Le Virginien (1962-1971)

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Patricks
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » lun. juil. 08, 2019 4:49 pm

08-11. A Touch of hands (Inédit) **

Scénario : John Dunkel. Réalisation : Tony Leader.

Résumé

Peg Halstead a fini ses etudes. Son père sait qu’il n’a que peu de temps à vivre. Il voit d’un mauvais œil la romance entre Trampas et sa fille.

La critique

Cet épisode nous permet de découvrir la ravissante Belinda J. Montgomery quelques années avant L’homme de l’Atlantide.

Dès les premières images, nous comprenons que l’intrigue sera une histoire d’amour contrariée. Peg Halstead revient de cinq années d’études en pensionnat, et ses sentiments pour Trampas n’ont pas changé, il est de même pour le cowboy.

Malheureusement, le père, John (Michael Constantine), qui se sait condamné suite à une première crise cardiaque, ne veut rien savoir d’une telle union. Sa fille et Trampas envisagent de se marier et de s’installer dans un ranch de Dove Canyon.

Si les deux tourtereaux sont sympathiques, l’ennui s’installe vite. En fait, à part discussions et ballades, il ne se passe pas grand-chose.

On aime la complicité entre Elizabeth et Peg. Doug McClure n’est malheureusement pas toujours très convaincant, loin des cavalcades et des bagarres. Le père estime que la région a tué son épouse et veut qu’elle retourne dans l’Est.

La situation semble s’éterniser. Mais un jour, John Halstead prend une grande colère contre Trampas et son cœur lâche.

Elizabeth J. Montgomery croit à son personnage et la dernière scène, seule dans sa maison, est bouleversante. Son jeu domine nettement celui de son partenaire. On sait que les histoires d’amour de Trampas et du Virginien font long feu, ils sont condamnés à rester célibataires.

Sans action, l’épisode pourra paraître long aux habitués de la série. On saluera par contre la performance de Michael Constantine, absolument impeccable. Lorsque la fin arrive, nous avons l’impression d’être passé, à cause de trop de dialogues et de discussions, à côté de l’épisode.

La photo est magnifique, et nous avons de très beaux plans en extérieurs de Belinda avec McClure. Toute l’équipe est présente, et Tim Matheson bénéficie d’une scène intéressante.


Anecdotes

Michael Constantine (1927-) a joué dans L’Arnaqueur.


Belinda J. Montgomery (1950-) est célèbre pour son rôle dans L’homme de l’Atlantide.

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Messagepar Patricks » lun. juil. 08, 2019 6:20 pm

08.12. Journey to Scathelock (Inédit) ****

Scénario : Alvin Sapinsley. Réalisation : Seymour Robbie.

Résumé

Pour finaliser un achat et en raison d’un empêchement du virginien, Jim Horn doit transporter 4000 dollars, prix de l’achat de chevaux à Wellington. En raison de son jeune âge, Jim n’est pas prix au sérieux. Mais surtout, il se fait voler son argent.

La critique

Anne Helm, pour une génération de téléspectateurs, était la jeune femme sage et rangée que devait épouser Ben Gazzara, ou du moins son personnage, dans Match contre la vie avant que le personnage joué par Gazzara, l’avocat Paul Bryan, n’apprenne qu’il est atteint d’une maladie incurable. Mais cette actrice canadienne a joué aussi dans d’autres registres, comme une entraîneuse de saloon particulièrement sexy dans cet épisode, Karen Mallory.

Son partenaire Burr DeBenning incarne Orrey Hills. Tous deux sont habitués des séries des années 60. DeBenning a d’ailleurs joué dans un épisode de Match contre la vie dans lequel Anne Helm n’était pas.

Jim doit attendre au dépôt ferroviaire le vendeur, le capitaine Cornish (Peter Bromilow). Il est absolument furieux de ne pas être pris au sérieux en raison de son jeune âge.

Bien entendu, Jim est émerveillé quand il croit intéresser la belle Karen Mallory. Elle se fait offrir du Champagne. Il s’agit en fait d’un coup monté avec Orrey Hills pour lui voler ses 4000 dollars. Très vite, Hills cherche querelle à Jim, que Karen protège.

Un autre comédien a un rôle intéressant dans l’épisode, Lawrence Dane, qui incarne un français.

La qualité de l’interprétation d’Anne Helm nous fait regretter que sa carrière se soit limitée à la télévision ou à des rôles mineurs au cinéma. Nous n’avons d’yeux que pour elle ! Il faut dire qu’elle crève l’écran.

Evidemment, né en 1947, Tim Matheson semble être son petit frère à côté d’elle.

Gouailleur, voyou, rusé, Orrey Hills provoque un scandale au saloon et se retrouve en prison.

On a de la peine pour ce naïf Jim qui perd toute lucidité en fixant les beaux yeux de Karen. L’épisode sans tomber dans la comédie, reste léger. Une scène en particulier est cocasse : Jim vient dans la chambre de Karen en chemise de nuit, et tandis qu’elle lui parle s’endort sur le canapé !

