Once Upon a Time (2011-...)

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Denis
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Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar Denis » lun. déc. 26, 2016 10:36 pm

Once Upon a Time est une série fantastique américaine créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, diffusée sur le réseau ABC depuis octobre 2011.
http://lemondedesavengers.fr/hors-serie ... -time-2011
Chapeau melon et bottes de cuir est un témoignage historique et un refuge de valeurs dans une Grande-Bretagne devenue excessivement multiculturelle dont les traditions tendent à se liquéfier en magma insipide (critique de Bright Horizon).

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camarade totoff
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » ven. déc. 30, 2016 2:50 pm

Un spin-off a été lancé en 2013, Once upon a time in Wonderland, se situant avant la série-mère et se déroulant au Pays des Merveilles. Faute de succès, la série a été annulée après 13 épisodes.
« La suprême ironie de la vie, c’est que nul n’en sort vivant » (Robert Ansen Heinlein)

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Dearesttara
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar Dearesttara » ven. déc. 30, 2016 3:26 pm

Y as-tu jeté un coup d’œil, Camarade ? L'annulation est-elle justifiée selon toi ?
D'après une théorie, le jour où on découvrira à quoi sert l'Univers, ledit Univers disparaîtra pour se voir remplacé par quelque chose d'encore plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite (Douglas Adams)

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camarade totoff
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » lun. janv. 02, 2017 2:24 pm

Dearesttara a écrit :Y as-tu jeté un coup d’œil, Camarade ? L'annulation est-elle justifiée selon toi ?


Pas encore vu mais il faudra certainement que je le fasse. Peut-être après avoir bouclé la série-mère.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » mar. janv. 03, 2017 1:56 pm

Saison 4

1/23 : Elsa et Anna d’Arendelle (The tale of two sisters)****

Scénario : Edward Kitsis et Adam Horowitz
Réalisation : Ralph Hemecker


Résumé
A Storybrooke, la ville est attaquée par un monstre de glace. En Arendelle, Elsa et Anna découvrent la vraie raison de la mort de leurs parents.

Critique
Joli début de saison avec de multiples arcs narratifs placés comme de traditionnel sous deux axes : l’un à Storybrooke est contemporain, l’autre en Arendelle est situé dans le passé. Jouant à fond la carte du feuilleton, la série reprend là où la saison précédente s’était finie. Storybrooke connaît un moment plutôt frais depuis qu’Emma a ramené Marianne, l’épouse défunte (et qui se porte mieux du coup) de Robin, brisant le couple qu’il formait avec Regina. L’ancien voleur a des accents douloureux pour évoquer le serment qu’il a prêté autrefois et qui le lie toujours. Ce n’est pas dans l’émotion que Sean Maguire est le meilleur mais il se débrouille, bien aidé par une Lana Parilla très touchante en plus d’être magnifiquement élégante dans un ensemble blanc cassé et des talons hauts. Très symboliquement, le réalisateur va alors faire un plan large montrant la solitude de Regina mais, au premier plan, il glisse un panier de pommes rouges. Avec l’aide du Miroir magique opportunément ressuscité, elle veut s’offrir une modification du destin ; c’est déjà annoncer la seconde partie de la saison. La Reine n’est jamais loin de Regina !

Si l’ambiance de la soirée d’ouverture de l’épisode était fraîche, le lendemain est chaud bouillant avec l’attaque d’un monstre de glace ! Attaque qui fait suite à une autre survenue dans la nuit aux Nains – au passage, on a un gloussement incrédule en entendant Dormeur dire qu’il est le capitaine de soirée ! – et qui, le lendemain, alertent la population. Le monstre est très bien fait et il sera vaincu par Regina, qui, du coup, sauve une Marianne incrédule. Christie Laing manque un peu d’expressivité mais ce n’est pas grave. Un des thèmes de l’épisode, c’est l’amour. Si Regina a perdu son amant, Rumpelstilskin a lui gagné une épouse. Robert Carlyle est très émouvant dans la confession faite par son personnage devant la tombe de son fils et qui veut devenir l’homme pour lequel il s’est sacrifié mais il sera somptueux quand il demandera à Émilie de Ravin de danser avec lui. Seulement, l’ombre n’est jamais loin du magicien.

