Once Upon a Time (2011-...)

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camarade totoff
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » mar. janv. 17, 2017 10:24 pm

Effectivement, l'angoisse monte. Sauf que je me pose la question de la pérennité de la série depuis quelques épisodes déjà. L'essoufflement est patent. Et sans Jennifer Morrison, elle perdrait pas mal de sens. Bon, si on garde Lana Parrilla et Robert Carlyle, je serais content quand même !
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Dearesttara
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar Dearesttara » mar. janv. 17, 2017 11:58 pm

Les derniers épisodes de la saison 6 ont-ils déjà été écrits ? Les deux showrunners pourraient préparer leur fin s'ils ont encore quelques épisodes. Ce serait un peu précipité, mais ils pourraient s'en sortir (Angel y a bien réussi dans une situation analogue).
D'après une théorie, le jour où on découvrira à quoi sert l'Univers, ledit Univers disparaîtra pour se voir remplacé par quelque chose d'encore plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite (Douglas Adams)

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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » mer. janv. 18, 2017 1:19 pm

A l'heure actuelle, je n'ai pas trouvé d'infos sur ces derniers épisodes. Au 17ème (sur 22 ou 23), on voit même apparaître Lily la Tigresse.
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camarade totoff
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » lun. janv. 23, 2017 3:20 pm

5/23 : Le reflet du miroir (Breaking Glass)**

Scénario : Kalinda Vazquez et Scott Nimerfro
Réalisation : Alrick Riley

Résumé
Dans le passé, Emma rencontre Lily qui devient son amie. A Storybrooke, le Miroir magique trahit la Reine pour une autre.

Critique
Un épisode sans grand relief, qui additionne des arcs narratifs mais ne construit pas vraiment une trame cohérente. On se doute que tout aura son importance plus tard mais, en attendant, on s’ennuie un peu et on est déçu de ne pas retrouver la plume habituellement habile de Kalinda Vazquez qui, en général, sait trousser des atmosphères.

Le segment storybrookien est plein d’aller et venues (on ose le « brassage d’air », frais en l’occurrence) où Emma et Regina sont mises en valeur. C’est l’intérêt de cet épisode que de montrer comment la Reine et son ancienne apprentie magicienne surmontent la grave crise de confiance qui est résulté du retour de Marianne. Au départ un peu empruntée, Jennifer Morrison gagne en intensité et son discours final est très fort. Campée sur la fierté de son personnage, Lana Parrilla joue certes facilement au départ (on est un peu dans le début de la saison 3 quand la Reine faisait dans l’ironie facile sans pouvoir vraiment contester le leadership d’Emma) mais, elle aussi, gagne en intensité au fur et à mesure. Son visage devant le discours d’Emma reflète les différents sentiments qui agite la souveraine blessée mais qui choisit la voie la moins facile, accepter qu’elle ne hait pas Emma.

Le reste de l’action à Storybrooke n’a que peu d’intérêt, y compris Elsa qui se montre d’une incroyable naïveté et presque d’une grande bêtise en tombant dans le piège que lui avait tendu avec un filet à grosses mailles la « Reine des Glaces ». Laquelle obtient ce qu’elle veut grâce à la trahison de Sydney, emprisonné dans le Miroir magique. Miroir dont elle avait besoin pour un objectif qu’elle nous révèle dans un plan extrêmement bien réalisé avec ce rapprochement progressif sur le visage d’Elizabeth Mitchell. L’actrice est un bel atout pour ces moments faibles du récit.

Dans le récit d’Emma à Regina, il est question d’une ancienne amie de la première. Elle s’appelait Lily et était aussi brune qu’Emma est blonde. C’est très cliché comme association d’autant qu’Abby Ross, la jeune Emma, est un peu fade. Le rôle étant plus expansif, Nicole Munoz accroche davantage l’écran et son sourire est très séduisant. Nous sommes à Hopkins, Minnesota, en 1998 et rien que cette mention nous ennuie. Nous avons deux voleuses de supermarché qui ne se connaissaient pas mais font équipe quand la brune sauve la mise de la blonde. Naît une belle amitié avec serment habituel jusqu’à ce que le beau moment se fissure quand il s’avère que Lily a menti. Elle n’est pas orpheline mais a fugué de sa famille adoptive (détail qui aura son importance plus tard). Nuance ? Pas pour la jeune Emma qui lui tourne le dos. D’humeur nostalgique (on le serait à moins), Emma revisite son passé en compagnie de Crochet mais une vidéo les sidère soudain tous les deux et relance l’intrigue en prouvant qu’il y a bel et bien un lien entre la Sauveuse et la Reine des Glaces !

