Grainger se propose de la lui reconstruire.

Cette violence entre colons et éleveurs est absurde. L’épisode comporte trop de bons sentiments façon La petite maison dans la prairie avec un côté moraliste plutôt naïf.

Les hommes de Shiloh se mettent dans le camp des colons contre Tallman, avec l’aide du shérif Ryker. A mesure que l’épisode défile, on se prend à regarder sa montre.

Steve Inhat fait ce qu’il peut, mais on lui a écrit un personnage trop dur pour qu’il soit crédible en amoureux de la jeune Abby. Il est plus à sa place dans les rôles de tueurs comme l’ancien de la guerre de Corée que Mike Connors affronte dans le mémorable épisode de Mannix : Immeuble Insalubre que dans ce personnage mièvre.

Jed décide de rendre son tablier et le fait savoir au lieutenant de Tallman, Abe Yeager (Stuart Margolin de 200 dollars plus les frais). Les Keefer font le premier pas envers les éleveurs en leur laissant un droit de passage du bétail en échange d’eau. Cependant, Ryker a appris que Jed est un tueur et a un contrat pour tuer Grainger.

A force de compliquer l’intrigue, le spectateur est perdu. On se concentre sur le destin de Jed. Plus que Tallman, c’est Abe Yeager qui est le véritable démon de l’histoire. Au moment où tout semble s’arranger, le passé de tueur à gages de Jed refait surface. C’est un peu trop mélodramatique, et conduit à jouer un rôle invraisemblable, Steve Inhat ne peut nous faire croire à l’incroyable.

Jed trahit Tallman mais n’est pas écouté, Trampas et Abby le rejettent et ne comprendront que trop tard. La fin prévisible est là pour faire pleurer dans les chaumières. J’ai trouvé l’absence d’épilogue après la scène des adieux dommageable, le générique de fin arrive trop vite sans nous laisser nous remettre de nos émotions.


Anecdotes

Charles Bickford a déserté du générique du début. Il est vrai qu’il ne risquait pas revenir.

Steve Inhat (1934-1972) mort à Cannes à 37 ans d’une crise cardiaque était une figure familière des séries des années 60 comme Mannix.


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Messagepar Patricks » dim. avr. 28, 2019 5:40 pm

8. Avec l’aide d’Ulysse (With help from Ulysses) *

Scénario : True Boardman. Réalisation : Don McDougall.


Résumé

Trampas bénéficie d’un congé pour rendre visite à une amie, Betty Martin, à Springdale. Sur son chemin, il rencontre un vieil homme propriétaire d’un chien. L’homme lui donne une pépite d’or et le charge de retrouver sa nièce.

La critique

Sans doute pour s’attirer le jeune public, le véritable héros de cet épisode est le chien Ulysse.

Dès le début, on comprend que l’épisode ne va être une merveille. On se dirige vers un aspect comédie qui ne sied pas trop à la série. On se croirait parfois à cause du chien dans Daktari. Et ce n’est pas ce que le téléspectateur attend de la série.

Trampas doit retrouver une jeune femme qui a une marque de naissance sous le genou, une tâche en forme de fraise. Le cowboy attire l’attention de deux hommes car il veut faire soigner le vieil homme, Joe Keller, un chercheur d’or.

Doug McClure frise le ridicule lors de sa quête avec le chien. Tout le monde se moque du nom du chien, ce qui conduit Trampas à le rebaptiser Fred.

Plus on avance dans l’épisode, plus on a l’impression d’être dans une série animalière au lieu d’un western.

Dans un saloon, Trampas mène son enquête auprès de plusieurs entraîneuses. Ce qui entraîne toute une série de quiproquos, le malheureux Trampas n’étant pas cru.

Il doit rendre visite à une amie, Betty Martin (Eileen Wesson). Le père de Betty dit à Trampas que son histoire est complètement idiote, ce que l’on pense depuis le début.

