Le Virginien (1962-1971)

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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 12:19 pm

05-03- La captive (The captive) *

Scénario : Peter Packer. Réalisation : Don Weis.

Résumé

Trampas et Stacey surprennent sur leurs terres des voleurs de chevaux, deux indiens et une jeune femme blanche qui se croit métisse.

La critique

Je suis fan de Susan Strasberg depuis Les envahisseurs, et ne l’ai pas reconnue en Liliota, une blanche capturée par les indiens. Celle-ci se dit membre de la tribu des Arapaos. On apprendra plus tard que son vrai nom est Katherine Emory. Je vais sans doute faire hurler les puristes, mais en métisse, Susan ressemble à la chanteuse Shym.

Méconnaissable, elle fait une prestation exceptionnelle. Susan était une grande actrice, partie bien trop tôt.

Au bout de trois épisodes, on trouve le trio Charles Bickford-Don Quine-Sara Lane vraiment faible par rapport aux précédentes distributions.

Sara Lane joue particulièrement mal, ce n’est pas que Roberta Shore fut une comédienne exceptionnelle, mais Sara est visiblement inexpérimentée et semble souvent se demander ce qu’elle fait là. Charles Bickford manque d’autorité en nouveau propriétaire du ranch, et Don Quine est stéréotypé et transparent.

Les scènes de bavardages entre Elizabeth Grainger et son grand-père sont particulièrement ennuyeuses, une succession de clichés et de banalités.

L’opus rappelle parfois L’enfant sauvage de François Truffaut. Par exemple dans la scène où Liliota essaie de boire du parfum ! Elevée à la mode indienne, elle ignore tout de la civilisation. Elle a été recueillie par les Arapaos il y a 13 ans. Or, lors de ce tournage de 1966, Susan avait 28 ans. Sa famille indique qu’elle avait quatre ans lors de l’enlèvement. On peut constater qu’elle est trop âgée pour le personnage, mais étant fort belle et mince, elle donne le change. Autre anomalie : les personnages n’arrêtent pas de dire que Liliota est blanche, or Susan a été maquillée, sa peau étant basanée.

Comme toujours chez Susan, son jeu dégage une intense sensualité. Celle-ci, Michael Douglas en parlé un jour, fut exploitée dans le téléfilm inédit en France CBS Playhouse : The Experiment en 1969 où lors d’une scène d’amour réaliste, le comédien raconte s’être excusé par ses termes « J’espère Susan que si j’ai une érection, vous ne le prendrez pas personnellement ».

Le scénario de Peter Packer est faible, et la seule présence de Susan ne parvient pas à sauver l’entreprise de l’ennui.

Plus qu’un western, on est ici dans un drame familial qui aurait pu appartenir à un autre genre. Le réalisateur meuble comme il le peut les scènes de repas, de discussions, de recherches de l’origine de Liliota. On constate aussi que le virginien et Trampas sont peu présents à l’écran, ce qui nuit à l’épisode.

Les indiens veulent récupérer leur « fille », en l’occurrence son fiancé. Mais Trampas veille au grain. Cette tentative de fuite ne parvient pas à nous sortir de notre torpeur. On admire la beauté de Susan Strasberg et c’est tout. On constate par exemple qu’en taille, Susan est toute petite à côté de Sara Lane. Un moment cocasse est celui où Liliota prend son premier bain. Elle ne sait pas se servir d’un savon.

La dernière partie de l’épisode nous montre les retrouvailles entre les parents de Liliota/Katherine avec Les Emory. Elles n’échappent pas à la mièvrerie. En raison d’un scénario raté, ce n’est pas le meilleur rôle de Susan Strasberg, et je le recommanderai seulement aux admirateurs purs et durs.

La fin où les Emory tentent de reconstituer l’enlèvement il y a 13 ans et longue et fastidieuse. On a l’impression d’être dans La petite maison dans la prairie.

Susan Strasberg d’ailleurs est mal à l’aise et joue mal lors du happy end larmoyant après une dernière fugue et un coup de théâtre un peu éventé.