Anecdotes :
Nicole Munoz/Lily : actrice canadienne, elle débute dans la série Jérémiah (2004). On l’a ensuite vue dans Tru Calling (2005), Supernatural (2006), Sanctuary (2009), Defiance (2013-2015)
Abby Ross/Emma jeune : actrice canadienne, elle a tourné dans la série Seed (2013-2014).
Retour de Giancralo Esposito
Absence de Jared S. Gilmore et Robert Carlyle. Émilie de Ravin n’a qu’une scène muette.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » lun. janv. 30, 2017 1:57 pm

6/23 : Le secret de famille (Family Busnies)***

Scénario : Kalinda Vazquez et Andrew Chambliss
Réalisation : Mario Van Peebles

Résumé
Dans le passé, Belle se rend en Arendelle et rencontre Anna. A Storybrooke, Belle comprend ce que la Reine des Glaces a l’intention de faire.

Critique
Kalinda Vazquez retrouve sa belle plume en même temps qu’un partenaire d’écriture talentueux pour cet épisode brillant qui se contre sur Belle et parvient à tisser ces liens extraordinaires entre les personnages comme la série sait si bien le faire. Comme le remarque malicieusement Crochet, toutes les personnes vivant à Storybrooke ont des liens entre eux. Colin O’Donoghue a peu de temps de présence mais il a l’art de bien l’employer et le pirate n’a rien perdu de sa verve !

C’est le passé de Belle qui est le moteur de l’action. Désireuse de retrouver la mémoire pour comprendre comment sa mère est morte lors de l’attaque des ogres (nous sommes avant l’épisode « La Belle et la Bête », 1-12), la jeune femme fait le voyage en Arendelle où les trolls pourront l’aider. Là, elle rencontre Anna qui s’y rendait aussi. Celle-ci veut en savoir plus sur sa tante, Ingrid, celle que l’on connaît à Storybrooke sous le vocable de « Reine des Glaces ». Si Elsa est heureuse de la présence de celle-ci, sa sœur se montre nettement plus méfiante. Il est étrange mais intéressant de voir le récit inverser les personnalités des deux sœurs par rapport au début de la saison. Elsa paraissait plus fiable parce que c’était la souveraine alors qu’Anna débordait d’une énergie qu’elle avait le plus grand mal à canaliser. Signalons aussi que les coiffeurs d’Arendelle ont l’air d’aimer les mêmes substances que leurs confrères de la Forêt enchanté ! Maintenant, Elsa semble naïve quand Anna mûrit. Il faut dire qu’Anna voyage, rencontre, parle aux gens parfois (souvent !) un peu trop certes, mais elle écoute et réfléchit. Elsa n’a jamais quitté le palais d’Arendelle. La révélation de Pabbie sur les trois sœurs d’Arendelle (Gerda, Helga et Ingrid) secoue Anna et Élisabeth Lail montre tout le trouble de la jeune fille. Elle qui ne voudrait connaître que la joie et l’amour se retrouve à nouveau face à une noirceur qu’elle ne sait pas appréhender. Ce qui causera sa perte. Abandonnée par Belle, Anna tombe entre les mains d’Ingrid. C’est avec un ton glacé qu’Elizabeth Mitchell (l’actrice n’a aucun mal à donner un maintien royal à son personnage) fait énoncer par Ingrid la condamnation d’Anna (en larmes, c’est émouvant car on sait qu’Anna ne voulait blesser personne mais que c’est pourtant ce qu’elle a fait) et le plan surréaliste qu’elle a échafaudé.