Durant un pique-nique avec Betty, l’entraîneuse Josie (Barbara Rhoades) provoque la colère de Betty, le faisant passer pour un pervers. Plus tard, Betty vient s’excuser. Tout le reste est à l’avenant, faisant de cet opus un épisode pénible à regarder. En effet, à courir après l’esprit, on attrape la niaiserie. Barbara (Jill Donohue) se fait aussi passer pour la nièce de Joe Keller pour son or. Ce canevas se retrouve dans l’épisode de Amicalement vôtre : Formule à vendre.

Ce n’était ni fait ni à faire. La comédie à tiroirs façon quiproquos n’a pas sa place dans le cadre du Virginien. Doug McClure en fait les frais en se rendant totalement ridicule.

Trampas ramène les deux jeunes femmes Josie et Barbara, qui ont toutes deux une marque de fraise sous le genou, à Joe Keller. Tant d’épisodes n’ont pas été doublés que l’on se demande bien pour quelles raisons les acheteurs français ont jeté leur dévolu sur celui-là.

Les deux chercheurs d’or avides et qui tentent de rançonner Joe Keller constituent le seul suspense de l’histoire.


Anecdotes


Barbara Rhoades (1946-) a joué dans Harry et Tonto, Adieu je reste.

Jill Donohue (1940-) est une guest star des séries TV comme Opération vol, Les espions, Tarzan.

Eileen Wesson (1947-) a joué dans Airport, Les rues de San Francisco, Invasion Los Angeles.


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Ce deuxième coffret de la saison six ne comporte que huit épisodes au lieu des dix habituels. Je l'envoie à Steed.

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Messagepar Patricks » dim. mai 05, 2019 1:38 pm

Coffret 3 Saison 6


01- Prisonnier sur parole (The gentle tamers) **


Histoire de Gil Lasky et Abe Polsky. Adaptation : Don Tait. Réalisation : Tony Leader.


Résumé

On demande à Grainger de prendre trois prisonniers en libération conditionnelle. Grainger a voulu complaire à un ami. Le virginien découvre vite que ces hommes sont incapables.

La critique


Cet épisode aborde le thème de la réhabilitation de trois délinquants. Dès le début, le virginien s’oppose à Clay Grainger, il est sceptique sur cette expérience. Les trois hommes doivent cacher aux autres employés de Shiloh qui ils sont.

Leur intégration, de fait, se passe mal. Dan Moss (Darwin Joston) sympathise avec Sara.

Episode bavard, il ne se passe pas grand-chose. Trampas a des soupçons, et en fait part au virginien. Les libérés sur parole provoquent des troubles et ne sont pas convaincants pendant leur essai de deux mois. L’épisode est prévisible, l’un des trois hommes veut voler du bétail et se sauver au Canada.

Le plus redoutable est Val Tussey (Anthony D.Call) qui prépare le vol de 200 bêtes. Le dernier, Ira Diller (Don Pedro Colley), se laisse influencer par Tussey.

Le personnage le plus intéressant est Moss, qui aime les chevaux. C’est le plus récupérable des trois. Il est réticent à suivre Tussey et Diller.

C’est le dernier épisode dans lequel apparaît Ryker (Clu Gulager), et la perte de ce comédien va être un coup dur pour la suite de la série. Ryker est préoccupé par la sortie d’un dangereux prisonnier, Kyle Spanner (James Griffith) et en fait part à Grainger. Il a peur que l’homme ne vienne à Medecine Bow, ce qui va évidemment être le cas.

Trampas en voit des vertes et des pas mûres avec les nouvelles recrues de Shiloh.

On peut reprocher à l’opus trop de scènes d’intérieurs, la plupart de l’action se déroulant au ranch. Le vol d’une montre provoque une rixe entre les trois condamnés en liberté conditionnelle et les employés du ranch. La présence d’un policier surveillant les prisonniers, Hoyt (Wesley Lau) accroit la tension. Il s’est fait passer pour un employé de Shiloh et surveille nos trois lascars.


A Medecine Bow, on savoure les dernières scènes avec Ryker.


Warden Keane (Paul Comi) meurt tragiquement, c’est l’homme qui avait demandé à Grainger de faire cette expérience, et tout risque être remis en question, d’autant que Hoyt fait tout pour cela.

