Le Virginien (1962-1971)

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » lun. mai 08, 2017 6:00 pm

03-17- Two men named Laredo (Inédit) ****

Histoire de Don Brinkley et Don Trait. Adaptation : Don Brinkley. Réalisation : William Hale.

Résumé

Un jeune cowboy, Laredo, sauve la vie de Trampas en lui évitant d’être piétiné par un troupeau de vaches. Peu après, alors qu’il se trouve en ville, Bojo Sanders l’humilie en le faisant chuter de cheval, ayant saboté sa selle, ce qui provoque les moqueries d’une entraîneuse, Molly. Laredo assassine froidement Bojo, se sort d’un procès à charge, puis règle son compte à Molly avant de manquer de tuer Trampas. Alors qu’il est cette fois bon pour la corde, le juge Garth veut le sauver ayant compris sa folie.


La critique

Episode atypique sur la folie et le dédoublement de personnalité, où brille une fois de plus Lee J. Cobb dans un personnage plus subtil que la moyenne des habitants de Medecine Bow.

Après le sauvetage héroïque du début, on comprend vite que Laredo (joué par le chanteur Fabian) a des troubles de la personnalité. En effet, victime d’une mauvaise plaisanterie d’un certain Bojo Sanders (Rayford Barnes), qui a mis sous sa selle des piquants, il est désarçonné. Trampas tente de dédramatiser l’affaire, mais Laredo s’en va et l’on se doute qu’il n’en restera pas là, ayant été humilié sous les yeux de la belle et peu farouche Molly Weams (Elizabeth MacRae).

Il assassine avec ses poings Bojo sous les yeux de Molly, puis prétend être resté au ranch. Ryker l’arrête et il passe en jugement. Le témoignage de Molly, prostituée, et qui a bu plusieurs verres, n’est pas pris en compte, et faute de preuves, il est acquitté.

L’un des éléments centraux du scénario est un ouvrage de poésie que Laredo a fait tomber lors de sa mésaventure avec son cheval, et que Molly a ramassé. Laredo prétend tantôt aimer la poésie, tantôt non. Trampas a des doutes à son sujet. Et il a raison car Laredo surgit dans la chambre de Molly. Alors qu’on pense qu’il veut la violer, il la tue.

Lorsque Trampas constate les griffures au visage de son nouvel ami, il comprend qu’il est l’assassin. Mais Laredo se saisit d’un fusil et manque nous priver définitivement de Trampas (la balle passe à quelques centimètres du cœur, et il est contraint à une convalescence sous l’œil attentif de Betsy).

Cette-fois, le procureur, incarné par un Ford Rainey excellent comme d’habitude, pense avoir sa revanche. Contre toute attente, le juge Garth consulte un psychiatre et plaide la folie. Mais le psychiatre en plein procès dit que Laredo a toute sa raison.

Episode au suspense haletant et constant, avec deux comédiens brillants, Lee J. Cobb et le chanteur pour teenager Fabian, la fin (spoiler), constituée par le verdict du jury, est un peu déroutante. Malgré tout, cela ne parvient pas à gâcher la pépite que constitue cet opus.

Notons aussi l’interprétation brillante en entraîneuse puis victime de la comédienne Elizabeth MacRae.

Une réussite totale.


Anecdotes

Fabian (1943-) était à l’époque du tournage une idole de la chanson. Il a participé, dans des rôles différents, trois fois au Virginien.

Elizabeth MacRae (1936-) a pris sa retraite en 1985. A son actif un très bon film, Conversation secrète (1974) de Francis Ford Coppola et deux épisodes de Kojak, mais hélas beaucoup de temps perdu dans des soap operas : Haine et passion, Hôpital Central, Des jours et des vies, Search for tomorrow.


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Messagepar Patricks » mar. mai 09, 2017 11:07 am

03-18- Hideout (Inédit) **

Histoire d’Edna Anhalt, d’après un roman de Stuart Hardy. Adaptation : Cy Chermak. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Betsy se perd en faisant une promenade et tombe sur la cachette d’un homme et de son fils qui capturent des chevaux sauvages et les élèvent. Le fils, Clint Evers, sauve Betsy d’un puma.