L’acheteur de Jim n’est pas du genre patient, déjà, il est agacé d’avoir affaire à quelqu’un d’aussi jeune, mais lorsqu’en plus, l’employé d’hôtel ne trouve pas les 4000 dollars dans le coffre pour les lui donner, il perd toute crédibilité.

Le shérif Quatermine (Frank Campanella) reçoit les doléances du volé. Frank est le frère aîné de Joseph Campanella.

Malgré le vol, l’épisode n’adopte pas dans un premier temps une tonalité dramatique. Maîtresse de Orrey Hills, Karen fait des cauchemars.

A la recherche de son argent, Jim est capturé par un français (Nous ne saurons pas le nom du personnage). Il se retrouve face à Karen et lui demande de lui rendre son argent. Elle joue les vierges outragées avec délice. Bien entendu, Orrey est là. Le français est enfermé. Karen demande à lui parler. On se doute qu’il ne l’écoute plus et est moins « sous le charme » de la belle.

Mais Karen se rachète et permet à Jim de retrouver la liberté, lui rendant l’argent après avoir fait du charme au français que Jim réussit à enfermer. Jim ramène Karen à Wellington, très vite poursuivi par Orrey.

Karen menacée par son amant doit désarmer Jim et lui reprendre l’argent. Orrey veut tuer Jim, témoin gênant. Karen sauve Jim en tirant sur son amant. Elle l’oblige à rendre l’argent.

Jim va voir Karen en prison. Il l’embrasse tendrement. Le virginien arrive en ville tandis que Jim paie l’acheteur.

Cet épisode nous laisse sans réponse sur le sort réservé à Karen en prison, avec un Orrey en liberté. Il a donc un goût d’inachevé. Le téléspectateur est donc invité à imaginer la fin. C’est le seul bémol qui n’empêche pas de donner la note maximale à l’épisode.


Anecdotes

Anne Helm (1938-) était Molly Pierce, la fiancée de Ben Gazzara/Paul Bryan dans cinq épisodes de la série Match contre la vie. C’est sa deuxième et dernière apparition dans la série après Ryker dans la saison 3.

Burr DeBenning fait sa deuxième et dernière apparition après l’épisode de la saison 7 The Storm Gate.

Lawrence Dane (1937-) est apparu dans Scanners, La fiancée de Chucky.

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Messagepar Patricks » lun. juil. 08, 2019 7:52 pm

08.13. A woman of stone (Inédit) **

Scénario : Gerry Day. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé

Une blanche, épouse d’un indien Shoshone, doit à la mort de son mari quitter la réserve avec son fils, qui ne connaît que le mode de vie indien. Malade, elle est trouvée par Trampas et Jim et soignée à Shiloh, tandis que l’enfant rejette la civilisation des blancs.


La critique

Dès le début, je n’ai pas trop aimé épisode. Mélodramatique, évoquant les problèmes entre indiens et américains, avec la bigame Mrs Cloud (Bethel Leslie) dont le mari blanc toujours vivant est un commerçant prospère veuf à Medecine Bow, qui a une fille, Laurie (Jane Actman). Dans sa première vie, elle s’appelait Catherine Cantrell.

Le mari est Milo Cantrell (Charles Drake) et croit sa femme morte. Le fils indien Wolf Cloud (Jean-Michel Michenaud) est le prétexte à tous les clichés sur l’enfant indien qui n’arrive pas à s’habituer aux coutumes de Shiloh, comme prendre un bain, sauf que cela ne fait pas rire.

Les habitants de Medecine Bow sont hostiles aux indiens Showshone, et donc à Wolf Cloud.

Bethel Leslie a du talent, mais doit faire croire à un personnage assez peu vraisemblable, elle a abandonné son mari pour un indien. Quand elle rencontre son premier mari, Milo, il a un malaise cardiaque. Elle lui demande de ne rien dire à leur fille Laurie, fiancée à Ben Foster (Charles Brewer).

Dans cette intrigue, le virginien et les habitants de Shiloh se retrouvent mêlés par hasard.

Les scènes entre Charles Drake et Bethel Leslie sont pathétiques, on sombre dans le mélo, et même pour l’époque, 1969, cela semble daté, dépassé.

Le titre par contre reflète bien le visage de pierre que nous offre durant tout l’épisode Bethel Leslie.

Lorsqu’elle sort du domaine de la distraction pour chercher à défendre des causes, la série devient ennuyeuse. Les habitants de Medecine Bow, Abe Landeen (Tim Holt) en tête, sont caricaturaux en racistes anti-indiens. On cherche à adapter en 1969 un contexte du 19e siècle. Rappelons que dans la saison 1, plusieurs indices nous indiquaient que l’on était en 1898. J’ai cherché, mais aucune précision n’est donnée durant la saison 9 sur l’année où l’action se déroule.

Attaqué par un fauve, Milo Cantrell est sauvé par le petit indien (et le virginien). Il en réchappe miraculeusement. Il reçoit à son chevet son ex femme et devant Laurie avoue qu’elle est sa mère. On nage en pleine guimauve, et surtout dans la plus parfaite invraisemblance.