Mais d’où vient ce monstre ? Le spectateur sait, lui, qu’il a été créé par cette belle inconnue blonde en robe bleu (non échancrée, ce qui est rarissime pour les robes qui ne sont pas de notre monde) qui a débarqué d’ailleurs (par la porte temporelle ouverte par Crochet et Emma qui aura donc multiplié les gaffes par la même occasion !) et se trouve complètement perdue. L’image de Georgina Haig au milieu de Storybrooke est un résumé saisissant d’une solitude et d’un désarroi. Très beau travail de Ralph Hemecker qui place l’actrice dans son décor puis se recentre sur elle. Elle a créé ce monstre pour échapper à ses poursuivants, Crochet et Emma.

Si les habitants de Storybrooke sont dans le brouillard concernant cette nouvelle menace, le spectateur a un coup d’avance car cette jolie jeune femme s’appelle Elsa et elle vient d’une contrée nordique nommée Arendelle. Elle en est d’ailleurs la souveraine depuis la mort de ses parents qui sont aussi ceux de sa jeune sœur Anna. Belle entrée en matière pour ces deux actrices qui reprenaient des rôles très connus dans le public. Georgina Haig est donc Elsa et elle la pare d’une gravité certaine qui sied à la charge qu’elle exerce mais dont le visage s’ouvre (ou se ferme) quand il s’agit de sa jeune sœur. Elizabeth Lail donne une fraîcheur, une explosivité à Anna qui parle beaucoup, sans arrêt mais dont toute l’attitude respire la bonté. Anna va se marier à Kristoff (quel beau prénom !) mais, la veille, les deux sœurs ont retrouvé le journal intime de leur mère (écrit en runique, ce qui lui confère une allure germanique ou scandinave). Si leurs parents sont partis (et on a eu en ouverture une spectaculaire et très réussie scène de naufrage), c’est parce que les pouvoirs d’Elsa – dont on a une petite idée – leur font peur. Ils allaient au Havre des Brumes, dit un troll, futur beau-père d’Anna ( !). Si Elsa se voit comme un monstre, Anna refuse cette situation et décide, seule, de se rendre dans cette contrée mystérieuse.

Mystérieuse mais pas inconnue car, le Havre des Brumes, c’est la Forêt enchantée.

Anecdotes :
Regina n’a pas perdu son mordant : « J’ai encore fait les frais de votre héroïsme », assène-t-elle à Emma
Georgina Haig/Elsa : actrice australienne, vue au cinéma dans Les Saphirs (2012) et à la télévision : Fringe (6 épisodes, 2012)
Elisabeth Lail/Anna : actrice américaine, le rôle d’Anna est son premier travail important.
La Reine des neiges est un conte d’Andersen publié en 1844. Disney l’a adapté en 2013.
Retour de Giancarlo Esposito, Sean Maguire et Christie Laing
« La suprême ironie de la vie, c’est que nul n’en sort vivant » (Robert Ansen Heinlein)

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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar Dearesttara » mar. janv. 03, 2017 4:47 pm

Retour aux affaires à Storybrooke, yeepie !

J'avoue avoir du mal à imaginer Giancarlo Esposito dans un autre rôle que le Gus Fring de Breaking Bad tant le comédien a apporté pendant deux saisons les frissons les plus glaciaux de la série ; mais en revoyant tes critiques de la saison 1, il a l'air au poil dans ce second rôle. Je ne suis pas étonné.
D'après une théorie, le jour où on découvrira à quoi sert l'Univers, ledit Univers disparaîtra pour se voir remplacé par quelque chose d'encore plus bizarre et inexplicable.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » ven. janv. 06, 2017 1:48 pm

2/23 : Un mur de glace (White Out)****

Scénario : Jane Espenson
Réalisation : Ron Underwood

Résumé
Storybrooke est ceinturée par un mur de glace. Dans le passé, Anna rencontre David et change sa vie.