Ce plan nous sera révélé en tout fin d’épisode et il implique Emma et Elsa. Mais, le plus important à Storybrooke, c’est la rédemption de Belle. Après avoir nié connaître Anna, elle va chercher à racheter sa faute. Grâce au Ténébreux qu’elle « contrôle », Belle trouve la grotte où réside Ingrid. Curiosité, le précédent épisode nous a montré une porte coulissante or il semble qu’elle n’y soit plus. Par contre, le nouveau Miroir magique est là et il est bien plus redoutable que celui de la Reine. Dans un moment de réalisation superbe (le reste est correct), Mario Van Peebles oppose Belle à son reflet et il filme très bien le jeu tout aussi superbe d’Émilie de Ravin. Belle est douce et attentionné, le reflet est cynique et acide ; l’actrice s’assène à elle-même des « vérités » aussi dures que des coups de couteau. Belle avouera sa faute à Elsa. Émilie de Ravin donne pleine force à l’émotion et aux doutes qui broient le cœur de la pauvre fille. Robert Carlyle réalise lui aussi une grande composition. Jouant toujours double jeu, le maître magicien prend l’avantage sur Ingrid car il possède le chapeau magique. La piste de ce dernier est un vrai dédale d’épisode en épisode mais on reconnaît que les scénaristes ne se perdent pas dans leurs méandres. Entre Robert Carlyle, tenue noire somptueuse et élégante, et Elizabeth Mitchell, magnifique en robe décolletée blanche cristalline, c’est une passe d’armes même plus feutrée qui se déroule dans la grotte. Lui s’adresse au miroir et c’est donc son reflet qui parle à Ingrid et le mets en garde. Si Rumpelstilskin est d’une grande dureté avec celle-ci, il est d’une grande tendresse et plein d’affection pour son épouse.

Une épouse qui a compris ce qu’Ingrid allait faire et c’est un final bien glaçant que les scénaristes nous ont concocté.

Anecdotes :
John Rhys-Davis/Pabbie, le roi des trolls (voix en VO) : acteur britannique à qui le rôle de Gimli dans Le Seigneur des Anneaux (2001-2003) a apporté la célébrité. Il a également tourné dans Les aventuriers de l’Arche perdue (1980), Victor Victoria (1982), Allan Quatermain et les mines du roi Salomon (1985), Tuer n’est pas jouer (1987), Indiana Jones et la dernière croisade (1989), Un mariage de princesse (2004). Il a aussi participé à la série Sliders- Les mondes parallèles (1995-2000).
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » ven. févr. 03, 2017 1:29 pm

7/23 : Le pacte (The snow queen)***

Scénario : Edward Kitsis et Adam Horowitz
Réalisation : Billy Giehart

Résumé
Autrefois en Arendelle, trois sœurs concluent un pacte. Aujourd’hui, à Storybrooke, Ingrid met Emma face à elle-même.

Critique
Bel épisode où Elizabeth Mitchell tient la vedette et nous convainc très largement. Notons aussi que le titre français est bien meilleur que le titre original car il met l’accent sur les sœurs d’Arendelle mais, plus largement, sur la famille qui est, on le sait, un des thèmes phare de la série.

Autrefois, en Arendelle, trois fillettes jouaient avec un cerf-volant. L’atmosphère est bucolique et la musique légère mais, un accident révèle chez une certaine Ingrid un pouvoir inconnu mêlant neige et glace. Terrorisée, la future reine est rassurée par ses sœurs et, déjà, par Helga. Elles décident d’un pacte : personne ne saura rien des pouvoirs d’Ingrid et elles jurent de l’aider. Le pacte est matérialisé par des rubans de couleur. Mais, Ingrid s’isole et refuse d’apparaître en public. Elle souhaite même quitter le pays car ses pouvoirs lui font vraiment peur. La troisième sœur, Gerda, a entendu parler d’un « puissant magicien ». Vous devinez de qui il s’agit ? Rumpelstilskin évidemment ! Il a une solution, et même deux, et l’une d’elle est une urne. Le prix est modique mais symboliquement lourd. Le magicien ne peut que le savoir et n’ignore sans doute pas qu’une catastrophe est dans l’air. En se souvenant du début de la saison, tout s’explique soudain et c’est une atmosphère de tragédie qui clôt l’arc d’Arendelle. Des trois sœurs il n’en reste plus qu’une qui décide d’oublier les autres pour oublier le passé. Solution de facilité.