Le plus dommageable est que le virginien, Elizabeth et Jim sont relégués au second plan (les autres acteurs sont absents).

Malgré les suppliques de sa fille Laurie, Catherine Cantrell décide de rester Mrs Cloud et part avec son fils pour toujours.

Un épisode fastidieux qui évite de justesse la note minimale pour quelques jolies scènes et de bons acteurs.


Anecdotes


Bethel Leslie (1929-1999) a commence sa carrière à Broadway en 1944 avec la pièce Snafu. Au cinéma, on l’a vue dans La clé des champs, Le combat du capitaine Newman, A corps perdu, Traître sur commande.


Charles Drake (1917-1994) a tourné dans La mort n’était pas au rendez-vous, Harvey, Winchester 73, Le Plongeon.


Tim Holt (1919-1973) est connu pour La chevauchée fantastique, La splendeur des Amberson, Le Trésor de la Sierra Madre.


Après une carrière de presque trente rôles, Jean-Michel Michenaud (1955-) qui incarne le petit enfant indien, est devenu producteur. Acteur, on l’a vu dans Au cœur du temps, Mission Impossible, Les Bannis. Il est appelé ici Gerald Michenaud.

Jane Actman (1948-2018) tournait là son premier rôle. Sa carrière dura dix ans, de 1969 à 1979, comprenant Hawaii Police d’état, Mannix, La planète des singes, L’homme Invisible, Joe Forrester, Wonder Woman.

Charles Brewer (1946-1991) tournait là un de ses derniers rôles. Après ce film, il a joué Airport. On perd sa trace ensuite jusqu’à son décès à 46 ans en 1991.

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Messagepar Patricks » mar. juil. 09, 2019 12:17 pm

08.14. Black Jade (Inédit) **


Scénario : Herb Meadow. Réalisation : Joseph Pevney.

Résumé

Le virginien et Trampas sympathisent avec un cowboy, Cobey Jade, qui a l’habitude de chanter. Ce dernier habite une ville minière. Mais le virginien est troublé quand il s’aperçoit que Jade détient une montre qui appartient à l’un de ses amis.

La critique

Nous sommes dans un pur western. Le virginien est décidé à savoir comment Cobey Jade (James A.Watson Jr.) est entré en possession de la montre d’un de ses amis et mène l’enquête. Trampas se rend dans la petite ville minière que Jade dit posséder. Il y trouve ce dernier jouant du piano. Il n’a pas seulement une jolie voix, c’est un vrai musicien.

Trampas lui demande pour la montre. C’est alors qu’un indien apparaît. Jade explique à Trampas qu’il enseigne la musique aux indiens Arapaho. Les premières trente minutes manquent de rythme. On voit le cowboy noir enseigner le chant à des enfants indiens assis par terre. Ce qui fait sourire Trampas.

La ville minière est désertée.

Dans la montagne, Henry Swann (William Shatney) observe avec ses hommes la ville. Jill Towsend en petite amie de Swann, Roseanna, est plus délurée que la prude Dulcey de Cimarron. Elle semble en avoir assez de Swann et jette des pierres à ses hommes.

Trampas n’est guère convaincu par les explications de Cobey Jade au sujet de la montre.

Alors qu’ils dînent tranquillement, Jade et Trampas sont pris en otage par la bande de Swann. En fait, Swann pensait trouver de l’or en ville et est fort déçu.

William Shatner est crédible en personnage antipathique, barbu, moustachu et l’air patibulaire.

L’épisode tourne au huis clos dans la maison de Jade. Swann interroge Trampas, il est intrigué et veut savoir qui il est.

Swann est blessé et c’est Roseanna qui le soigne. Les hommes de Swann commencent à s’énerver et à tout casser chez Jade.

Prometteur au début, l’épisode déçoit. On note la présence de trop de scènes nocturnes, chose qui ne réussit jamais à la série.

Côté interprétation, James A Watson Jr. semble trop sûr de lui et affiche une arrogance qui colle mal avec la situation d’otage. Passé la surprise pour ceux qui ne l’ont vue que dans Cimarron, Jill Towsend joue assez bien Roseanna. Elle flirte avec Charlie Becker (Charles Maxwell), un des hommes de Swann, Elle et Swann prennent chacun un bain.

Mais les choses se gâtent, Trampas est blessé, Jade fouetté. Swann veut l’or. Trampas a beau répéter au chef de la bande qu'il n'y en a pas, celui-ci ne veut pas le croire. Pendant ce temps, Charlie Becker disparaît. Swann le fait chercher partout.

Les indiens attaquent, et Cobey Jade prend le dessus sur Swann qu’il désarme avec un arc. Rosaenna a été enlevée par les indiens.

Beaucoup d’action dans la suite de l’épisode, mais trop de huis clos.

L’épisode se termine par le chant des enfants indiens. La bande de Swann (Rosaenna a été libérée) est conduite en prison par Jade et Trampas.

Un épisode moyen, sans plus, avec un scénario trop linéaire.