Anecdotes

La belle Susan Strasberg (1938-1999) est surtout connue pour Kapo au cinéma et à la télévision l’épisode des Envahisseurs : Equation danger. Elle reviendra dans le septième épisode de la saison 9 dans un autre rôle.

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Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 12:19 pm

Gaétan Julien a écrit :Merci d'avoir repris la critique de cette série ça me manquait beaucoup!


Merci, je suis content qu'un lecteur apprécie cette série.

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Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 12:35 pm

Pour les fans de Susan Strasberg, un petit bonus photo


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Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 2:25 pm

05-04- L’orage (An echo of thunder) ***

Scénario : Don Ingalls. Réalisation : Abner Biberman.

Résumé

Trampas décide de rendre visite à un vieil ami, Bill Dooly, et arrive pour ses funérailles. Trouvant sa mort suspecte, il mène son enquête.


La critique

Episode du genre policier. Il y en aura un très bon avec aussi Trampas dans la saison 6, La liste.

Trampas rencontre la sœur du défunt, Margaret (Indus Arthur), marié au shérif Harry Lundy (Jason Evers), lequel est en conflit avec le shérif en second Sam Morrell (John Anderson).

Dès le début, on sait que ce sera un bon épisode. Le thème de la mort mystérieuse à élucider est bien plus passionnant que l’intrigue de l’opus précédent.

Morrell voit d’un mauvais œil la présence de Trampas et en réfère à Ben Fancher (Linden Chiles). L’enquête de notre héros commence par le jeune Chico (Mark Miranda), qui travaillait pour Bill. Puis, il interroge Harry Lundy, le beau-frère, qu’il irrite.

Ben Fancher et le shérif Lundy n’ont pas la conscience tranquille. Fancher l’incite à quitter la ville. Ce type d’intrigue (mort mystérieuse, petite ville isolée) se retrouve souvent dans les séries de détectives privés genre Cannon.

L’enquête de Trampas progresse grâce à une entraîneuse de saloon, Dolorès (Barbara Wherle). Il découvre que Margaret était la fiancée de Fancher avant que ce dernier disparaisse plusieurs années et revienne riche tout en étant devenu un tueur.

Morrell et son poulain Griff (Brendon Boone) menacent Trampas pour qu’il quitte la ville, puis le rossent. Il est aidé par le jeune Chico et Dolorès.

Le croquemort a donné à Trampas la balle qui a tué Bill. Trop de tergiversasions dans le script lui coûtent sa quatrième étoile. Lundy arrête Griff pour avoir tenté de tuer l’enfant, Chico.

Lundy se révèle un policier peu scrupuleux, tandis que Morrell est un tueur. Passionnant au départ, l’épisode s’essoufle. Bill Dooly ayant découvert que le shérif Lundy travaillait avec les voleurs de bétail, il s’en est pris à Lundy qui a tué l’ami de Trampas en se défendant.

Je trouve le jeu de l’actrice Indus Arthur exécrable. Fancher que l’on a présenté comme le diable depuis le début a seulement fermé les yeux sur le bétail à bas prix vendu par Lundy.

La fin de l’épisode est faible et a failli lui coûter son troisième melon. L’épisode se termine moins bien qu’il avait commencé. John Anderson incarne cependant à merveille le salaud intégral, tandis que la mort de Lundy/Jason Evers, pris de remords tardifs, laisse une chance à la romance inachevée entre Fancher et Margaret.


Parti pour être un très bon épisode, L’orage se révèle un chef d’œuvre manqué. Dommage !



Anecdotes

Linden Chiles (1933-2013) est le rival de Banacek dans le rôle d’Henry DeWitt. C’est un comédien spécialisé dans les rôles d’invités dans les séries des années 60- 90. Il a joué deux fois dans Les Envahisseurs.

John Anderson (1922-1992) est connu pour Psychose, mais fut aussi l’un des héros de Le riche et le pauvre : les héritiers.

On ne présente plus Jason Evers (1922-2005), que les amateurs de séries des années 60-80 connaissent. Il fut le héros d’un film culte Le cerveau qui ne voulait pas mourir (1962).