A Storybrooke, Ingrid est libre. Libre de se faire arrêter. Arrêter pour pouvoir parler librement à Emma. La franchise d’Ingrid déstabilise la Sauveuse. Leur conception de la famille n’est pas aussi la même et les mots d’Ingrid ne sont pas de ceux que l’on peut balayer d’un revers de la main. La réalisation est très posée quand la caméra se centre sur Elizabeth Mitchell qui montre une douceur, une compréhension alors qu’en face Jennifer Morrison est une boule de nerfs que la caméra suit dans ses incessants déplacements. La gestuelle des actrices suffit à nous faire comprendre qui mène le bal et dans quel sens coule le fleuve. Fine psychologue – elle a aussi eu beaucoup de temps pour réfléchir – Ingrid flagelle Emma par ses mots et la pousse à bout. Perdant le contrôle de ses nerfs, Emma perd le contrôle de ses pouvoirs. Excellente prestation de Jennifer Morrison qui montre son personnage décomposée, en miette, en fuite. Blanche-Neige ne le comprendra que trop bien. Avec amertume et inquiétude, elle se demande ce qu’ils ont fait.

Storybrooke compte aussi d’autre segments mineurs mais le principal est autour de Robin. Sean Maguire, qui progresse lentement sur le chemin de l’émotion, compose un Robin perdu entre son honneur et ses sentiments. C’est une discussion avec Will Scarlett qui change la donne. Michael Socha n’a pas grand-chose à faire et n’est que peu présent mais, une nouvelle fois, il assure. En deux répliques, l’acteur fait passer son personnage de clown à sage et c’est parfaitement crédible. Plus de sourire, plus de plaisanterie ; quand il faut être sérieux, il est sérieux. Robin fait son choix. Le voleur choisit la Reine.

Anecdotes :
Retour de Sarah Bolger et Jessy Schram.
Emma n’a pas vu Le Seigneur des Anneaux.
Sally Pressman/Helga : actrice américaine, surtout présente à la télévision : American Wives (2007-2013), Esprits criminels (2007), Person of Interest (2014)
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » mar. févr. 07, 2017 1:11 pm

8/23 : La sœur parfait (1ère partie) (Smash the mirror) ***

Scénario : David H. Goodman et Jérôme Schwarz
Réalisation : Eagle Egilsson

Résumé
A Storybrooke, Emma veut se débarrasser de ses pouvoirs. En Arendelle autrefois, Ingrid essaye de monter Elsa contre Anna.

Critique
Être normal doit-il être la norme ? C’est la question qui sous-tend cette première partie.

Ingrid affirme à Elsa que sa sœur Anna voulait la trahir, utiliser le chapeau magique pour la priver de ses pouvoirs et qu’elle a appelé Ingrid « monstre ». Langue de vipère ne gèle pas et c’est d’un ton navré qu’Ingrid raconte sa vérité. Elizabeth Mitchell est toujours excellente et sa prestation a un bon effet sur Georgina Haig. Autant à Storybrooke, l’actrice n’a pas grand-chose à jouer, autant en Arendelle, c’est sur elle que repose le drame. Elle s’en tire bien. Elle donne à Elsa vraiment une allure ébranlée devant la monstruosité exposée. Plus tard, devant Anna, elle donne libre cours à une colère très démonstrative mais suffisamment glacée pour rester crédible, car c’est un leurre ! Avec dextérité, Georgina Haig passe de la colère royale à l’amour sororale. A ses côtés, Elizabeth Lail est toujours aussi pimpante. Effondrée dans son cachot, Anna se décompose devant la charge de sa sœur avant de la serrer très fort dans ses bras. C’est ensemble que les deux sœurs veulent lutter contre leur tante démoniaque. Le passage par la galerie des portraits est aussi l’occasion de sourire avec la toujours volubile Anna avant qu’un peu de gravité n’imprègne la scène devant le portrait des parents. C’est vraiment de beaux moments.