Anecdotes

William Shatner (1931-) est célèbre pour le rôle du capitaine Kirk dans Star Trek.

James A. Watson Jr (1945-) a joué dans Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Jill Towsend (1945-) était Dulcey dans Cimarron.


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Messagepar Patricks » mar. juil. 09, 2019 1:30 pm

08-15- You can lead a horse to water (Inédit) *

Scénario : Lois Hire. Réalisation : James Neilson.

Résumé

Trampas se trouve nommé shérif adjoint par Mark Abbott. Il doit convoyer un prisonnier à la ville de Clearwater.


La critique

Episode avec le seul Trampas. Dans le précédent, le virginien ne faisait une apparition qu’au début. On retrouve quand même le shérif Mark Abbott. Il lui demande d’emmener un de ses amis, Luther Watson (Strother Martin).

Une jeune femme arrive à la gare de Medecine Bow, Mary Marshall (Elizabeth Hubbard). Elle se montre très vite autoritaire, capricieuse, pénible. Elle prend la même diligence que Trampas et son prisonnier.

En route, la diligence est attaquée par des hors la loi. Mary se montre toujours aussi pénible. Le chef de la bande est Will Baxter (Noah Beery Jr.) et il s’enfuit. Se saisissant d’une arme, Mary veut convoyer les prisonniers mais n’est guère à la hauteur de la tâche. Elle tombe, a peur des serpents, etc. Et finit par renoncer.

Le ton de l’épisode est à la comédie. Mais le métrage n’est guère convaincant. Les scènes s’enchaînent sans passion. Au bout de 30 minutes, on a compris que ce ne serait pas un épisode exceptionnel.

Mal écrite, la comédie tourne au désastre. Elizabeth Hubbard est vite insupportable autant que son personnage. Le voyage des trois compères est interminable, avec des scènes vues déjà dans la série à plusieurs reprises.

Strother Martin garde cependant un jeu assez sobre, alors que son personnage aurait pu lui permettre tous les excès.

Le tragi-comique ne réussit pas à la série : Mary veut nager et manque se noyer. Et toutes les scènes sont de ce genre. Mary trouve Trampas à son goût. Le trio se retrouve prisonnier et ligoté par Baxter.

Comme dans l’opus précédent, il y a bien trop de scènes nocturnes, faites en studio.

Mais le gros défaut de l’épisode est un scénario minimal, qui ne permet pas d’empêcher le désastre. L’intrigue est trop mince, et le spectateur regarde sa montre.

De nouveaux personnages arrivent à la 51e minute, c’est trop tard pour redresser la barre. La veuve Krebs (Dorothy Shay) et Tom Kendrik (Anthony Eisley) entrent en scène.

Il n’y a malheureusement rien à sauver dans cet épisode. Le personnage de Trampas sombre dans le ridicule. Beaucoup de téléspectateurs américains de l’époque ont certainement zappé en cours de route, il faut une sacrée patience pour aller jusqu’au bout. Tout l’épisode est basé sur des scènes répétitives.

Il faut attendre la 59e minute pour arriver à Clearwater. C’est Baxter que Trampas remet au shérif.

Les dix dernières minutes persistent dans le registre de la comédie. Le jeu se fait désormais à cinq, avec les deux nouveaux comédiens et le trio. J’ai trouvé l’intrigue selon laquelle le shérif de Clearwater est complice de Baxter tirée par les cheveux. Quant au couple qui se forme entre la veuve Krebs et Luther, mieux vaut ne pas en parler. Que diable Doug McClure est il allé faire dans cette galère ?


Anecdotes

Strother Martin (1919-1980) a joué dans Luke la main froide, La horde sauvage, Butch Cassidy et le kid.

Elizabeth Hubbard (1933) est connue pour le film Des gens comme les autres.

Noah Beery Jr.(1913-1994) était le père du héros de 200 dollars plus les frais.

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Messagepar Patricks » mar. juil. 09, 2019 4:40 pm

08.16. Nightmare (Inédit) ****

Scénario de Gerry Day et Bethel Leslie. Réalisation : Robert Gist.

Résumé

Le virginien vient en aide à Stephanie White afin de prouver son innocence dans l’accident de son mari, une tentative de meurtre. Elle se trouve en être l’héritière. Or, John, handicapé, meurt dans un incendie.


La critique

Grosse surprise : Joan Crawford, actrice de cinéma qui a commencé sa carrière en 1925, présente dans une série TV. Elle est apparue quelquefois sur ce média, par exemple dans Des Agents très spéciaux, Le sixième sens mais reste une comédienne du grand écran.

On imaginait mal en 1970 une star du cinéma français apparaître dans une série.

Stephanie White (Joan Crawford) a des dons de voyance dont elle ne veut plus se servir. Elle a eu aussi dans le passé des troubles mentaux. Elle est mariée à John (Michael Conrad).

A l’aise sur un cheval aux côtés du virginien, elle se promène tandis que son mari John se fait tirer dessus. Or, la roue de sa diligence a été sabotée et il a un accident. Il est grièvement blessé. Il se retrouve handicapé, en fauteuil roulant. Une nuit, un incendie se déclare et John trouve la mort.