Critique
La saison est pleinement lancée avec cet épisode qui fait entrer à plein Elsa dans le petit monde de Storybrooke. L’action s’y concentre quand le segment « magique » est plus basé sur l’émotion. Jane Espenson équilibre à merveille les deux plateaux de la balance.

Certaine que sa sœur Anna est dans la ville (elle a retrouvé son collier dans la boutique de Gold), Elsa fait se lever un mur de glace pour empêcher quiconque de sortir de la ville. Un sort déjà connu mais une version originale ! En s’y rendant, les sheriffs Charmant et Fille croisent le capitaine Crochet qui a déjà fait un repérage. Le pirate est toujours aussi caustique et il a l’amour amer. On peut comprendre qu’il ait l’impression qu’Emma le bat froid. Colin O’Donoghue est très juste ; il distille le fiel de Crochet sans en faire trop pour que l’on sente la tristesse, la colère et la frustration du pirate. Jennifer Morrison se montre par contre un peu en dedans mais elle se rattrape quand elle aperçoit et rencontre Elsa. Sauf que celle-ci prend peur devant les deux hommes et déclenche une réaction inattendue ; le mur grandit de matière brutale et emprisonne les deux femmes ! Très bons effets spéciaux (il faut le souligner, ce n’est pas si fréquent !). La prison est aussi bien faite. Ce qui assure le succès de ce passage c’est que tant Jennifer Morrison que Georgina Haig parviennent à rendre crédible le lien qui s’établit entre leurs personnages qui comprennent qu’elles partagent une même malédiction ; être incapable de contrôler leurs pouvoirs. C’est Charmant qui trouvera les mots pour qu’Elsa reprenne son sang-froid et parvienne à les sortir de leur prison qui était sur le point de tuer Emma. Comment le prince de Storybrooke a-t-il su ce qu’il fallait dire ? Parce qu’autrefois un berger avait croisé une princesse.

Cette princesse c’était Anna bien sûr qui venait le trouver parce que son fiancé et David se connaissent. Comment ? On ne le saura pas. A l’époque, David est un simple berger (cf. « Le berger » , 1-6) mais sa coiffure est atroce et pas vraiment conforme à celle qu’il arborait en saison 1. Sans doute restait-il quelques coiffeurs pour trolls des saisons précédentes. On appréciera par contre la musique champêtre qui précède l’arrivée de la jeune fille. Soudain arrive une dénommée Bo Beep, une « bergère » dotée de pouvoirs magiques et qui rançonne son « troupeau » auquel appartiennent David et sa mère. Robin Weigert incarne à merveille ce despote qui use de la magie pour son profil personnel. Sarcastique et provocante car très sûre d’elle, Bo Beep sait aussi donner de sa personne et on la verra l’épée à la main. L’implication de son interprète en fait un très convainquant « monstre de la semaine ». David se soumet mais Anna qui a assisté à toute la scène est outrée. Jolie composition d’Elizabeth Lail qui donne une force et une crédibilité au discours que tient Anna. Elle lui apprend l’escrime pour qu’il puisse se défendre et elle a un aphorisme définitif prononcé avec une certaine et surprenante sécheresse (preuve que la situation touche la jeune fille) : « Survivre ce n’est pas vivre ». La conviction que met l’actrice empêche le cliché de survenir et l’on pense davantage à Oscar Wilde : « Vivre est la chose la plus difficile à faire. La plupart des gens se contentent d’exister ». Josh Dallas n’est pas en reste et il est très touchant quand David raconte ce qu’on pourrait appeler la parabole de la bataille perdue. Mais David se battra et remportera la victoire, remerciant chaleureusement Anna : « C’était une bataille impossible. C’est pourquoi je devais le faire ». Cette fois, c’est à Winston Churchill qu’il nous fait penser : « Nous ne savions pas que c’était impossible. C’est pour cela que nous l’avons fait ». Anna peut ensuite repartir satisfaite mais le spectateur n’a pas le même sourire enjoué car il sait qui peut la renseigner sur la magie en ce monde.