Être normal doit-il être la norme ? C’est ce vers quoi veut tendre Emma. Elle veut renoncer à ses pouvoirs. Jennifer Morrison est somptueuse dans son interprétation d’une Sauveuse qui ne sauve plus rien du tout et surtout pas elle. Totalement paniquée, incapable de voir clair, elle repousse Ingrid pour aller demander de l’aide à Rumpelstilskin ! On ne sait pas lequel est le plus dangereux quoi qu’on commence à en avoir une petite idée ! Au départ, Ingrid disait à l’Apprenti que son but était de trouver des sœurs parfaites. Elsa était la première. Un montage astucieux permettait de passer du visage d’Ingrid à celui d’Emma. De son côté, Robert Carlyle est plus Méphistophélès que jamais. Il accueille Jennifer Morrison avec une mine grave mais attentive. Puis il est ironique envers Elizabeth Mitchell dont le personnage se retrouve piégé ! Si Emma perd ses pouvoirs, Ingrid perd sa « sœur parfaite ». Avec dextérité, le réalisateur filme Ingrid de haut pour que l’on voit le cercle qui l’emprisonne puis il descend d’un mouvement fluide et tournant pour mieux souligner l’impuissance et la solitude de celle-ci. Pour la première fois, Elizabeth Mitchell peut montrer la peur qui tenaille Ingrid.

Storybrooke est aussi le théâtre d’autres histoires. Entre Robin et Regina, c’est très chaud et les acteurs nous convainquent aisément de la passion qui pousse le prince des voleurs et la Reine l’un vers l’autre. Au point que Sa Majesté s’oublie vestimentairement et se voit rappeler à la bienséance par une Blanche-Neige un peu gênée ! S’ils n’ont pas beaucoup de scènes, les autres héros montrent cependant leur amour pour Emma. A cette aune, c’est Colin O’Donoghue qui est le meilleur. Toujours canaille et léger (quand il appelle le portable le « téléphone parlant » !), puis grave et inquiet quand Crochet comprend les intentions d’Emma. et la quête de l’Auteur se poursuit en mode mineur.

Mais, tout puissant magicien qu’il soit, Rumpelstilskin a ses limites et il a sous-estimé la volonté de sa prisonnière. A se demander si l’obsession d’Ingrid envers Emma n’est pas seulement un besoin pathologique de se créer une famille mais cache aussi un réel attachement.

Anecdotes :
Épisode spéciale d’une durée de 90 minutes. En France, il a été scindé en deux parties.
Dans la galerie des portraits d’Arendelle, celui à côté des parents d’Elsa et Anna ressemble à Édouard VII.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » jeu. févr. 09, 2017 1:46 pm

9/23 : La sœur parfait (2ème partie) (Smash the mirror) ****

Scénario : David H. Goodman et Jérôme Schwarz
Réalisation : Ralph Hemecker

Résumé
En Arendelle autrefois, à Storybrooke aujourd’hui, Ingrid cherche la sœur parfaite. Mais Rumpelstilskin a d’autres projets.

Critique
Doit-on chercher à être normal à tout prix ou s’accepter tel que l’on est ? Voilà la question de cette seconde partie. Emma, plus déboussolée que jamais, va au rendez-vous que lui a fixé Rumpelstilskin pour être débarrassée de ses pouvoirs. Elle ignore que c’est un piège mortel que lui tend cyniquement le magicien noir. Le plus beau, c’est la totale sincérité avec laquelle il lui répond quand la Sauveuse doute de sa décision ! Tel Peter Pan voulant convaincre Henry de donner son cœur pour sauver la magie (saison 3), il dit à Emma « qu’elle ne fera plus de mal à personne » si elle franchit la porte et entre dans la pièce où il a tout préparé. Et c’est complètement exact ! Robert Carlyle est absolument brillant ! Il dégage une assurance, une force qui accroche le spectateur. Une séduction diabolique. Et il a beaucoup d’autres occasions de se montrer à son aise. Face à Crochet réduit à l’impuissance, il montre Rumpelstilskin d’une suave cruauté, d’un cynisme assuré, d’une haine assumée. Plus tard, quand l’acteur est face à Elizabeth Mitchell, il tremble de colère. Sa toute première apparition était éclairante sur la personnalité du magicien : en majesté, lumière tombant d’en haut. Plus que jamais, c’est une face luciférienne que montre Rumpelstilskin ; le Porteur de Lumière !