Cette-fois, Stephanie est détruite et le virginien s’occupe d’elle. Elle est révoltée car lors de l’incendie, quelqu’un a dit que cela valait mieux pour son mari que de rester handicapé.

James Drury réussit sans démériter à donner la réplique à la grande Joan Crawford. Les rebondissements ne tardent pas à arriver : l’adjoint de son mari, Frank Benteen, demande à voir Stephanie et est tué. Or, il s’avère qu’il ne lui avait pas donné rendez-vous et la veuve est arrêtée pour meurtre par le shérif Abbott.

On trouve étrange l’attitude de la bonne indienne, Natawista (Rachel Rosenthal) qui s’occupait de John White depuis son enfance.

Billy (Steve Sandor), jeune frère de John, avait reçu une visite menaçante de Frank Benteen. Le téléspectateur est ainsi mis sur une piste.

Le virginien et Jim Horn trouvent Stephanie devant le corps de Benteen.

Le mobile du crime est évidemment la possession de la société de John White. Malgré des aspects typiquement western, il s’agit d’une intrigue policière. Parmi les suspects, le frère et Natawista dont le réalisateur montre souvent qu’elle est toujours au bon endroit au bon moment, telle Madame Danvers dans Rebecca.

Le juge prononce la sentence : Non coupable pour démence. Mais le virginien poursuit son enquête. Il vient voir Stephanie en prison. Elle a peur qu’il risque sa vie. Joan Crawford joue alors avec talent une étonnante crise de folie dont le shérif Abbott se souviendra longtemps.

J’ai trouvé que la scène du procès était expédiée comme une lettre à la poste.

Le virginien rend visite à Billy White, poursuivant son travail de détective. Peu après, Billy vient chercher avec un avis médical sa belle-sœur en cellule. Il est accompagné d’un comparse, le docteur Sam Kincaid (Peter Marko). Elle dit à Abbott qu’ils vont la tuer. Effectivement, ils la ramènent chez elle et la ligotent.

Une suspense insoutenable s’installe. Le dernier quart d’heure est à la hauteur de ce qui a précédé.

Mais le virginien et Jim comprennent qu’il se mijote quelque chose. A noter que Trampas et John Grainger sont absents de l’épisode. Le virginien vient au secours de Stephanie. C’est pourtant elle qui sauvera notre héros.

Passionnant d’un bout à l’autre, l’épisode est remarquable. Il est bien dommage qu’il n’ait pas été doublé. Ne serait-ce que pour Joan Crawford.


Anecdotes

Joan Crawford (1904-1977) est une grande actrice dont les titres les plus connus sont Le roman de Mildred Pierce, La possédée, Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?, La meurtrière diabolique, L’abominable homme des cavernes, Le masque arraché, Johnny Guitare.

Deuxième et dernière apparition de Michael Conrad dans la série.

Steve Sandor (1937-2017) fut le héros d’une série inédite en France The Yellow Rose.

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Messagepar Patricks » mar. juil. 09, 2019 5:44 pm

08.17. Holocaust (Inédit) ***

Histoire de James Duff Mc Adams. Adaptation : Robert Van Scoyk. Réalisation : Jeannot Szwarc.

Résumé

Les éleveurs de Medecine Bow sont menacés par la volonté d’un certain Kordik qui veut prendre le contrôle de tout le Wyoming. Un feu, mis à la maison de Shiloh, survient et pourrait bien être l’œuvre de Muirhead, lié à Kordik.


La critique

Tony Franciosa habitué aux rôles de héros incarne ici l’antipathique Kordik qui veut mettre les éleveurs de bovins à la rue. Nous revenons aux histoires classiques de Shiloh. John Grainger doit faire en sorte que la vente de son bétail reste rentable. Kordik a des moyens bien supérieurs.

Cette histoire d’éleveurs de bovins, de prix par tête de chaque bête, si elle s’inscrit bien dans le cahier des charges de la série, nous paraît très américaine et un peu hermétique pour le téléspectateur français.

Nous avons vu trois hommes portant des torches mettre le feu à la maison de Grainger, le virginien est persuadé que Muirhead (Alex Sharp) est mêlé à l’affaire. Elizabeth et Holly échappent de peu à la mort. Le shérif Abbott commence son enquête. Mais s’il n’est pas dupe, face à Clay et Trampas, il avoue manquer de preuves.

Bien évidemment, le spectacle de la maison de Shiloh brûlée est désolant. Nous y sommes habitués. Clay Grainger au milieu des cendres essaie de retrouver quelques souvenirs, comme une boîte à musique. Holly aussi est bouleversée, de même qu’Elizabeth, devant ce spectacle. Elizabeth s’effondre dans les bras de sa tante. Clay les rejoint, c’est la première fois que nous voyons la famille aussi désarmée.

Le réalisateur insiste et joue sur la corde sensible du spectateur.

Jim Horn, blessé, est trop faible pour partir avec Trampas.