On peut regretter que pour ses adieux à la série, Clu Gulager hérite d’une histoire aussi peu passionnante.

Tussey meurt piétiné par le bétail. Il se repend avant de passer l’arme à gauche. L’épisode sombre dans le mélo. On trouve des clichés comme la montre qui n’a pas été volée.

Le happy end a un goût amer. L’épisode accuse quelques lenteurs. Trop de bons sentiments sont au rendez-vous.


Anecdotes


Darwin Joston (1937-1998) a joué dans Eraserhead, Assaut, Fog.



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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juin 01, 2019 4:54 pm

02.Le bandit au grand cœur (The good-hearted badman) ***


Scénario : Robert Van Scoyk. Réalisation : James Sheldon


Résumé

Elizabeth Grainger trouve un jeune homme blessé sur les terres de Shiloh. Il est amené au ranch pour être soigné.


La critique

Le téléspectateur reconnaît d’emblée la vedette de l’épisode, Pete Duel (1940-1971), le héros de la série Opération danger (Alias, Smith and Jones).

Dans cet opus, on ne trouve ni le virginien, ni Trampas. Le jeune homme prétend s’appelait Thomas Baker, mais il s’agit en réalité de Jim Dewey, un hors la loi du Nebraska condamné à la pendaison.

Deux figures familières des années 60 sont présentes : John Larch et Anthony Zerbe, des comédiens que l’on ne présente plus aux amateurs de séries.

En Clay Grainger, John McIntire est toujours aussi peu convaincant. Il est pour cette saison un acteur de substitution après le décès de Charles Bickford. Il fait le minimum syndical.

John Larch incarne un chasseur de primes, Ben Hicks. Comme d’habitude, ce comédien est à l’aise dans les rôles d’hommes impitoyables.

Au travers des dialogues, on note une critique de la guerre de Sécession qui selon Dewey est responsable du fait que son père ait mal tourné (et lui par la même occasion).

Curieusement, le bandit nous est présenté sous un jour plus flatteur que le chasseur de primes, mais cela est en partie dû à leurs interprètes. Quel que soit le rôle qu’il joue, John Larch a du mal à paraître sympathique.

Lorsque Hicks au bar se renseigne sur la ferme de Shiloh, on lui parle des Grainger. Celui qui prend la série en cours ignore tout de notre bon vieux juge Garth/Lee J. Cobb qui manque cruellement.

J’ai été étonné par la prestation de Sara Lane en Elizabeth, qui de loin domine la distribution. Pete Duel en fait trop dans le genre bandit au grand cœur. Il ne représente jamais la menace qu’il est sensé incarner.

Anthony Zerbe incarne Jake Powell, un des complices de Dewey. Il est un tueur impitoyable, digne de la réputation de son chef. Ainsi, dans une scène, il abat froidement un fermier qui a eu le malheur de croiser la route de Dewey et d’avoir dit à Hicks que ce dernier était à Shiloh.

Le téléspectateur comprend que Dewey est un homme dangereux, ce que Pete Duel a du mal à nous faire ressentir. Elizabeth prend la défense systématique du fuyard face à son oncle.

Larch en Ben Hicks est antipathique à souhait, jusqu’à la caricature. En l’absence de Trampas, du virginien et d’un shérif dont Grainger n’arrête pas de parler mais qui brille par son absence, le personnage que joue Sara Lane devient celui qui a le plus de consistance. Elle n’en rajoute pas dans le rôle de la jeune fille naïve amoureuse du bandit.

Lorsque Zerbe et Duel se retrouvent face à face, on a bien du mal à accepter que ce dernier incarne le chef de bande et domine le premier.

Hicks en recrutant des hommes pour attaquer le ranch devient lui-même un fieffé hors la loi. Il kidnappe Stacey Grainger, le frère d’Elizabeth.

Lorsque Pete Duel veut jouer les durs, on n’y croit pas une seconde. Dans la VF, on reconnaît la voix de Jean Topart doublant Anthony Zerbe.