Pour l’anecdote, citons le fait que Mary Margareth est devenue maire ! Regina (quasi absence de Lana Parilla mais sa seule scène est émouvante) a renoncé au pouvoir mais le problème que doit régler la jeune mère c’est de rétablir le courant dans Storybrooke ! C’est totalement grotesque ! Jamais Regina ne serait tombée aussi bas ! Avoir le pouvoir c’est ordonner et visiblement, Blanche-Neige ne sait pas faire.

Anecdotes :
Robin Weigert/Bo Beep : actrice américaine, elle a tourné The Good German (2007) ou Les vies privées de Pippa Lee (2009) pour le cinéma mais c’est à la télévision qu’on la voit le plus souvent : New York Police judiciaire (1999, 2002), Deadwood (2004-2006, Calamity Jane), Life (2007-2008), Chicago Police Departement (2014), Jessica Jones (2015)
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » mer. janv. 11, 2017 1:24 pm

3/23: Jeter un froid (Rocky Road)****

Scénario : David H. Goodman et Jérôme Schwartz
Réalisation : Morgan Begg

Résumé
A Storybrooke, quelqu’un d’autre partage les mêmes pouvoirs qu’Elsa. Une personne venue du passé de cette dernière.

Critique
Les pions sont posément avancés dans cet épisode. A Storybrooke, c’est le dévoilement d’un adversaire qui maîtrise le froid. Un adversaire venu d’Arendelle mais surtout surgit du passé non pas d’une mais de deux personnes.

A Storybrooke, l’évidence s’impose à nos héros : quelqu’un dispose des mêmes pouvoirs qu’Elsa. Quelqu’un qui a jeté un sort à Marianne ; un sort qui la condamne à mourir de froid à plus ou moins long terme. Il est touchant de voir que Regina s’emploie à sauver sa rivale. Il est aussi émouvant de constater le désarroi de Robin, qui veut sauver la mère de son fils mais est amoureux d’une autre femme. Sean Maguire fait des progrès dans la voie de l’émotion.

La réponse va venir grâce…à un voleur ! Michael Socha fait sa première apparition et il s’en sort honnêtement. Will Scarlett a du bagout, des réflexes aussi et il est loin d’être bête. Il a aussi le sens de l’humour et l’acteur apporte donc une touche de légèreté, un côté primesautier pas désagréable dans un épisode qui durcit la narration générale. Ce qu’il a vu c’est du froid chez un glacier. On imagine le scepticisme des Charmant père et fille ! Mais du froid durant la coupure de courant. La fouille de la boutique confirme les dires du voleur : la marchande de glace manie la magie froide. Une glacière dont on ignore le nom mais qui est incarnée par Elizabeth Mitchell. Elle apporte une certaine classe à celle qui reçoit le surnom de « Reine des glaces » (admirons l’ironie de la chose) et, pour ne rien gâcher, elle est somptueuse dans une robe qui mets ses atours en valeur. Elle affirme connaître Elsa et, froidement, accuse Anna (absente de cet épisode) d’avoir causé l’enfermement et l’amnésie de la jeune femme ! Une autre ombre glacée parcourt aussi ce passage : la certitude d’Emma qu’elle connaît cette femme qui l’a appelé par son prénom.

La blonde inconnue vient du passé d’Elsa. En Arendelle autrefois, celle-ci dût faire face à l’attaque d’une armée ennemie menée par douze frères (faute de moyens sans doute, on n’en verra que quatre) et l’un d’eux, Hans – le prototype du bellâtre – a un moyen de réduire Elsa à l’impuissance. Avec l’aide de son futur beau-frère, Elsa essaye de s’emparer d’une urne magique qui aurait un pouvoir néfaste contre « des gens comme elle ». Dans le rôle de Kristoff, Scott Michael Foster se défend très bien. Son personnage est décontracté, y compris en présence d’Elsa, mais il n’en fait jamais trop ; Kristoff a de l’humour mais il ne manque jamais de respect à sa souveraine (et future belle-sœur et on subodore que c’est ce qui compte le plus). Autre chose, la série défend ardemment le droit à la différence. La magie est un paravent pratique. Buffy avait usé pareillement du fantastique mais allait plus loin dans ce domaine.