Indus Arthur (1941-1984) a fait une courte carrière (17 rôles). On l’a vue au cinéma dans Mash. Pour elle, le métier de comédienne était secondaire, elle était avant tout musicienne et harpiste. Elle est morte jeune d’un cancer de la peau.


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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 3:45 pm

05-05- Le silencieux (Jacob was a plain man) ***

Scénario : Eric Bercovici. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Jacob Jake Walker, un sourd muet, est provoqué dans un bar et tue accidentellement un homme. Peu après, il sauve de la noyade un veau que Stacey Grainger s’efforçait de sortir d’une rivière avec une corde.

La critique

Aldo Ray est connu de tous les amateurs de série B pour ses nombreux seconds rôles. On retrouve aussi une figure connue des téléspectateurs, Alfred Ryder, le chef des Envahisseurs, qui incarne un certain Ketch, chasseur de prime, qui intervient vers le milieu de l’opus. Il rencontre le shérif Abbott dans le saloon.

Aldo Ray joue merveilleusement bien les sourds-muets. Je dirai même qu’il supplante sans efforts le trio Bickford-Quine-Lane ! Il incarne un homme bon, mais un peu simplet, qui en plus ne sait pas lire.

Il va évincer deux hommes de Shiloh qui ont volé du bétail, Packer (Edward Faulkner) et Curley (Robert Pine). Lisant sur les lèvres, il comprend ce qu’ils mijotent. Ils veulent le tuer et simuler un accident.

Jake ne maîtrise pas sa force, et l’homicide involontaire du début s’explique ainsi.

Le sourd-muet veut apprendre à lire et à écrire. Dans cet épisode, Trampas est absent et le virginien ne fait que des apparitions même si elles sont régulières. Il se terre à Shiloh, ne voulant pas se montrer à Medecine Bow où il craint d’être reconnu.

Stacey veut aider Jake, surnommé « Le silencieux ». Le virginien lui dit que la tâche sera rude. Une amitié se noue entre Stacey et Jake.

Ketch, le chasseur de primes, retrouve Jake. Ce dernier se mesure avec un catcheur de foire, « L’ange » (Harry Varteresian), sur l’incitation de Packer et Curley. Stacey l’empêche de tuer le catcheur. Jake se retrouve en prison pour le meurtre du début.

Curley veut se débarrasser du silencieux en lui fournissant une arme en prison. On se perd parfois entre les deux intrigues (les deux voleurs de bétail et l’histoire de Jake).

L’autre vedette de l’épisode est Stacey, qui a enfin un rôle consistant. Le shérif Abbott nous fait cruellement rappeler le manque laissé par Ryker, si brillant dans les saisons précédentes dans la peau de Clu Gulager.

Si la première moitié de l’opus est psychologique, la seconde laisse la place à l’action. On regrette de ne pas voir le procès de Jake, et l’on attend jusqu’au bout de savoir si l’on aura un happy end ou une tragédie. Bien entendu, il vous faudra voir l’épisode pour le savoir.


Anecdotes

Aldo Ray (1926-1991) a joué 111 rôles. Parmi ses meilleurs rôles, Bruce dans La guerre des cerveaux (1967) de Byron Haskin, et une prestation exceptionnelle en vedette de l’épisode de Match contre la vie : La seconde chance, avec Ben Gazzara.

Le scénariste Eric Bercovici est avec Jerry Ludwig le co-créateur de la série L’homme de Vienne avec Robert Conrad.


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Messagepar Patricks » sam. janv. 20, 2018 5:25 pm

05-06- Amnésie (The Challenge) **

Histoire de Joy Dexter. Adaptation : Joy Dexter et Harry Kronman. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Trampas a disparu et est amnésique. Il est recueilli par la famille Crayton.


La critique

Cet épisode est le tout premier rôle de Barbara Anderson, Sarah Crayton, essentiellement connue pour avoir été Eve dans L’homme de fer. Elle n’a pas fait par la suite une grande carrière, qui n’a pas dépassé les années 70 si l’on excepte le téléfilm réunion de L’homme de fer. Elle n’a jamais fait de cinéma et est plus une jolie fille qu’une grande actrice, car sortie d’Eve Whitfield, ses prestations ne sont pas mémorables.