La fin est très conventionnelle. Dans la grange en feu, il faut sauver le cheval d’Elizabeth. C’est le bandit qui s’y colle. John Larch est sublime en grand perdant, même si son personnage aurait mérité de finir derrière les barreaux.

Le générique de fin arrive trop brutalement à la 73e minute sans nous laisser le temps de voir une véritable épilogue.

Anecdotes

Il est fait allusion à Billy le Kid, et le personnage de Jim Dewey en est une sorte de successeur puisqu’il existe, dans l’épisode, d’une légende populaire qui commence autour de ce nouveau bandit.

Anthony Zerbe (1936-) semble avoir arrêté de tourner en 2016, goûtant une retraite bien méritée.

John Larch (1914-2005) a terminé sa carrière dans le soap opera Dallas.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juin 01, 2019 5:44 pm

03. Le vent de l’enfer (The Hell wind) **

Scénario : Barbara Merlin et Leonard Praskins. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Elizabeth, Stacey et Trampas sont pris dans une tempête de sable au retour d’une foire à Silver City. Ils se réfugient dans une ferme abandonnée où ils sont rejoints


La critique

La première impression que donne cet épisode est mauvaise, tant il est difficile de ne pas voir les grossiers raccords entre les scènes de studio carton pâte et celles d’extérieurs lors de la tempête. La production a rogné sur le budget, ce qui faisait illusion peut-être en 1968 mais certainement pas aujourd’hui.

On se prépare pour un huis clos bien bavard.

Un couple arrive, pour se réfugier dans l’abri. Trampas reconnaît Van Oven et sa femme qui travaillait dans un cabaret comme entraîneuse. Pat Crowley alias Paule (Pearl en VO) dans une autre vie a rencontré Trampas et lui a joué un mauvais tour. Elle est devenue la respectable madame Angela Van Oven.

En banquier, Ford Rainey peine à nous convaincre avec son interprétation approximative, il faut dire qu’on l’a tellement vu au fil des séries qu’on reconnaît le comédien immédiatement.

Trampas et Stacey trouvent des pièces neuves cachées dans la ferme et pensent qu’elles sont à Van Oven.
L’intrigue est mince et tout réside dans le jeu des comédiens, avec déjà l’handicap de Ford Rainey cité plus haut. Au bout d’une demi-heure, le téléspectateur se prend à regarder sa montre, ce qui est évidemment mauvais signe.

Nous avons droit à des explications laborieuses et mélodramatiques de la part de Paule/Angela à Trampas, l’ancienne serveuse de cabaret prétend avoir changé de vie depuis trois ans. Trampas, rancunier, en veut à Paule pour avoir triché aux cartes jadis et lui avoir volé de l’argent ainsi.

Un nouvel arrivant, Albert (Hobbie en VO) Simpson (Woodrow Parfray) vient annoncer que la banque a été cambriolée. Il est le comptable de Van Oven. Il manque 10 000 dollars en pièces d’or à la banque.

Le doublage a trop francisé certains noms, ainsi le banquier Marcus Van Oven se voit prénommer d’un « Marcel » plutôt peu convaincant.

De western, l’épisode se transforme en intrigue policière. Qui est le voleur, le banquier ou le comptable ?

En pleine tempête, Stacey et Trampas doivent retrouver le taureau, Sam, qui s’est enfui et perdu. Le propriétaire de la ferme, Cal Dorsey (Kiel Martin) arrive sur ces entrefaites et les aide.

L’intrigue est décousue, se construisant au fur et à mesure et partant dans toutes les directions. Cal Dorsey pour « meubler » pousse même la chansonnette avec sa guitare. A ce sujet, il n’était pas indispensable que les personnages réclament une deuxième chanson à Cal, dont la voix est assez pénible.

Il faut beaucoup d’indulgence pour ne pas attribuer la note minimale à l’épisode. Quelques scènes sont savoureuses, par exemple lorsqu’une partie de poker est proposée et que Paule/Angela prétend ne rien connaître aux cartes.