Elsa et Kristoff trouvent l’urne (au passage, signalons qu’Elsa aurait pu se changer pour ce genre d’expédition mais on suppose que Disney n’aurait pas aimé voir son personnage en tenue de ranger) mais Hans les contraint à la lui donner après un beau duel avec Kristoff et quelques effets spéciaux bien maîtrisés pour les pouvoirs d’Elsa. Le principe de l’urne c’est qu’on peut y emprisonner quelqu’un. Hans voulait y mettre Elsa mais il y avait déjà quelqu’un dedans ! Notre belle inconnue blonde aux atours crème qui transforme Hans en homme de glace. Du coup, les relations entre elle et Elsa sont chaleureuses ; en outre, elle avoue être sa tante ! On l’a enfermé à cause de ses pouvoirs.

L’épisode a d’autres fils rouges mineurs. D’une part, la nullité politique de Blanche-Neige incapable de tenir son premier conseil municipal. On imagine le désastre si cela avait été un royaume ! Ginnifer Goodwin excelle à nous faire croire que son personnage est totalement dépassé. En outre, la grossesse de l’actrice lui a laissé une silhouette un peu gironde qui ajoute au côté pataud. Un autre fil, c’est le début de « l’opération Mangouste » entre Henry et Regina pour retrouver l’Auteur du livre de contes. Un segment qui sera très riche plus tard. Pour l’instant, on apprécie les liens entre la mère adoptive et le jeune garçon et les interprètes sont vraiment convaincants. On passe même sur la tenue décontractée inusité chez Regina ! Enfin, troisième fil mais glaçant celui-là lorsque la magicienne de l’eau et de la glace croise le magicien noir et qu’ils se connaissent.

Anecdotes :
Commentaire sarcastique et involontairement prémonitoire de Rumpelstilskin : « la perte de mémoire est un mal trop répandu ». C’est en effet l’astuce scénaristique la plus utilisée et Robert Carlyle n’avait pas encore lu les scenarii de la saison suivante !
Roland nous apprend que Regina ne lui disait jamais non quand il voulait une glace.
Scott Michael Foster/Kristoff : acteur et musicien américain, il a notamment joué dans Women’ s Murder Club (2007), Greek (2007-2011), Californication (2012)
Michael Socha/Will Scarlett : acteur britannique, vu à la télévision dans Casualty (2008-2009), Being Human (2011-2013) et Once upon a time in Wonderland (2013). Il sera récurrent durant cette saison uniquement.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar camarade totoff » lun. janv. 16, 2017 1:54 pm

4/23 : L’Apprenti sorcier (The Apprentice)****

Scénario : Andrew Chambliss et Dana Horgan
Réalisation : Ralph Hemecker

Résumé
Dans le passé, Anna passe un contrat avec Rumpelstilskin. A Storybrooke, celui-ci se venge de son vieil ennemi.

Critique
La série continue sur son excellent début de saison avec cet opus mêlant noirceur, innocence, cruauté et romantisme. Le tout avec un soupçon d’humour. Les acteurs sont excellents, Robert Carlyle en tête.