Nous retrouvons encore une fois Harold J. Stone qui a pris un abonnement à la série, cette-fois il incarne Adam Southcort, un éleveur ami de Grainger.

La visite de Kordik n’est pas la bienvenue à une réunion de fermiers, dans un restaurant.

J’avoue préférer ce cher Tony Franciosa en Matt Helm ou en journaliste Jeff Dillon dans Les règles du jeu (série à trois mains où un épisode était consacré à Robert Stack, un à Gene Barry, un à Franciosa) qu’en méchant.

La suite de l’histoire se traîne un peu. Les discussions de fermiers s’éternisent, la volonté de se battre du virginien reste inébranlable. Mais cela peine à nous passionner.

Vers le milieu de l’épisode, John Grainger semble résigné. Dans ses scènes, Tim Matheson n’a plus rien à prouver, il a énormément gagné en maturité en Jim.

Enfin, la reconstruction de la maison commence. L’espoir revient. Le virginien et Trampas sont sur les traces de Muirhead, même s’ils prennent un peu trop leur temps. A leur tour, ils vont jouer avec le feu.

Muirhead est blessé durant la fusillade, ses deux complices se rendent. J’avoue préférer la seconde partie de l’épisode. Pour la famille Grainger, la dernière touche à la toiture de la nouvelle maison est l’occasion d’une explosion de joie, même si le banquier refuse tout prêt à John.

L’affrontement final avec Kordik, trop sûr de lui, arrive. Grainger prend la parole face aux éleveurs. Il leur rappelle qu’ils ont tous par le passé connu de mauvais moments, mais ne se sont pas effondrés. Kordik représente le progrès. C’est un véritable duel oral entre les deux hommes.

Muirhead est amené devant Korkik qui perd la face, malgré les billets qu’il agite.

On fait la fête en chansons à Shiloh.

J'avoue avoir beaucoup hésité pour la note, qui serait de 2.5 en raison de passages un peu mous. Néanmoins, la deuxième partie de l'épisode est grandiose.

Anecdotes

Anthony Franciosa (1928-2006) fut le héros de Les règles du jeu, Matt Helm.

Né à Paris, Jeannot Szwarc (1939-) a réalisé Les dents de la mer 2e partie, Quelque part dans le temps.

Harold J. Stone fait sa 5e et dernière apparition dans la série.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mar. juil. 09, 2019 7:24 pm

08.18. Train of darkness (Inédit) **

Scénario : Robert Van Scyok. Réalisation : James Sheldon.

Résumé

Clay, Elizabeth et Jim prennent le train de nuit de Cheyenne à Medecine Bow. Il y a peu de passagers mais le trio n’est pas au bout de ses surprises.


La critique

Il est un peu agaçant que des comédiens reviennent sans cesse dans la série dans des rôles différents, cela nuit à la crédibilité de la continuité. Après Harold J. Stone, un retour de trop de John Larch, et ce n’est pas fini, il reviendra encore !

Je dois dire que dès le début, j’ai compris que ce voyage en train de nuit (soit dans les studios Universal) allait être long et ennuyeux.

Certes, on a le plaisir de retrouver Dennis Weaver en Jed Haines, dont Clay devine qu’il n’est pas un éleveur mais sera en fait un homme traqué par des cavaliers qui veulent le pendre.

Les autres comédiens sont moins intéressants : Barbara Wherle en Evelyn Neely, acrice dont la carrière est en déroute et épouse du personnage joué par John Larch, Kas Garas en Butter Flyod, jeune célibataire ivrogne qui n’a pas payé son billet, enfin Charlotte Stewart en jeune épouse de Jed, Lottie. Elle s’inquiète auprès d’Elizabeth d’être une bonne épouse pour Jed.

Le suspense vient de Luke Dormer, le cavalier qui poursuit le train pour tuer Jed Haines.

Les scènes d’exposition pour montrer chacun des passagers sont détaillées, avec des anecdotes. Mais en fait, ce sont des scènes que l’on retrouve dans chaque épisode relatant un voyage aussi long.

Le prix de la plus prestation insupportable revient à Barbara Wherle, l’épouse de Charles Neely incarné par un John Larch trop vu.

Le problème est que ces longues séquences se font au détriment des héros de la série, sachant que les deux principaux, Trampas et le virginien, ne sont pas de la partie.

Dennis Weaver est la vraie vedette de l’épisode. Son personnage est la clé des problèmes qui vont surgir.

Naturellement, l’image est trop sombre pour que l’on puisse apprécier. On aurait pu éviter ce huis clos. L’épisode ne semble avoir été fait que pour fournir une saison de 24 épisodes (elles étaient au début de 30).

Il faut attendre la 46e minute pour que Luke Dormer monte à bord et veuille tuer Jed, qu’il accuse d’être le juge Harker, responsable de la mort de ses deux frères.

L’épisode, par sa construction, et même s’il n’est pas signé du même scénariste, rappelle furieusement le 11e épisode de la saison 3 de L’homme de fer : Haute Altitude (Five miles high). Une autre production Universal datant de novembre 1969. Celui du Virginien est de février 1970. L’un de passait dans un avion, l’autre dans un train.