La noirceur entoure cet épisode ; elle le pénètre et s’insinue partout. Dans le cœur d’Anna, ensorcelée par Ingrid, et qui se montre cinglante envers Elsa. Il est saisissant de voir Elizabeth Lail qui a toujours joué l’enjouée être dure et méchante. L’actrice tient son personnage et elle est plus que convaincante. En face, Georgina Haig ne se rate pas non plus. Blessée par les propos durs d’Anna, Elsa refuse de céder à la colère malgré les conseils pressants d’Ingrid et elle se laisse enfermer dans l’urne, contrariant les projets de la Reine des glaces ! Mais le moment de bravoure, c’est lorsqu’Elsa arrive devant Emma et la convainc de ne pas renoncer à ses pouvoirs. Enfin, Elsa montre de la force et révèle comment elle a réussi à maîtriser ses pouvoirs. Comme elle le conseille à Emma, s’accepter comme elle est. Georgina Haig donne puissance et conviction au discours d’Elsa. Une aura douce et bienveillante. Jennifer Morrison est également impeccable. Emma était sur le point de se décomposer moralement mais sa nouvelle amie, sa sœur de cœur, la sauve d’elle-même.

C’est le discours que la Reine a asséné au couple Charmant, choquée que les parents d’Emma aient pu la laisser renoncer à ses pouvoirs. Belle inversion des rôles, c’est la Reine qui convainc Blanche-Neige de la bonne décision à prendre : accepter Emma avec ses pouvoirs. Une Reine qui tient un premier indice pour avoir sa fin heureuse grâce aux recherches obstinées d’un voleur amoureux. Lana Parrilla est magnifique quand l’émotion étreint Regina, face à l’amour de Robin. Blanche-Neige aussi croit à la possibilité d’une fin heureuse pour celle qui fut son ennemie mortelle. « Il n’y a pas de libre arbitre » disait la souveraine amère ; « Si vous persévérez vous aurez votre fin heureuse » répond la princesse. Aucun temps faible dans cet épisode. La réalisation passe d’un monde à l’autre, d’un moment à l’autre avec fluidité et à propos.

S’accepter comme on est, c’est aussi accepter que l’on est un monstre. Ingrid l’a fait autrefois en Arendelle. Rumpelstilskin n’a jamais cessé de le faire. Pourtant, c’est elle qui rayonne de bonheur en fin d’épisode. Libérée du sortilège qui l’enfermait dans une cage invisible (la caméra suit le chemin inverse qu’elle avait parcouru lorsque le sort en avait été jeté soit de bas en haut…ce qui permet de terminer par une vue plongeante sur le royal décolleté d’Ingrid ! Elizabeth Mitchell est une très belle femme), elle use de rubans magique et jette le « sort des mille éclats ».

La noirceur n’encercle plus l’épisode : elle l’envahit tout entier.

Anecdotes :
Elizabeth Mitchell/Ingrid : actrice américaine, elle débute au théâtre. elle a joué dans American Nightmare 3 (2016) mais principalement pour la télévision : JAG (1997), Urgences (2000-2001), Docteur House (2004), Lost (2006-2010), V (2009-2011), Revolution (2012-2014), Crossing Lines (2015)
Absence Émilie de Ravin.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » jeu. févr. 16, 2017 1:24 pm

10/23 : L’étoile filante (Fall)**

Scénario : Jane Espenson
Réalisation : Mario Van Peebles

Résumé
Menacés par le « sort des mille éclats », les habitants de Storybrooke tentent de trouver une solution.

Critique
Un épisode sympathique où l’émotion est très présente mais il y a trop peu de véritable action. Les personnages courent beaucoup, s’agitent en tout sens mais ne font pas grand chose de concret en fin de compte.

Storybrooke, ville maudite ! A nouveau, la ville se trouve menacée par un sort ; on notera cependant qu’il est vraiment gentil de la part d’Ingrid de laisser « jusqu’au coucher du soleil » pour que sa magie noire déferle sur la contrée. En parlant chronologie, l’épisode se situe trente ans après qu’Ingrid ait congelé Anna et Kristof en Arendelle. Puisqu’Emma a braisé la première malédiction 28 ans après que la Reine l’ait lancé et que deux ans se sont écoulés, on peut en déduire qu’Ingrid a congelé Arendelle la même année que sa royale collègue. Quelle millésime !