La scène d’introduction nous montre un objet que convoite les Ténébreux et que protège l’Apprenti mais cet objet est tout de même ensuite chez Rumpelstilskin à Storybrooke. C’est la première étape de cette conquête qui nous est ici présentée. Dans le passé, Anna est venu le trouver et c’est une scène intéressante qu’on nous montre : la belle et innocente jeune fille venue demander un service à la Bête qui la regarde avec un intérêt sarcastique. Le Loup guettant le Chaperon rouge n’aurait pas eu un regard différent. Oui, les parents des sœurs d’Arendelle sont bien venus le voir mais il refuse de lui dire pourquoi sauf si elle passe un contrat avec lui. Bien évidemment, elle le passe. Comment aurait-elle pu faire autrement d’autant qu’avec sa gentillesse (comme elle le reconnaîtra) elle ne voit pas le monstre qu’il est ? Mais elle le verra bien assez tôt lorsqu’elle comprend qu’il lui a fait passer un sinistre test et qu’elle a réussi ! Élisabeth Lail restitue avec force et émotion le choc que ressent alors Anna. Elle est profondément ébranlée par la révélation de tant de noirceur. Mais le scénario se montre aussi habile en ne faisant pas de la frêle enfant une oie blanche. Gentille, oui ; idiote, non. Avec une petite aide, Anna s’empare de la dague du Ténébreux et comprend qu’elle le contrôle désormais ! Robert Carlyle est également prodigieux. Il suinte la colère, la rage impuissante et sa voix siffle les réponses qu’elle lui extorque. Elle apprend ainsi la vérité sur le voyage de ses parents. Vérité qui la déstabilise mais pas assez cependant pour qu’elle oublie la Bête féroce devant elle et qui est contrainte d’obéir à trois vœux qu’elle fera. Il sera alors libre d’exprimer sa fureur ! D’autant que, bien qu’Anna soit revenue en Arendelle, rien n’est réglé.

Le segment « storybrookien » a bien choisi son héros également : le capitaine Crochet qu’Emma parvient à déconcentrer quand elle l’invite à dîner ! C’est léger et touchant. La suite l’est moins. Crochet demande à - ou plutôt exige de – Rumpelstilskin de lui rendre sa main en lieu et place de son crochet. Deux mains, ce peut être utile pour une soirée romantique. Avec un ton sarcastique, le maître magicien le met en garde contre ce que cette main peut avoir de maléfique et, en vérité, deux incidents dans la soirée semblent lui donner raison. Pourtant, la soirée avec Emma fut d’un grand romantisme et Killian a troqué sa défroque de pirate pour un blouson de cuir noir qui lui va comme un gant. On a même l’impression qu’il n’y a rien de changé dans un premier temps ! Colin O’Donoghue vole la vedette à Jennifer Morrison en jouant sur une gamme tantôt légère tantôt noire avec une indéniable maestria. Le voir ensuite exiger de retrouver son crochet fait mal d’autant que le Crocodile fait montre d’une ironie cruelle. Robert Carlyle est un acteur supérieur quand il incarne le Mal et Colin O’Donoghue lui donne la réplique sans trembler (ou plutôt son personnage tremble pour lui). Ce n’est pas sans répugnance que Crochet rend les armes mais il était au bord du pathétique et c’en était douloureux. Tout autant que fascinant à voir.

Avec son valet soumis, le magicien va pouvoir retrouver l’Apprenti et l’emprisonner dans le chapeau magique contenu dans la boîte. Apprenti qui, dans le passé, avait été vaincu par Rumpelstilskin avec l’aide – involontaire – d’Anna. Laquelle s’était rattrapé de son erreur de jugement. Ce que n’a pas fait Crochet qui retrouve ledit crochet mais comprend qu’il a été manipulé ! Le triomphe de Rumpelstilskin en cette fin d’épisode est un grand moment de noirceur.

Anecdotes :
Timothy Webber/L’Apprenti : acteur britannique, il tourne principalement pour la télévision : Vendredi 13 (1988-1989), MacGyver (1990), X-Files (1994-1996, 3 épisodes), The Lone Gunmen : au cœur du complot (2001), Men in trees (2006-2008), Fringe (2012), Falling Skies (2015).
Transformer quelqu’un en souris fait écho au conte de Perrault, Le Chat botté.
Première apparition de l’Apprenti. Il interviendra à neuf reprises cette saison.
Nombreux hommages à Disney plus ou moins discrets. Le couple qui mange des spaghettis au restaurant c’est La Belle et le Clochard. Le chapeau du magicien, Merlin l’enchanteur. Le balai ensorcelé, Fantasia.
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Re: Once Upon a Time (2011-...)

Messagepar mickaelsayada » mar. janv. 17, 2017 4:18 pm

La série pourrait perdre Jennifer Morrison ou être tout simplement annuler http://www.allocine.fr/article/ficheart ... 59496.html


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