Ensuite, c’est une sorte de procès de Jed Haines/juge Harker qui est fait. Même son épouse Lottie le rejette. Il est responsable de la mort de sept hommes. Butter Floyd est ouvertement pour Dormer.

Haines revoit son passé défiler, les morts dont on l’accuse. Dennis Weaver a heureusement beaucoup de talent et sauve l’entreprise de l’ennui.

C’est Clay qui va au devant des cavaliers. Bravoure ou folie ? Suite à cela, Haines descend du train. L’histoire du juge condamné par ceux qu’il a envoyé à la mort rappelle aussi l’un des meilleurs épisodes de Haute Tension/The Kraft suspense theatre : Nuit de terreur (A crual and unsual night) de juin 1964. (diffusé en France en juin 1973). Encore une production Universal !

On le voit, les emprunts dans cet épisode sont variés et nombreux.

La fin rappelle un peu Nuit de terreur. Elle se termine sans violence, sans que le sang coule. On apprécie la performance de Charlotte Stewart en jeune épouse du juge qui permet le happy end.


Anecdotes

Dennis Weaver (1924-2006) est connu pour le film Duel et la série Un shérif à New York.

John Larch fait là la troisième de ses quatre apparitions dans la série.

Kas Garas (1940-) a participé aux séries Les règles du jeu, La Nouvelle équipe, Chaparral, L’homme de fer, Wonder Woman, Sergent Anderson, Cannon, Les rues de San Francisco, Chips, Starsky et Hutch, Hawaii Police d’état, Pour l’amour du risque, Santa Barbara, L’agence tous risques, Docteur Quinn femme médecin, Urgences.

Barbara Wherle (1928-2013) est surtout connue pour le film La bataille des Ardennes.

Gerard S. O Loughlin (1921-2015) a tourné notamment Un tueur se promène, De sang froid.

Charlotte Stewart (1941-) a joué dans La petite maison dans la prairie et Twin Peaks.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mer. juil. 10, 2019 5:01 pm

08.19. A Time of terror (Inédit) **

Scénario : Edward J. Lasko. Réalisation : Joseph Pevney.

Résumé

Les Grainger vont dîner chez le juge McMasters lorsque la maison est touchée par des coups de feu. Le juge leur dit que ce n’est pas la première fois que cela arrive. Peu après, Les Grainger sont pris en otage.

La critique

Cet épisode raconte une prise d’otages, celle d’Holly et de Clay par les frères Thurman, Joe (Phillip Alford) et Frank (Shelly Novack, déjà de retour !) et leur sœur Emily (Pamela Murphy). Ils sont amis avec le juge McMasters (Joseph Cotten) auquel les Thurman reprochent l’expropriation de leur ranch au profit du chemin de fer et la mort de leur père. L’épouse du juge, Mary, est jouée par Virginia Gregg.

La tension est extrêmement forte. Telle cette scène où Joe Thurman surprend Holly avec un couteau qu’elle n’a pas l’intention d’utiliser.

Sous ses airs d’ange, Emily est-elle sincère et la plus raisonnable du Trio ? Joe lui semble carrément fou.

C’est le genre d’épisodes vu cent fois dans des tas de séries, avec l’attente insupportable du dénouement. Le scénariste n’a pas cherché l’originalité.

Arrive le moment où McMasters est capturé par les Thurman. Joseph Cotten semble trop garder son calme en juge otage. Le comédien ensuite joue sur le registre de l’émotion.

Clay demande à Frank Thurman des preuves de ce qu’il avance. Frank donne au juge une lettre de son père. McMasters proteste : il n’est pour rien dans le meurtre.

Au fur et à mesure que l’histoire avance, on ne sait si c’est Frank ou Joe qui est le plus dangereux des frères.

Le renversement de situation final est assez invraisemblable, Emily tirant sur son frère Frank.

Le dénouement n’est pas à la hauteur de la tension qui a régné lors de la prise d’otages.

Un épisode assez moyen.


Anecdotes

Joseph Cotten (1905-1994) est célèbre pour L’ombre d’un doute, Citizen Kane, Le troisième homme.

Phillip Alford (1948-) est connu pour Du silence et des ombres, Les Prairies de l’honneur.

Shelly Novack fait la 3e de ses 4 participations à la série.

Pamela Murphy ( ?/) est apparu dans Hawaii Police d’état, La petite maison dans la prairie, Dallas.

Virginia Cregg (1916-1986) est surtout connue pour le film Opération jupons.

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » mer. juil. 10, 2019 6:49 pm

08.20. Not for that warrior (Inédit) ***

Histoire de Robert Earll. Adaptation : Alvin Sapinsley et Robert Earll. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Le virginien fait la connaissance de John Hoods, qui a du sang indien. Ce dernier devient ami avec Jim Horn, or il est recherché pour avoir tué quatre soldats.