Le segment « storybrookien » est le plus confus. Les fées essayent de trouver un « vaccin » contre le sort (on parle traditionnellement d’ « antidote ») mais Rumpelstilskin va ordonner à Crochet de se servir du chapeau magique contre elles (séquence extrêmement dynamique rendu plus intense parce que le spectateur ne voit que ce que voit la mère supérieure). La magicien noir est vraiment fascinant par la facilité avec laquelle il assume sa mauvaiseté. Robert Carlyle excelle dans ce registre. A ses côtés, Colin O’Donoghue restitue avec force l’impuissance et la frustration du pirate. Mais l’important c’est que le collier d’Anna que détient Elsa pourrait servir à créer ce remède. Le scénario veut nous faire croire que l’alternative est entre retrouver Anna (grâce au sort de localisation, le GPS du monde magique) et sauver Storybrooke. Jane Espenson commet un contre-sens en faisant passer les Charmant dans le camp de ceux qui se disent qu’il vaut mieux sacrifier une vie pour en sauver plusieurs. On n’y croit pas une seconde, pas plus qu’au fait qu’Elsa puisse abandonner le dernier cadeau fait à sa sœur.

On peut préférer le segment « arendellien » qui commence avec le dégel des fiancés Anna et Kristof. Lesquels doivent s’enfuir parce que Hans, le bellâtre, a pris le contrôle du pays. Anna a une idée – elle en a toujours !- mais, cette fois, mauvaise pioche, parce qu’elle les conduit tout droit dans les filets de Barbe-Noire. Lequel a été acheté par Hans et les a fait jeter dans un coffre puis à la mer. Le réalisateur passe habilement du fond numérique du port (qui sonne toujours aussi faux) au bateau qui est certes un décor mais plus tangible. Elizabeth Lail tire son épingle son jeu ; d’abord par l’énergie qu’elle déploie, puis par l’humour qu’elle parvient à distiller avec l’incessant babillage d’Anna – elle ne cesse de parler mais ne lasse jamais – et enfin par l’émotion lorsque trop d’épreuves finissent par saper et son espoir et son humour.

La leçon des contes de fées n’est pas perdu de vue par Jane Espenson : il faut toujours garder espoir. Parce qu’Elsa a refusé de le perdre, (magnifique discours de Georgina Haig) parce que Kristof refuse d’épouser Anna dans un coffre qui prend l’eau et garde celui de s’en sortir vivants, un miracle va se produire. Pris dans un tourbillon, le coffre s’échoue…sur la plage de Storybrooke ! Après trente ans de séparation, mais sans qu’aucune d’elles n’aient vieilli, les deux sœurs sont enfin réunies. C’est une belle séquence d’émotion et le sourire attendri de Jennifer Morrison (qui sera encore plus émouvante quand Emma se séparera de Crochet) est touchant.

Anna, Elsa immunisées contre le « sort des mille éclats », tout l’espoir de deux royaumes et d’une petite ville du Maine repose sur les épaules de la « troisième sœur », Emma, plus que jamais la Sauveuse.

Anecdotes :
Retour de Charles Mesure dans le rôle de Barbe-Noire.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » lun. févr. 20, 2017 1:30 pm

11/23 : Ultime sacrifice (Shattered Sight) ****

Scénario : Tze Chun et Scott Nimfero
Réalisation : Gwyneth Horder-Payton

Résumé
Le sort en est jeté. Dans un Storybrooke qui se déchire, Emma et Elsa cherchent une solution. Dans le passé, Emma arrive chez Ingrid.

Critique
Magnifique épisode qui clôt en beauté la première partie de la saison. Il ne comporte véritablement qu’un seul segment mais les séquences dans le passé éclairent les actes du présent.