La critique

Si la série est inspirée du roman d’Owen Wister, cet épisode constitue une première puisqu’il est adapté d’un roman de Stuart Hardy, et l’on se demande bien pourquoi vu l’armada de scénaristes qui travaillent sur la série, le roman qui a servi de source ne permettant pas un si long développement sur plusieurs saisons.

Les Evers, Martin (Forrest Tucker) et Clint (Andrew Prine) sont soucieux de garder leur tranquillité et que Betsy ne révèle pas leur cachette, mais elle est mordue par un crotale.

Clint en la conduisant chez le docteur pour la sauver tombe sur le virginien et Ryker. Il prétend n’être que de passage en ville, mais son secret commence à être éventé.

L’épisode ensuite traîne en longueur, avec Betsy qui cache le secret des Evers. En l’absence du juge en voyage, le virginien interroge Betsy.

Forrest Tucker et Andrew Prine s’en sortent bien en fugitifs, mais le jeu de Prine reste approximatif. Ils sont recherchés, et un chasseur de prime ne tarde pas à pointer son nez chez Ryker.

Betsy rejoint vite Clint dont on comprend qu’elle est amoureuse. Ryker apprend à cette dernière que Martin Evers est recherché pour le meurtre de son associé, il était chercheur d’or à Laramie et s’est enfui avant le procès.

Roberta Shore n’est pas une grande comédienne, et l’intrigue met du temps à se mettre en place. Betsy va voir les Evers et demande au père s’il est coupable, ce dernier lui rétorque qu’elle vit dans un monde bien naïf.

Martin fait une chute de cheval et se retrouve grièvement blessé. Un épisode dont Betsy est la protagoniste principale ne pouvait être qu’une histoire mielleuse. Andrew Prine ne trouve jamais le ton juste dans le rôle du grand dadais de fils maladroit et gauche.

On se doute qu’il faut un médecin à Martin, malgré la promesse faite à son fils de ne pas en appeler un. Betsy s’en charge. Elle a peur ensuite que Clint ne liquide le médecin, mais le jeune homme est seulement prudent et n’est pas un tueur.

Pour le meurtre dont il est accusé, Martin a un témoin oculaire, un ivrogne nommé Sorrowful (Douglas Fowley).

L’ensemble manque de vigueur et de suspense, et le jeu approximatif de Betsy Shore et d’Andrew Prine n’arrange rien. Le virginien, Trampas et Randy sont limités à des apparitions. On se console avec de belles images de paysages sauvages et de chevaux. James Drury, sur la fin, s’en donne à cœur joie dans des scènes où il conduit le troupeau de chevaux sauvages.

Le happy end est de rigueur et l’innocence de Martin prouvée, il n’a tué son associé que par accident : homicide involontaire.

Lee J. Cobb manquait cruellement, et en Ryker, Clu Gulager réduit à passer les plats.

Anecdotes

Andrew Prine (1936-) est connu pour Miracle en Alabama, Texas nous voilà !, Chisum et Grizzly, le monstre de la forêt.


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Messagepar Patricks » mar. mai 09, 2017 12:40 pm

03-19- Six graves at Cripple Creek (Inédit) **

Scénario : Carey Wilber. Réalisation : Maury Geraghty.

Résumé

Il y a deux ans, quatre hommes ont attaqué un père et sa fille, les tuant. Ryker, qui aimait la fille, a juré de les venger.

La critique

Dès le début, nous sommes dans une ambiance dramatique et tendue de pur western, où brille Clu Gulager en Ryker. Rien à voir avec la bluette de l’épisode précédent.

Le shérif d’une ville voisine, alors que Ryker cherche le quatrième tueur, Charlie Mc Masters soit disant mort et enterré, demande à notre héros de servir de chevalier servant à une cavalière, Lucille Carver (Sheilah Wells), laquelle veut se rendre à Cripple Creek non desservi par une diligence. Or, c’est l’endroit où est enterré MacMasters.

J’ai deviné par son jeu maladroit que Sheilah Wells était une débutante (elle n’a fait qu’un court métrage avant cet épisode du Virginien). Face à un Clu Gulager expérimenté, elle ne renvoie pas la balle et son jeu est une catastrophe.