L’énigme policière est vite éventée quand le comptable, ayant récupérer les pièces, est tué par le taureau qui le charge. Les 10 000 dollars n’ont pas fini de faire couler le sang quand le chanteur se décide à filer avec le magot en menaçant les hôtes.

Anecdotes

Pat Crowley (1933-) est surtout connue au cinéma : Un galop du diable, L’éternel féminin, Demain est un autre jour.





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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. juin 01, 2019 7:06 pm

04. Le chemin tortueux (The crooked path) **


Histoire de Jerrold H. Ludwig. Adaptation : Robert Presnell Jr. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé

Kiley Cheever est humilié par son père, puis volé par un indien. La nièce de Grainger, Melissa Wainwright, arrive à Shiloh. Kiley vient chercher du travail à Shiloh. Kiley est un mythomane et n’arrête pas de raconter des fables à qui veut l’entendre pour être pris au sérieux.

La critique

Le virginien est bien embarrassé, en l’absence de John Grainger, de devoir s’occuper de la nièce de ce dernier.

On se prend de pitié pour Kiley Cheever (Kevin Coughlin), qui va de tracas en tracas. Il peine à être pris au sérieux. Mais lorsqu’il dit la vérité, par exemple le fait qu’il connaisse Trampas, il n’est pas, à tort, cru.

Le personnage de la nièce est assez intéressant, entre naïveté et charme, Melissa est incarnée par la candide Ellen Moss dont c’est la toute première apparition.

Kevin Coughlin est drôle un temps en vantard et mythomane, mais lasse vite. Aux Etats-Unis, ce comédien handicapé a marqué les esprits par une disparition tragique à l’âge de 30 ans (voir anecdotes).

Kiley se révèle vite un boulet pour le virginien. Il fait mal son travail, quand il le fait. Il doit son emploi à Trampas.

L’épisode se regarde sans déplaisir, mais sans parvenir à nous passionner. On suit le dur apprentissage de Kiley, qui est la risée de tous. Jusqu’au jour où il sauve la vie d’un ouvrier alcoolique que le virginien avait sommé de ne pas boire durant les heures de travail.

On passe tout d’un coup à un ton grave après la légèreté des quarante premières minutes. Kiley devient un héros et conte fleurette à Melissa. Mais lorsqu’il veut jouer les Roméo et déclame les poèmes, il fait sourire.

Pour sa première apparition à l’écran, Ellen Moss se débrouille fort bien, et l’on aurait aimé que cette actrice fasse carrière, alors qu’elle ne resta à Hollywood que neuf ans et s’est reconvertie comme psychothérapeute. Dommage pour le monde de l’audiovisuel.

Confronté à ses fables, Kiley va ternir son image, après avoir sauvé l’employé. Je dois dire que sans les excès de l’auteur du script concernant le personnage de Kiley, devenant outrancier, j’aurais mis trois melons à l’épisode.

La dernière partie mélodramatique avec la mort du père de Kiley et sa longue lettre confession est pesante. C’est regrettable. On termine l’épisode dans la mièvrerie et les bons sentiments.

Un épisode qui aurait pu être bien meilleur sans certaines erreurs du scénariste et une mise en scène trop accentuée sur la guimauve.


Anecdotes

Jerrold L. Ludwig (1941-) connu sous le nom plus court de Jerry Ludwig est, avec Eric Bercovici le créateur de la série avec Robert Conrad L’homme de Vienne.


Ellen Moss ( ?/) qui a joué dans La Nouvelle Equipe, Bonanza et dont cet épisode du Virginien était le premier rôle n’en a tourné que treize au cours d’une courte carrière commencée en 1968 et terminée moins de dix ans plus tard en 1977.

Triste destin que celui de Kevin Coughlin (1945-1976), malgré un handicap (il boîtait), il était parvenu à devenir comédien. Il a joué dans Les envahisseurs, Le Fugitif, Bonanza, Les règles du jeu, avant de trouver un rôle récurrent dans la série Gunsmoke. Il a été mortellement heurté par une voiture roulant trop vite sous les yeux de son épouse alors qu’il était en train de laver son pare-brise.