Don Galloway lui a commencé à l’âge de 17 ans dans la série inédite en France The secret storm. Mais en dehors de L’homme de fer, il n’a tenu aucun rôle marquant.

L’originalité de cet épisode est qu’ils sont fiancés, ce qui n’a été jamais le cas dans la série avec Raymond Burr.

Peut-être cet épisode diffusé aux USA le 19 octobre 1966 donna-t-il l’idée à la production de la série policière de les recruter tous les deux ?

Ben Crayton (Dan Dureya) recueille un Trampas blessé et amnésique. Il ne veut pas comme gendre de Jim Tayson, adjoint du shérif (Don Galloway), lequel est ami avec le frère, Bobby (Michael Burns).

Jim Tayson/Don Galloway est ici complice d’une bande de tueurs, son frère en faisant partie. On se doute donc qu’il n’y aura pas de happy end Barbara Anderson-Don Galloway !

Trampas est suspecté d’avoir fait partie de l’attaque de la diligence. Il est interrogé par le shérif Milt Hayle (Ed Peck). Sa présence sur les lieux, blessé et amnésique, ne joue pas en sa faveur.

Avec des cheveux longs auxquelles elle ne nous a pas habitué, Barbara Anderson, qui fait la causette à notre héros Trampas, se montre très limitée dans son jeu. On ne peut s’empêcher de penser que sans son rôle dans la série avec l’inspecteur Dacier, elle serait aujourd’hui complètement oubliée.

Je trouve le comédien Dan Dureya excellent, je dirais même sublime, dans le personnage du chef de famille Crayton.

Trampas a été mêlé à l’attaque de la diligence, et c’est le frère de Jim qui l’a blessé et laissé pour mort. Jim doit faire la sale besogne de lancer les soupçons sur Trampas.

Si l’on fait fi la présence de Barbara Anderson et Don Galloway, cet épisode n’a rien d’exceptionnel. Doug McClure nous joue les amnésiques sans grande conviction. Comme James Drury, il est plus doué pour l’action que pour la comédie.

Au fur et à mesure que l’histoire avance, le personnage de Don Galloway, Jim, se révèle fourbe et cruel.

John Grainger vient à la rescousse sauver Trampas et éclairer les Crayton sur son employé.

La fin de l’épisode s’étire en longueur jusqu’à la révélation finale.

Anecdotes

Dan Dureya (1907-1968) a joué au cinéma dans [img]La%20rue%20rouge,%20L’ange%20noir,%20La%20tigresse,%20Le%20vol%20du%20Phénix.[/img]

Don Galloway (1937-2009) reste l’acteur d’un seul rôle, le sergent Ed Brown de L’homme de fer. Dans cet épisode, il est le fiancé de sa partenaire dans cette série, Barbara Anderson.

Michael Burns (1947-) a joué dans les séries La grande caravane et Then came Bronson, série inédite en France.

Barbara Anderson (1945-) est célèbre pour son rôle d’Eve Whitfield dans L’homme de fer. Elle fut aussi Mimi, une héroïne de Mission Impossible le temps de 7 épisodes.

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Gaétan Julien
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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Gaétan Julien » lun. janv. 22, 2018 1:31 pm

Betsy a laissé une photo avec un mot d’accueil gentil dans la chambre d’Elizabeth.

Petit manque de continuité ici, le personnage de Betsy avait déjà quitté le ranch depuis longtemps et de plus avait été remplacé par sa cousine pendant quelques mois, la photo est t'elle resté sur le bureau aussi longtemps? lol!

PS Je base mes commentaires sur les textes lu ici car a part quelques épisodes sur YouTube j'ai pas vraiment suivi cette série.

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Messagepar Patricks » ven. janv. 26, 2018 11:50 am

Gaétan Julien a écrit :Betsy a laissé une photo avec un mot d’accueil gentil dans la chambre d’Elizabeth.