Après les prairies sauvages, cet épisode sent le décor carton pâte de studio pour les scènes nocturnes de feu de camp. Heureusement, restent les poursuites au grand jour qui renouent avec des décors plus heureux, mais tous les gros plans sur Sheilah Wells et Gulager sont faits en studio.

De l’équipe habituelle, il n’y a que Trampas (pour une brève scène au début) et Ryker.

L’intrigue évoque, outre l’histoire personnelle de Ryker qui date d’il y a deux ans, un massacre qui s’est déroulé il y a six mois à Cripple Creek.

Alors que le couple rejoint le fort militaire Shields, la torpeur s’empare du spectateur. Beaucoup de bavardages inutiles destiné à « meubler ». Il y a six tombes à Cripple Creek, cinq hommes blancs et un sioux. Le père de Lucile est donc peut être en vie. Ou Charlie McMasters ?

Le major Mallory (Walter Reed) mène l’enquête avec Ryker, et il semble que le sixième homme blanc qui soit vivant était un chercheur d’or.

Notons quelques bons moments, comme la scène de l’embuscade, où Lucile, qui ne sait pas se servir d’une arme, parvient à donner le change.

Ryker se méfie comme la peste du shérif Goodbody (John Doucette), qui le suit depuis qu’il a quitté Medecine Bow. Nous avons à nouveau droit à de pitoyables scènes en studio qui ne font plus illusion aujourd’hui.

Le shérif pense que le père de Lucile est Charlie McMasters, qui a détroussé une diligence transportant de l’or. Ryker ne s’est pas assez méfié de Goodbody qui à la première occasion l’assomme.

Lucy retrouve son père, John Carver (Paul Birch). Mais il semble bien s’agir de McMasters. La suite de l’épisode se traîne en longueur et l’on regarde sa montre.

Le moins attentif des spectateurs comprend que John Carver est un imposteur et pas le père de Lucile.

La fin, sans surprise, nous laisse sur notre faim tellement le scénariste enfonce des portes ouvertes.

Anecdotes

John Doucette (1921-1994) a joué dans Cléopâtre, 100 dollars pour un shérif, Patton, et à la télévision dans la série Coup double avec Don Adams.

Sheilah Wells (1941-) a arrêté sa carrière en 1980 après une trentaine de rôles. On l’a vu dans Les mystères de l’ouest, Hawaii Police d’état, Les rues de San Francisco.

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Messagepar Patricks » mar. mai 09, 2017 2:32 pm

03-20- Lost yesterday (Inédit) ***

Scénario : True Boardman. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Avant de mourir, un mari dit à sa femme, Clara Malone, où se trouve caché le bulletin d’un vol. Peu après, elle se trouve avec le virginien dans une diligence qui bascule dans un ravin. Elle est amnésique.

La critique

Plus que western, l’intrigue est policière et romantique. Les complices du mari de Clara Malone restent à Medecine Bow pour la retrouver. Clara a perdu la mémoire et trouve un nid douillet à Shiloh, auprès du virginien et de Betsy.

Tout en l’aidant à retrouver la mémoire, le virginien s’éprend de Clara. James Drury semble plus à l’aise dans son rôle au bout de trois saisons. Dans les scènes romantiques, il fait illusion.

Shirley Knight joue divinement bien ce personnage qui a perdu la mémoire. Elle n’en fait pas trop, juste assez pour rendre son personnage crédible.

Clara se voit offrir un poste d’institutrice, bien qu’il y en ait déjà une, Martha (Monica Lewis). Sa nouvelle identité est Avril Mc Comber.

Lors d’un bal, un des complices du mari retrouve Clara. Certaines scènes sont surréalistes, comme Trampas, le virginien et Clara jouant au puzzle.

Sous l’identité d’un certain Cal Harrris, un complice, Trev Holcomb (Simon Scott) se présente à Shiloh comme étant son frère. Clara n’a toujours pas retrouvé la mémoire. Elle la retrouve à la suite d’un incendie.