La critique

Le début de l’épisode est assez léger. Le virginien discute beaucoup avec Ned Cochran (Henry Jones). Nous avons droit à de belles scènes d’extérieurs, à des chevauchées. Jim sympathise avec John Hoods (Charles Robinson) que le virginien a engagé. Il ignore que cet homme, au sang indien, est recherché pour le meurtre de quatre soldats.

On peut constater que Charles Robinson ne ressemble en rien à un indien en dehors de ses cheveux bruns mais il n’est pas typé. Jim est fasciné par ce personnage un peu hors du commun, qu’il surprend en train de célébrer un rite indien.

Le virginien et ses homme vont s’amuser en ville mais sont froidement accueillis par le shérif Charles Gray (Larry Ward). Au bar, on reconnaît, dans le rôle de William Webb, l’acteur Charles Aidman qui avait remplacé Ross Martin dans Les mystères de l’ouest quand ce dernier avait eu des problèmes cardiaques.

L’ambiance est toujours détendue, Webb radotant des histoires d’ivrogne. Mais Hoods se rend compte que le propriétaire du bar a pour servante une squaw, Kgoy-Ma (Patricia Hyland, je n’ai trouvé aucun lien de parenté avec Diana Hyland) qu’il traite en esclave et si ses compagnons n’avaient pas été là, il aurait massacré l’homme.

Ned Cochran arrive au bar et cherche querelle au virginien. En l’absence de Hoods, il lui révèle qu’il s’agit d’un tueur recherché. Le virginien devient perplexe et interroge Jim. C’est le moment où l'épisode passe de la légèreté à la gravité.

Cochran qui ne peut s’empêcher de fouiner surprend Hoods chantant un rite indien. Il le capture et veut le livrer au shérif.

La jeune indienne aide Hoods à s’enfuir. Mais le shérif arrête Jim Horn et l’accuse d’avoir fait évader l'homme.

Pendant ce temps, l’indienne, Kgoy-Ma, a retrouvé Hoods et lui raconte comment sa famille a été massacrée. L’homme lui révèle qu’il est à moitié indien.

En 1970, l’opinion publique américaine changeait sur le sort des indiens, et cela se reflète dans cet épisode.

Dès le début de l’épisode, le shérif s’est montré hostile au virginien, à Trampas et à sa bande. Au bar, le virginien recueille des informations de l’ivrogne Webb.

Le virginien va voir Jim en prison (on le voit simplement entrer chez le shérif), mais il raconte ensuite à Trampas que le jeune homme est en danger. Cochran a été retrouvé mort après la fuite de Hoods qui est introuvable. Ce dernier est dans une grotte avec la jeune indienne. Le virginien a peur que Jim Horn soit lynché.

Hoods demande de l’aide à l’indienne. Elle lui dit que Webb le fera sans doute. En arrivant en ville, le virginien ne rencontre que des regards hostiles. Le contremaître de Shiloh retourne voir Webb au bar, qui l’écoute et lui répond tant que notre héros lui paie de l’alcool.

Trampas trouve l’indienne Kgoy-Ma et l’informe de ce qui se passe, des ennuis de Jim Horn. Elle le conduit à Hoods. Les deux hommes parlementent. Après sa visite, Kgoy-Ma dit qu’elle désapprouve John Hoods.

Les passages où Hoods chante en indien en dansant sont répétitifs et caricaturaux, et à force deviennent agaçants.

La jeune indienne vient en ville voir le virginien et Trampas et leur dit où se cache Hoods. Il est parti.

Les habitants veulent lyncher Jim Horn. Le virginien et Trampas arrivent alors que les habitants vont pendre Jim. C’est John Hoods, en costume indien, qui le sauve, mais se fait tuer.

Dans cet épisode, la fin est bâclée, puisque l’apparition de John Hoods se situe dans les dernières minutes. Deux comédiens sortent du lot : Charles Aidman en ivrogne qui incarne un personnage empreint de sagesse, et Patricia Hyland, parfaite en indienne. Les funérailles de Hoods auraient mérité un plus long développement, mais nous en sommes à 74 minutes.

J’ai également trouvé le virginien en petite forme, d’habitude il a plus de ressources et fait preuve de plus d’initiatives. Ce qui fait rater à l’épisode la note maximale. Néanmoins, c’est un bon spectacle, ce que l’on attend de la série.


Anecdotes

Henry Jones (1912-1999) a tourné dans La mauvaise graine, 3h10 pour Yuma, Sueurs froides, Butch Cassidy et le kid.

Charles Aidman (1925-1993) était Jeremy Pike dans Les Mystères de l’ouest.

Charles Robinson (1932-2006) a joué dans La Cannonière du Yang-Tsé.

David Sheiner (1928-) est connu pour Drôle de couple, Le cercle noir, Tonnerre de feu.

Patricia Hyland (1944-) a joué dans Haute Tension, Dr Kildare, Ben Casey, Bonanza, Baretta.

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Et maintenant, voici John Steed, Patrick Macnee, dans les aventures du Virginien! L'épisode, inédit en France, s'intitule A King's ransom.


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