Petit manque de continuité ici, le personnage de Betsy avait déjà quitté le ranch depuis longtemps et de plus avait été remplacé par sa cousine pendant quelques mois, la photo est t'elle resté sur le bureau aussi longtemps? lol!

PS Je base mes commentaires sur les textes lu ici car a part quelques épisodes sur YouTube j'ai pas vraiment suivi cette série.


Oui, bien observé, manque de continuité, on fait comme si Betsy venait juste de partir. Je le rajouterai dans les anecdotes, merci.

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Messagepar Patricks » sam. janv. 27, 2018 12:04 pm

05-07- Le proscrit (The outcast) **

Scénario : Lou Shaw. Réalisation : Alan Crosland Jr.

Résumé

Charley Ryan, accusé de meurtre et en fuite, sauve la vie de Stacey pris à parti par deux hommes. Il est engagé à Shiloh en récompense. Elizabeth tombe amoureuse de Charley. Stacey n’apprécie pas de voir le jeune homme faire la cour à sa sœur. Il ignore que Charley est un braqueur de banques et un tueur.


La critique

La première chose qui m’a surprise en regardant cet épisode est le fait que le bandit Charley Ryan (Fabian), après avoir fait un hold-up à Portersville, ne prenne pas ses jambes à son coup pour fuir le plus loin possible, et accepte la proposition de travailler au ranch Shiloh.

Il a pour complice l’employé de banque Harold Bitz (Milton Selzer) qui est l’amant d’une jeune aventurière, Charlotte Rivers (Carol Kane).

Charles Bickford est toujours aussi peu convaincant en propriétaire du ranch. On rêve de ce qu’aurait pu être l’épisode avec Lee J. Cobb.

Le shérif Mark Abbott reçoit un avis de recherche et vient arrêter Charley qui prend la fuite, et bénéficie ensuite de la complicité d’Elizabeth, bien naïve, et ne se rendant pas compte qu’elle devient complice d’un tueur.

L’épisode est sans surprise, et l’on a le sentiment d’avoir déjà vu ce genre d’intrigues cent fois ailleurs, voire même au sein de la série.

Nous sommes mis dans la confidence sur la culpabilité de Charley, alors que les autres doutent. Stacey est cependant moins objectif, rongé par la jalousie. Le virginien lui a peur que l’on pende un innocent.

Au bout d’une heure, l’ennui nous gagne. Le scénario est tellement prévisible, avec l’arrivée d’Harold pour aider Charley à s’évader et à partager les 10 000 dollars de butin.

Diabolique, Charley tend un piège à son comparse et tue Blitz, sauvant la vie du shérif Abbott. Stacey a des doutes. Il va faire son enquête à Portersville.

L’enquête lui permet de rencontrer le shérif de Portersville, et il identifie l’entraîneuse Charlotte Rivers. Charley est acquitté pendant ce temps.

C’est Stacey qui va faire justice, et même le téléspectateur le plus distrait se doute de la fin de l’histoire.

Le chanteur Fabian dégage trop de sympathie pour nous faire croire à son personnage de bad boy. La fin sombre dans la mièvrerie. Un épisode très moyen qui mérite tout juste deux melons.


Anecdotes

Troisième et dernière apparition du chanteur Fabian dans la série après les épisodes 1.18 Le grizzly et 3.17 Two men named Laredo (inédit).

On retrouve avec plaisir Milton Selzer (1918-2006), acteur mythique des années 60-70 pour sa seule et unique apparition dans la série.

C’est la première fois qu’Elizabeth est amoureuse.

Carole Kane ( ?-) n’a fait qu’une carrière éclair de six rôles, de 1966 à 1970, jouant dans Le Fugitif, Le Virginien, Les mystères de l’ouest.


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Re: Le Virginien (1962-1971)

Messagepar Patricks » sam. janv. 27, 2018 12:07 pm

Peu connu en France à ma connaissance, le chanteur Fabian a eu son heure de gloire dans les années soixante aux USA. On trouve toujours facilement ses disques.


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