L’épisode à la lueur des années 2010 peut nous paraître un peu naïf et artificiel. Néanmoins, l’intrigue est assez efficace.

Le feu, dans cette histoire, agit comme déclencheur des pertes et retrouvailles de mémoire.

Les bandits, en retrouvant Clara qui a sa mémoire, brisent les illusions que se faisait le virginien.

La fin de l’épisode privilégie l’action aux sentiments. Le virginien laisse un message codé à Trampas pour le tirer d’affaire.

L’épilogue dans le fort (en studio) est malheureusement peu raccord avec le reste.

Toutes les idylles du virginien semblent devoir se terminer sur le quai de la gare de Medecine Bow. Le happy end a un goût un peu amer, mais l’on se doute que le virginien doit rester célibataire pour les futures invitées vedettes de la série. On échappe ici au drame pour une fin un peu trop tranquille.

Anecdotes

Shirley Knight (1936-) a joué au cinéma dans Pour le pire et pour le meilleur et à la télévision dans l’épisode des Envahisseurs : Les espions.


Le virginien rappelle qu’il a débarqué à Shiloh il y a six ans.


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Coffret 2 saison 3 envoyé à Steed.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mer. mai 10, 2017 11:19 am

Nous passons au troisième coffret de la saison 3.


03-21- A slight case of charity (Inédit) *

Histoire d’ Howard Browne. Adaptation : Howard Browne et True Boardman. Réalisation : Dick Benedict.

Résumé

Trampas est chargé d’acheter du bétail à un certain Ira Cowin. Il descend dans un hôtel où il fait la connaissance de la belle mais peu scrupuleuse Harriet Vanderworth dite Charity qui lui vole 1500 dollars après s’être introduite dans sa chambre et dérobé le ticket de consigne, paquet contenant l’argent. Le shérif local refuse de l’aider. Ryker vole à son secours.

Résumé

Episode du genre comédie avec dans le rôle de Charity la truculente Kathryn Hays. Mais la farce risque de tourner à la catastrophe pour Trampas car la fille lui a « emprunté » 1500 dollars qu’elle s’est ensuite faite voler.

Charity essaie d’embrouiller Trampas sur toute la ligne avec une histoire de bijou rare appartenant à sa famille, l’étoile de San Carlos. On est assez surpris de voir notre héros aussi crédule, la beauté de la fille lui faisait perdre tous ses sens, et risquant de lui coûter sa place à Shiloh, sans parler d’une accusation de vol.

On a du mal à prendre au sérieux cette pantalonnade. Outre Ryker, un homme suit le couple jusqu’à Rancho Valdez.

Pendant ce temps, Ryker se rend compte qu’il est suivi par un homme qu’il arrête, Byron Prescott (Jerome Courtland). Ce dernier recherche en fait Charity et les deux hommes s’associent pour la retrouver.

A Medecine Bow, l’affaire des 1500 dollars volés tourne au drame, le virginien, Betsy et Randy sont très inquiets pour Trampas, Ira Corvin, le vendeur (Harry Harvey Sr) voulant porter plainte d’autant plus que sans raison, dès le début, il n’a pas eu confiance en Trampas.

Ryker et Prescott tombent sur le voleur de Charity, Roy Judd (Warren Oates). Au bout de trois quart d’heure, on trouve cet opus vraiment peu inspiré et ennuyeux. Trampas y apparaît comme un gros nigaud qui n’arrête pas de se faire berner. L’épisode est déséquilibré entre le « sérieux » que manifestent Ryker et le virginien, et l’insouciance du couple Charity-Trampas.

Les coups de théâtre sont peu crédibles. Ainsi Ryker, après l’avoir laissé partir, se rappelle que l’homme rencontré est Judd, un bandit recherché.

Dans ce scénario décousu, tout le monde poursuit tout le monde. Le spectateur lui a décroché, malgré la jolie frimousse de Kathryn Hays/Charity.

Dans une auberge, il nous faut subir le chant d’une mexicaine, puis une valse de Charity avec Trampas. C’est le genre d’épisode qui fait fuir le néophyte qui ne connaîtrait pas la série et commencerait avec cet opus ridicule.