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Steed3003
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Steed3003 » mer. juin 05, 2019 11:51 am

Le volume 2 de la saison 6 est en ligne! :)

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Patricks
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » ven. juin 07, 2019 8:54 pm

05. La fracture (Stacey) **


Scénario : Douglas Morrow. Réalisation : Leo Penn.

Résumé

Stacey Grainger a une nouvelle petite amie. Avec elle, il a un accident de calèche et se retrouve avec le bras cassé.


La critique

Le titre original Stacey centre sur le personnage principal de l’épisode, mais je lui préfère le titre français plus précis.

Nous faisons connaissance de la petite amie de Stacey, Janie Buell (Lee Kroeger) et de la mère de cette dernière, incarnée par Barbara Wherle. Plus que dans dans un western, on se sent ici dans une ambiance familiale bon enfant. Et romantique.

Le début est tout de même assez lent. Il ne se passe pas grand-chose une fois l’accident arrivé. Des moqueries de Trampas et de quelques autres qui le jalousent d’avoir droit à trois semaines de repos.

Si Janie est candide, sa mère, une veuve, est plus calculatrice, elle aimerait bien voir sa fille faire un mariage avantageux avec le fils du ranch Shiloh.

L’atmosphère devient tendue à la 23e minute. Le médecin pense à quelque chose de plus grave qu’une facture. Un nerf à l’épaule a été touché et il faut se résoudre à une opération qui en cas d’infection pourrait lui faire perdre le bras.

On passe donc d’une ambiance familiale à une situation dramatique. Stacey va être confié aux soins d’un spécialiste, le docteur David Anders, car le médecin de famille, Spaulding est dépassé. L’opération ne peut lui garantir l’usage complet du bras qui est victime d’engourdissement.

Le scénariste a peu chargé la mule, d’une simple fracture, on est maintenant passé au risque de la perte du bras en cas d’infection. La chose est présentée de façon peu plausible. Le réalisateur Leo Penn auteur du dernier Columbo première époque et du premier de la seconde est habituellement plus subtil.

Cette histoire de nerfs ne bougeant pas qui risque atrophier le bras n’est pas convaincante. Don Quine nous montre un Stacey qui se laisse vite abattre.

Au bout de quarante minutes, nous sommes suspendus aux communiqués de santé de Stacey. Janie n’est pas venue voir le jeune homme depuis son opération. Elizabeth doute des sentiments de la fiancée.

L’intrigue est trop mince. Janie « cache sa joie » devant celui qu’elle considère déjà comme un infirme. Stacey en veut à la jeune femme de ne pas être venue le voir, et sans le savoir, rejoint les sentiments de sa sœur Elizabeth. A la 50e minute, elle s’effarouche lorsque Stacey lui demande de le masser comme le fait Elizabeth. Le torchon a brûlé entre les tourtereaux.

Janie n’est pas à la hauteur et se révèle très égoïste. Et Stacey nous fait une déprime, qu’a repéré Clay Grainger.

Clay décide de bousculer son neveu. La fin de l’épisode est languissante, et j’ai bien failli mettre la note minimale devant tant d’inertie. La comédie qui consiste à le mettre hors de lui est surfaite. La bagarre entre le virginien et Stacey qui remet tout en place est peu crédible. Les explications mièvres entre mère et fille Buell sont assez difficiles à supporter. Le final lors de la scène du bal avec le médecin, Trampas et Stacey relève un peu l’ensemble. Par contre, l’épisode se termine par un happy end raté entre Janie et Stacey, raison qui explique que l’on ne reverra plus la jeune fille dans la série.

Un épisode vraiment très moyen.



Anecdotes

Lee Kroeger (1946/-) n’a fait qu’une courte carrière (six rôles). Elle reviendra dans un autre rôle dans l’épisode 22 de la saison 7, Incident at Diablo Crossing.

Barbara Wherle (1928-2013) a arrêté sa carrière en 1976. On l’a vue dans La bataille des Ardennes, Charro, Krakatoa à l’est de Java.

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