Storybrooke est en proie au chaos mais cela se résume à quelques bagarres de rues. Plus intéressant, c’est la guerre de Charmant et de Blanche-Neige qui s’envoient les pires horreurs à la figure devant une Anna atterrée ! Superbe numéro des acteurs tant Josh Dallas que Ginnifer Goodwin. Elizabeth Lail apporte une touche décalée avec sa tentative désespérée de raviver les bons souvenirs entre les époux Charmant. On ne peut que sourire tellement c’est gentil, naïf mais sincère. Mais c’est la colère réveillée chez les habitants qui va offrir à Emma et Elsa une solution contre les rubans que leur a donnés Ingrid et qui les neutralise. Pour cela, elles libèrent la Reine ! Les habilleurs des trolls ont dû jubiler : enfin, ils allaient pouvoir saboter la tenue de Lana Parrilla ! Idem pour les coiffeurs ! Jennifer Morrison se montre à la hauteur d’une Emma qui défie la Reine en se montrant narquoise et provocatrice. Lana Parrilla lui rend la pareille et c’est une séquence dynamique, drôle aussi et brillante. Les effets spéciaux, dès lors qu’ils sont limités (une boule de feu qui détruit les rubans) sont excellents. Les deux amies peuvent dès lors affronter Ingrid.

Une Ingrid que l’on ne peut parvenir à haïr et c’est la réussite de l’interprétation d’Elizabeth Mitchell que d’avoir donné à ce « méchant » une réelle profondeur et des motivations originales parfaitement crédibles. Là où un Rumpelstilskin est avide de toujours plus de pouvoirs, Ingrid ne cherche que l’amour entre sœurs ; une acceptation d’elle pleine et entière. De l’amour, elle en a à donner. Elle attend depuis trente ans. Avec habileté et non sans humour, la séquence d’ouverture nous la montre à Boston en 1982 toujours en tenue d’Arendelle ! Le passage dans la boutique de la voyante qu’Ingrid prend pour une puissante magicienne est bref mais hilarant. En 1999, Emma est accueillie dans un nouveau foyer ; celui d’Ingrid qui parvient à se faire aimer mais gâche tout et se retrouve à nouveau seule avant d’arriver à Storybrooke pour y attendre. Abby Ross peine à donner de l’épaisseur à la jeune Emma. Elle manque de force et on ne croit pas du tout qu’Emma soit sur le point de fuguer quand Ingrid lui propose du chocolat chaud. Par contre, le passage à la fête foraine est très tendre et l’émotion d’Ingrid est si bien rendue par Elizabeth Mitchell que nous pouvons le ressentir. Sa peine devant son échec est tout aussi durement ressentie.

Emma et Elsa ne peuvent se résoudre à tuer Ingrid, seule solution pour conjurer le sort. Mais Anna surgit avec un manuscrit trouvé dans une bouteille venant de la mer. C’est la lettre écrite par Gerda (séquence d’ouverture du premier épisode) qui regrette tellement tout ce qu’elle a dit et fait tant envers Ingrid qu’envers Elsa. Joli passage entre les deux Elizabeth. La jeune lit son texte avec une application un peu empruntée (l’émotion), l’aînée est bouleversée traversée de sentiments contradictoires. Mais, quand les souvenirs lui reviendront, comprenant le mal qu’elle a fait par une mauvaise utilisation de ses pouvoirs, Ingrid choisit de se sacrifier. Elle va retrouver ses sœurs qui l’aimaient et s’en va en sachant qu’elle a l’affection des trois jeunes femmes devant elle. Une fête en larmes, écrirait Jean d’Ormesson.

Impossible de conclure sans citer le passage délirant entre la Reine et Blanche-Neige qui s’affrontent à l’épée (un peu), avec les poings (pas mal) et en s’envoyant des méchancetés réjouissantes. C’est dynamique, plein de verve et d’énergie ; le tout devant un Charmant qui a le sourire comme un gamin voyant passer une parade ! Lorsque le sort est conjuré, lorsque Regina s’aperçoit, ahurie, de ce qu’elle porte, elle a ces mots que l’on ne peut que partager : « Qu’est-ce que c’est que cette tenue ? ». Le tout suivi d’un fou rire général !

Anecdotes :
Rebecca Wisocky/Madame Faustina : actrice américaine, pas de rôle notable au cinéma mais beaucoup à la télévision : Sex and the city (2000), NCIS (2006), Mentalist (9 épisodes entre 2010 et 2013), Devious Maids (2013-2016), The X-Files (2016).
« La suprême ironie de la vie, c’est que nul n’en sort vivant » (Robert Ansen Heinlein)


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