Trampas n’est pas au bout de ses surprises, et nous non plus. Charity a en fait volé la bague « l’étoile de San Carlos » à Judd ! Mais tandis que Trampas met KO Judd, Charity en fait de même avec notre héros et s’enfuit.

Charity a rendu l’argent à Trampas à son insu après la bagarre. Nous apprenons que la femme que devait épouser Prescott est la vraie Harriett Vanderworth, dont Charity a usurpé l’identité.

L’épisode se termine par les noces de Charity et Prescott. Rarement un épisode du Virginien aura été aussi saugrenu et peu inspiré. Voilà qui nous conforte dans le fait que remplir 30 épisodes par saison était une erreur, les chefs d’œuvres côtoyant les ratages complets.

Anecdotes

Kathryn Hays (1933-) a tourné de 1962 à 2010. Peu de rôles intéressants à part Yuma en 1971. Elle a terminé sa carrière en jouant de longues années de 1972 à 2010 dans un soap inédit en France qui existait depuis 1956 As a world turns.


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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Steed3003 » sam. mai 13, 2017 1:36 pm

Le volume 2 de la saison 3 est en ligne ! :)

http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... 3-volume-2
LE site sur les plus grandes séries TV et sagas cultes du cinéma : http://lemondedesavengers.fr
LE forum des passionnés : http://lemondedesavengers.fr/forum

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. mai 13, 2017 2:50 pm

02-22- You take the high road (Inédit) *

Histoire de Dan Ullman et Frank Fenton. Adaptation : Dan Ullman. Réalisation : John Florea.

Résumé

Slauson, un chef de convoi d’un élevage du Montana, dont le patron est mort, n’apprécie pas le fils Mark Shannon, un enfant gâté. Il demande à la sœur de Mark, Peggy, de choisir entre elle et lui. Le virginien recueille Mark et l’embauche à Shiloh. Trampas apprend au virginien que la peste bovine sévit.


La critique

Les 20 premières minutes de cette histoire de bétail ne sont guère passionnantes. On a l’impression de subir un cours sur l’élevage et l’agriculture. L’absence de Lee J.Cobb (une fois de plus le juge Garth est en voyage, avec Betsy) nuit au film.

Slauson et Peggy arrivent avec des bêtes potentiellement contaminées qu’ils doivent livrer à l’armée, à Fort Collins, ce qui provoque la fureur des fermiers de Medecine Bow. En traversant l’endroit, ils risquent de contaminer toutes les bêtes des environs.

Si James Drury a amélioré son jeu, je lui préfère Clu Gulager en shérif adjoint Emmett Ryker.

Mark (Richard Beymar) évoque ses états d’âme auprès de Trampas. Scénario trop subtil et trop complexe qui gâche la première demi-heure, on comprend que l’épisode ne sera pas une réussite.

Trampas détecte chez Mark un désir de vengeance envers Slauson. Il en trouve le prétexte lorsque le virginien demande à Slauson, dont le troupeau est contaminé, de faire demi-tour.

A la première occasion, Mark tire sur Slauson. Le virginien réalise alors qu’il a été manipulé par le jeune homme.

Les scènes nocturnes sentent le carton pâte, c’est fait en studio, aussi évident que L’homme de fer. Dur à regarder aujourd’hui.

Ryker mène son enquête. Gulager domine de loin la distribution. Pour la première fois dans la série, Ryker et le virginien sont des camps opposés. A Ryker de maintenir la justice et la paix, au virginien de veiller sur 25 000 têtes de bétail non contaminées.

On comprend que cela passionne le téléspectateur américain, mais c’est trop sérieux, trop technique, pour intéresser le français qui demande un western, de l’action, de l’aventure.

Tourné à l’économie, avec des scènes d’archives (stock shot) montrant des troupeaux de bétail en pleine course, l’opus ne convainc en rien, et le duel le virginien-Mark est joué d’avance. La série, qui est une anthologie, est capable du meilleur comme ici du pire. Dommage.

Un épisode à zapper.

Anecdotes

Richard Beymer (1938-) est connu des amateurs de séries récentes de SF-Fantastique : l’ancien et le nouveau Twin Peaks, Profiler, X Files, Star Trek deep space nine. On l’a vu au cinéma dans West Side Story, Le journal d’Anne Frank, Le jour le plus long.


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Messagepar Patricks » sam. mai 13, 2017 4:10 pm

02-23- Shadows of the past (Inédit) *

Scénario : Frank Chase. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Un ami de Ryker avec qui il joue aux échecs, John Conway, attend à la gare sa future épouse Rita. Mais Ryker pense qu’elle est venue à Medecine Bow avec autre chose derrière la tête. Ryker reçoit des menaces de mort de deux frères sortant de prison dont il a tué un des leurs il y a trois ans.

La critique

Dans cette série, il y a deux excellents comédiens : Lee J. Cobb (encore absent ici) et Clu Gulager. L’épisode est centré sur le second.

On s’attend donc à un opus majeur. John Conway (Jack Warden) est un ami de Ryker auquel il aime se confier. Il lui fait part des attitudes pour le moins étranges de Rita (Marilyn Erskine).

Malheureusement, le scénariste nous fait mourir d’ennui pendant les quarante premières minutes où il ne se passe quasi rien, à part la venue des deux frères Gar, Will (John Milford) et Dink (James Beck) pour menacer Ryker.

L’épisode nous surprend par le fait que Rita n’a de toute évidence aucune intention d’épouser Conway. Ryker en est intrigué et se met à espionner la dame, allant jusqu’à la sauver la croyant en danger tandis qu’elle conduit une carriole à toute vitesse dans les montagnes.

On regarde sa montre : cinquante minutes et il ne s’est rien passé. Des bavardages, une attitude vaguement mystérieuse de Rita Bolen.

On s’endort presque. Au bout d’une heure, Rita avoue à John Conway qu’elle ne l’aimera jamais ni ne lui donnera une famille, ayant perdu son mari et ses deux enfants dans un naufrage il y a six ans. Les frères Gar pendant ce temps-là se dirigent vers Ryker pour le tuer.

On maudit Frank Chase d’avoir écrit une histoire aussi ennuyeuse alors que Clu Gulager méritait cent fois mieux seul aux commandes d’un opus.

La fin très « à l’eau de rose » avec un John qui risque sa vie pour sauver Ryker bien seul comme adjoint du shérif face à deux tueurs nous laisse pantois. On a l’impression d’avoir lu un roman-photo sentimental des années 60.

Ce n’était ni fait ni à faire, d’un ennui profond, sans aucun intérêt. On se demande bien qui a pu donner son feu vert pour tourner un script aussi creux, et c’est surtout un beau gâchis pour Clu Gulager.


Anecdotes

Le personnage de Conway au début dit envisager de fonder une famille avec Rita, ce qui surprend car elle est trop âgée. Marilyn Erskin (Rita) avait 39 ans en 1965, mais elle en faisait beaucoup plus d’apparence.

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Messagepar Patricks » sam. mai 13, 2017 5:25 pm

03-24- Legend for a lawman (Inédit) *

Histoire de Frank Telford et Harry Kleiner. Adaptation : Preston Wood. Réalisation : John Florea.

Résumé

Dans une petite ville, Cobb’s run, Randy est pris par erreur pour le complice de cambrioleurs qui ont blessé le marshall.

La critique

Le marshall Floyd Buckman (Ford Rainey) est vieux et usé mais ne veut pas l’admettre. A cause de son obstination, Randy, pris dans un piège grossier que Buckman n’a pas vu, risque d’être pendu. Le virginien jure de le sortir de ce mauvais pas.

On ne saute pas de joie en voyant la distribution : Drury et le chanteur-acteur Randy Boone. Pour comble de malchance, l’histoire, mal agencée, ne relève pas le niveau. On se demande si Universal n’a pas laissé la saison 3 de la série prendre l’eau de toutes parts.

En fait, Randy en est là parce que Buckman n’a pas verrouillé la porte de son bureau derrière lui et a été agressé, après que le jeune homme soit entré.

Un homme veut la perte de Buckman, c’est l’avocat Sam Loomis, interprété par Adam West, futur Batman deux ans plus tard. Il tente de faire un marché avec le virginien.

Encore une intrigue insipide et sans saveur. Cette-fois même pas rehaussée par la maigre distribution. Le virginien même son enquête dans des décors reconstitués en studio à peu de frais.

Le virginien retrouve agonisant Cole (William Mims), l’homme qui a piégé Randy et il signe des aveux, mais Buckman s’entête et dit que notre héros a fabriqué la preuve.

On se lasse très vite de cet épisode mal fagoté. On ne doute pas que le virginien sauvera Randy. Ce dernier a gardé sa guitare et chante en prison en attendant la corde. L’acteur joue mal et ne fait pas illusion une seconde. Trop de scènes d’intérieurs. Le spectateur regarde sa montre.

Le virginien ne pouvant démontrer l’innocence de Randy se résout à le faire évader. S’ensuit une poursuite interminable. Les deux membres de Shiloh sont cette-fois sous les verrous. Buckman fait un marché invraisemblable avec le virginien pour sauver sa face.

La fin est tirée par les cheveux avec le revirement bien improbable de Buckman. Le spectateur s’en fiche, il s’est endormi depuis longtemps ou a changé de chaîne !

Anecdotes

Adam West (1928-) est devenu célèbre pour avoir été Batman à la télévision et au cinéma de 1966 à 1968. Aussi invraisemblable que cela paraisse, Albert R. Broccoli lui proposa en 1971 le rôle de James Bond dans Les diamants sont éternels. West refusa en raison de sa nationalité américaine, pour lui Bond devait être britannique.


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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. mai 13, 2017 6:38 pm

03-25- Timberland (Inédit) ***

Scénario : Sheldon Stark. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Les éleveurs de Medecine Bow sont inquiets depuis qu’un certain Daniels a acheté quasiment tous les bois et fait abattre les arbres.

La critique

Cet épisode montre les méfaits du capitalisme sauvage, en l’occurrence Charles Daniels (Arch Johnson) et son âme damnée Paul Rogers (William Smith) ne pensent qu’au profit en exploitant à fond les forêts quitte à laisser des marécages aux éleveurs.

Ce sujet très politique est contrebalancé par l’attirance d’un habitant de Medecine Bow, Dave Fergusson (Martin Milner), un brin prétentieux, envers la fille de Daniels, la ravissante Kathy (Joan Freeman). Chose vue d’un mauvais œil par Paul Rogers qui a des vues sur la fille du patron avec la bénédiction de celui-ci.

Le virginien craint un affrontement entre les éleveurs et Daniels, et propose à Ryker de le nommer lui et quelques autres shérifs adjoints pour maintenir l’ordre.

Un grand bal a lieu en ville, avec comme torture le duo Betsy-Randy nous assenant leur numéro chanté.

Kathy devient le personnage central de l’épisode. Ryker la surveille. Malgré un physique moyen, Dave Fergusson ne lâche pas prise et continue son entreprise de séduction. Rogers les surprend et attaque sauvagement Fergusson. En état de légitime défense et par accident, Fergusson tue Rogers.

Le père oblige sa fille à témoigner contre Fergusson, alors qu’elle sait que c’est Rogers qui avait une arme et a attaqué.

Toutefois, contre son père qui la renie, Kathy dit la vérité à Emmett Ryker.

Enfin un bon épisode. On le doit au scénario, à l’interprétation des acteurs tous excellents.

Alors que le procès innocente Dave, le père veut l’abattre. Le happy end avec le revirement du père est un peu tiré par les cheveux.

J’ai remarqué que dans cet épisode, les acteurs de la série cèdent la place aux invités vedettes.


Anecdotes

William Smith (1933-) trouva le rôle de sa vie, Falconetti, dans Le riche et le pauvre et sa suite Les héritiers. Il est l’un des plus mémorables méchants de l’histoire des séries tv américaines.

Joan Freeman (1942-) a tourné de 1949 à 1994 sans jamais trouver de rôles marquants. Elle a tourné quatre rôles différents dans Le Virginien. Peu de séries connues à part Des agents très spéciaux, Au-delà du réel, Bonanza, Chips. Une carrière décevante pour une actrice aussi talentueuse.


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